489 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
53 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
18 critiques
3
15 critiques
2
10 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
tuco-ramirez
167 abonnés
1 788 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 15 mars 2015
Henri Danglard est un homme qui compte dans le music hall parisien du début du XXème siècle. Après avoir monté « Le paravent chinois » et « La Reine blanche » ; il se lance dans un grand projet qui deviendra « Le Moulin Rouge ». Très romancé et destiné à faire un film grand public ; Jean Renoir célèbre son retour en France après 15 ans d’exil outre atlantique par un film haut en couleur. Fils de son père, il met à l’honneur tout au long du film les impressionnistes (Toulouse Lautrec / Degas / et son père) via des affiches et des tableaux mis en scène comme des toiles. Grand technicien de la profondeur de champ et de la ruche de personnage sortant et entrant dans le cadre ; il exploite ici à fond le technicolor. « La belle époque » est un support rêvé pour ce nouveau procédé. Il rivalise ici, à la française, avec les grandes comédies musicales US. Nombreux sont les artistes de music hall à venir faire une apparition ; à commencer par Gabin et s’en suivront Piaf, Patachou, Philippe Clay et Cora Vaucaire pour entonner une célèbre chanson qui entrera dans notre patrimoine, « La complainte de la butte ». Nostalgique de son enfance, il recréé aussi un Montmartre populaire et temple du music hall comme les moins de 100 ans ne l’ont jamais vu. