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JSCooper
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3,5
Publiée le 26 novembre 2024
"Jeux interdits" est à première vue simple, mais peut amener une réflexion plus profonde si l'on se pose certaines questions. Dans tous les cas, les deux personnages principaux sont attachants et plus particulièrement Fossey est touchante. Quelques beaux moments d'émotions ponctuent le récit qui manque tout de même d'enjeux majeurs pour totalement captiver.
Tourné dans les Alpes de Haute Provence, mais le lieu imaginaire n'est pas défini. Je ne pense pas que les avions de la Luftwaffe soient descendus mitrailler aussi bas en 1940. Les paysans décrits sont extrêmement rustiques. Ils ont des sentiments humains primitifs transcendés par la pratique religieuse. Mais leur charité est limitée par la rudesse de leur vie. J'ai commenté plusieurs films de René Clément, dont deux avec Alain Delon, c'est dire son éclectisme. "Jeux interdits" est tout à fait à part. Il décrit comment les horreurs de la guerre peuvent marquer l'esprit de jeunes enfants. Au début, la petite fille de cinq ans, qui vient de perdre ses parents et serre convulsivement son petit chien mort dans ses bras, est prise par son jeu avec son petit ami sans l'interférence d'adultes simplets. Mais ce jeu, inconsciemment, malgré elle, est morbide. Sa prise en mains finale par des religieuses la fait sortir de ce monde enfantin momentané vers des réalités plus structurées. Mais son psychisme est définitivement atteint. On ne peut qu'admirer la façon dont Clément a fait jouer le couple Poujouly-Fossey. C'est vraiment le coeur du film.
Je ne rappelle pas avoir vu ce film qui nous touche infiniment par sa portée dramatique, le jeu des deux jeunes acteurs, l'image., la violence du monde adulte qui contraste avec l'innocence et la fragilité des enfants. Le destin tragique de cette petite orpheline fait vibrer une corde sensible, notre propre enfance, celle de nos enfants. Brigitte Fossey y est extraordinaire de naturel ainsi que Georges Poujouly. Un très grand film de René Clément.
Première fois que je vois ce film qui n’est pas terrible. Je l’ai personnellement plutôt vu comme un documentaire qui reconstituerais la vie en paysannie en 1940 en insistant sur la pauvreté et la chrétienté. Évidemment ce n’est pas l‘objectif du film mais même si les 2 jeunes acteurs sont tout mignons, ça ne casse pas deux pâtes à un canard cette histoire de croix et de voisinage. Le rythme est lent, la dernière demi-heure un peu plus rythmé, la toute toute fin vite expédié !
Film français au combien réputé et récompensé dans le monde entier. "Jeux Interdits" est un film culte dont deux enfants s'épanouissent à leur manière pour penser à autre chose que la guerre. Si emouvant et triste, le duo fonctionne à merveille. Rarement vu des enfants joués aussi bien dans un film. On est particulièrement atteint moralement tant qu'un enfant a une vision "égoïste" du monde qui l entoure. C'est un film où l'on oublie tout problème malgré son côté fort dramatique vers sa fin. A voir absolument, rien que pour la performance des deux jeunes acteurs à l'époque
Sur le thème de l'innocence face à la mort, à la cruauté et à l'absurdité de la guerre, René Clément réalise un film remarquable, plein d'émotions. Le jeu de la jeune Brigitte Fossey est exceptionnel de fraîcheur. Sa candeur et sa beauté donnent un charme particulier à ce film. C'est d'ailleurs rarissime, pour une enfant de cinq ans, d'arriver à jouer avec autant de naturel. Cela s'avère d'autant plus important qu'elle a un rôle central avec le jeune fermier Michel, son ami avec qui elle crée un cimetière d'animaux. Pour compléter un scénario quasi parfait, la guitare de Yepès renforce la beauté magique de ce chef d’œuvre intemporel du septième art.
Sur les routes de l'exode en juin 1940, la petite Paulette voit ses parents et son petit chien mourir sous le mitraillage des avions allemands. Effroyable séquence, d'une tristesse absolue, au terme de laquelle la gamine de cinq ans est seule au monde. Son chien mort dans les bras, Paulette erre dans la campagne jusqu'à sa rencontre avec Michel, une jeune garçon dans la famille paysanne duquel elle trouve refuge. Entre réalisme et lyrisme, le film de René Clément bouleverse, indissociable de sa petite comédienne Brigitte Fossey dont le visage blond, la voix, les mots simples d'enfant nous touchent et nous charment, en même temps que nous accable le malheur de l'orpheline, illustration de l'injustice et de l'innocence foudroyée. Le duo qu'elle forme avec Georges Poujouly, en Poil de Carotte espiègle, injustement éclipsé par le rayonnement de Brigitte Fossey, est remarquablement dirigé par Clément. Marquée par la terrible épreuve, Paulette se livre avec son camarade Michel à des jeux "interdits" et macabres spoiler: en entretenant un cimetière pour animaux, qu'au besoin les enfants mettent à mort, qu'ils embellissent de croix volées. Ce qui n'est pas sans créer des incidents cocasses dans le village. A cet égard -et on l'avait peut-être oublié- au-delà du drame initial, le film est aussi une chronique rurale pittoresque dans une famille de paysans pauvres et frustes, avares en effusions. Cet aspect-là du film nous détourne un peu de la mélancolie (accentuée par la musique célèbre de Narcisso Yepes) mais Clément nous y ramène dans le dernier plan du film, particulièrement émouvant, spoiler: où Paulette en pleurs, livrée à elle-même, fend une foule indifférente, occupée à ses propres déboires.
