La Valse des pantins
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228 critiques spectateurs

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Estonius

4 756 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2018
Au début on se demande vraiment dans quoi on s'embarque, ça paraît lourd, facile, dérangeant, bavard, puis au fur et à mesure que le film s'installe on se rend compte qu'on est en train de visionner un chef d'œuvre d'une richesse extraordinaire. Le film fait preuve d'un cynisme assez réjouissant qu'on avait plutôt l'habitude de voir dans les comédies italiennes. Sauf que là ce n'est pas vraiment une comédie (même si certains passages sont burlesques) mais une vision de ce que la "société du spectacle" (je n'aime pas ce terme) peut faire d'un individu, en l'occurrence deux cas, celui de De Niro où le désir de paraître le rend schizophrène et celui de Sandra Bernhard embarquée dans une logique fétichiste et sexuelle qu'elle est incapable de contrôler. Il est d'ailleurs assez pathétique que le spectateur puisse jouir de la situation dans laquelle de Niro se met, alors qu'en fait c'est assez triste. Quelques mots sur la distribution, en un mot c'est un sans-faute, De Niro est parfait, Jerry Lewis extraordinaire, époustouflant. Sandra Bernhard complètement déjantée (entre la scène du pull-over et celle où elle est à deux doigt de spoiler: violer Jerry Lewis
, qu'elle actrice !) Quant à Diahnne Abbott (Madame de Niro à l'époque) son rôle est bien plus effacé, mais quelle belle femme ! Plusieurs scènes sont cultes, l'ouverture, le kidnapping, bien sûr, Lewis marchant dans les rues, mais le must reste la scène dans la maison de campagne de Lewis, où les acteurs n'en peuvent plus tellement c'est bien joué ! On lit çà et là que la réalisation est peu inventive ! Je conseille à ceux qui le pensent d'observer comment Scorsese traite la scène où De Niro est poursuivi dans les couloirs de la maison de production, tout simplement génial. Je m'attendais à un petit film un peu sympa, j'ai vu un chef d'œuvre.
Carlos Stins
Carlos Stins

89 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2017
Avec "La valse des pantins" je m'attendais à un film mineur de Scorsese qui serait au mieux pas trop mal mais ce long-métrage s'est avéré être une agréable surprise. Le film propose des scènes à l'humour décalé vraiment très drôles mais aussi des séquences d'une grande tristesse. La naïveté du personnage de Rupert Pupkin le rend très attachant et on est vite pris d'affection pour ce personnage haut en couleur. Ce comique est totalement déconnecté de la réalité et c'est sa naïveté qui le conduit au destin inévitable qui l'attends et que lui seul semble ne pas voir venir. De Niro et Jerry Lewis forment un duo remarquable et complémentaire, chacun dans un registre très différent. Scorsese trouve le bon ton et le juste équilibre pour nous proposer un film très drôle par moment mais aussi très touchant grâce à l'incroyable De Niro et son personnage de Rupert Pupkin, loser magnifique au destin digne d'un héros de tragédie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 février 2017
Ne l'ayant jamais vu, je me suis donc lancé, le sujet me paraissait assez sympa, long à démarrer mais efficace par la suite, de niro excellent, jerry lewis rare et sombre, de bons seconds roles à la limite de la folie pour une.
Stephenballade

