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Arkab Prior
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4,5
Publiée le 18 mars 2026
Ce film permet d'appréhender ce qu'a pu être la terreur, qui, sous Staline, et sous les masques les plus joviaux, pouvait s'abattre à tous moments sur une famille. Les plus innocents ne la voyaient pas venir. Les plus aguerris et dignes tentaient de partir dignement. Avoir des galons de révolutionnaire n'était pas une protection.
A voir le colonel Kotov et ses proches mener une vie oisive et insouciante dans leur datcha au coeur de la nature, on se dit que l'existence sous Staline est un long fleuve tranquille. Il n'en est rien évidemment et le bonheur champêtre et familial, sous le soleil trompeur d'URSS, est bien trop édénique pour ne pas être éphémère ou illusoire. Le retour de Mitia l'ambigu va probablement bouleverser ce bel ordonnancement. Longtemps (trop peut-être), le réalisateur Nikita Mikhalkov prolonge les ébats bucoliques de la petite communauté des Kotov avant d'éclaircir le rôle de Mitia qui pourrait bien mettre en lumière, face à Kotov, admirateur de Staline, toute la perversité et la malfaisance du régime. Mieux qu'une dénonciation explicite et directe du stalinisme, l'histoire de Mikhalkov nous conduit, par sa disposition et son sentimentalisme, à ressentir toute l'ampleur du drame et l'oppression du communisme, ici celui des années 30. L'interprétation, collectivement est remarquable. La malice et la tendresse paternelle du vieux soldat Kotov, l'angélisme charmant de sa petite Nadia et la séduction troublante de l'épouse Maroussia forcent l'intérêt, incertain au début du film, que l'on doit porter à ce beau sujet.
Surcote. Très lent. Scénario minimaliste. Le film est surtout l'occasion de voir une famille de gens gais, exhuberants, fantaisistes. 2h15 pour cela. On s'ennuie. Film de référence surévalué.
Une merveille du cinéma russe qui nous fait traverser les années les plus noires du communisme stalinien, pire encore que le léninien, mais qui nous fait aussi comprendre comment il a pu séduire et exciter certains hommes de cette génération.
1936 en URSS. Prenant pour cadre un dimanche familial dans la vie d’un colonel soviétique célèbre et charismatique spoiler: qui va être victime des purges staliniennes , Soleil trompeur est un long-métrage de 2h30 à la fois beau, drôle, intelligent et discrètement terrifiant. Somptueuse fresque imprégnée de la culture russe dans toute sa complexité, le film mêle avec une très grande finesse le récit historique et le drame intime, en nous embarquant dans une chronique douce-amère à l’atmosphère bien plus perverse qu’il n’y parait. Grand Prix du jury à Cannes en 1994 et Oscar du meilleur film étranger en 1995.
Malgré son côté échevelé du début, on est happé par la nostalgie du passé qui est personnalisée par la petite fille. Elle cristallise par sa pureté tout l’histoire malheureuse qu’on ne connaît pas et le présent si joyeux que connaît le père. Formidable façon de rattraper ses fautes grâce au jeune qui simule la joie sans heurts et le père tout souriant avec sa famille dans la datcha du bonheur.
Les deux reproches qu'on pourra peut-être faire à ce film sont d'abord une musique un peu trop mélodramatique à certains moments, et sa longueur. Mais cette longueur, n'est-elle pas pour mieux tranquilliser le spectateur, pour mieux le tromper et que sa révolte soit plus forte lorsque, dans les dernières minutes, le drame arrive ? Ce qui ressemblait jusqu'à là à une chronique familiale plaisante, même avec un duel amoureux qui couve, rentre alors dans l'Histoire. Et ne peut laisser indifférent.
J'attendais beaucoup sans doute de ce film. Peut être trop... Je m'attendais à une grande fresque russe dans le style barbier de Sibérie ou docteur Jivago. Finalement c'est un petit film intimiste, bourgeois et pas très intéressant. J'ai lutté pour le finir et heureusement car la fin du film est un petit peu plus attrayant mais bon rien de trippant, loin de là...
Un chef d'oeuvre bourré des clins d’œils à la période soviétique. Sans dévoiler l'histoire chacun saura à la fin que personne n'est innocent et que... le soleil est trompeur (même si le titre original est "brûlé par le Soleil")
A première vue surtout axé sur l'ambiance et assez superficiel, ce film nécessite pourtant toute l'attention du spectateur sur certaines scènes-clé qui révèlent combien il est profond. Et même en étant immergé dans l'oeuvre au maximum, on manque des éléments extrêmement importants. Fort en dualités politiques et double-sens sentimentaux, ce film rend honneur au cinéma et aux acteurs russes avec un aspect trompeur et très bien réalisé.
Un joyau du cinéma russe qui mérite amplement d'être visionné . Le réalisateur Nikita Mikhalkov signe un film intimiste et bouleversant sur les premières purges staliniennes, où l'humour et la joie familiale en pleine campagne sont au coeur de son oeuvre et ce malgré des longueurs, on bascule au fur et à mesure dans le drame pour finalement se prendre un immense coup de poignard dans les dernières minutes . Une excellente découverte !
Nous regardions ce film par toute la famille. Le film raconte un moment très difficile pour la Russie par exemple d'une famille. Des acteurs sont remarquables! Le jeu de deux héros principaux m’a touché. Aussi la plus petite héroïne du film très bien a joué. Je n’ai pas bien aime que certains dialogues sont trop longs et le vide. Parfois quelques héros disent tous ensemble. Mais en générale c'est un très bon film. Je vous recommande de le regarder.
Grand prix du jury amplement mérité. J’oserais même dire que c’est plutôt une honte que ce soit « Pulp fiction » qui ait remporté la palme cette année-là. Quand tous les éléments cinématographiques concordent à ce point (réalisation, scénario, interprétation…etc…), on ne peut qu’applaudir vivement des deux mains. Un vrai coup de génie de Mikhalkov de nous raconter cette histoire terrible de cette manière. Beaucoup d’humour et de séquences émouvantes dans ce grand portrait familial. Le décor de cette maison traditionnelle et de la campagne russe sont vraiment superbes en cette belle et longue journée. Biensûr on s’attend à ce que quelque chose arrive et il faut reconnaitre qu’il y a quelques longueurs mais quelle claque lorsque tout bascule ! Un final grandiose révélant toutes les intentions de Mikhalkov qui aura su faire passer son message avec force en plus d’avoir magnifiquement interprété ce personnage. Grand film…
Une sublime chronique familiale dans les années 30 au coeur de la datcha paisible, au moment où Staline règne sur la Russie tel un soleil trompeur. On sent sourdre l'inquiétude au coeur du bonheur. Une grande claque cinématographique.