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Alolfer
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4,0
Publiée le 29 mai 2025
Quand on pense à Martin Scorsese, on pense aux Affranchis, Taxi Driver etc... mais on pense rarement à "La Valse des Pantins". Un des films de Scorsese les plus réussis sur la performance des ces acteurs et actrices. Robert de Niro confirme son statut des plus grands acteurs du cinéma, avec un rôle difficile. Pour le reste, Scorsese suit une histoire antipathique où le personnage, Rupert Pupkin, plonge dans une obsession simple mais dévastatrice aux alentours... Un grand film de la filmographie de Scorsese, avec un statut de "film sous-côté"
J'avoue que je ne peux m'empêcher de faire le lien "copié/collé" d'avec l'histoire de Joker, même la musique est similaire, la ressemblance générale est évidente, et en même temps si je n'avais pas vu Joker peut être que je n'aurais pas à ce point compris l'envergure malaisante de cette comédie tristement pathétique, mais une chose est certaine, De Niro est magistrale dans un rôle qui confirme son professionnalisme qui l'élevait déjà à l'époque à un niveau supérieur, et quand les membres ici qualifient De Niro d'insupportablement insupportable, c'est qu'apparemment ils n'ont pas saisit que c'est un rôle, il n'a pas toujours l'étiquette d'un mafieux etc Quant à Jerry Lewis, je pense presque qu'il joue son propre rôle, en revanche dans la vraie vie il était pédant et mégalo, cependant ce rôle est selon moi le meilleur de sa vie, ici on le découvre vraiment autrement il excel, j'ai adoré ce film.
Une peinture féroce du monde des médias, de la célébrité, réalisé avec talent par le cinéaste Martin Scorsese en 1983 ! Ce film m'a mit un moment mal à l'aise quand on voit le personnage principal , un comedien amateur qui se prétend comique, se dit prêt pour faire carrière en tant que animateur de Show. Un rôle de type pas normal de plus qu'offre Martin Scorsese à Robert De Niro qui est une fois de plus remarquable, voir inquiétant, jouant différemment que dans d'autres longs métrages avec le réalisateur. Il y a Jerry Lewis aussi, jouant un peu la même personne qu'il est dans la vie, un célèbre comique, mais dans le ton plus dramatique de celui qui est harcelé. J'ai été absorbé par l'histoire du début à la fin, c'est soigneusement mis en scène. Liza Minnelli et Martin Scorsese, avec quelques membres de sa famille, y font des apparitions dans les seconds rôles. "La valse des pantins" mérite réflexion et demeure même toujours d'actualité dans le monde médiatique comme la télé réalité et l'effet que ça peut engendrer.
Andy Warhol nous disait que chacun aurait son quart d’heure de gloire, ce film nous le confirme en nous rappelant qu’« il vaut mieux être un roi d’un soir qu’un con toute sa vie »
Quel film incroyable. Il fait presque froid dans le dos tant il décrit avec acuité la pathologie d’une société obsédée par la gloriole, par le succès. C’est d’autant plus vrai dans notre « société d’influenceurs » où le talent ne compte plus, où il suffit juste d’être célèbre pour être connu et reconnu. Magistraux, grandioses que De Niro et Lewis.
En résumé : une satire de la déliquescence narcissique d’une société où chaque individu ne s’aime plus qu’en se contemplant dans son reflet télévisuel.
Qui est le film ? En 1983, Martin Scorsese signe un film inattendu, presque à contre-courant de sa réputation alors associée à l’énergie brute, à la violence et aux gangsters. La Valse des pantins est une comédie noire qui met en scène Rupert Pupkin, apprenti comédien sans public, obsédé par Jerry Langford, star de la télévision incarnée par Jerry Lewis. Le film, mal reçu à sa sortie, est aujourd’hui considéré comme l’un des plus prophétiques de Scorsese. Sous ses dehors de farce grinçante, il explore un thème qui hantera tout le cinéma moderne : l’obsession de la visibilité, le culte de la célébrité, la transformation du rêve en pathologie.
Que cherche-t-il à dire ? Scorsese ne filme pas seulement l’itinéraire d’un fan dérangé : il interroge un système. Celui où l’image publique, la médiatisation et la reconnaissance remplacent l’expérience intime et la relation humaine. L’ambition du film n’est pas d’alerter sur un « cas isolé », mais de montrer comment une société tout entière fabrique des Rupert Pupkin, comment l’économie du spectacle absorbe jusqu’à la transgression et finit par la transformer en marchandise. C’est une réflexion sur le désir d’être vu, sur la frontière entre légitimité et délire, sur la manière dont le rêve américain se renverse en cauchemar médiatique.
Par quels moyens ? Rupert Pupkin incarne la figure paradigmatique du "parasocial relationship" : il entretient un lien unilatéral, intime et fantasmatique avec Jerry Langford, relation qui remplace toute sociabilité réelle. Sa vie est peuplée de répétitions (sketches répétés, fantasmes, enregistrements) : le fan devient performeur en permanence pour un public imaginaire.
