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yohanaltec
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5,0
Publiée le 28 octobre 2015
Un chef d'oeuvre de la comédie noir pour moi. Loin des gangsters, Scorsese réalise un film unique en son genre en alternant comédie et film noir avec bravoure. Robert De Niro, qui avait à l'époque une grande notoriété, accepte quand même de jouer le nabot du film, c'est ce qui est prodigieux chez cet acteur (excellent dans ce rôle). La mise en scène est superbe, et Jerry Lewis crée la surprise en changeant complètement de registre. Pour ma part, l'un des meilleurs films de Martin Scorsese.
Simple, précis, efficace. Un scénario aux petits oignions. Un super De Niro, Diahnne Abott impressionnante et un jerry lewis comme je n'avais jamais vu (ça change des bétises que j'ai pu voir de lui).
Avec La valse des pantins, film assez méconnu de son auteur, Martin Scorsese livre une vraie satire sociale questionnant notre rapport aux stars, et nos désirs de célébrité, à travers des personnages excessifs, fous, effrayants et risibles. Robert De Niro et Jerry Lewis livrent tous deux d'excellentes prestations, sans compter le fait que Scorsese, en brouillant habilement les frontières entre fantasmes et réalité, donne au film plusieurs clés de lecture. Pour finir, l'esthétique du film est assez sympathique : colorée et assez kitch. Un film sympathique et bien rythmé, qui fait réfléchir. À voir.
Scorsese est un génie. Toute sa filmographie ne peut que nous faire avancer sur notre compréhension du septième art. Et puisque l'américain d'origine sicilienne n'a cessé de nous prouver qu'il était un touche à tout invétéré, pourquoi ne pas (re)découvrir l'une de ses comédies ? Rupert est un loser qui passe son existence à collectionner des autographes de stars. Vivant dans l'ombre de ces célébrités et dans le plus total anonymat, il souhaite faire carrière dans la comédie. Le seul hic, c'est qu'il ne connaît personne pour percer dans le show-business...
En regardant The King of Comedy (le titre original est bien plus pertinent, et ambivalent, que la version française), on s'aperçoit que cette œuvre sortie en 1983 n'a pas pris une ride. Même puissance satirique féroce sur le monde de la télévision. Même force artistique dans le montage scorsésien (la monteuse attitrée du cinéaste, Thelma Schoonmaker, était déjà fidèle au poste). Même réussite avec ce mélange savoureux des genres. Car ce film est un pur drame déguisé en une comédie pathétique. Tout, dans le personnage de Rupert, nous énerve. Son flot de paroles prenant l'intégralité la bande sonore. Ses sourires forcés qui nous donneraient envie de les faire disparaître. Ou son insistance hallucinante à obtenir satisfaction. Et pourtant, nous souhaitons qu'il réalise son rêve, mais pourquoi ?
The King of Comedy marque la cinquième collaboration entre le cinéaste et son acteur fétiche, Robert De Niro. Autant dire que les compères se connaissent diablement bien. Grâce à la finesse et la formidable philanthropie du réalisateur, son personnage apparaît comme un être fragile, décalé et surtout très frustré. Ce n'est que le plan-séquence final, d'une simplicité incroyable, dévoilant l'acteur faire son « numéro », qui nous éclaircira sur ce protagoniste fascinant. Le talent de Scorsese y fait beaucoup. Le charme de De Niro parfait une œuvre devenue culte.
passé inapercu, cet excellent film traite de la recherche maladive de célébrité à tout prix, peut importe le talent, et De Niro livre une performances inédite et dans ses meilleures. Pandant beaucoup de scenes et depuis le tout début du film on se sent à la fois amusé et mal à l'aise pour le personnage tellement il est obsessionnel mais sur de son talent et de sa future percée, et en même temps on se demande jusqu'où il va aller. Et la fin est tellement réaliste et actuelle.
