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Thierry LEFEVRE
246 critiques
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3,0
Publiée le 6 juillet 2026
Film de Philippe de Broca, le moins abouti même s’il s’agit d’une parodie sur un mi-saint, mi-James Bond . Jean Paul Belmondo en Bob Sinclar ou en écrivain de polars style . Jacqueline Bisset rayonnante, sexy est d’une beauté à couper le souffle. Certaines scènes ont été filmées dans un complexe hôtelier 5 étoiles et plus d’Acapulco...sable blanc et cocotiers. On revoit l’ancien parc automobiles français 4L et Peugeot 403 décapotable.
Il suffit d’une machine à écrire fatiguée pour que Paris devienne le Mexique, qu’un homme en charentaises devienne un mythe. François Merlin, écrivain de gare usé jusqu’à la corde, invente Bob Saint-Clar, espion irrésistible, moins pour gagner sa vie que pour supporter la sienne. Chaque humiliation du quotidien, il la transpose et la venge dans son roman. On a tous rêvé un jour d’être quelqu’un d’autre. Le génie du film est Belmondo. Il peut être dans le même mouvement le fantasme absolu et le type lessivé qui fume trop, drague mal et se fait humilier par tout le monde. Peu d’acteurs auraient pu rendre crédibles ces deux corps-là, le héros invincible et l’homme minuscule, sans perdre leur charme ni leur humanité. Voir un acteur aussi idolâtré se rendre ridicule, presque pathétique, sans jamais perdre sa classe, reste l’un des grands plaisirs du film.
De Broca pose alors une question plus fine qu’il n’en a l’air : quand on tombe amoureux d’un auteur, aime-t-on l’homme réel ou le héros de papier qu’il a fabriqué pour se rendre plus aimable ? Derrière la rigolade, le cinéaste règle aussi ses comptes avec les super-espions virils, les héros invincibles et tout un imaginaire d’aventure aussi séduisant que grotesque. Il oppose deux mondes avec une précision jubilatoire, le soleil mexicain saturé contre la grisaille crasseuse de Paris, mais son vrai génie est d’ancrer le délire dans des détails très concrets : le fils avec qui Merlin n’a plus rien à se dire, les plombiers qu’on dirait filmés sur le vif, l’appartement miteux où l’imaginaire déborde de partout. Tout rend les énormités acceptables.
Le plaisir vient aussi de cette mise en abyme permanente, du roman qui s’écrit sous nos yeux et se fait contaminer en direct par les contrariétés minuscules de son auteur, et la scène de la femme de ménage qui passe l’aspirateur en pleine fusillade avant d’atterrir dans le réel est un sommet. Le seul vrai bémol, c’est que le film part si fort qu’il semble parfois courir après ses vingt premières minutes. Restent les costumes impeccables, la musique bondissante de Claude Bolling, Jacqueline Bisset en apparition lumineuse, et ce Paris du début des années 70, devenu presque aussi fantasmé que le Mexique de Bob Saint-Clar. On ne peut que sourire avec tendresse en repensant à cet homme penché sur sa machine à écrire, obligé d’abattre son héros de papier pour s’autoriser, enfin, à exister par lui-même.
« Le magnifique » est une comédie réalisée par Philippe De Broca en 1973 avec Jean-Paul Belmondo (François Merlin/Bob Saint-Clar) et Jacqueline Bisset (Christine/Tatiana) dans les rôles principaux ainsi que Vittorio Caprioli et Monique Tarbès dans les seconds rôles. Le scénario est signé Francis Veber, écarté du générique en raison d'un profond désaccord avec le réalisateur : c'est celui de Jean-Paul Rappeneau qui apparaît. Il s'agit de l'un des meilleurs pastiche de films d'espionnage notamment James Bond. Le film repose entièrement sur le contraste entre deux mondes, portés par un Jean-Paul Belmondo : le monde imaginaire (Bob Saint-Clar) et le monde réel (François Merlin). Saint-Clar est invincible, séducteur, bronzé et évoluant dans un monde de carte postale : les scènes d'action sont volontairement outrancières, sanglantes mais cartoonesques, et rythmées par la musique ensoleillée et ironique de Claude Bolling. Merlin est un pauvre écrivain de romans de gare, fauché, vivant dans un appartement parisien délabré, harcelé par son banquier et sa machine à écrire à laquelle il manque toujours une touche. Le quotidien de Merlin s'infiltre directement dans sa fiction, souvent de manière hilarante et immédiate. L'écrivain utilise son roman pour se venger de ses frustrations quotidiennes ou pour séduire virtuellement sa voisine Christine. En fin de compte, « Le magnifique » une œuvre joyeuse, poétique et un brin mélancolique sur le pouvoir de l'imagination comme refuge face à la grisaille de l'existence.
