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Max Rss
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3,0
Publiée le 30 novembre 2025
Je suis bien embêté ! Je sais que ce film a de nombreux fans et je regrette bien de ne pas en faire partie, mais je ne peux pas me forcer. Parce que ouais, y a des scènes désopilantes, comme ce fameux débat totalement surréalistes autour du retour du Jedi ou des dialogues qui parfois ne manquent pas de cynisme. Et d'y voir des acteurs que l'on retrouvera avec plaisir dans les années à venir. Mais à mon sens, rien ne justifie d'en faire une référence de la comédie américaine, pas même le fait d'avoir été pareil succès tout en étant produit avec 6 dollars et 2 cents. Quant au noir et blanc... franchement, quelle est son utilité ? Dans mes souvenirs, "Mallrats" m'avait nettement plus amusé (tout en étant encore plus en-dessous de la peinture) et "Jay & Bob strike back" (revu récemment) encore plus.
Comédie écrite et réalisée par Kevin Smith, qui fait ici ses premiers pas derrière la caméra au cinéma, Clerks est un film aussi modeste que génial. L'histoire nous fait suivre Dante et Randal, deux potes, employés, pour le premier d'une épicerie, et pour le second d'un magasin de location de vidéo, situés juste à côté l'un de l'autre, dans la ville de Leonardo dans le New Jersey. Un samedi, alors que Dante est en repos et qu'il a un match de hockey de prévu à quatorze heures, son patron l'appelle pour l'obliger à venir tenir la boutique car son collègue Arthur est malade, lui promettant que quelqu'un viendrait le remplacer à midi. Seulement, la journée des deux compères va être jalonnée d'imprévus, tous plus cocasses et catastrophiques les uns que les autres. Ce scénario, simple mais efficace, s'avère particulièrement emballant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue sans enjeu majeur mais pourtant prenante et divertissante à la faveur de cette journée qui s'égraine au fil des scènes saugrenues nous montrant le quotidien de la jeunesse de cette époque. En plus d'une histoire de cœur et de sexe, le binôme va devoir faire face à des clients subits en tout genre et vont devoir faire preuve de plus ou moins de sens relationnel et commercial alors même qu'ils détestent leur travail. Et tout cela accouche d'un ton léger qui fait un bien fou, notamment grâce à son humour qui fait mouche très régulièrement. Celui-ci est franchement drôle, voire parfois même hilarant. Tout cela est rendu possible par la délicieuse galerie de personnages formée par le binôme, les deux femmes au cœur du dilemme amoureux, des squatteurs de la rue ou encore des clients. Des rôles interprétés avec sincérité et naturel par de jeunes comédiens sacrément sympathiques et cools, qui sont des amis et connaissances du réalisateur, à commencer par les deux principaux que sont Brian O'Halloran et Jeff Anderson. Mais les autres ne sont pas en reste et méritent clairement aussi d'être cités parmi lesquels Marilyn Ghigliotti, Lisa Spoonhauer, Jason Mewes, Scott Mosier ou encore le silencieux Kevin Smith en personne qui campe un personnage très basique pourtant hautement mémorable. Tous ces individus entretiennent des relations plus profondes qu'il n'y paraît derrière des conversations souvent graveleuses, car traitant de ce qui se passe sous la ceinture, qui laissent également place à des réflexions intéressantes. Les thèmes sont abordés sans filtre via des dialogues francs qui provoquent beaucoup d'éclats de rire. Enfin, on ressent très bien l'amitié entre Dante et Randal. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut minimaliste mais parfaitement raccord avec son propos. Le budget est dérisoire et cela se ressent dans la mise en scène assez amatrice, mais tout de même propre et qui bénéficie d'un véritable cachet et d'un parti pris avec ce noir et blanc granuleux. Les environnements sont eux très limités puisqu'ils se limitent aux intérieurs des deux boutiques et à ce qui se passe sur le pas de leurs portes. Mais ils sont bien exploités et on se permet même une sortie de ce cadre le temps d'une séquence. Ce visuel sommaire mais bénéficiant d'un certain charme via son ambiance esthétique fauchée, brute et authentique, est accompagné par une bande originale aux titres énergiques de la scène alternative typique de la culture underground avec du rock, du punk rock et du grunge, qui sont parfaitement raccord avec l'état d'esprit général. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Clerks qui, en conclusion, est un long-métrage méritant amplement le coup d'œil tant c'est un grand petit film.
