Les roseaux sauvages sont pour moi ma troisième incursion dans le cinéma de son auteur, André Téchiné. Ma découverte de Hotel des Amériques m'avais laisser sur le coté, un autre visionnage serait surement nécessaire pour m'en faire une autre opinion. Pour en revenir à ce long métrage ci, j'ai ressentis pareil sensation que pour le précédent film ( Les Innocents ), le récit ma captivé mais certains passages à vides me laisse sur ma faim ... Le film s'essouffle au fil des minutes, le constat est similaire pour ces comédiens qui perdent de leurs forces au fur et à mesure. Les interprètes sont malgré tout au niveau, Elodie Bouchez est a en pleurer dans les prémices de cette histoire, dommage qu'elle finisse par m'agacer ! Malgré ces défauts, ce film gagne ma sympathie et mon attachement tant cette histoire est joliment conté et son sujet maîtrisé de main de maître. Un bon moment, mais pas exceptionnelle non plus ...
Je n'ai pas accroché ni sur le sujet (de la guerre d'Algérie, je ne sais que ce que les bouquins d'histoire du lycée ont bien voulu me raconter c'est à dire absolument rien), ni sur le scénario, ni sur les dialogues, ni sur les personnages.
Les Roseaux sauvages ne peut que surprendre, avec sa narration extrêmement lente, ses dialogues simples et directs : André Téchiné aborde de nombreux thèmes et glisse de l'un à l'autre non sans une certaine virtuosité délicieuse, entre l'homosexualité qui s'éveille, la passion politique chez les jeunes, l'indécision, l'impuissance devant les événements, la jeunesse qui interroge la vieillesse et la remet en question, jusqu'à la foi même... Tout est très habilement mené par Téchiné qui observe délicatement ses personnages les uns après les autres, puis ensemble, qui se soumettent au regard de l'autre ou le rejette. Hélas, il n'évite pas les écueils d'une certaine facilité dans le ton : il ne suffit pas toujours de trouver l'endroit idéal et la lumière caressante pour recueillir l'émotion. Ce qui trompe Téchiné doit être ce cadre justement magnifique auquel il réduit son film, et c'est pourquoi les acteurs ne convainquent pas toujours, ils paraissent parfois les intrus de l'histoire les uns pour les autres : que vient faire untel quand les deux autres sont ensemble ? La maladresse des mots et des gestes est inévitable. Malgré cela, André Téchiné nous ramène avec un talent incroyable dans cette France troublée de l'année 1962, et avec cette simple histoire d'adolescence et tous ses acteurs débutants, et ses plans délicats, nous montre sa grande passion pour le Cinéma.
André Techiné plonge dans ses souvenirs dr jeunesse pour évoquer la France du Sud Ouest durant la Guerre d'Algérie. Un film touchant porté par des comédiens quasi débutants qui ont depuis fait du chemin. César du meilleur film.
J'ai hésité à mettre 3 ou 3 étoiles et demi pour ce film d'André Téchiné, j'ai finalement opté pour 3 et 1/2. Il est très réussi, et n'a pas trop vieilli par rapport à la problématique des adolescents qui découvrent leur sexualité, qui est universelle. L'intrigue se déroule pendant la guerre d'Algérie, dans un village du Sud Ouest de la France. Il mêle donc le sujet de la politique à celui des adolescents qui grandissent, qui cherchent leur voie, leur place. Les personnages sont complexes, différents les uns des autres, leur psychologie est bien travaillée, ils évoluent au cours du film. Les comédiens sonnent juste et nous renseignent aussi sur une certaine époque. Un film à recommander à tous les adolescents. Voir ma critique complète sur mon blog personnel : http://lacavernefilmsetseries.wordpress.com/2012/05/17/les-roseaux-sauvages/
Petite film sympathique dont le thème principal, la découverte de la séxualité, permet le mélange de plusieurs histoires d'amour et de haine. C'est frais, agréable mais pas mémorable. Le jeu des acteurs principaux manque cruellement de naturel et la réalisation penche vers le banal téléfilm.
