Jeux interdits
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Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2020
Le thème musical est célébrissime représentant parfaitement la teneur du film. Film de 1952 à succès qui est aussi devenu un grand classique quelques années après la guerre avec une poésie toute en retenue due au jeu des deux enfants. Une allure tristounette et guillerette en même temps qui fait une sensibilité toute particulière dans un contexte dramatique.
Pascal F
Pascal F

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2019
Un monument hors catégorie du cinéma français. Ce film sur l’absurdité de la guerre relève du génie dans l’idée même du pitch...
Enfin les deux jeunes acteurs sont fantastiques.
Intemporel
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2019
Un joli conte dans lequel Brigitte Fossey incarne l'innocence enfantine tandis que la constitution d'un cimetière pour animaux semble le dernier maigre rempart contre l'indifférence ou le fatalisme des adultes. Vieilli cependant.
Pauline T
Pauline T

31 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2019
Jeux interdits fait partie des classiques du Cinéma français (d’ailleurs du Cinéma tout court), il n’obtient pas moins de huit récompenses dont le Lion d’Or à la Mostra de Venise et l’Oscar du meilleur film étranger (je pourrais ajouter également sa musique de début mondialement connue), et on comprend la place qu’il occupe dans ce paysage dès ses premières minutes. Des avions parcourent le ciel de 1940, des populations fuient vers le Sud de la France (la fameuse exode de 1940), les aviateurs tirent sur la foule, les parents de la jeune Paulette meurent. Son petit chien non plus ne survit pas à l’attaque et c’est le départ du film. Tout est centré sur la mort de ce chiot que la fillette ne veut pas accepter. Plus que celle de ses parents, c’est un symbole et bientôt une dérive créée par cette guerre affreuse. Paulette se retrouve dans une ferme où elle y fait la rencontre du petit Michel, un peu plus âgé qu’elle, tout commence.

Un des meilleurs films sur la guerre, car avant de se concentrer sur les combats et les soldats, il ancre son sujet sur les populations civiles totalement laissées à l’abandon, presque insouciantes des événements et pourtant rudement touchées par eux. Le film commence sur des plans d’avions de guerre et se termine dans un cri de désespoir. Métaphore du destin de chaque personne ayant vécu la Seconde Guerre mondiale.
Tout au long du film les enfants vont jouer avec la mort sans réellement en comprendre les tenants et aboutissants, bien qu’ils la côtoient de près à plusieurs reprises. Pour eux tout ça n’est qu’un jeu, un défi, le moyen d’exprimer leurs idées et d’expérimenter leur enfance. Ils sont tous les deux complices, la petite blonde aux grands yeux émerveillés et le garçonnet prêt à tout pour qu’elle arrête de pleurer. Et pourtant, c’est bien lui qui la fera le plus pleurer dans cette histoire.

Pleures complètement déchirant de l’actrice Brigitte Fossey (qui joue la mère dans La Boum) alors âgée de cinq ans et qui nous arrache le cœur à chacune de ses plaintes ou des ses mimiques tristes. Nous aussi on voudrait lui apporter tout et n’importe quoi pour qu’elle nous sourit un peu. Brigitte Fossey et Georges Poujouly ne nous offrent pas une performance d’acteurs, ils jouent tout simplement. Ils s’inventent un monde comme les deux rôles qu’ils interprètent et sont donc d’une justesse affolante. Je pleure au cinéma, mais rarement avec un tel pincement au cœur. La moue triste de Paulette lorsqu’elle explique que ses parents sont morts, lorsqu’elle refuse d’abandonner le cadavre de son chien, et bien plus tard encore dans le film, vous ramènent à vos propres reflets et peurs. Dans chaque larme de Paulette il y a notre angoisse de voir un jour nos parents mourir. La vision de ce visage angélique en devient insupportable tant il met mal à l’aise. Comment diable cette enfant de cinq ans peut-elle réussir à vous transmettre autant de tristesse alors qu’elle sait que tout ceci n’est que du jeu ?! Peut-être parce que les parents de Brigitte jouent leur propre rôle.