Gros coup de cœur très inattendu pour ce film, réalisé par Kevin Smith et sorti en 1994. Premier film du View Askewniverse mais également premier film du réalisateur, c'est de toute manière ma première introduction du l'univers du cinéaste. Et, malgré la très bonne réputation du film, j'étais très dubitatif quant à la qualité de ce dernier. J'avais déjà entendu parler des deux personnages Jay et Silent Bob mais, du peu que j'en ai vu, je n'en étais vraiment pas fan. Ils fonctionnent en effet sur un humour très particulier et j'avais peur que tout le film fonctionne sur ce même humour. Et donc, quelle ne fut pas ma surprise, quand j'ai constaté que j'avais sous les yeux un film, certes drôle, mais qui est également brillamment écrit et brillamment réalisé ! Bon, on va tout de suite passer à la partie mise en scène car, je ne suis pas dupe, beaucoup de choix ne sont pas artistiques mais plus pratiques. Effectivement, le réalisateur ne tournant qu'entre minuit et quatre heures du matin, travaillant dans la supérette du film en tant qu'employé la journée, il fallait que le tournage se déroule au plus vite. Si l'on ajoute à ça le budget très réduit, il fallait aller au plus simple. C'est ainsi que l'on se retrouve avec un film dont les conversations sont majoritairement tournées en plan fixes, sans contre-champ ni changement d'axes, ni même de zoom ou de mouvements de caméra quelconque. Les seuls moments où la caméra bouge sont lorsque les personnages sont dehors mais nous sommes tout de même en plan séquence, il n'y a que très peu de coupes dans les scènes. C'est le genre de truc qui peu faire peur mais honnêtement, les conversations sont tellement prenantes qu'on ne rend même plus compte que nous n'avons pas changer d'axe depuis cinq minutes ! Pourtant, les dialogues sont assez bateaux, ce sont deux personnages qui se plaignent de leur vie et de leur boulot (un gérant une supérette et l'autre le vidéo-store d'à côté) mais ces dialogues sont tellement empreints de réalisme qu'ils en deviennent fascinants ! De même, cette caméra immobile, plus le noir et blanc, confèrent au film ce côté artisanal qui va très bien avec le propos de l'histoire. On a également des scènes très drôles, notamment toutes celles présentant des clients un peu étranges mais c'est un humour qui réside aussi dans les répliques, qui n'arrêtent pas de fuser. Concernant les acteurs, nous retiendrons surtout Brian O'Halloran, Jeff Anderson et Marilyn Ghigliotti qui jouent très bien ! Je comprends donc maintenant un peu mieux tout la hype autour de "Clerks", que je conseille fortement à ceux qui ne l'aurait pas encore vu !
Film aux couleurs grunge qui compile les saynètes tantôt anodines tantôt explosives avec une palette de personnages truculents, la mise en scène minimaliste renforce l'audace du projet, ça ne raconte certes pas grand chose si ce n'est le désespoir de la jeunesse américaine des quartiers modestes mais le tout est très digérable, amusant et efficace. Sympathique.
Bon, je vais me dire que je ne suis pas le public-cible, car je peine à comprendre ce qui fait de ce film un film culte. Non pas que le film soit fondamentalement mauvais, mais à mes yeux, il n'a rien de réellement original ou révolutionnaire. Ce n'est pas le premier film qui se focalisent sur 2 antihéros sans histoire et sans envie de faire quoique ce soit de leur vie. Les vannes n'ont rien d'extraordinaires et on ne peut pas dire qu'il y en a toutes les 30 secondes. Le style noir-et-blanc n'apporte rien. Les deux personnages principaux amorphes n'aident pas à rendre le film sympathique. Ce n'est pas navrant, mais je ne le regarderais certainement pas une deuxième fois.
"Clerks, les employés modèles" est un film que j'ai bien aimé. Les blagues sont plutôt drôles, les personnages sont plutôt attachants et l'histoire est sympa mais un peu mal exploitée. Par contre j'ai pas trouvé un grand intérêt que le film soit en noir et blanc.
"Clerks", c'est le genre de film dont t'as entendu le titre souvent mais au final tu sais pas vraiment ce que c'est ou de quoi ça parle. Moi je pensais que c'était une comédie potache. Finalement, je me suis aperçu avec la jaquette du DVD que c'était une comédie sociale beaucoup plus indé que ce que je pensais et qui avait reçu quelques prix dans des festivals.
En le lançant, je me rends compte que c'est un film en noir et blanc. Je ne dis pas cela parce que ça me dérange, au contraire je trouve que ça lui donne un certain aspect et que ça accentue le sentiment de grisaille et de vie un peu pourrie du personnage principal. Je dis cela parce que ça donne une idée de l'ambiance générale : un film qui se veut d'auteur, avec des visées sociologisantes et pas un rythme de fou.
Du coup, je suis partagé entre deux impressions. La première est une bonne impression : il y a des bonnes répliques et de très bonnes trouvailles et un talent certain du réalisateur. La deuxième est beaucoup moins bonne : certains personnages sont inutiles (Silent Bob par exemple), ça se traîne parfois en longueur et j'ai un peu l'impression que le film ne mène nul part.
Par conséquent, je comprends qu'il ait pu enchanter les festivals en 1994 mais la contrepartie c'est qu'il a les défauts des autres films de festivals (auteurisants, un rythme trop mou, etc ...). Je l'ai vu une fois pour ma culture ciné mais je ne le revisionnerai probablement pas.
