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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 octobre 2008
Un film bouleversant: triste et drôle mais jamais déplacé. Toujours traité du point de vue des deux enfants, jamais cruel et en même temps si fataliste.
Bien qu'il ait inéluctablement vieilli, ce film est une magnifique image de l'innocence infantile face à un horrible monde d'adultes. Ils les ignorent mais essaient vainement de les comprendre pour les imiter. Bien qu’il ne s’agisse pas du plus beau film sur l'horreur de la guerre à travers les yeux de civils, ce film est une poignante vision de la découverte de la mort par de pauvres enfants naïfs. La splendide musique, joué à la guitare par Narciso Yepes, nous aide à garder un souvenir impérissable de ce chef d’œuvre de René Clément.
Après avoir vu plusieurs films des années 50 assez déconcertant de par leur désuétude qui tend au ridicule car tellement mal vieilli, je me suis demandé si un film tient la route après 50 ans. D'où mon envie de revoir ce film que j'avais visionné enfant. Et bien, cette œuvre est comme le bon vin. Elle est toute aussi dense et actuelle qu'à l'époque. La construction, le rythme, la mise-en-scène n'ont pas pris de cheveux blancs. Il n'y a pas de temps mort et chaque plan a sa raison d'être. Voilà encore une preuve que le cinéma est du grand art. Un art qui survit aux générations. A revérifier en 2059 avec "Jeux interdits"....
Superbe film. Un classique des classiques, d'une tendresse et d'une tristesse jamais égalées. La musique à elle seule est un chef-d'oeuvre, déchirante, poignante, inoubliable.
Ayant eu ses parents tués pendant un bombardement lors de l’exode, Paulette, cinq ans, est recueillie par une famille de paysans ; elle lie avec le cadet de la famille une relation forte, ensemble ils monteront un coup pendable. Une histoire simple, peignant le monde rural à l’époque de la dernière guerre, et centrée sur les deux enfants dont le jeu est remarquable. La mise en scène est classique, la photo influencée par le néoréalisme italien, avec, entre autres, de nombreux gros plans, et d’intéressants effets d’éclairage. Certaines scènes sont amusantes, d’autres émouvantes, il y a beaucoup de prières; la musique, malheureusement trop jouée, crée le climat nostalgique qui convient. Mais l’ensemble reste anecdotique et a beaucoup vieilli. A voir se dérouler ces scénettes de la vie campagnarde aux figures obligées (curé, gendarmes, etc.), on peine à conserver l’intérêt, et seule la brièveté de la conclusion réveille l’attention. Les deux scènes les plus remarquables sont d’ailleurs cette dernière et l’ouverture montrant le bombardement. Malgré la conjugaison de deux thèmes chers à René Clément, à savoir la guerre et l’enfance, le film est surévalué, et surpassé par beaucoup d’autres dans la production de l’auteur.
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4,5
Publiée le 22 novembre 2019
C'est en 1952 que sort le cèlèbrissime "Jeux interdits" de Renè Clèment qui prèsente deux enfants face au tragique et à l'absurditè de la guerre! C'est l'un de ses meilleurs classiques du cinèma français , alliant la poèsie de l'enfance, marquèe par la cruautè et la mort du monde adulte! La petite Brigitte Fossey est inoubliable face au jeune Georges Poujouly! A travers l'histoire de cette fillette de cinq ans recueillie par des paysans et par ce garçon de onze ans, le rèalisateur vise essentiellement à èvoquer la guerre et ses horreurs! Film sur l'exode de 1940, "Jeux interdits" est une oeuvre majeure de Clèment qui comporte des sèquences très dramatiques! Le cimetière d'animaux morts aux tombes ornèes de croix volèes est devenu aussi mythique que la musique du guitariste Narciso Yepes...
