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Luc V
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2,0
Publiée le 22 juin 2024
"Braveheart", réalisé par Mel Gibson en 1995, est une épopée historique qui, malgré ses ambitions et ses visuels impressionnants, souffre de plusieurs défauts notables. Le film se distingue par ses scènes de bataille spectaculaires et la performance intense de Gibson dans le rôle de William Wallace. Le scénario est parfois caricatural, simplifiant à l'excès les enjeux et les personnages. Les longueurs et le ton mélodramatique peuvent également alourdir l'expérience. Bien que "Braveheart" ait marqué les esprits à sa sortie, ses faiblesses en font un film inégal.
C'est bien réalisé, les costumes, les décors et les images son très belles. Les scène de combats épique et très bien filmé. Ou cela coince c'est dans le scénario. Mel Gibson est le réalisateur des extrêmes. Il veut ces films très réaliste dans la violence. Mais ici l'extrème dans la guimauve. On passe de scènes violentes et gores au scènes de Disney-princesse et le mélange est très étrange et pour moi doit mécontenté le publique. Les adeptes de la romance doivent trouvé ce film trop violent et les adepte de films réaliste et d'action la romance d'un dégoulinant écœurant. Donc mi figue mi raisin. Ce film à des qualités mais il n'est pas le meilleur film de Mel Gibson. Je préfère apocalypto.
Récit ouvertement anhistorique, Braveheart opte pour l'épique au détriment du réel. Choix qui l'expose, de facto, aux foudres des historiens.
C'est par sa barbarie facile et ses scènes ultra-violentes que le film choque. Les séquences de bataille sont multiples, longues, sanglantes. spoiler: On assiste à des égorgements en direct, des chevaux empalés, des personnes brulées, et, comble de la sauvagerie, à la torture interminable de William Wallace, allant de la pendaison à la décapitation, en passant par l'écartèlement et l'éviscération. On se demande si Mel Gibson possède un goût prononcé pour la violence, puisqu'il reproposera une scène aussi insoutenable, quelques années plus tard, dans La Passion du Christ .
Que dire de son interprétation orgueilleuse du rôle principal, qui le place en vaillant guerrier, clairvoyant et charitable – sauf envers ses ennemis –, prêt à défendre la veuve et l'orphelin. On est en droit de se demander si ce n'est pas pour briller sous les projecteurs qu'il s'est auto-attribué ce rôle mégalo. Rôle qu'on aurait, d'ailleurs, plus volontiers donné à un acteur écossais…
Du reste, Braveheart est un film historico-martial comme un autre. On y retrouve les codes du genre – honneur, épique, sens du sacrifice, courage, etc. – avec une réalisation correcte, mais parfois boursouflée.
Avec Braveheart, Mel Gibson livre une fresque guerrière à la fois viscérale et grandiose, un récit épique porté par un souffle héroïque indéniable. S'il parvient à capturer l'esprit de rébellion et de sacrifice qui entoure la figure légendaire de William Wallace, le film s'embourbe parfois dans un excès de romantisme et de symbolisme appuyé. Une œuvre spectaculaire, imparfaite, mais indéniablement marquante.
Dès les premières images, Braveheart en impose par son esthétique : les vastes paysages écossais sont sublimés par la photographie de John Toll, les costumes et décors restituent une atmosphère médiévale à la fois austère et envoûtante, et les scènes de bataille frappent par leur brutalité. Mel Gibson ne lésine pas sur l’hémoglobine, et chaque combat est une explosion de fureur où l’on ressent pleinement le chaos du champ de bataille.
Cependant, si l’énergie est là, la mise en scène pèche parfois par excès. L’abus de ralentis et d’effets dramatiques tire certaines séquences vers le grandiloquent, ce qui atténue l’impact émotionnel du film. Gibson a un sens du spectaculaire indéniable, mais il cède parfois à une emphase qui frôle l’auto-parodie, notamment dans ses envolées lyriques sur la liberté et l’honneur.
Dans le rôle de William Wallace, Mel Gibson incarne un héros farouche, porté par une rage inextinguible et une soif de justice qui transcende son destin tragique. Sa performance est intense, mais manque parfois de nuances. Il est plus convaincant en guerrier habité par la vengeance qu’en fin stratège ou en leader charismatique.
Autour de lui, le casting oscille entre le très bon et le convenu. Patrick McGoohan excelle en Édouard Ier, un roi impitoyable dont la froideur tranche avec l’héroïsme flamboyant de Wallace. Sophie Marceau, en princesse Isabelle, apporte une grâce évidente, mais son rôle demeure sous-exploité et sa romance avec Wallace paraît forcée. Angus Macfadyen, en Robert the Bruce, aurait mérité un traitement plus approfondi, tant son personnage oscille maladroitement entre l’opportunisme et l’héroïsme.
