Le Quatrième homme
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Dans une atmosphère intrigante que l'excellente mise en scène renforce entre symbolisme outrancier et photographie léchée nous plongeons en focalisation interne dans le cerveau tourmenté d'un écrivain (fiévreux Jeroen Krabbé) qui mêle autant dans sa vie que dans ses écrits (ainsi qu'il le revendique lui-même) le fantasme ou l'illusion à la réalité - jusque dans des images glauques, morbides, cauchemardesques. Osant un mysticisme irrévérencieux et le mélange des genres (film noir, thriller nimbé de fantastique, drame psychologique), la narration se fait mise en abîme inquiète. Une proposition audacieuse, malaisante, fascinante!
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2025
pas très intéressé par ce film qui traite de rapports troubles au sein d'un couple. Trop confus pour émouvoir. Les 2 acteurs n'y croient pas et les tentatives de donner un peu d'ambiguïté à cette histoire ne sont pas crédible. Une réalisation hésitante, il est vrai que c'est l'un des premiers film de PV qui nous a donné ensuite quelques chefs d"oeuvre.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2021
Le ticket vers les States.
Ce film est le dernier film 100 % néerlandais de Verhoeven avant un bon moment et probablement son premier ticket d’entrée à Hollywood, non sans raison. Gerard Reve est romancier, alcoolique, bisexuel, drôlement cynique, catholique et obsédé par la mort. Il se rend à une conférence à l’invitation d’un cercle de lecture dont la trésorière est une belle et étrange jeune femme. Elle va réussir à le convaincre de rester vivre avec elle. Peu à peu, Gerard se pose des questions sur la raison de sa présence et sur le passé de la demoiselle. On pense immédiatement à de Palma (et donc à Hitchcock) car ce Quatrième Homme à le goût, l’odeur et presque l’esthétique des thrillers depalmiens des années 70-80. C’est donc un bon début. Entre rêves, hallucinations et réalité étrange, on ne sait parfois plus qui est qui ni ce qu’il représente. On navigue dans les délires de Gerard et comme lui, on se laisse séduire par ce ver blanc Russellien. L’intrigue fonctionne donc bien et on se laisse prendre par l’étrangeté et par les quelques effets de style que l’on doit en partie à l’excellent Jan de Bont. A l’interprétation, on a le plaisir de retrouver Renée Soutendijk qu’on avait déjà aimée dans Spetters et on découvre un Jeroen Krabbé très investi. Comme à son habitude, Verhoeven profite de ce climat pour développer le thème de la féminité conquérante et celui de l’ambiguïté sexuelle. Par ailleurs, on pourra repérer ici et là certains plans ou certaines séquences qui seront reproduits pour Basic Instinct dont l’ambiance est assez proche. En bref, un bon thriller paranoïaque, parfois un peu pataud et une prise d’ampleur dans le travail de Verhoeven qui se confirmera par la suite.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2017
Oula... Moi qui suis habituellement très sensible au style Verhoeven, j'avoue avoir été plus dubitatif ici. Drôle de rythme, histoire étrange et traitement qui l'est tout autant : le film ne plaira pas à tout le monde, y compris sans doute certains adorateurs du cinéaste. Reste que si toute cette obsession pour le sexe paraît parfois bien dispensable (la scène particulièrement sulfureuse faisant un lien direct avec la religion exceptée), force est de reconnaître qu'au moins l'œuvre ne laisse pas indifférent. Même si ça n'est pas ce à quoi nous a habitués le « hollandais violent », cet étrange récit où l'on oscille constamment entre fantasme et réalité sans très bien savoir où se trouve la frontière parvient à créer le malaise recherché (trop?), la dernière partie prenant même un virage « parano » suscitant un réel regain d'intérêt. Pas simple de faire la critique d'une œuvre aussi inclassable. Je n'ai pas aimé, je n'ai pas « pas aimé » : je reconnais l'audace, le talent sans y avoir été réellement sensible, ou alors par intermittence. À vous de voir si l'expérience mérite d'être tentée.
Christianm75
Christianm75

8 abonnés 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2016
Film noir atypique baignant dans une atmosphere fantastique" Le Quatrième Homme " est le meilleur film de la periode hollandaise de Paul Verhoeven.On y trouve les obsessions que le réalisateur devellopera dans ses futurs films : Sexe et mort, esprit malain et torturé.Un film qui s'il n'est pas inoubliable marque de toute façons les esprits.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2015
Écrivain bisexuel obsédé par la mort, Gerard rencontre l'énigmatique Christine lors d'une conférence et va peu à peu se nouer à elle, tandis que ses cauchemars et visions ne font que s'intensifier...

Pour son sixième film, son dernier en Hollande pendant plus de vingt ans, Paul Verhoeven braque sa caméra sur cet écrivain et retranscrit ses peurs, ses cauchemars et ses hallucinations, de plus en plus présentes lorsqu'il rencontrera Christine et il commencera à y voir des visions de morts et à imaginer qu'il sera peut-être le prochain à mourir. Il laisse régulièrement le doute et le mystère sur les protagonistes et notamment Christine, que l'on découvre à travers les yeux envoûtés de Gérard.