Niveau réalisation nous sommes dans les prémices de la Nouvelle Vague, Clément innove et profite pour tourner en extérieur. Ces femmes et ces hommes qui fuient la guerre, cette vache et ce cheval qui détalent dans la nature, ces enfants qui courent dans les herbes et les cimetières. Le décors réel fait du bien à cette ambiance pesante qu’un tournage en studio aurait rendue étouffante. Nous sommes loin des montages improbables de Godard ou des images tournées sur le vif de Truffaut qui sembleront des années plus tard représenter la Nouvelle Vague. Et pourtant nous sommes déjà à des kilomètres de pellicule des scénarios ou mises en scènes de Marcel Carné. Du renouveau et de la fraîcheur, tant dans les plans et la mise en scène que dans l’histoire et le jeu. Rien n’est surjoué, tout semble vrai, les actions se suivent dans une cohérence, une joie et une tristesse rassurantes. René Clément sait parfaitement dépeindre ce climat de vie paysanne éloignée du centre des affrontements. D’ailleurs le maître saura prendre le parti pris totalement opposé en réalisant quelques années plus tard Paris brûle-t-il ? qui se centre sur les affrontements aboutissant à la libération de Paris en 44. René Clément n’écrit et ne réalise donc pas ce film pour survoler le sujet de la guerre dans une hypothétique peur d’entrer dans le vif du sujet, non, il veut nous en montrer ses dérives et ses impacts sur deux êtres innocents.
Djam A
Djam A

31 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2019
film magnifique, l'innocence de l'enfance dans la folie de la guerre .
brigitte fossey et georges poujouly sont touchants ,un film qui n,a pris une ride
et que dire de la musique de Narciso Yepes .
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2018
Après une ouverture d'une urgence absolue et au montage traumatique, René Clément met en scène "Jeux Interdits" avec une ambivalence passionnante et bouleversante. Tous les éléments du long-métrage se présentent sous deux aspects qui, sans jamais s'opposer, s'alimentent et se complexifient mutuellement.

Le contexte de la guerre se dévoile dans le regard de celui qui la voit, et si l'innocence des enfants domine la majeure partie du récit, lui insufflant une insouciance salvatrice, une inquiétude souterraine gagne un monde d'adultes aux drames, certes futiles (le chien qui aboie, l'amourette entre Francis et Berthe), mais plus soutenable que la réalité (la santé de Georges, le conflit qui se rapproche, le deuil de la famille Gouard).

C'est toutefois dans son rapport à la mort que le cinéaste captive, alternant sans cesse entre le sacré et le profane, le jeu et la violence, l'émotivité et l'objetisation (Paulette qui pleure son chien avant de le jeter dès lors qu'on lui en promet un autre).