En 1973, Philippe de Broca livre une comédie irrésistible portée par un Jean-Paul Belmondo en très grande forme. Ce qui figure comme une parodie des films d'espionnage repose en fait sur un scénario particulièrement astucieux. Un écrivain raté confond ses fantasmes avec la réalité pour rédiger un roman dans lequel il séduit sa voisine d’immeuble (Jacqueline Bisset). En repoussant à chaque fois les frontières de la dérision, le cabotinage, la séduction et l’action restent au cœur d’un récit tout autant absurde que drôle. Bref, un divertissement énergisant.
Un Belmondo original mais un peu loufoque. On passe un bon moment devant cet espèce de James Bond délirant mais les enjeux sont amoindris par la partie François Merlin.
Ce n'est pas parce qu'un acteur dont on est fan figure dans un film que ce dernier sera bon. Ce n'est pas le cas pour "le magnifique". Le scénario est certes assez original, mais les affres de la création ne m'inspirent jamais dans un film, et c'est bien là que le bât blesse. Associer du fictif et du réel pour pour amener le film vers une romance n'a pas tellement d’intérêt. Pourtant le grand Jean-Paul se donne à fond, aidé par les yeux magnifiques de Bisset. Mais rien n'y fait! Je n'ai pas accroché. Quand ça veut pas, ça veut pas! A voir par les amateurs de comédie satirique et de romance
Le film à peut-être un peu vieilli, mais quel plaisir de voir cette mise en abyme satirique merveilleusement écrite et interprétée. Du grand De Broca, du grand Bebel !
Jean-Paul Belmondo joue avec son image dans ce délicieux pastiche du film d’espionnage que réalise Philippe de Broca déployant une vision décalée entre le va-et-vient constant de l’imaginaire de l’écrivain à la vie quotidienne morose inventant des aventures débridées et extravagantes à son personnage d’espion qu’il écrit dans sa série de romans. Drôle, rythmé et surtout porté par le charme cabotin de sa star « Le Magnifique » par son mélange de grandguignolesque et de sentimentalisme chaleureux est une œuvre inclassable joyeusement bordélique.
Le Magnifique mêle habilement comédie et action avec un Jean-Paul Belmondo en pleine forme, jouant sur le double jeu entre réalité et fiction. Le film séduit par son ton léger, ses dialogues savoureux et son humour décalé. La mise en scène dynamique et les situations burlesques en font un divertissement efficace, qui parodie avec tendresse les films d’espionnage classiques. Un classique français à redécouvrir, drôle et malin.
Mais comment ai-je pu passer autant à côté la première fois? Cette parodie de James Bond sortie en 1973 n’est autre que l’ancêtre des OSS 117 et n’a pas pris une ride. Ce film est très drôle mais se permet tout de même d’incorporer des angles des plus sérieux et profonds. C’est une proposition complètement dégénérée portée par un Belmondo au sommet de son art. J’ai adoré le revoir!
Drôle et bien rythmée avec ses allers/retours entre réalité et fiction, cette comédie parodique au scénario original est réalisée avec brio. C’est un film fait pour Jean-Paul Belmondo : de l’écrivain en charentaises à l'agent secret hâbleur, il peut s’adonner sans limites aux envolées lyriques de ses personnages.
Parodie de James bond le magnifique nous sort tous les clichés en amplifie le côté alternance vie réelle roman n est pas du meilleur acabit. C est un peu Oss 117 avant l heure juste un peu meilleur mais guère plus