Le Quatrième homme
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Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2013
Dernier film du "Hollandais violent" avant un long et très réussi passage au Pays de l'Oncle Sam, "Le Quatrième Homme" se distingue de la filmo antérieure du monsieur car jusqu'alors chantre du réalisme cru très cru là il adopte un style qui vire très vite dans l'abstraction qu'à la fin on ne sait même pas si on a eu affaire à une oeuvre fantastique. On a le droit à un très fort symbolisme catholique, aux thématiques de l'alcoolisme, du sexe (Verhoeven Touch oblige !!!) et à une blonde hitchcockienne ultra-mystérieuse (qui préfigure Sharon Stone dans "Basic Instinct" !!!), tout ça... Bref on ne comprend pas vraiment ce qu'on a vu mais si on a pas l'impression qu'on a visionné le film le plus abouti de Paulo l'ensemble se regarde avec un œil non dénué de fascination. En plus Jeroen Krabbé, acteur suffisamment charismatique pour se faire remarquer face au bulldozer Rutger Hauer dans "Le Choix du destin", excelle en type tourmenté. Franchement pas mal...
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2013
Quelques temps avant sa consécration américaine (Robocop, Basic Instinct), le flying dutchman Paul Verhoeven réalisait ce bijou de noirceur, mélange de fantastique et d'horreur, consacrant une inoubliable figure de femme fatale. A (re)découvrir sans tarder...
konika0
konika0

36 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2021
Le ticket vers les States.
Ce film est le dernier film 100 % néerlandais de Verhoeven avant un bon moment et probablement son premier ticket d’entrée à Hollywood, non sans raison. Gerard Reve est romancier, alcoolique, bisexuel, drôlement cynique, catholique et obsédé par la mort. Il se rend à une conférence à l’invitation d’un cercle de lecture dont la trésorière est une belle et étrange jeune femme. Elle va réussir à le convaincre de rester vivre avec elle. Peu à peu, Gerard se pose des questions sur la raison de sa présence et sur le passé de la demoiselle. On pense immédiatement à de Palma (et donc à Hitchcock) car ce Quatrième Homme à le goût, l’odeur et presque l’esthétique des thrillers depalmiens des années 70-80. C’est donc un bon début. Entre rêves, hallucinations et réalité étrange, on ne sait parfois plus qui est qui ni ce qu’il représente. On navigue dans les délires de Gerard et comme lui, on se laisse séduire par ce ver blanc Russellien. L’intrigue fonctionne donc bien et on se laisse prendre par l’étrangeté et par les quelques effets de style que l’on doit en partie à l’excellent Jan de Bont. A l’interprétation, on a le plaisir de retrouver Renée Soutendijk qu’on avait déjà aimée dans Spetters et on découvre un Jeroen Krabbé très investi. Comme à son habitude, Verhoeven profite de ce climat pour développer le thème de la féminité conquérante et celui de l’ambiguïté sexuelle. Par ailleurs, on pourra repérer ici et là certains plans ou certaines séquences qui seront reproduits pour Basic Instinct dont l’ambiance est assez proche. En bref, un bon thriller paranoïaque, parfois un peu pataud et une prise d’ampleur dans le travail de Verhoeven qui se confirmera par la suite.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2014
Dernier long-métrage de la période hollandaise de Verhoeven avant son long séjour américain, Le Quatrième Homme est un thriller malsain qui porte en lui tous les germes de Basic Instinct (érotisme, femme fatale, ambivalence sexuelle...) la dimension mystique en plus. Sans être un chef-d'œuvre, ce film n'en marque pas moins un tournant important dans la carrière du réalisateur en introduisant une forte dimension symbolique dans son œuvre (peur de la castration, culpabilité, religion..) là où les précédents opus se contentaient d'un réalisme cru. Bien qu'un peu racoleur, cet exercice de style saura séduire les cinéphiles par son ambiance morbide et sa superbe photographie.
Ricco92
Ricco92

283 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2013
Le Quatrième homme marque clairement une rupture dans la filmographie de Paul Verhoeven. C'est la première fois qu'il quitte le réalisme pur et dur pour aller vers un cinéma de l'imaginaire qui sera une des caractéristiques de sa période hollywoodienne.
