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Xavier D
85 abonnés
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4,5
Publiée le 21 février 2021
Un pastiche des films d'agents secret comme James Bond. Une comédie burlesque où Jean Paul Belmondo fait merveille et la belle Jacqueline bisset. Que de bon moments culte qui ne se prend au sérieux. L'univers de Saint-clar avec son auteur est savoureux. Avec la musique mexicaine.
Une fois encore, Philippe de Broca nous régale. Certes, les esprits chagrins pourront toujours s'époumoner sur la lourdeur du film et de ses gags, mais il faut avant tout retenir la fraicheur et la gaieté de l'ensemble. Le couple Jacqueline Bisset-Belmondo fonctionne à merveille, donne du rythme à une comédie au final plutôt réussie, parodie des James Bond et autres SAS. Désopilant.
Avec ses incessants va-et-vient entre le monde réel (morose, gris et pluvieux) de François Merlin, un auteur de polars à succès, et la fiction avec ses histoires exotiques pleines de fusillades et de filles sexy, le scénario de ce film est d'une grande originalité. Un jour, une belle voisine s’intéresse à la vie de notre romancier. Mais, est-ce l’écrivain derrière sa machine à écrire ou le personnage de papier, Bob Saint-Clar, l’agent secret irrésistible, qu’elle aime ? « Le Magnifique » est une jolie réflexion sur le pouvoir de l’imagination et sur la frustration de l’auteur vis-à-vis de son oeuvre. J'adore les passages dans lesquels l'écrivain ridiculise son héros de papier pour montrer qui est le patron. Cela donne lieu à des scènes drôlissimes. En revanche, les amateurs d’espionnage et d’action pure seront déçus car de par son sujet, le film est assez décousu. Il s'agit de mon film préféré avec Jean-Paul Belmondo.
(...) Très vite, le ton vire à la parodie et Jean-Paul Belmondo en fait des caisses dans ce rôle d'espion macho, indestructible et impitoyable, capable d'abattre un homme situé dans un palmier à 100 mètres de distance, le tout en conduisant sur une route sinueuse ou bien de reconnaître un ennemi quand bien même ce dernier ne révèle pas son visage. Le film n'est pas avare en gags absurdes et son rythme est assez épuisant dans la première demie-heure qui enchaîne le tout à une vitesse folle. (...) L'image est belle, d'une grande pureté et avec des couleurs qui éclatent dans le cadre tandis que son esthétisme se pare de certains effets très réussis comme ce sublime ralenti sur Belmondo sautant dans la voiture. Quand l'action revient à Paris, il casse la chromatique du film avec des dominances plus grises, plus urbaines. Ce genre d'effet est indispensable pour bien marquer la différence entre les 2 univers, qui se réuniront régulièrement via l'irruption du quotidien dans le fictif, occasionnant de nombreuses images surréalistes ou bien d'effets absurdes. Ce procédé permet aussi de nombreux gags, aussi bien quand Merlin pète les plombs, déchaînant les effets comiques (l'effet du retour en arrière, les bruitages sonores, les protagonistes qui s'adressent à l'auteur face caméra, une intrigue qui n'a plus aucun sens) mais aussi multipliant les passerelles entre les 2 mondes (le plombier martyrisé, les déconvenues subit par Saint-Clar pour se venger du quotidien frustrant de l'auteur). En ce sens, le film est une pure réussite, parfois très audacieuse et qui a un vrai sens narratif. Le film est intéressant car il traduit régulièrement les frustrations de l'auteur, avec beaucoup d'acuité. Merlin se rêve en Saint-Clar, qui représente tel qu'il voudrait être. Ainsi, il se prend parfois pour lui et sort un bon mot plein de confiance avant d'aller affronter son éditeur pour lui demander une avance. Sauf que voilà, la réalité est cruelle et Charron arrivera à faire renoncer Merlin, qui subit également les décisions d'un policier qui lui dresse une amende, des plombiers et des électriciens qui rechignent à lui remettre son appartement minable à neuf, etc. Cette sensation est parfaitement rendue et contribue à faire entrer le film dans une autre dimension, qui dépasse celle de la simple farce parodique. C'est donc très drôle mais aussi très intelligent et c'est surtout un film qui bénéficie d'une belle mise en scène, bien pensée et qui témoigne de l'excellence artistique de son auteur. Mais c'est aussi un film qui fait la part belle aux acteurs. (...) la critique complète à lire ici
De Broca concocte du bon cinéma populaire, inventif et chaleureux, attachant et distrayant. Du sur-mesure pour un Bebel en grande forme, impayable double rôle.