L’histoire de William Wallace est une légende, et Braveheart assume pleinement sa dimension romancée. Pourtant, certaines libertés prises avec la réalité historique finissent par desservir le film. L’introduction du jus primae noctis (droit de cuissage), par exemple, relève du pur fantasme et accentue inutilement la dichotomie entre les méchants Anglais et les nobles Écossais opprimés. De même, la relation entre Wallace et la princesse Isabelle, bien que dramatiquement efficace, est une pure invention.
Le film joue également la carte du manichéisme appuyé : les Anglais sont des caricatures de tyrans sans scrupules, tandis que les Écossais sont dépeints comme des hommes simples et vertueux, luttant pour leur liberté. Cette opposition trop tranchée nuit à la subtilité du propos et empêche toute réflexion plus profonde sur les enjeux politiques de l’époque.
Malgré cela, le scénario fonctionne grâce à un rythme soutenu et une montée en tension habilement orchestrée. Les trahisons, les batailles et les sacrifices se succèdent, maintenant un intérêt constant. Le destin tragique de Wallace, bien que prévisible, reste poignant, notamment grâce à la scène finale, où son cri de "Liberté !" résonne comme un ultime défi à l’oppression.
La musique de James Horner est l’un des plus grands atouts du film. Mélange subtil de mélodies épiques et de thèmes mélancoliques, elle accompagne parfaitement l’action et renforce l’émotion des scènes-clés. For the Love of a Princess et Freedom figurent parmi les morceaux les plus marquants de la bande-son, donnant au film une ampleur supplémentaire.
Braveheart est une épopée spectaculaire, portée par des images saisissantes et une intensité dramatique indéniable. Pourtant, ses approximations historiques, son manichéisme trop appuyé et son excès de grandiloquence l’empêchent de s’imposer comme un chef-d’œuvre incontesté.
Si l’on accepte ses imperfections et son penchant pour le mélodrame, le film reste une expérience immersive et émouvante, un hommage sincère à l’héroïsme et au sacrifice. Une œuvre à voir, ne serait-ce que pour son énergie brute et sa capacité à enflammer l’imaginaire.
C'est un film que j'ai vu ...revu plusieurs fois car pour un film qui à presque 30 ans, qui dure 3 h et bein il n'a pas pris une ride. Tous les ingrédients y sont....histoire, acteurs, émotions, scènes de guerre franchement incroyable....on a l'impression d'y être.....le film nous emporte du début jusqu’à la fin. Ce film est juste excellent.
Un très gros film de Mel Gibson . Tout y est , une réalisation superbe , des costumes de très hautes qualités, des scènes d'action bien maîtrisées. A la fois épopée historique sur le peuple écossais et film d'aventure grand public. une vraie réussite. Tous les acteurs sont excellents y compris notre "star " nationale Sophie Marceau.
Un film nous plongeant dans une époque propre, à vrai dire j'ai passé un très bon moment, le film manque à mon goût de profondeur au niveau des personnages qui sont intéressant mais manque d'un allongement scénaristique, de même pour les décors qui nous plongent pas assez dans l'atmosphère du film .
Ce film m'a passionnée ! J'ai décidé d'aller travailler en Ecosse l'été d'après ! Depuis je n'ai toujours pas retrouvé un film aussi intense et bien joué.
Ce film est pour moi un véritable chef d'oeuvre. Certes très violent mais j'aime ça pour ma part et les effets sont très très bien fait pour un film qui a maintenant 28 ans ! Le scénario et tellement preneur, les scènes de batailles vraiment réussies. Je l'ai regardé récemment pour bien la dixième fois et je ne m'ennuie toujours pas, au contraire c'est un véritable régal. Le personnage de William Wallace est carrément légendaire, Mel Gibson le jouant a la perfection. On sent vraiment qu'il est ancré profondément dans son personnage et ça dégage beaucoup de sincérité dans son jeu d'acteur. Tout le monde remplit bien son rôle, de l'irlandais fou qui parle à dieu, au roi Edouard qu'on finit par haïr profondément. Il y a tout dans ce film ! La bande son est juste fabuleuse. Merci Mr Mel Gibson pour ce film génial et je pense que je vais encore longtemps et beaucoup le regarder.
Coup de force de Mel Gibson derrière la caméra, car en commençant le récit par l'enfance de Wallace, il crée un lien avec le personnage, très fort, que l'on retrouvera à l'âge adulte. Deuxième coup de génie, ne pas en faire un guerrier dès son retour dans son village natal, mais le voir plutôt tempéré, qui est fidèle à une femme, qui prévoit de devenir fermier et élever des enfants. La lumière du film durant ces scènes, est éclatante, même pendant leur mariage secret, la nuit est si lumineuse qu'elle bénit cette union. Puis vient le tournant du film, et là, on est avec Wallace, sur le champ de bataille, dans ses colères froides, dans ses regards hallucinés, il a su nous rallier à sa cause, et on le suivra jusqu'au bout. Stirling reste encore à ce jour associé à cette fameuse bataille, et le nom de Wallace résonne encore dans les land d'Ecosse. Grâce à l'empathie que Gibson a su créer autour de ses personnages, le soin apporté à son histoire, il nous livre un film d'une rare puissance, qui comme son personnage traversera le temps.