459 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2016
"The king of comedy" ou "La valse des pantins" en version française. Pour une fois, le titre français me parait un peu plus adéquat que la version originale. Car avec un titre comme "The king of comedy", on pourrait s’attendre à quelque chose d’hilarant, ou à quelque chose d’ironique. Dans les faits, la mise en place de l’intrigue se fait à une vitesse si lente que le spectateur a l’impression de faire du sur place. A l’inverse, le titre français spoile plus ou moins le film… Alors qu’en est-il ? Bien que je ne sois pas un féru du cinéma de Martin Scorsese, il faut reconnaître que son sujet est bien maîtrisé, porté par un Robert De Niro haut en couleurs en pauvre bougre à qui on n’a de cesse de lui déformer son nom (ça oui, c’est drôle), prouvant qu’il est capable de mettre de côté des rôles plus sombres comme dans "Taxi Driver" ou encore "Voyage au bout de l’enfer". L’autre surprise, à mon sens la plus grande, vient de Jerry Lewis. En effet, il reprend exactement le job qu’il savait si bien faire à la télévision, à savoir faire hurler de rire tout un public. Sauf qu’il va glisser peu à peu vers le très sérieux, voire même la résignation, conformément à ce qu’exige le scénario. En revanche, le 3ème larron principal, qui est en fait une larronne, tombe un peu trop dans la caricature (ou dans un terme moins fort, dans le cliché) en étant interprétée par une Sandra Bernhard qui visiblement voulait donner de la matière destinée à la confrontation des deux personnages principaux. Le plus étonnant est qu’elle y est parfaitement arrivée ! Alors "La valse des pantins" serait une comédie ? Pas vraiment, car on ne peut pas dire qu’on rigole franchement à gorge déployée, hormis durant le sketch retransmis à la télé, dans lequel il y a du bon (du très bon, même), et du moins bon (voire du mauvais, pour ne pas dire tendancieux). Non, en fait c’est simplement une comédie dramatique qui, certes, lorgne vers la comédie, mais penche plus vers le dramatique qu’autre chose. Ceci explique peut-être le flop commercial au niveau du box-office dans un premier temps, puis de sombrer dans les oubliettes dans un second temps. Pourtant, bien que j’aie beaucoup de mal avec le style très bavard du réalisateur, je reconnais que ce film est bon. Car en plongeant dans les obsessions viscérales que peuvent avoir certaines personnes, le cinéaste fend, sans jamais les casser, certaines idées reçues comme le rêve américain. Tout le monde peut réussir ? Oui, mais pas toujours, et… parfois à quel prix ! Cela donne une satire d’un cynisme étonnant, presque dérangeant, particulièrement ciblée en pointant du doigt le pouvoir des médias, en l’occurrence la télévision, sur la célébrité. C’est dit, et c’est bien envoyé. Mais attention : le synopsis présenté par Allociné révèle seulement la seconde partie du film. Si vous l’avez lu avant de visionner ce long métrage, il paraît très probable que vous finissiez par vous impatienter. Aussi, faites l’impasse et découvrez ce film sans rien en savoir, ainsi vous adhérerez davantage à l’évolution de la psychologie des personnages.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2016
Échec commercial à sa sortie en salles en 1982, La valse des pantins marqua le début d'une petite traversée du désert pour Martin Scorsese jusqu'à la sortie de La couleur de l'argent en 1986. Deux ans après la sortie du radical Raging bull, le public n'attendait pas du cinéaste américain une comédie.
Les deux personnages principaux sont interprétés par Robert De Niro et Jerry Lewis. Mais, là où on attend Jerry Lewis tel que nous le connaissons (volubile, grimaçant, sur-jouant) c'est Robert De Niro qu'on trouve ! Dans un rôle plus austère et plus fermé, plutôt destiné à De Niro, prend place Lewis. Ce dernier se voit donc retenu dans son jeu, engoncé qu'il est dans son rôle... et ses costumes. Nous imaginons qu'il a eu quelques difficultés à tenir cette posture spoiler: : pour exemple, la scène des congratulations est coupée au moment où Jerry Lewis, les bras ouverts, commence à s'avancer vers le public pour le féliciter également !