J'avoue avoir eu peur que le film dur éternellement comme le début. Un coméide à la fois sérieuse et décapante par son humour! Le fait de réaliser les parallèles entre la vie rélle de l'écrivain et de Bob Sinclar, m'a énormèment soulagée. C'est très intéressant et amusant de voir les ressemblances entre ces deux mondes. Le grand Belmondo n'égal pas celui de Pierrot le Fou mais reste Belmondo. Un film sympathique qui ne fait pas mal aux yeux.
J'adore ce film ! On suit les aventures d'un agent secret au fil des pages qu'un écrivain noircit progressivement. On comprend parallèlement l'inspiration et le manque d'inspiration du narrateur, on vit l'abandon de scènes d'abord envisagées. L'humeur de l'écrivain interragit avec son personnage et ses aventures. Ses fantasmes s'accomplissent aussi parfois par son intermédiaire. Il emprunte enfin à sa vie monotone des évènements et personnages qui nourrissent sa créativité. Je trouve qu'on tient la un des meilleurs films de notre Bébel alors au sommet de sa forme... A voir absolument !
Un film assez habile et un bon moment de divertissement. De Broca jongle ici entre réalité et fiction et nous emmène dans les aventures d'un espion de roman de gare qui subit les affres de son auteur, loser et pantouflard invétéré. Le ton est délicieusement dans la surenchère et Belmondo fait une parodie d'espion assez savoureuse. Le tout manque un peu de consistance et finalement l'histoire déçoit. Restent quelques bonnes idées et une énergie incontestable qui font de ce film un bon moment.
Un chef-d'oeuvre pour Philippe de Broca. A la fois comédie romantique, comédie parodique et déjantée qui assume ses excès dans l'univers de Bob Sinclar. Le Magnifique est par moment génial dans ses excès et dans ses confrontations; par exemple quand on voit Monique Tarbès sur une plage passer l'aspirateur... Les transitions entre les deux univers sont toujours bien vues: la réalité de François Merlin et la fiction de Bob Sinclar. Les personnages dans l'univers de François Merlin existent et ancrent très vite dans une réalité: le sentimental dans la relation entre François Merlin et Jacqueline Bisset est très bien écrite; la relation de François Merlin avec son fils (amusante scène de repas avec son fils où ils n'ont rien à se dire); la réalité des plombiers et électriciens plus vrais qu'un documentaire. C'est cet ancrage dans la réalité qui permet de faire passer les énormités de l'univers de Bob Sinclar. Le film est tout ce qu'on veut: grotesque, parodique, énorme, humoristique, sentimental, moqueur avec le héros (inspiré de James Bond). Tout cela est fait avec beaucoup de réussite. Jean-Paul Belmondo est capable de se moquer de lui-même. Le méchant est vraiment très bien: Vittorio Caprioli en Karpof/Charron est un bijou. Un film étonnant, à voir et à revoir ! En tout cas c'est un film unique et qui n'est pas trop daté par sa mise en forme. Étonnant comme le film est robuste aux ans.
"Le magnifique" est plus qu'une parodie, c'est un hommage vibrant au septième art, mais aussi une déclaration d'amour que Bébel fait au cinéma. En témoigne son dernier film, "Un homme et son chien", reprise de De Sica et son "Umberto D". Scénario du "Magnifique" : Un écrivain solitaire, François Merlin, met en scènes des aventures dans lesquelles son personnage favori prend vie, un certain Bob Saint-Clare. Ce scénario, c'est une pépite, c'est craquant, ça fond, ça fait plus, et ça, j'adore !! Qui plus est, nous retrouvons à cette tâche le français Francis Veber (qui en profite pour nous donner des dialogues tous plus crutulants et croustillants les uns que les autres !!), le sauvage Jean-Paul Rappeneau (il en profite pour ammener sa dose de romantisme) et de Broca (qui se fait aussi réalisateur, mais qui n'a pas la carrure d'un Deray ou d'un Verneuil). Ce film dans le film est parfait car bien tonique (tendu) et millimétré. Bébel ou la poupée russe ! Le double-rôle de Belmondo (Merlin/St-Clare), est parfait, il joue juste dans ses cordes, et ce pour notre plus grand plaisir. Un coup narcissique, un autre coup brutal, il est cool dans son jeu, on voit qu'il s'est bien amusé et on le ressent de par le tonus qu'il nous transmet, tant dans les aventures qu'il nous sert que dans l'homme blasé. Super ! Ce qui le fait pas dans son rôle ? Il s'éternise, s'évertue à la tâche et, de ce fait, on s'ennuie un peu, surtout devant ce final, bien nullissime à souhait. Vraiment dommage, car SEUL Bébel pouvait nous attraper avec sa double gouaillerie. Aucun autre acteur encore aujourd'hui n'aurait pu faire ce rôle. Sans doute l'écriture de Rappeneau (pour le final). Aux côtés de Belmondo, Jacqueline Bisset (autre grande actrice du moment : "Casino royale" (d'Huston), "Bullitt", "La nuit américaine" (de Truffaut)...) fait bien pâle figure, et reste effacée pendant tout le film. Pas assez étoffé à mon goût. Dommage Francis le français. Avec aussi les truculentes apparitions de Lefebvre, de Broca et Mario David (vu dans "Oscar" avec le désopilant De Funès). Le dosage action-aventure-romantisme est de mise, certes très kitsch, mais qui fait toujours plaisir à voir, surtout dans cette comédie d'espionnage à la française, et ce avec toujours autant d'humour. Merci Francis !! "Le magnifique" est donc est film culte pour ces raisons et qui dure avec le temps. Joli boulot !, Philippe. A noter : la scène la plus culte (et la plus loufoque !) est sans conteste celle de l'hôpital lorsque cinq ou six interprètes sont là pour traduire du russe au français en passant par l'albanais, le tchèque, l'allemand... que du bonheur !!!