Avant même le début du film (lors du générique mêlant araignée et croix religieuse) Verhoeven instaure une ambiance bizarre, cauchemardesque et étrange qui va peu à peu s'accentuer et s'intensifier avec un soupçon de mort planant sur le récit. Fidèle à lui-même et n'hésitant pas à filmer de manière cru et naturel, voire même morbide, Verhoeven laisse toujours planer l'ambiguïté entre l'imaginaire et la réalité.

Alors, entre pulsions, tabou, religion ou encore vision, Verhoeven aborde beaucoup de thèmes et il est parfois trop confus et commet quelques maladresses, notamment vis-à-vis de la religion. C'est aussi dommage que certains personnages ne soient pas ou peu exploités et que la dernière partie du film soit un peu moins convaincante, mais rien empêchant d'être absorbé par l'atmosphère du film et les tourments du personnage principal, très bien interprété par Jeroen Krabbé.

Bref, sans être un Verhoeven majeur, il n'en reste pas moins fortement intéressant, que ce soit par les thèmes qu'il aborde mais surtout par l'atmosphère mise en place tout le long, oscillant entre étrange, morbide, crue et surnaturelle.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2014
Dernier long-métrage de la période hollandaise de Verhoeven avant son long séjour américain, Le Quatrième Homme est un thriller malsain qui porte en lui tous les germes de Basic Instinct (érotisme, femme fatale, ambivalence sexuelle...) la dimension mystique en plus. Sans être un chef-d'œuvre, ce film n'en marque pas moins un tournant important dans la carrière du réalisateur en introduisant une forte dimension symbolique dans son œuvre (peur de la castration, culpabilité, religion..) là où les précédents opus se contentaient d'un réalisme cru. Bien qu'un peu racoleur, cet exercice de style saura séduire les cinéphiles par son ambiance morbide et sa superbe photographie.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2014
Pour son dernier film aux Pays-Bas avant d'entamer sa carrière américaine, Paul Verhoeven nous livre un thriller sinueux, qui contient les éléments de base qui seront déclinés autrement dans "Basic Instinct". Ici, un auteur alcoolique et fauché rencontre une veuve mystérieuse dont il s'éprend, et se voit sujet à des visions qui le mettent en garde. L'intrigue de "De Vierde Man" ne semble pas avoir de fil conducteur autre que le cheminement du héros, mais le film parvient à retenir notre attention avec son ambiance étrange. Jeroen Krabbé campe avec conviction ce personnage principal tourmenté, tandis que la photographie est travaillée, et la réalisation de Verhoeven est efficace, avec notamment la question du sexe et de la violence traités sans détour. On notera aussi les multiples passages à la fois oniriques et ésotériques, qui donnent une vision originale du catholicisme, et font parfois penser au surréalisme de Bunuel. En somme, un film assez original, à découvrir.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2014
C'est un cinéaste un peu amer qui signe son dernier film dans son pays d'origine, avant son départ pour Hollywood. La reconnaissance publique reçue par "le choix du destin" (Soldaat von oranje), numéro 1 du box-office néerlandais en 1977, ne s'est pas accompagnée du même enthousiasme de la part de la critique nationale. Son film suivant "Spetters" sera lui descendu en flammes. Le réalisme cru de Verhoeven rehaussé de ses obsessions sexuelles et de son symbolisme jugé un peu toc a du mal à convaincre l'intelligentsia hollandaise. Pour son film d'adieu à son pays (avant un retour triomphal en 2006 pour "Blackbool"), il adapte le "quatrième homme" de l'écrivain Gerard Reve ou l'auteur homosexuel affirmé, relate par personnage interposé ses fantasmes. Verhoeven qui a l'esprit de troupe fait de nouveau appel à Renée Soutendjik et Jeroen Krabbé ses deux acteurs principaux de "Spetters" qui préfigurent l'autre couple devenu culte de "Basic instinct" formé par Sharon Stone et Michael Douglas" autour du même thème de la veuve noire. L'écrivain joué par Jeroen Krabbé (Gerard Reve) se laisse submergé pars ses fantasmes qu'il sublime à fortes doses d'alcool. A partir des visions de Reve, Verhoeven peut sans trop de risques développer son propre univers fantasmatiques peuplé de références cinématographiques (Bergman, Hitchcock, Bunuel) ou picturales (Bosch, Dali, Magritte). Le subterfuge a fonctionné, Verhoeven trouvant pour la première fois le chemin de la consécration critique dans son propre pays. Habilement, il brouille les pistes nous laissant en permanence perplexes sur la réalité de ce qui est exposé à l'écran. L'esprit de Reve est-il à ce point embrouillé ou la très belle et androgyne Christine Halsslag (Renée Soutendijk) est-elle vraiment une mante religieuse ? Paradoxalement et le réalisateur a bien dû en rire, son cinéma n'a jamais été autant surchargé de kitsch et d'allusions grossières comme les lettres de l'enseigne lumineuse de salon de beauté de Christine S-P-H-Y-N-X dont le H et le X éteints, indiquent SPYN comme l'araignée qui tisse sa toile pour y piéger ses victimes). Mais il lui a suffi transposer son univers dans celui de la création littéraire pour être adoubé par une critique parfois aveugle. Si son film est parfois un peu too much, Verhoeven qui a le chic pour choisir ses acteurs est suffisamment malin pour user des petits trucs qui nous font adhérer à sa démarche.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2013