Loin de mettre une distance entre toutes ses éléments, dans une mécanique d'alternance vaine et peu émouvante, Clément les confronte dans le cadre, et les rapproche (dans le temps et l'espace) grâce à un montage tantôt brute, tantôt lyrique. Moins une œuvre qui se construit autour d'une dualité, que d'une multiplicité des points de vues dans l'appréciation d'un drame, "Jeux Interdits" voit la mise en scène les enchevêtrer par l'image pour leur redonner un poids intime.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2017
Jeux interdits est un très beau film dramatique de René Clément.
L'histoire est très belle. Les deux enfants (Michel et Paulette) sont très attachants. Leurs mésaventures sont prenantes.
Les deux acteurs enfants (Brigitte Fossey et Georges Poujouly) jouent de manière très naturelle. Les adultes jouent bien également.
La musique est très belle.
Un classique à voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2017
Ça reste pour moi un chef-d'oeuvre, un des meilleurs film que j'ai vu. Un grand classique, le genre de films que chaque personne est obligée de voir une fois dans sa vie (ça reste mon humble avis), plein de grâce et de sensibilité.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2017
Jeux interdits est un classique du cinéma français des années 50. Un joli film signé René Clément, qui pour ma part ne m’a pas totalement convaincu quand même.
Dans les très bons points il y a évidemment l’interprétation, et spécialement celle des deux jeunes enfants, puisque les adultes, sans mal joués, sont plus quelconques, tant par leurs personnages que par leur jeu un soupçon théâtral et excessif. Georges Poujouly et Brigitte Fossey forment un duo mémorable, jouant leurs rôles avec un naturel, une conviction et une fraicheur rare. Brigitte Fossey est une véritable poupée de porcelaine que magnifie la très belle photographie en noir et blanc du film. Les deux jeunes acteurs portent des personnages difficiles avec une maitrise impressionnante, et si Jeux interdits a accédé aux plus hautes distinctions, je ne doute pas que c’est aussi en grande partie par les prestations de ces deux interprètes sur lesquels reposent beaucoup le film.
Autre bon point, Jeux interdits est l’un de ces films anciens à posséder une bande son véritablement réfléchie et identifiable. Trop souvent la musique était alimentaire dans ces films anciens, et peu de compositeur ont réussi à émerger d’ailleurs. Jeux interdits prend un parti très différent avec une musique simple et parfaitement en adéquation avec son ambiance. Tout de suite le film de René Clément gagne en personnalité. Qualité sonore à laquelle s’ajoutent une très belle photographie en noir et blanc, une mise en scène maitrisé de René Clément, et des décors qui prennent pour cadre la campagne française, avec son authenticité affirmée. Malgré tout, ce qui a le plus retenu mon attention du point de vue visuel c’est le travail sur les contrastes lumineux. Jeux interdits est un film de la lumière, surtout dans les scènes d’extérieurs.
Le défaut finalement que l’on pourra relever dans Jeux interdits c’est un propos assez limité. Après un début fort et excellent, très touchant, le film va tendre à devenir moins puissant et aussi moins marquant par la suite, en suivant une histoire plaisante mais sans grand enjeu. Entre le très bon début et la fin marquante, Jeux interdits s’avère moins puissant, vivotant un peu. Curieusement le film est court mais je suis certain que cette partie centrale qui présente pas mal de scènes un peu anecdotique aurait pu gagner en épaisseur, en travaillant davantage au corps les sentiments, les émotions, et peut-être en se concentrant davantage sur les deux jeunes acteurs. Par exemple, autant l’ouverture est une réussite dramatique, autant l’événement tragique qui suit de peu perd en vigueur et semble presque quelconque.
Pour ma part Jeux interdits est un film visuellement sans grand défaut et porté par une excellente interprétation de ses deux jeunes acteurs et une musique aussi sobre que pertinente, mais dont le propos reste un peu trop ténu, léger, consensuel, une fois passée l’introduction, et semblant se rattraper uniquement dans sa conclusion. Certains verront peut-être une recherche de subtilité et de finesse de la part de Clément qui évite l’« effet Cosette », pour ma part je crois qu’il y avait des possibilités de frapper plus fort, sans forcément céder au misérabilisme. Après, que cela ne dégoute personne de voir ce film, il y a plein de très jolies scènes, et l’émotion est bien là. 4
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 janvier 2017
Pauvre gamine blonde comme les blés qui trimbale son chien crevé, orpheline à 6 ans qui se retrouve chez les culs-terreux de la cambrousse ! pauvre gamine qu'on a appelé Paulette, ses pauvres parents devaient lui en vouloir ou alors ils ne savaient pas, eux qui fuyaient comme tout le monde durant l'exode de juin 1940... Heureusement le gamin Michel est là, un vrai petit poulbot dont le don d'empathie est sans doute encore plus admirable que cet amour de gamine.