Une satire visionnaire sur le Monde du show-business qui sonne comme une bienvenue rupture de ton dans la filmographie de Martin Scorsese. Ce dernier s'attelle en effet à la comédie dramatique et le résultat est quelque peu édifiant et diablement juste, passant au crible le fanatisme et l'aliénation à la quête de reconnaissance et de réussite par n'importe quel prix qui peuvent parfois découler du milieu pour en tirer, et plus encore, un réquisitoire grinçant, pathétique, souvent drôle et en même temps souvent effrayant. A la fois auto-portrait d'un cinéaste, plaidoyer sur l'obtention du rêve américain par la persévérance ( spoiler: présenté ici comme très éphémère ) et dénonciateur d'un profond malaise à grande échelle le scénario de "La Valse des pantins", choisissant ici la finesse et la sobriété à l'aspect burlesque prononcé, en fait ici rarement trop. Que ce soit dans la mise en scène, dans les situations, dans la réalisation, (même si il y a tout de même quelques procédés bruts de décoffrage pour mettre en exergue la dangerosité de ces personnes) tout est bien calibré et tape dans le mille aisément, pointant du doigt non seulement le fanatisme des petits arrivistes anonymes essayant simplement de se faire une place dans le milieu comme Rupert Pupkin, comme les grands noms du show télévisé comme ici Jerry Langford ; tout en ne se laissant pas simplement aller qu'à la critique facile et péremptoire. Une réussite indéniable, à la fois pessimiste et optimiste, émaillée de nombre de références et de clins d'oeil à la réalité, d'ailleurs annonciatrice d'un futur encore plus exacerbé quand on pense au "Show must go one". Une perle rarissime.
Après "Mean Street", "New York, New York" et "Taxi Driver" Martins Scorsese enchaine les collaborations mythiques avec Robert De Niro, qu'il s'agisse de "Casino", "Les Affranchis" ou "Raging Bull", des films qu'on ne présente plus, mais après son chef d'oeuvre coup de poing sur la boxe le couple le plus célèbre du cinéma américain aura enchainé avec "La Valse des Pantins", injustement oublié et qui se démarque admirablement du lot.
Ici point de violence esthétisée, ni d'éjaculation de sang, "La Valse des Pantins" suit juste un comédien au nom attachant qu'est Rupert Pupkin (Robert de Niro), obsédé par la célébrité et qui veut à tout prix participer au "Jerry Langford Show", il va donc commencer à harceler le présentateur de l'émission (Jerry Lewis) jusqu'à le prendre en otage.
Outre le fait que Jerry Lewis trouve son premier rôle dramatique "La Valse des Pantins" offre surtout une critique de l'obsession humaine pour la célébrité et la reconnaissance de sa personne, emmenant le tout dans une comédie burlesque et cruelle qui explore la société du spectacle et le harcèlement médiatique que le héros va prendre pour un jeu. Scorsese, ultra féroce explose ici tout ce qui fait le charme de son cinéma, légèreté, second degré et talent et une grande pertinence. Rupert Pupkin n'est qu'un hurluberlu parmi tant d'autres et ne semble pas se rendre compte qu'il s'attaque à quelque chose de sérieux et se donne sans cesse à des drôles de quiproquos autant improbables que jubilatoires, mais finalement, est-ce que Pupkin a du talent ? La question qui rend probablement le film aussi grand. Car finalement Pupkin ne connait de la célébrité qu'une illusion et ne se rend meme pas compte de ses actes criminels. Pratiquement à la meme hauteur que "Taxi Driver", "La Valse des Pantins" offre un aperçu noir et tragique de la solitude de l'homme moderne, de sa naïveté et sa raison perdue qui conduit au drame.
Scorsese et De Niro forment donc un duo de génie comme rarement ils l'auront fait dans une comédie sociale et paranoïaque absolument magistrale. Un drame de l'image pétillant et névrosé.
Un film assez prenant. Les acteurs sont bons et le scénario aussi. Ca fait plaisir de voir De Niro dans un autre rôle que flic ou mafieux et je dois dire qu'il s'en sort très bien. Dans ce film il joue Pumpkin, un homme qui veut percer dans le one man show et qui est prêt à tout pour réussir. Malgré quelques longueurs on passe un bon moment. Un film à voir.