C'est avec "Jeux Interdits" que René Clément va donner en 1951 la pleine mesure de son talent, obtenir le Lion d'or au Festival de Venise et l'Oscar du meilleur film étranger à Hollywood. Le cinéaste s'est déjà illustré en 1946 avec "La bataille du rail" que lui avait commandé la Coopérative du film et avait retenu l'attention de la critique pour la qualité de ses images et l'intelligence de son montage cinématographique. "Jeux Interdits" suscita, dès sa sortie en salles, une immense émotion, probablement parce qu'il n'y a pas de façon plus frappante que de montrer la guerre, et ce qu'elle engendre, au travers du regard des enfants. L'interprétation de Brigitte Fossey, dont c'était la première apparition à l'écran, y est pour beaucoup. Son naturel, sa sensibilité, sa sincérité touchante prouvent à quel point elle fut bien dirigée par son metteur en scène, dont ce n'était pas la moindre qualité. Néanmoins le sujet était difficile et le mérite de Clément est d'avoir évité un sentimentalisme larmoyant et donné une vision juste et émouvante de l'univers poétique de l'enfance, aux prises avec les horreurs de la guerre. On y découvre une petite fille de 5 ans qui, sur les routes encombrées de l'exode, voit mourir auprès d'elle ses parents et son petit chien. Alors qu'elle erre seule dans la campagne, son chien mort dans les bras, elle rencontre un garçon de 11 ans, Michel, dont la famille accepte de la recueillir momentanément. Avec Michel, son complice, elle enterre son chien et crée un cimetière pour animaux, jeu macabre au cours duquel les deux enfants essaient d'apprivoiser la mort et de lui prêter une dimension humaine. Plus tard la petite fille sera conduite à l'orphelinat et séparée de son compagnon. Déchirant. ( Voir ma critique sur mon blog "La plume et l'image" - rubrique Cinéma d'hier - page 29 )
Il y a des films comme ça qu'on n'oublie pas. Très émouvant, renforcé par un air de guitare venant à point pour faire jaillir toute l'émotion triste accumulée devant ces tristes scènes, Jeux interdits est un chef-d'oeuvre sur l'enfance d'abord, la guerre ensuite. Mais c'est bien plus que cela... Il faut vraiment le voir, le vivre, pour pouvoir sonder toute sa richesse émotionnelle.
Que dire sur ce film si ce n'est que René clément a fait un travail extraordinaire!Un film émouvant et beau retracant l'histoire d'une orpheline receullie pendant la guerre dans un ferme.On ne décolle pas les yeux de l'écran tellement ce film est beau.Une grande fierté du cinéma francais!
Il existe des films assez marquants tant le sujet est noir et l'histoire morbide. Assurément, Jeux Interdits est un de ceux là. Le scénario est simple mais très noir. Les deux acteurs à savoir des enfants nous plongent dans l'horreur de la guerre et retrouvent de l'humanité en enterrant des animaux. Cela fait froid dans le dos au vue du traumatisme que la guerre a laissé en chacun d'eux (et de nous). René Clément réalise là une oeuvre majeure de sa filmographie. Il nous livre là un film incroyablement humaniste et d'une violence extraordinaire. Pour couronner le tout, la musique est à l'image du film. Un véritable chef d'oeuvre.
Merveilleux, ce film est merveilleux. Cette histoire, où des enfants plonger dans l'horreur de la guerre est bouleversante. Avec la petite Brigitte Fossey toute belle et adorable. Quand à la musique de Narciso Yepes, que tout le monde connaît, elle donne un aspect encore plus dramatique au film.
Jeux Interdits a été réalisé plus de 30 ans avant ma naissance. De démarque des films actuels qui traitent de la seconde Guerre Mondiale (même si ce nest pas le vraiment le sujet) parce que tourné à chaud. Le vocabulaire et lattitude des personnages sont contemporains de ces années là La qualité du jeu des enfants est pour le moins stupéfiante. Cest un film qui se regarde comme un reportage avec lémotion en plus : à voir, vraiment.