Film assez culte en France (au point qu’un célèbre DJ y trouvera son nom de scène), Le Magnifique est un pur délire. Le film de Philippe de Broca bénéficie d’un scénario complètement fou (bien qu’aucun scénariste ne soit crédité, on sait que Francis Veber était à l’origine du scénario et que celui-ci a été retravaillé par Jean-Paul Rappeneau, Daniel Boulanger et le réalisateur). La narration navigue entre l’histoire d’un écrivain et celle du héros de ses récits, un agent secret. Cette alternance permet d’offrir une gigantesque parodie de James Bond (des années avant les OSS 117 d’Hazanavicius) complètement folle. Le film est donc très drôle et Jean-Paul Belmondo se lâche totalement dans la caricature. La mise en scène est parfaitement rythmée et la musique de Claude Bolling est mémorable et accentue le délire. Une comédie burlesque toujours aussi agréable à revoir.
C'est plus ou moins la version grotesque et pas amusante de OSS 117. Ce film se base uniquement sur des gags qui ne sont plus drôles après 20 minutes. L'histoire est de son côté sans intérêt. Belmondo n'arrive à tenir que le rôle de l'homme à femme bien lourd sans lui apporter tout les autres aspects du personnage (Ce que Jean Dujardin fait très bien dans OSS). Jacqueline Bisset est de son côté tout simplement catastrophique. En bref mis à part quelques gags qui peuvent faire sourire (celui avec l'électricien par exemple), ce film s'ensile dans un enchaînement de gags lassants à souhait.
C'est une comédie que j'ai vue des centaines de fois. Elle illustre à merveille la carrière de Jean-Paul Belmondo. Son goût pour le métier d'acteur, la comédie. Il fait ça comme un enfant jouant dans une cour de récréation. C'est resté un grand enfant. Dans cette parodie des James Bond avec Sean Connery, il multiplie les pitreries, les accoutrements, les cascades, les poses idiotes dans des décors paradisiaques, une jolie fille au bras, avec un seul objectif : s'amuser. S'amuser lui-même, prendre du plaisir et en donner au spectateur évidemment complice. Dujardin lui a tout piqué dans les OSS 117. C'est également une réflexion sur le métier d'écrivain. Sa vie est moche. Son appartement a tout d'un cloaque. Il lorgne sur sa voisine sauf qu'elle l'ignore superbement. Son éditeur lui refuse une avance. Et puis, il est prisonnier de ce personnage d'agent secret qui a lui fait vendre des tas de livres mais qui le condamne à n'écrire que de la littérature populaire. Alors que lui s'imagine peut-être grand écrivain. Ça a au moins l'avantage de lui permettre de s'évader et de se venger entre guillemets de ce qu'il n'a pas dans sa vie : de l'aventure, de l'amour, de la considération. C'est un spectacle avant tout. Rigolo, coloré où Jean-Paul, comme un poisson dans l'eau, cabotine comme un beau diable. Mais derrière, qui se cache derrière cet écrivain ?
encore une fois un film français qui ce dit comédie et qui fait pas rire une seule minute . Histoire intéressante mais mal écrire et bâcler et on saute trop du roman a la réalité par fois qu'on s'y perd certains acteur plutôt moyen voir nul . un film long et qui tourne en rond qui on a l'impression nous fait perdre notre temps
Pastiche des 007 et autres agents secrets, "Le Magnifique" porte bien son nom. Humour décalé voir parfois absurde, ce film fourmille de clichés et situations burlesque et ne manque pas de surprendre le spectateur les 30 premières minutes ! Jouissif au plus haut point, il fait partie des plus grands films français département comique !
On peut savourer encore aujourd'hui le sens de l'autodérision dont savait faire preuve Belmondo avec ce Magnifique, parodie des films d'espionnage façon 007, où il cabotine à qui mieux-mieux en se moquant allègrement de sa propre image sans reculer devant aucune facétie. Bien entouré, et même si l'histoire faiblit un peu en fin de course, il nous livre une comédie fort réjouissante, où l'absurde le dispute au grand-guignol avec beaucoup de peps et de fantaisie.
Je l'ai vu en 1976 à la TV, et j'etais plié, je l'ai revu 2 fois par la suite. C'est vrai qu'on sent Veber, mais on nage en plein surréalisme, ce film est complètement loufoque. On ne peut reprocher à Bebel de surjouer et de cabotiner quand il joue son hero fictif, c'est le personnage qui l'exige, et j'adore justement quand il cabotine ! L'écrivain François Merlin se venge des événements de la vie, avec Bob Saint-Clar son héro littéraire. Sa machine à écrire lui servant d'engin spatio-temporel. Mon Dieu que Jacqueline Bisset est belle et que Vittorio Caprioli est bon acteur... Si vous aimez les films délirant vous allez être servi !!!