La collaboration entre Martin Scorsese et Robert De Niro, tout amateur ou tout passionné de cinéma sait ce que cela représente. Tout amateur ou tout passionné de cinéma sait également que quelques classiques en sont issus. Citons par exemple: « Means Streets », « Taxi Driver », « Raging Bull » ou encore « Les Nerfs à Vif ». Et entre tous ceux là vient se greffer cette « Valse des pantins », un film assez méconnu. En ce qui me concerne, j’avais toujours refusé de le regarder à cause de son affiche, et de son titre français peu avantageux. Deux raisons très stupides quoi. Le film a été sensiblement bafoué par le public à sa sortie. De mon point de vue, ça ne me surprend qu’à moitié. Scorsese s’éloignait très clairement de son style habituel. De Niro révélait au grand jour une facette de son jeu d’acteur que le public ne connaissait pas et Jerry Lewis, quant à lui, lâchement laissé de côté par le public (américain je précise), n’était plus la grande vedette qu’il était dans les années 50 et 60 et était au crépuscule de sa carrière. Pourtant, les deux acteurs, pris dans un contre-emploi total se montrent très à leur avantage. De Niro interprète avec brio un comique raté pathétique qui vit en dehors de la réalité. Qui n’arrive pas à différencier fantasme et vie réelle. Qui est prêt à tout pour avoir son heure de gloire. Sa folie est telle qu’il finit par inspirer de la pitié. Jerry Lewis quant à lui, joue le rôle de ce présentateur TV rendu fatigué, blasé et arrogant par tant d’années devant la caméra. Scorsese signe là un film mineur en comparaison à certains autres titres composant sa filmographie, il n’empêche que celui-ci est à découvrir, ne serait-ce que pour être convaincu que Bobby fut bel et bien l’un des plus grands acteurs de l’Histoire du cinoche et que Jerry Lewis était tout à fait capable de jouer des rôles autres que celui du neuneu maladroit au strabisme très prononcé.
Encore une chouette comédie de Scorsese avec De Niro dans le rôle principal. Je dois dire qu'au début je n'ai pas accroché, il prend pas mal de temps à démarrer mais par contre les 40 dernières minutes sont vraiment excellentes! De quoi passer un bon moment.
Excellent film de Scorsese et pourtant le moins connu (ou presque). L'envie de réussite, la fascination malsaine du personnage principal (Robert De Niro impeccable) se laisse observer, admirer et on ne peut qu'éprouver de la sympathie pour ce type.
Sans être le plus grand et le meilleur des films de Scrosese,la valse des pantins tiens non pas par son histoire(un peu faible) mais par ces personnages et ces acteurs. L’interprétation de Jerry Lewis est excellente,De Niro et lui aussi très bon dans ce rôle de comique qui cherche la gloriole. C'est le savoir faire de Scorsese,ainsi que la drôlerie et le pathétique qu'il a sut mettre dans ses personnages qui font du film quelque chose d’intéressant à suivre. Avec un autre réalisateur la donne n'aurait certainement pas été la même.
Idée de départ géniale d'une pensée poussée à l'extrême, très bon traitement, De Niro est excellent dans ce rôle pourtant loin du machiste de Raging Bull ou le parano de Taxi Driver. Une fin intéressante et un bon rythme. Même si on est dans une comédie, le personnage principal a beaucoup d'épaisseur et l'écriture est très précise et intelligente. Jerry Lewis est également excellent et n'en fait jamais trop. Contrairement à ce que je croyais vu son échec lors de sa sortie, il ne s'agit pas d'un Scorsese mineur mais d'un très bon film en dehors de son registre habituel, malgré qu'il soit moins fort que d'autres de ses films.