En effet, le film est raconté à travers les yeux d'un personnage qui mélange la réalité et ses fantasmes, ce qui fait que l'on ne sait jamais si ce que l'on voit à l'écran est l'histoire réelle du personnage ou une vision fantasmée de celle-ci (ambiguité que l'on retrouvera plus tard dans Total recall). Ce trouble est renforcé par la magnifique photographie de Jan de Bont, des visions pouvant rappeler celles d'un Bunuel et par l'ambiguité de l'interprétation de l'excellente Renée Soutendijk (déjà présente dans Spetters). Cette dernière préfigure d'ailleurs la Catherine Tramell de Basic instinct, peut-être le meilleur film de la période américaine du cinéaste. Comme le personnage de Sharon Stone, Christine Halsslag interprète une femme trouble et entourée de morts violentes dont on ne sait pas si elle en est la cause ou la victime. La dualité de ces personnages est d'ailleurs peut-être, selon les propos même du cinéaste, à rapprocher de celle du personnage de Kim Novak dans Sueurs froides d'Hitchcock, cinéaste évoqué à plusieurs reprises au cours du film (l'oiseau qui tombe sur Gerard Reve, ce dernier espionnant à travers une serrure comme Norman Bates dans Psychose...).
L'aspect fictionnel et la grande qualité de l'oeuvre (Grand prix du Festival international du film fantastique d'Avoriaz 1984) font du Quatrième homme un parfait passeport vers Hollywood pour Paul Verhoeven. Il est ainsi tout à fait naturel que le film suivant du cinéaste ait été une co-production néerlando-américaine : La Chair et le sang. Jeroen Krabbé, lui, profitera lui aussi de cette réussite en apparaissant dans d'importants succès comme Jumpin' Jack Flash, Tuer n'est pas jouer, Le Fugitif ou Ocean's twelve. Dommage que Renée Soutendijk, parfaite dans ce film, n'ait pas connu une carrière hollywoodienne aussi brillante.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2009
Verhoeven signe un film intriguant semi-fantastique. L'écrivain interprété par l'excellent Jeroen Krabbe, hanté par ses obsessions va aller au bout de la folie en s'attachant à la troublante Christine. Comme toujours chez le cinéaste, il y a du sexe et du sang et d'ailleurs on peut voir en ce film une préfiguration des thèmes de "Basic Instinct". La mise en scène est bien travaillée mais au final, le film semble inabouti.
Christianm75
Christianm75

8 abonnés 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2016
Film noir atypique baignant dans une atmosphere fantastique" Le Quatrième Homme " est le meilleur film de la periode hollandaise de Paul Verhoeven.On y trouve les obsessions que le réalisateur devellopera dans ses futurs films : Sexe et mort, esprit malain et torturé.Un film qui s'il n'est pas inoubliable marque de toute façons les esprits.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2008
Le Quatrième homme est une sorte de Basic instinct avant l'heure mais en plus mystérieux, ce film est très troublant (comme Renée Stoutendjik), l'écrivain incarné à merveille par Jeroen Krabbé oscille sans cesse entre onirisme et réalité. On ne sait plus distinguer le vrai du faux. Le Quatrième homme a quelque chose d'hypnotique.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 822 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
Dans une atmosphère intrigante que l'excellente mise en scène renforce entre symbolisme outrancier et photographie léchée nous plongeons en focalisation interne dans le cerveau tourmenté d'un écrivain (fiévreux Jeroen Krabbé) qui mêle autant dans sa vie que dans ses écrits (ainsi qu'il le revendique lui-même) le fantasme ou l'illusion à la réalité - jusque dans des images glauques, morbides, cauchemardesques. Osant un mysticisme irrévérencieux et le mélange des genres (film noir, thriller nimbé de fantastique, drame psychologique), la narration se fait mise en abîme inquiète. Une proposition audacieuse, malaisante, fascinante!
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2017
Oula... Moi qui suis habituellement très sensible au style Verhoeven, j'avoue avoir été plus dubitatif ici. Drôle de rythme, histoire étrange et traitement qui l'est tout autant : le film ne plaira pas à tout le monde, y compris sans doute certains adorateurs du cinéaste. Reste que si toute cette obsession pour le sexe paraît parfois bien dispensable (la scène particulièrement sulfureuse faisant un lien direct avec la religion exceptée), force est de reconnaître qu'au moins l'œuvre ne laisse pas indifférent. Même si ça n'est pas ce à quoi nous a habitués le « hollandais violent », cet étrange récit où l'on oscille constamment entre fantasme et réalité sans très bien savoir où se trouve la frontière parvient à créer le malaise recherché (trop?), la dernière partie prenant même un virage « parano » suscitant un réel regain d'intérêt. Pas simple de faire la critique d'une œuvre aussi inclassable. Je n'ai pas aimé, je n'ai pas « pas aimé » : je reconnais l'audace, le talent sans y avoir été réellement sensible, ou alors par intermittence. À vous de voir si l'expérience mérite d'être tentée.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2014