Le Quatrième homme marque clairement une rupture dans la filmographie de Paul Verhoeven. C'est la première fois qu'il quitte le réalisme pur et dur pour aller vers un cinéma de l'imaginaire qui sera une des caractéristiques de sa période hollywoodienne.
En effet, le film est raconté à travers les yeux d'un personnage qui mélange la réalité et ses fantasmes, ce qui fait que l'on ne sait jamais si ce que l'on voit à l'écran est l'histoire réelle du personnage ou une vision fantasmée de celle-ci (ambiguité que l'on retrouvera plus tard dans Total recall). Ce trouble est renforcé par la magnifique photographie de Jan de Bont, des visions pouvant rappeler celles d'un Bunuel et par l'ambiguité de l'interprétation de l'excellente Renée Soutendijk (déjà présente dans Spetters). Cette dernière préfigure d'ailleurs la Catherine Tramell de Basic instinct, peut-être le meilleur film de la période américaine du cinéaste. Comme le personnage de Sharon Stone, Christine Halsslag interprète une femme trouble et entourée de morts violentes dont on ne sait pas si elle en est la cause ou la victime. La dualité de ces personnages est d'ailleurs peut-être, selon les propos même du cinéaste, à rapprocher de celle du personnage de Kim Novak dans Sueurs froides d'Hitchcock, cinéaste évoqué à plusieurs reprises au cours du film (l'oiseau qui tombe sur Gerard Reve, ce dernier espionnant à travers une serrure comme Norman Bates dans Psychose...).
L'aspect fictionnel et la grande qualité de l'oeuvre (Grand prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz 1984) font du Quatrième homme un parfait passeport vers Hollywood pour Paul Verhoeven. Il est ainsi tout à fait naturel que le film suivant du cinéaste ait été une co-production néerlando-américaine : La Chair et le sang. Jeroen Krabbé, lui, profitera lui aussi de cette réussite en apparaissant dans d'importants succès comme Jumpin' Jack Flash, Tuer n'est pas jouer, Le Fugitif ou Ocean's twelve. Dommage que Renée Soutendijk, parfaite dans ce film, n'ait pas connu une carrière hollywoodienne aussi brillante.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2013
Quelques temps avant sa consécration américaine (Robocop, Basic Instinct), le flying dutchman Paul Verhoeven réalisait ce bijou de noirceur, mélange de fantastique et d'horreur, consacrant une inoubliable figure de femme fatale. A (re)découvrir sans tarder...
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2013
Dernier film du "Hollandais violent" avant un long et très réussi passage au Pays de l'Oncle Sam, "Le Quatrième Homme" se distingue de la filmo antérieure du monsieur car jusqu'alors chantre du réalisme cru très cru là il adopte un style qui vire très vite dans l'abstraction qu'à la fin on ne sait même pas si on a eu affaire à une oeuvre fantastique. On a le droit à un très fort symbolisme catholique, aux thématiques de l'alcoolisme, du sexe (Verhoeven Touch oblige !!!) et à une blonde hitchcockienne ultra-mystérieuse (qui préfigure Sharon Stone dans "Basic Instinct" !!!), tout ça... Bref on ne comprend pas vraiment ce qu'on a vu mais si on a pas l'impression qu'on a visionné le film le plus abouti de Paulo l'ensemble se regarde avec un œil non dénué de fascination. En plus Jeroen Krabbé, acteur suffisamment charismatique pour se faire remarquer face au bulldozer Rutger Hauer dans "Le Choix du destin", excelle en type tourmenté. Franchement pas mal...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 août 2012
Film provoque de paul dans ca periode hollandaise renee soutendjkà une formidable emprise sur la caméra et jeroen krabbe que l'on a toujour plaisir à voir jouer dans des bon films comme des mauvais.film etrange et mystique à voir !
kray
kray

68 abonnés 1 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2010
Le quatrième homme est une sorte de préquel à basic instinct . En effet, la trame du quatrième homme servira de base pour le thriller sulfureux avec sharon stone. Toutefois , il s'en dégage une ambiance bien particulière , comme les affectionnait verhoeven lors de sa période hollandaise.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2009
Verhoeven signe un film intriguant semi-fantastique. L'écrivain interprété par l'excellent Jeroen Krabbe, hanté par ses obsessions va aller au bout de la folie en s'attachant à la troublante Christine. Comme toujours chez le cinéaste, il y a du sexe et du sang et d'ailleurs on peut voir en ce film une préfiguration des thèmes de "Basic Instinct". La mise en scène est bien travaillée mais au final, le film semble inabouti.
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