Cette distribution inversée des rôles paraît surprenante dans un premier temps. Elle le demeure ensuite mais pour d’autres raisons : le duo fonctionne parfaitement. Les deux acteurs, dans des postures qui leur sont peu communes, s'en sortent très bien.
Enfin, cette comédie grinçante vis-à-vis de la culture télévisuelle de masse est très marquée années 80, jusqu'à la caricature (volontaire) sur certains aspects, notamment sur les "costumes" aux couleurs franches. Ce n'est pas le meilleur film de Martin Scorsese, mais c'est sans nul doute le plus familial et le plus léger.
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2016
(...) Il faut dire que le pauvre Martin était débordé par son travail constant pour améliorer le scénario mais aussi par son travail sur la mise en scène, une de ses plus accomplies. De prime abord, on peut penser que le réalisateur ne s'est pas fouler et pourtant, on retrouve tout ce qui fait sa classe et son style mais avec un découpage beaucoup plus lent, qui laisse plus de place aux acteurs. Il y a tout d'abord des choix forts comme par exemple la volonté de ne pas filmer d'une manière différente les scènes de Pupkin en plein délire. Il en résulte ainsi une sensation assez étrange, qui désarçonne le spectateur et c'est un choix tout à fait logique au final. Au lieu de nous indiquer visuellement ce qui se passe, le spectateur doit ainsi lui même se laisser guider par la séquence et le contexte pour comprendre ce qui se passe. Ensuite, Scorsese se livre à quelques effets de style assez incroyables, comme par exemple ce fameux travelling arrière sur Pupkin face à sa "foule de spectateurs" ou encore quelques plans séquences assez incroyables, qui ne sont pas très ostentatoire mais qui se distinguent par leur naturel. Il y a aussi quelques fulgurances chromatiques comme cette séquence éclairée à la bougie, inspirée sans doute par celle de Kubrick sur "Barry Lyndon". Une séquence en grande partie improvisée et qui fait la part belle au talent d'une actrice méconnue mais qui aura sur le film une grande liberté, Sandra Bernhard. Avec sa grande bouche, sa voix et ses mimiques très agaçantes, elle ne séduit pas vraiment au 1er regard. Quand à Robert De Niro, sa performance est tout simplement décrite comme la meilleure de la collaboration entre les 2 hommes par Scorsese lui-même. La classe ! En se frottant à ce genre inédit pour lui, le réalisateur américain s'était mis une petite pression et je dois dire qu'il s'en sort très bien. Le film alterne entre moments gênants parfaitement rendus par son découpage avec d'autres scènes franchement hilarantes comme quand De Niro fait défiler les panneaux à lire devant un Lewis médusé par tant de bêtise. Le timing comique est bien réglé quand bien même ça reste avant tout une comédie assez noire. C'est d'ailleurs plus une vraie satire qu'une comédie pure. Pas une satire du show business mais plutôt le portrait assez dur d'un type de personnages, ceux qui veulent être célèbre et qui sont prêt à tout pour ça. (...) La critique complète ici
Yetcha

1 095 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2016
Du bon et du moins bon dans ce Scorsese. Si le personnage incarné par De Niro est flippant de réalisme, son insistance pour s'introduire dans le milieu est parfois clownesque et ridicule. Pathétique d'en arriver là, le personnage de ce comique méconnu tentant à tout prix de faire connaissance avec son maître spirituel. Si les scènes où De Niro se fait seul DESS dialogues et une fausse émission sont excellentes, Jerry Lewis n'est pas fameux et l'ensemble a vieillit. Le charme de 70's agit quand même et on passe un moment agréable.
NewBoorn
NewBoorn