"La valse des pantins" occupe une place à part dans la filmographie de Martin Scorsese. La tonalité jusque-là globalement noire des films du réalisateur, de "Who's that knocking at my door" (1967) à "Raging Bull" (1980) a longtemps fait passer "La valse des pantins" pour une comédie, sorte d'OVNI traversant une filmographie marquée par le sceau du désenchantement et du dérèglement social, incarnés par des individus en rupture de ban. Impression comique renforcée par la présence au générique de Jerry Lewis. En réalité, Rupert Pupkin le fan kidnappeur, joué par De Niro rejoint Travis Bickle (héros de "Taxi Driver") parmi les laissés pour compte de la société américaine. Le désœuvrement consécutif au retour mal géré des GI ayant combattu au Vietnam pour l'antihéros de "Taxi Driver", l'enivrement aux paillettes d'une jeunesse collée à l'écran cathodique pour Rupert Pupkin. Plus de trente ans après sa sortie, "The king of comedy" se révèle comme prémonitoire de ce qu'est devenu aujourd'hui le rapport à la célébrité, banalisé par la multiplication des reality shows et l'influence insidieuse de la toile sur la mutation des rapports sociaux vers une confusion névrotique entre un anonymat déculpabilisant et l'accès facile à une notoriété éphémère. La prophétie d'Andy Warhol concernant le "quart d'heure de célébrité" auquel chacun d'entre nous peut prétendre, se vérifie tous les jours un peu plus, faisant grimper sans fin la surenchère médiatique qui tourne souvent à l'absurde. Selon ce précepte et avec le recul, la question que l'on peut se poser est la suivante: Rupert Pupkin quand il kidnappe Jerry Langford célèbre showman (Jerry Lewis) souffre t'il d'un syndrome névrotique mégalomaniaque ou plus cyniquement n'est-il qu'un froid calculateur en avance sur son temps ? A y regarder de plus près, Pupkin dont le calme et la détermination sont à toute épreuve, semble avoir patiemment calculé son affaire, manipulant sa collègue groupie fortunée (Sandra Bernhard génialement hystérique) et aussi Jerry, comique à l'ancienne qui n'a visiblement pas intégré le rapport au public qui se modifie à grande vitesse dans les années 80. Cette thèse semble être accréditée par les rêves de Rupert qui montrent bien qu'à ses yeux Jerry n'est qu'un marchepied vers la gloire. Quand la collaboratrice de Jerry (sublime Shelley Hack) lui conseille de faire ses armes en passant par le circuit traditionnel mais très aléatoire des petits cabarets, Rupert n'en n'a cure, connaissant un moyen beaucoup plus efficace et rapide de rejoindre son héros sur le devant de la scène. Scorsese a longtemps hésité à porter à l'écran le scénario de Paul D Zimmerman qui lui avait été proposé au début des années 70 et qui échouera un temps à Milos Forman. Il faudra la détermination de Robert De Niro très sensibilisé au sujet pour que le réalisateur devenu davantage concerné par les revers de la célébrité se saisisse de l'affaire. Pupkin à l'image de Travis Bickle est certes un marginal vivant encore chez sa mère, conservant ses rites et manies d'adolescent mais son statut semble transitoire comme s'il était en couveuse, attendant l'heure propice pour enfin basculer dans sa vie d'homme. Il concentre sur sa seule personne les angoisses des deux complices désormais livrés aux affres de la vie sous les sunlights qui vous condamne à l'isolement sous peine de devenir la proie de tous les Rupert Pupkin qui arpentent les rues. John Lennon à l'époque du tournage venait d'être assassiné par Martin David Chapman (1980) et Jodie Foster l'actrice de "Taxi Driver" avait été harcelée de longs mois par John Warnock Hinckley Jr. l'auteur de la tentative d'assassinat sur le président Reagan (1981). Dans un tel contexte on peut comprendre le regain d'intérêt de Scorsese pour le sujet mais aussi y déceler la raison de la relative violence émanant de Pupkin, le réalisateur ne souhaitant sans doute pas susciter davantage de vocations criminelles. Il n'empêche que sous ses airs de gentille comédie un peu moqueuse, "The king of comedy" reste encore aujourd'hui un des films les plus troublants de son auteur. A voir pour mieux comprendre la transformation de nos sociétés occidentales où l'image est devenue une raison d'être mais aussi pour voir Jerry Lewis et De Niro à leur meilleur, jouer à front renversé.
Film de M. Scorsese dont je n'avais jamais entendu parlé, dans un registre différent de ses précédents métrages, il n'en est pas moins une sacrée réussite dans tous les sens du terme. Mais le plus marquant, est la critique du show-business qu'expose le réalisateur new-yorkais. Cependant, même en critiquant, il apporte des nuances importantes et il a de la compassion pour les personnages. Que ce soit R. DeNiro ou bien J. Lewis. J'ai même le sentiment que le film est le choc entre deux mondes. Celui de l'enfance, de l'innocence, de l'espoir naissant face au monde adulte, blasé, fatigué et plein de faux-semblants. Quand le rêve rencontre la réalité et devient une fable, magnifiquement orchestrée par M. Scorsese toujours aussi doué et sensible qui trouve l'équilibre parfait entre la critique, la compassion, la comédie, l'émerveillement et la détermination, la magie opère comme il se doit. Ce film m'a convaincu que M. Scorsese est vraiment un grand qui aurait pu faire des chefs d’œuvre avec n'importe quel histoire. Mais cela ne l'intéresse pas, tout simplement.