En voyant le titre assez particulier et l'affiche j'ai tout de suite eu envie de le voir ; ça laisse planer un certain mystère. C'est une œuvre des plus singulières (surprenant qu'il ne soit pas plus connu que ce je pensais), où l'homosexualité et les relations libres sont clairement évoquées et montrées avec sensibilité, sensualité, sans voyeurisme et tout en pudeur. Elodie Bouchez aussi charmante que doué soit-elle, les autres y compris.
Film sensible et très émouvant sur l'adolesence et ses mystères. Le film englobe une multitudes de sujets complexes tel que l'homosexualité, la guerre d'Algèrie et la découverte de la sexualité.
Première fois que je plonge dans le cinéma d'André Téchiné et j'en ressors avec une impression mitigée. D'un côté, l'histoire, sur fond d'homosexualité, de Guerre d'Algérie (le sujet méga-giga-supra tabou de la mort du cinéma hexagonal!) et de PCF qui avait encore une part importante dans la politique du pays (oui, ça remonte loin dans le passé!), est intéressante, et le cinéaste sait très bien diriger ses comédiens. D'un autre, Téchiné a l'air parfois d'oublier que si le cinéma est un art sonore, il est aussi un art visuel. Les comédiens discutent énormément, d'ailleurs ils ne font que cela pendant toute la durée du film. Le réalisateur n'exploite donc pas tout le potentiel émotionnel de l'histoire se refusant à laisser parler la caméra, ne sachant peut-être pas qu'une image bien mise en scène peut en dire autant sinon plus que cinq minutes de dialogues. Et puis, à l'exception d'Elodie Bouchez, les comédiens sont certes talentueux mais manquent sévèrement de charisme. A voir d'autres oeuvres du cinéaste avant de se faire un avis définitif.
C'est le film le plus autobiographique d'André Téchiné,et par rebond celui où les émotions pénètrent le plus facilement.La sincérité de la démarche ne fait aucun doute.Téchiné a réellement vécu dans la campagne du Sud-Ouest,il a été très touché par les conséquences de la guerre d'Algérie,et il découvrit son homosexualité à l'adolescence.Chronique nostalgique,"les Roseaux Sauvages"(1994)remporta 4 Oscars en son temps,dont celui incontestable pour Elodie Bouchez,douce et attendrissante.Gaël Morel,Stéphane Rideau et Frédéric Gorny sont également très justes.En nous parlant de l'éveil politique et sexuel d'adolescents ayant du mal à faire la différence entre ce qui est bien ou mal,Téchiné tient surtout à montrer avec sa sensibilité coutumière que les élans du coeur,induisent souvent en erreur,mais n'en sont pas moins la justification même de l'humanité de chacun.Si la reconstitution d'époque sonne un peu faux,et que l'on aurait pu espérer plus d'ampleur et de recul dans ce scénario intimiste,force est de constater que le destin de ces personnages ressemble à celui que l'on a tous connu un jour,entre joies,peines,doutes,remises en question et expérience de la vie.
Je ne suis pas un grand fan des chroniques de ce genre, mais celle ci est très convaincante car très bien scénarisé. Les dialogues et les personnages sont parfaits (Elodie Bouchez est super). Une mise en scène subtil et printanière.
Cette description de la vie d'ados d'un internat, l'année du bac et à la fin de la guerre d'Algérie est plutôt acceptable, mais j'avoue ne pas avoir été passionné, sans doute parce que la plongée dans les années 60 sonnait un peu faux. Elodie Bouchez apportait une fraicheur bienvenue, mais l'histoire d'homosexuel m'a paru hors sujet (je ne me souviens pas, dans les années 60, d'une allusion quelconque à cette réalité alors bien cachée). Bref, pas inoubliable.