Je l'avais vu une fois il y a une vingtaine d'années, et j'avais bien aimé à l'époque. Mais là, j'ai changé d'avis. Les scènes drôles sont clairement celles où il y a une overdose de violence. Mais ces 3 ou 4 scènes se situent toutes vers le début du film. Ensuite ça devient mou et décousu, ce qui était sans doute voulu par le réalisateur, car l'histoire change du roman change en fonction de ce qui arrive au romancier, du coup, ça change tout le temps, ça n'a plus aucun sens, mais le pire, c'est que cela n'est pas (très) drôle. Dommage.
On me la vendu comme une sorte d’ « OSS » avant l’heure, ce qu’il est effectivement. Et malheureusement pour lui, je pense qu’il a souffert – me concernant – d’avoir été découvert après les deux opus d’Hazanavicius. Parce que oui, je me dois quand même de reconnaitre que c’est bon et c’est drôle. Bebel joue parfaitement des clichés propres au genre et Philippe de Broca sait lui aussi exagérer les codes de ce type de pastiche. Seulement voilà, c’est plus répétitif et pas toujours finement entrecoupé par les scènes de vie de l’écrivain. Malgré tout, l’un dans l’autre, ça sait avoir son charme. Donc oui, moi je valide malgré tout… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Cette comédie originale, réalisée par Philippe de Broca et sortie en 1973 n'est pas mal du tout mais est également relativement frustrante ! Effectivement, la frustration vient en grande partie de cette originalité évoquée plus tôt qui n'est, je trouve, jamais exploitée jusqu'au bout ! Nous suivons ici l'histoire d'un écrivain de romans à succès qui se met littéralement dans la peau de son personnage en imaginant vivre ses aventures. Ce sont des romans d'espionnage et le film étant sorti dans les années 70, on y retrouve évidemment de nombreuses références à "James Bond". Ainsi, la vie de cet écrivain peut être ce que l'on imagine être la vie Ian Fleming (évidemment, c'en est un pastiche) mais peut surtout faire écho à la persona de Jean-Paul Belmondo qui était largement perçu comme les personnages qu'il incarne à l'écran dans la vraie vie. Du moins, je suppose, j'avoue ne pas m'être penché plus que ça sur la vie artistique et personnelle de l'acteur. Malgré ces sujets très intéressants, le film ne démarre qu'après une très longue d’introduction, avec certes beaucoup d'action, mais on sait quelque part que c'est du "faux" et que l'on va découvrir l'écrivain sous peu, moment que l'on attend avec impatience. Et moment d'ailleurs très réussi car l'écrivain et le personnage n'ont évidemment rien à voir entre eux : d'un côté un héros codifié à la virilité exacerbée et l'autre un écrivain pathétique vivant dans un appartement qu'il l'est tout autant. Cette dichotomie est intéressant et elle est d'ailleurs au cœur du film mais fini par lasser, peinant à occuper les une heure et demie de film ! D'un autre côté, nous avons toutes ces excellentes scènes dans lesquelles la vie de l'écrivain vient briser la diégèse de ses histoires, intervenant dedans (comme la scène où les personnages parlent sans "r" car la touche est cassée sur la machine à écrire). Tout ça, ce sont des scènes excellentes et c'est donc frustrant de voir que tout cela finit au bout d'un moment par tourner en rond. Du casting, nous pouvons retenir Belmondo donc, excellent dans les deux personnages et puis Jacqueline Bisset à la beauté envoutante qui joue également très bien. "Le Magnifique" est donc un film riche en idées qui mais qui s’essouffle malheureusement assez vite.
Je ne l'ai pas revu depuis au moins 15 ans et pourtant je me souviens toujours de plein de scènes le sourire aux lèvres! Le film le plus drôle avec Belmondo, un des plus drôles tout court! Excellents souvenirs!