Le film incarne à sa manière La Société du spectacle de Debord : ce qui compte n’est plus l’art mais la notoriété. Pupkin ne rêve pas d’écrire des textes plus drôles, mais d’être "passé à la télé". Scorsese filme la célébrité comme une monnaie sociale qui vaut plus que la compétence elle-même.
La mise en scène rend poreuse la frontière entre délire et stratégie. Quand Pupkin imagine ses sketchs devant un faux public, la caméra épouse ses visions. On ne sait plus si on assiste à des hallucinations ou à des répétitions minutieuses. Ce flottement nous met face à l’ambiguïté du personnage : pitoyable ou dangereux, ou les deux à la fois.
Les talk-shows apparaissent comme des dispositifs thérapeutiques pervertis. Jerry Langford n’est pas seulement un animateur : il est figure d’autorité morale, quasi confessionnelle. Le plateau devient lieu de validation de soi, confession publique qui guérit autant qu’elle dévore. Scorsese montre que l’industrie du spectacle s’approprie la vulnérabilité pour la transformer en produit consommable.
Le film est une satire féroce du rêve américain. Nous sommes dans l’Amérique de Reagan, où la mobilité sociale passe désormais par la visibilité médiatique. Pupkin le comprend : n’importe quel acte (même criminel) peut devenir une rampe d’accès vers la reconnaissance. L’enlèvement de Langford, mis en scène comme un "numéro" illustre ce retournement cynique.
Scorsese adopte un dispositif formel qui trouble la réception. Sa caméra colle à Pupkin, épouse son rythme, lui donne une forme de dignité par le cadrage. Mais en contrepoint, le montage et la lumière opposent les chambres sordides aux studios éclatants. Ce contraste révèle la fragilité de son rêve et la puissance anesthésiante du spectacle.
Enfin, le comique fonctionne comme arme à double tranchant. Le rire, chez Pupkin, est à la fois son seul talent et un voile jeté sur le vide de son existence. Le système médiatique, en relayant cette transgression, démontre sa capacité à absorber tout ce qui se transforme en image.
Où me situer ? J’admire la lucidité du film, sa capacité à anticiper l’époque des réseaux sociaux et des téléréalités. J’admire aussi la précision de Robert De Niro, qui compose un personnage d’une naïveté terrifiante, où l’on rit et où l’on tremble en même temps. La force subversive du film tient à cette mise en accusation collective : Pupkin est à la fois coupable et produit d’un système.
Quelle lecture en tirer ? La Valse des pantins est une fable noire prophétique : portrait d’un individu façonné par la parasocialité et le spectacle, et par l’ironie et la compassion froide, d’une culture qui finit par normaliser la transgression quand elle devient spectacle. Car ce qui fait peur n’est pas seulement son délire, mais la facilité avec laquelle le système médiatique l’intègre, l’avalise, le récompense.
De Niro est vraiment un des meilleurs acteurs sur cette planète, il brille toujours selon les rôles, le duo avec Scorsese est trop impressionnant, un des meilleurs du 7ème art. J’ai moins aimé cette œuvre au revisionnage après plusieurs années mais ça reste un très bon film avec une dénonciation maîtrisée sur les mauvais côtés de la célébrité et le fanatisme chez certains humains qui est vraiment réel. Par contre assez flagrant comment cette oeuvre a vraiment inspiré Joker.
Film sympathique de Scorsese qui critique avec humour les fans des célébrités. DeNiro joue un personnage totalement obsessionnel, névrosé,paranoïaque et rêveur un personnage assez bon dans l'ensemble mais un peu caricatural. Les personnages secondaires ne sont pas très important , c'est vraiment Rupert Pupkin qui est au centre du récit. Ce n'est pas une histoire qui m'a emballé plus que ça, je trouve que c'est un Scorsese assez mineur, vraiment sans plus. Reste un bon film 3,5/5.