Une comédie toute simple qui arrive à se démarquer sans artifice particulier mais en proposant des situations et une écriture de très grande qualité. Brian O'Halloran et Jeff Anderson sont complètement déjanté. Un film d'une génération qui fait plaisir de (re)découvrir aujourdhui ...
Premier film de Kevin Smith, tourné en quelques semaines pour moins de $30,000, "Clerks" dévoile la journée remplie de péripéties de 2 modestes employés de petits magasins. Le cadre huis-clos, la réalisation très simple, et le noir et blanc sont des choix étonnants pour une comédie, néanmoins Smith tient son pari. Cette ambiance laisse en effet largement la place aux comédiens très naturels, qui assènent des répliques souvent crues, cinglantes et très drôles. Mais "Clerks'' propose également un vrai sujet, à savoir l'ambition et le sens du devoir. Les héros sont ainsi conscients de leur médiocrité, le premier tente de dépasser son rôle pour la palier, le second l'assume et tente d'y entraîner les autres. En somme, un OVNI plutôt réussi.
Malgré son manque de moyens et l’absence de notoriété du casting, cette petite farce devint dès sa sortie une référence en matière de comédie et même un objet de culte de la culture geek. Ce succès vient uniquement de la qualité des dialogues que s’échangent cette poignée de personnages, mêlant absurdité, vulgarité et analyse sociale sur un ton jubilatoire incessant. Kevin Smith nous prouve donc son talent pour faire de situations quotidiennes la source des plus hilarants teen-movies du cinéma indépendant américain.
Tourné pour un budget ridicule avec 10 potes dans un lieu unique et un scénario qui fait la part belle aux dialogues de geeks, K. Smith signait une entrée assez fracassante dans le paysage cinématographique. Les dialogues sont ciselés, les situations burlesques tout en sentant (la plupart du temps) le vécu et le scénario est bien construit autour de personnages marginaux certes mais qui reste proche de nous. Si J. Anderson, qui joue Randal, m'apparaît comme le moins convaincant (il récite plus qu'il ne joue et il n'a pas le rythme), le reste de la troupe est plutôt à l'aise, bien servi (et je le répète) par des dialogues brillants ET intelligents. Des répliques à mourir de rire, des persos cultes, des situations bien trouvées et malgré une mise en scène parfois un peu molle mais aussi regorgeant de plans-séquences, un film culte à voir absolument. D'autres critiques sur
Un film réalisé avec des moyens dérisoires, qui à le mérite de sortir de l'ordinaire. Clerks est en fait une succession de sketchs plus ou moins drôle mais sympathiques grâce à des personnages paumés et attachants. Pas un film culte pour moi, mais regardable. Par contre le noir & blanc n'apporte rien au film, dommage.
Synopsis tenant sur un coton-tige mais scénario complet dense, Kevin Smith réalise là un coup d'essai qui restera dans les annales du cinéma. Le monde du cinéma ne s'y est d'ailleurs pas trompé car il a donné beaucoup de prix pour ce film intéressant mais pas passionnant, drôle mais pas hilarant, bien joué mais pas transcendant...
On voit dans ce film la qualité des dialogues de Kevin Smith qui lui sera une marque de fabrique plus tard dans les suites de l'Askewniverse, élément qui m'a poussé à voir ce film. Je voulais voir Dogma et Jay & Silent Bob Strike Back et je n'aime pas voir des suites sans me rappeler des films précédents...Donc j'ai regardé ce film bizarre, très surprenant aussi. Le film dure 88 minutes et c'est tant mieux car c'est un peu long vers la fin...Lors de la première mouture, Dante Hicks se faisait tuer à la fin, heureusement qu'il a gardé une fin correcte. Sinon, comment aurait-il pu continuer cet Askewniverse.
Il n'y a pas grand chose à dire sur ce film, si ce n'est qu'il a totalement altéré ma vision du Retour du Jedi : en effet, Lando Calrissian est un criminel. Enfin, je suis impatient de voir Mallrats, le deuxième film de l'Askewniverse.
Sympathique film indépendant qui fit parler de lui en son temps. Je le trouve toutefois un tantinet surestimé même si j'apprécie la qualité des dialogues et le jeu excellent de tous les interprètes (dont le réalisateur himself dans le rôle de Silent Bob). En effet, cela reste un exercice de style, auquel on prend avant tout du plaisir, mais qui finit par tourner en rond au bout d'une heure puis tomber finalement dans le sordide.
Clerks est l'exemple parfait du film ultra-fauché qui parvient à tirer le maximum de son matériel : l'utilisation du noir et blanc pour simplifier l'aspect visuel tout en donnant un certain cachet à la petite boutique qui sert de scène principale, des personnages aux personnalités marquées, et des dialogues désopilants. D'une qualité très homogène, les petits chapitres qui émaillent la journée des deux personnages principaux se succèdent sans temps mort, et l'accumulation de situations de plus en plus improbables permettent de passer un excellent moment. Très bonne surprise !