Je l'avais vu une fois il y a une vingtaine d'années, et j'avais bien aimé à l'époque. Mais là, j'ai changé d'avis. Les scènes drôles sont clairement celles où il y a une overdose de violence. Mais ces 3 ou 4 scènes se situent toutes vers le début du film. Ensuite ça devient mou et décousu, ce qui était sans doute voulu par le réalisateur, car l'histoire change du roman change en fonction de ce qui arrive au romancier, du coup, ça change tout le temps, ça n'a plus aucun sens, mais le pire, c'est que cela n'est pas (très) drôle. Dommage.
Ça commence comme une parodie de films d’espionnage plutôt efficace et amusante, ça finit comme la chronique inégale d’une lutte entre un écrivain et sa créature. Le problème, c’est que la chronique démarre tard et casse le rythme du film, et une fois qu’elle s’installe, la partie parodique vire au grand n’importe quoi. La réalisation est assez ambitieuse et Belmondo crève l’écran, mais le film est bancal et très daté. Rappeneau et Veber sont au scénario, et on pense régulièrement à leur cinéma, héritier de cette tradition populaire qui est ici mise à distance avec une intelligence intermittente à travers le personnage de Bob Saint-Clar.
Une bonne comédie sympathique avec un scénario original et une très bonne composition musicale. Belmondo est en plein forme et incarne deux personnages. D'un côté l'agent secret français Bob Saint-Clar, un bel homme charmeur, décontracté tout en étant classe et de l'autre François Merlin, un petit écrivain qui vit sans argent dans un appartement où l'électricité et la plomberie sont à refaire. Saint-Clar n'est que le fruit de l'imagination féconde de Merlin. Sa créativité (qui connait des hauts et des bas) est nourrie par des personnages réels (l'éditeur peu fréquentable Charron transformé en vil Karpof ou encore la voisine Christine (Jacqueline Bisset) inspirant Tatiana) tirés de sa vie monotone et banale. A voir.
On me la vendu comme une sorte d’ « OSS » avant l’heure, ce qu’il est effectivement. Et malheureusement pour lui, je pense qu’il a souffert – me concernant – d’avoir été découvert après les deux opus d’Hazanavicius. Parce que oui, je me dois quand même de reconnaitre que c’est bon et c’est drôle. Bebel joue parfaitement des clichés propres au genre et Philippe de Broca sait lui aussi exagérer les codes de ce type de pastiche. Seulement voilà, c’est plus répétitif et pas toujours finement entrecoupé par les scènes de vie de l’écrivain. Malgré tout, l’un dans l’autre, ça sait avoir son charme. Donc oui, moi je valide malgré tout… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
J'ai adoré. Un scénario génial, une mise en scène déjantée, un délire comique inventif et surprenant (un bémol toutefois : quelques scènes d'hémoglobine sont un peu lourde ...). L'enchaînement des péripéties est magistralement dirigé. De plus, Belmondo est très bon. Bref, cette parodie des James Bond est hilarante. Un très bon moment de détente.
Une comédie populaire et chaleureuse portée par le Belmondo de la grande époque qui incarne ici le personnage mythique de Bob Sinclar. Sympathique malgré la lourdeur de certains gags.
L'idée de départ est très bonne (l'écrivain qui transpose et sublime une partie de sa vie dans son oeuvre). Elle fait penser à la phrase de Jean Edern Allier qui disait que sa propre vie était un brouillon que ses oeuvres mettaient au propre. Pour le reste, Belmondo est au sommet dans ce rôle de Bob Sinclar, sorte d'OSS 117 touché par la grâce à qui tout réussit. Le scénario se déroule sans anicroche mais quelques lourdeurs appesantissent un peu l'histoire. le personnage de l'éditeur mondain par exemple est franchement caricatural et sans nuance. Quant à la place des femmes même si cela fait partie des stéréotypes du genre, elle est réduite à des clichés tellement misogynes avec quelques gags de très mauvais goût (cf l'allusion aux viols collectifs sur la fin), qui ne passeraient plus du tout dans la société actuelle. Au final, un bon divertissement, avec un excellent Belmondo, mais dont le seul message se résume à dire que les hommes sensibles séduisent aussi bien que ceux qui roulent des mécaniques. C'est quand même assez faible.