Pour son dernier film aux Pays-Bas avant d'entamer sa carrière américaine, Paul Verhoeven nous livre un thriller sinueux, qui contient les éléments de base qui seront déclinés autrement dans "Basic Instinct". Ici, un auteur alcoolique et fauché rencontre une veuve mystérieuse dont il s'éprend, et se voit sujet à des visions qui le mettent en garde. L'intrigue de "De Vierde Man" ne semble pas avoir de fil conducteur autre que le cheminement du héros, mais le film parvient à retenir notre attention avec son ambiance étrange. Jeroen Krabbé campe avec conviction ce personnage principal tourmenté, tandis que la photographie est travaillée, et la réalisation de Verhoeven est efficace, avec notamment la question du sexe et de la violence traités sans détour. On notera aussi les multiples passages à la fois oniriques et ésotériques, qui donnent une vision originale du catholicisme, et font parfois penser au surréalisme de Bunuel. En somme, un film assez original, à découvrir.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2014
C'est un cinéaste un peu amer qui signe son dernier film dans son pays d'origine, avant son départ pour Hollywood. La reconnaissance publique reçue par "le choix du destin" (Soldaat von oranje), numéro 1 du box-office néerlandais en 1977, ne s'est pas accompagnée du même enthousiasme de la part de la critique nationale. Son film suivant "Spetters" sera lui descendu en flammes. Le réalisme cru de Verhoeven rehaussé de ses obsessions sexuelles et de son symbolisme jugé un peu toc a du mal à convaincre l'intelligentsia hollandaise. Pour son film d'adieu à son pays (avant un retour triomphal en 2006 pour "Blackbool"), il adapte le "quatrième homme" de l'écrivain Gerard Reve ou l'auteur homosexuel affirmé, relate par personnage interposé ses fantasmes. Verhoeven qui a l'esprit de troupe fait de nouveau appel à Renée Soutendjik et Jeroen Krabbé ses deux acteurs principaux de "Spetters" qui préfigurent l'autre couple devenu culte de "Basic instinct" formé par Sharon Stone et Michael Douglas" autour du même thème de la veuve noire. L'écrivain joué par Jeroen Krabbé (Gerard Reve) se laisse submergé pars ses fantasmes qu'il sublime à fortes doses d'alcool. A partir des visions de Reve, Verhoeven peut sans trop de risques développer son propre univers fantasmatiques peuplé de références cinématographiques (Bergman, Hitchcock, Bunuel) ou picturales (Bosch, Dali, Magritte). Le subterfuge a fonctionné, Verhoeven trouvant pour la première fois le chemin de la consécration critique dans son propre pays. Habilement, il brouille les pistes nous laissant en permanence perplexes sur la réalité de ce qui est exposé à l'écran. L'esprit de Reve est-il à ce point embrouillé ou la très belle et androgyne Christine Halsslag (Renée Soutendijk) est-elle vraiment une mante religieuse ? Paradoxalement et le réalisateur a bien dû en rire, son cinéma n'a jamais été autant surchargé de kitsch et d'allusions grossières comme les lettres de l'enseigne lumineuse de salon de beauté de Christine S-P-H-Y-N-X dont le H et le X éteints, indiquent SPYN comme l'araignée qui tisse sa toile pour y piéger ses victimes). Mais il lui a suffi transposer son univers dans celui de la création littéraire pour être adoubé par une critique parfois aveugle. Si son film est parfois un peu too much, Verhoeven qui a le chic pour choisir ses acteurs est suffisamment malin pour user des petits trucs qui nous font adhérer à sa démarche.
Clntra
Clntra

40 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2025
pas très intéressé par ce film qui traite de rapports troubles au sein d'un couple. Trop confus pour émouvoir. Les 2 acteurs n'y croient pas et les tentatives de donner un peu d'ambiguïté à cette histoire ne sont pas crédible. Une réalisation hésitante, il est vrai que c'est l'un des premiers film de PV qui nous a donné ensuite quelques chefs d"oeuvre.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2009
P. Verhoeven connaît ses classiques, les premiers films de L. Bunuel et le cinéma surréaliste en général, l'univers de W. Burroughs, avec les distorsions entre fantasmes et réalité, le film noir (le personnage de la femme fatale) et il sait réaliser des scènes choc (un christ comme objet sexuel, les yeux crevés...). Reste que son film apparaît au final fabriqué, pour ne pas dire racoleur, malgré toutes les qualités formelles qu'on peut lui trouver (très belle photo entre autres). Beaucoup de virtuosité, peu d'inspiration authentique.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 119 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 janvier 2009
Avec ce dernier film de sa pèriode nèerlandaise,Paul Verhoeven propose une farce dèlirante qui èpouse le point de vue de son hèros, un ècrivain homosexuel en proie a des visions èrotico-mystiques! A travers des images très crues et d'une photographie raffinèe de Jan De Bont, le cinèaste conjugue le sexe, la mort et les affres de la crèation dans une intrigue qui refuse de se prendre trop au sèrieux! Une oeuvre captivante et insolite, sorte de rècit d'une descente aux enfers, interprètè par un excellent Jeroen Krabbe...
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