Puis, vient la chasse aux croix qui donne un peu de recul ou plutôt une sorte de désinvolture, de légèreté au drame larmoyant... car Jeux interdits vous tirera la larme à l'oeil, les golems eux-mêmes n'y résistent pas. Car la musique des suicidés est toujours là à faire couiner la guitare et savez-vous pourquoi on l'appelle ainsi ? parce qu'un suicidaire au moment de faire le grand saut, dès qu'il entend la musique des suicidés, il saute. La guitare elle-même le suit et se pend avec une de ses cordes, s'immole par le feu, répand ses cendres dans le fumier.

Bon, j'exagère. Parce que le film exagère dans le pathos, même la fin -ambigüe- en rajoute une dernière couche, comme un boeuf qui reçoit un dernier coup de masse sur la gueule, histoire d'être sûr. Je dirai le reproche politiquement correct qu'on peut ressortir n'importe où, n'importe comment : Jeux interdits n'est pas constructif, il est même destructif, inutilement violoneux (et guitareux) à se complaire dans la misère de cette façon.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2016
Paulette qui se retrouve confronté aux horreurs de la guerre et se retrouve sans parents, recueillis par un enfant paysan dans une ferme. Ce film montre avant tout l'insouciance des ces deux enfants face à la réalité tragique de la Seconde guerre mondiale. Pas mal d'émotions, des personnages très attachants. Une musique formidable. A voir
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2016
Le palmarès du film parle de lui-même mais je trouve que son annonce au début fait un peu pompeuse. Il n'en reste pas moins vrai que ça reste un pur chef d'oeuvre du cinéma mondial, le genre de film qui retranscrit une époque et un propos avec des certitudes très fortes. Les acteurs sont très bons, bluffants de naturel et j'ai été saisit par cette évocation de la France avant l'Occupation, pendant l'Exode et ses bombardements. C'est dur, cruel, injuste mais c'est à l'image de la situation. Visuellement, R. Clément opte pour la sobriété et n'en fait pas trop au niveau de sa mise en scène. Les dialogues de J. Aurenche sont très réussis et le scénario est passionnant de bout en bout. Il y a ensuite tout ce qui concerne la relation entre les 2 enfants mais aussi la rivalité entre les 2 familles, que l'on peut rapprocher de celle qui oppose les 2 pays en guerre. Le film est touchant, parfois sublime, incroyablement noir mais il a aussi cette petite pointe d'espoir, cette lueur qui jaillit parfois au détour d'un plan, d'une scène ou d'un regard qui en fait un incontournable du cinéma. D'autres critiques sur
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2016
Un sujet poignant, et surtout une actrice principale exceptionnelle, malgré son âge. Néanmoins, l'ensemble reste "sage", même la reconstitution de la France rurale des années 40 est passionnante.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2016
Oscar du meilleur film étranger, Jeux Interdits ne démérite pas le flot de récompense à son égard. Cette douce poésie, terrifiante d'une enfant qui perd ses attaches familiaux durant la 2nd guerre mondiale offre une résonance funèbre. René Clément est un réalisateur aux brillantes idées et à une réalisation atypique qui permet d'entreprendre le monde des adultes vus par des enfants. La jeune Brigitte Fossey ou Georges Poujouly propose une partition sans faille. On découvre de nombreux degrés de face à face entre la petite citadine orpheline et le solide campagnard entouré des siens. La réunion s'opère autour de la mort omniprésente. Finalement, le seul endroit où l'enfance semble préserver reste l'église. Bref, un film aux multples facettes et grilles d'analyse. Une sublime découvert qui s'inscrit avec aisance dans le Panthéon du cinéma français. Chef d'oeuvre!
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2016
Un triste début, puis l'amitié de deux enfants. Ces deux-là jouent bien. Dommage que l'on ne puisse en dire autant pour les adultes. C'est creux en dehors des enfants. L'histoire est bonne, mais aurait du se concentrer bien davantage sur les enfants. Car les adultes sont vraiment mauvais. Ils surjouent sans exception. Pourtant, à écouter les enfants, d'un réalisme bouleversants, on a envie de voir ce film.
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