71 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2016
"La valse des pantins" est un Martin Scorcese méritant une plus grande notoriété, car il développe un fond vraiment intéressant dont peu de film ont vraiment traité. La folie, l'obsession d'un homme pour son rêve le plus cher : devenir un showman de la télévision, via son modèle, Jerry Lewis, qui incarne ici son propre personnage fictif. Plus que ces adjectifs, une maladie, avant tout. Le personnage au nom agaçant et ridicule de Pupkin, interprété par un De Niro au sommet (enfin, est-ce vraiment toujours nécessaire de le préciser ?), est très travaillé. On apprend à le connaître au fur et à mesure de l'oeuvre, et on fini par s'attacher à sa désinvolture, sa naïveté mais aussi son énorme culot. Toujours positif et souriant malgré sa présence toujours gênante, il ira jusqu'au bout de ses idées, cédant à son obstination et son idiotie pour obtenir ce qu'il veut. Un angle parfaitement trouvé au final par le réalisateur, qui brosse ici le portrait d'un personnage attirant la sympathie du spectateur, alors qu'il est plus dangereux qu'autre chose.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 janvier 2016
Trois ans après "Raging Bull", Martin Scorsese retrouve son acteur fétiche Robert De Niro et surprend tout le monde en nous proposant cette comédie dramatique.
La quasi totalité du film repose sur le talent de De Niro qui, à l'instar du réalisateur, montre qu'il est capable d'exceller dans tous les registres et pas uniquement dans des rôles de gangsters.
Nous suivons donc Rupert Pupkin, la trentaine passée vivant encore chez sa mère et ayant des rêves de célébrité. Au delà d'avoir des rêves, Rupert a même l'impression de vivre ces moments de gloire. Au niveau de la réalisation, Scorsese s'amuse à alterner des passages de la vie réelle et ceux de l'imagination de notre personnage principal.
De Niro, par son interprétation nous fait parfois penser à un Jim Carrey avec ce sourire béat et niais (notamment dans "Man on the Moon").
Satire du show - business diront certains, Scorsese apporte un regard très intéressant sur ce qu'engendre un besoin si viscérale de célébrité en étant en avance sur son temps et ce qui sera par la suite la télé réalité.
Il nous montre par le dénouement de son récit ce qu'un homme, niais en apparence est capable de faire avec cette citation marquante de Pupkin :
" Better to be king for a night than schmuck for a lifetime."
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2016
Un film assez novateur pour son époque qui ne connaissait pas encore la télé réalité. Sous forme de comédie, il traite d'un sujet plutôt pathétique et d'une illusion tellement vaine....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 décembre 2015
Captivant du début à la fin. Film tragi-comique parfaitement maîtrisé, et d'actualité
malgré sa date de sortie. De Niro et Lewis sont très grands et bluffants dans des rôles inhabituels. Deux lectures possibles : Robert Pupkin est-il un psychopathe, ou un manipulateur d'immense envergure qui a tout compris du show-biz et du buz médiatique ?
A voir !
Alain D.

750 abonnés 3 450 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2015
Bonne Réalisation de Martin Scorsese. Avec un rythme lent dans sa première partie, cette comédie dramatique met beaucoup de temps a prendre son envol. Le scénario piétine, navigant entre la bouffonnerie et le fantastique sur une BOF très jazzy avec de belles insertions du Genius Ray Charles, de Sinatra, Pretenders et même de Jim Morisson ...
La mise en scène est excellente et le jeu d'acteurs sublime : certaines scènes entre Robert De Niro, et Jerry Lewis sont grandioses ; De Niro est magistral en jouant très bien le mauvais acteur emphatique commandé par son rôle. Le Pitch : Ruppert Rupkin (R.U.P.K.I.N) est un "jeune talent" de 34 ans ; il fait tout son possible, et même plus encore, pour s'attirer les grâces de la vedette du comique : Lewis Langford et obtenir une invitation à son show TV.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2015
Un film acide et assez merveilleux sur l'illusion de la gloire, qui reste furieusement actuel. Scorsese réalise une comédie dramatique amère mais légère où De Niro excelle par sa douce folie et Jerry Lewis, dans un contre emploi remarquable brille par sa sombre lassitude. C'est charmant, parfois un peu confus, mais le tout reste sublimement mis en scène et articulé entre fantasme et show business. Un très beau film.
Barth
Barth

7 abonnés 332 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2015
Scorcese touche avec justesse cette idée originale et loufoque sur le désir de célébrité. Excellent!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2015
Un très bon film et une belle surprise, avec un De Niro et un Jerry Lewis à contre emploi, et en toile de fond une critique acerbe du "star system".
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