La Valse des pantins est rarement le Scorsese qu’on cite en premier, même si le métrage s’est un peu relevé avec la postérité de son échec conséquent à l’époque ! Personnellement, même si j’ai apprécié le film, il reste de mon point de vue mineur dans la filmographie du réalisateur. Il est assez longuet dans sa première partie. Les scènes s’étendent un peu, il y a ce côté très dialogué, très bavard que je reproche souvent à Tarantino et qui s’avère ici très présent dans la première partie. On voit pas très bien où le film veut aller, le déclenchement de l’intrigue proprement dite prend vraiment du temps à arriver, et si le film s’en sort dans sa première partie, c’est surtout grâce à l’abattage de ses acteurs. De Niro trouve un rôle comique original à cette époque pour lui, et Lewis un rôle sérieux tout aussi original, et leur rencontre fonctionne bien. Les deux s’en tirent dans ces registres nouveaux, et Lewis surtout est un excellent acteur sérieux, sûrement même qu’il aurait fait un excellent méchant dans un James Bond ! Autour de ce duo, un casting féminin un peu discret, mais Diahnne Abbott resplendit le temps qu’elle est à l’écran. Une vraie pin up des années 30. Sandra Bernhard joue la groupie pot de colle avec une délectation évidente, quoique dans un léger surjeu qui tranche un peu peut-être avec le reste du casting plus sobre. Pour ma part, le film repose surtout sur ses numéros d’acteurs, et l’histoire est une trame de fond plutôt sympathique, mais pas forcément hyper travaillé et dépassant son statut de fil conducteur. Il y a de bons gags, surtout dans la seconde partie, une petite satire des médias, mais ça reste dans l’ensemble gentillet, tant dans le rire que dans la satire. Formellement, on sent l’aisance de Scorsese. La réalisation est solide, il y a de vraies bonnes idées, comme la mise en abime qui change le grain de l’image pour distinguer la télé et la télé vue dans la télé. Le film est esthétique, il dégage aussi une ambiance années 80 franchement appréciable, avec une très belle musique jazz dans le générique qu’on ne retrouvera malheureusement pas par la suite. C’est dommage, car son ton un peu mélancolique aurait pu donner un côté doux amer plus profond au film qui tout en étant une comédie, n’est pas non plus que cela. Pour ma part, La Valse des pantins est un bon film, solide, bien emballé par Scorsese et surtout bien campé par ses acteurs. Ils font le film, et cela se ressent à travers le côté très dialogué du métrage. Pour ma part, ça reste néanmoins un film mineur dans la filmo de Scorsese qui livre une comédie qui ne l’est pas complètement et qui, du coup, à un peu les fesses entre deux chaises ! 3.5
"The king of comedy" Surprenant. De Niro y campe un personnage barré en plein délire obsessionnel, qui fait une fixation sur un présentateur de talk show. Il veut lui proposer ses sketches et passer dans son émission, pour devenir lui-même un grand comique. On traverse ses phases paranoïaques et hallucinatoires avec une touche humoristique qui n'est pas sans instaurer un certain malaise et le film joue constamment sur cette ambiguïté. Sans en dire trop, la fin du film est un coup de génie avec une sorte de double-lecture entre apparence et réalité, dont seul le spectateur a conscience, et qui donne autant envie de rire que de pleurer. De Niro tient là un rôle à la fois attachant et détestable.
Ce film n'est pas mon Martin Scorsese préféré et de loin (même si j'ai beau n'en avoir vue que 11 pour le moment), mais il a quand même le mérite d'être un bon film et le film avec lequel j'ai découvert le cinéma de Martin Scorsese. Je ne comprend tout de même pas qu'il ait été le plus gros échec de 1983, en ne rapportant que 2,5 millions pour un budget de 19 millions. Il y a beaucoup de chose à dire sur ce film, sur Rupert Pupkin (Robert de Niro) par exemple, qui est un personnage assez spécial, qui crois tellement en lui qu'il va se mettre à croire à ses propres mensonges, et allez jusqu'a convaincre des gens qu'il ne ment pas, cela allant jusqu'a provoquer des grand moment de gêne (spoiler: par exemple quand il s'introduit chez Jerry Langford (Jerry Lewis) avec sa petite amie, sans que Langford ne sois au courant ), il y a égallement le personnage de Jerry Langford qui n'a rien de plus intéressant que ça, car il intérprète (a la perfection), ici un présentateur de Show télévisé, qui n'est pas forcement jovial dans la vie (contrairement au personnage qu'il interprète dans son show), belle leçon qui nous dit qu'il ne faut pas faire confiance à l'image que se donne des personnes quand elle sont sur le devant de la scène, car leur vrai personnalité peut etre totalement différente. Enfin le personnage de Masha (Sandra Bernhard), qui glace le sang, elle est effrayante, (spoiler: notamment dans la scène lors de laquel elle est seule chez elle avec Jerry Langford ). Je n'ai pas grand chose a dire de plus sur ce film, un beau film selon moi, qui fait partie des films ou il y a de différentes interprétation de la fin. Beau Scorsese.
Film majeur du cinéma étasunien, La Valse des pantins est l'une des meilleures œuvres de Martin Scorsese. Que ce soit dans l'écriture ou la mise en scène, la maîtrise est totale. On y retrouve notamment Robert De Niro dans l'un de ses plus grands rôles, tout à la fois bouleversant et terriblement inquiétant.
Un film plutôt réussi et gentillet, interprêté par un bon De Niro, et qui divertit bien. On ne s'ennuie pas, même si parfois il y a quelques longueurs, ça passe quand même. On apprend que le Rêve Américain, à défaut de pouvoir s'obtenir, peut se forcer, moyennant quelques sacrifices... ou pas!
Un sacré film, dérangeant et malsain. Des sensations très bizarres. J'ai fini quelque peu exténué face à l'angoisse suscité par le thriller, et dérangé par le malaise provoqué par ce personnage fou joué d'une main de maître par Robert De Niro. Un scénario bien fichu pour un résultat captivant et réussi. A connaître.