Cette comédie de René Clément, sortie en 1952, est principalement connue pour sa bande originale interprétée par le guitariste Narciso Yepes. Pourtant, le récit s’appuie sur un drame vibrant. Au début de la Seconde Guerre mondiale, une jeune orpheline est recueillie par une famille vivant à la campagne. Avec l’aide du fiston de la maison, elle crée un cimetière pour animaux pour s’évader du monde des adultes. La naïveté de l’enfance et le charme de l’innocence sont ainsi contés avec poésie alors que partout autour d’eux la violence des hommes fait rage. On retiendra que Brigitte Fossey, alors âgée de six ans, fait ses premiers pas au cinéma, inaugurant ainsi une belle carrière. Bref, une œuvre tendre mais également tragique.
Ce classique du cinéma français permet par l'intermédiaire de l'amitié-amour entre les deux enfants de dénoncer l'horreur de la guerre. Brigitte Fossey (Paulette) qui joue la petite fille est avec Georges Poujouly (Michel le garçon) attendrissante. Leur relation platonique apporte plein de douceur. Le reste du casting est bien en place. Toutefois, ce film pâti des affrontements plus ou moins grotesques entre la famille de Michel (qui a recueilli Paulette dont les parents ont été tués lors de l'exode) et la famille des voisins.
Enfin reste aussi la musique archi connue (et tant appréciée par les profs de guitare classique)
On peut montrer la guerre sans montrer de combats. Et ça on l'avait déjà compris en 1952.
Jeux interdits est loin de l'idéologie de la guerre si chère à l'Amérique et nous propose ici la vision de deux enfants de celle-ci.
Entendons nous tout de suite : Le film est très triste.
Mais la musique (culte au demeurant) est magnifique, l'esthétique soignée, les acteurs (y compris les enfants) doués, le postulat original et l'écriture aux petits oignons.
René Clément nous offre avec Jeux Interdits une plongée dans la campagne francaise, en pleine guerre en adoptant le point de vue de deux enfants, qui intégrent le contexte et des notions forts dramatiques dans leurs activités quotidiennes, à leur manière. L'exercice est lumineux et brillant, grâce notamment au talent des deux jeunes acteurs, et à une intrigue simple et bien racontée. Une oeuvre universelle, en somme, toujours efficace malgré son grand âge (1956).
« Jeux interdits » de René Clément est sorti en 1952. L’histoire est – je pense – connue de tous mais il est remarquable que René Clément ait pu pendant pratiquement 1 h et demi, nous entraîner dans cette histoire morbide avec 2 enfants dont le jeu est parfait : Michel (Georges Poujouly) âgé d’une dizaine d’années et Paulette (Brigitte Fossey dont on connaît la grande carrière ultérieure) âgée de 5 ans ! Michel est un petit paysan et Paulette une petite Parisienne dont les parents (les réels parents de Brigitte Fossey) sont morts fusillés par un avion allemand pendant lors de l’exode de 1940. Le petit chien de Paulette est mort également et doit être enterré « pour pas qu’il soit mouillé » et les 2 enfants de créer progressivement un cimetière pour les animaux (une taupe, un crapaud, un ver de ter, un poussin… ) avec des croix artisanales puis volées sur un corbillard et même dans le cimetière du village. La famille de Michel est typiquement rurale avec les éternelles rivalités ancestrales avec les voisins, Les Gouard, et quelques scènes drôles permettant de réduire la tension morale. La fin de ce film est pour ma part tragique car on ne saura rien de l’avenir de cette petite fille aux cheveux d’ange « récupérée » par la Croix-Rouge. Ce film mélangeant l’innocence, la tendresse et la poésie des enfants face l’atrocité de la guerre et à la médiocrité des adultes avec leurs mesquineries et codes sociaux ruraux, est prenant. Le noir et blanc est parfait, et le film fut un succès populaire lors de sa sortie et il reçût le Lion d'Or à la Mostra de Venise en 1952, l’Oscar du meilleur film étranger et le BAFTA l’année suivante... Un film magnifique baigné par le thème musical interprété par la guitare de Narciso Yepes.
Classique des années 50 et chef-d’œuvre du cinéma français. Ce film réalisé par René Clément restera également inoubliable grâce à la mélodie de Narciso Yepes. On est touché durant tout le film par le duo d'enfants, Michel et Paulette jouée par Brigitte Fossey alors âgée de 5 ans. On est obligé de sortir les mouchoirs au début et à la fin du film, qui montrent les horreurs de la guerre notamment celles de la débâcle de la France en juin 1940 (exode, bombardements, morts de civils, orphelins...). Le succès de ce film a été tel que Brigitte Fossey a rencontré la reine Élisabeth II en 1953.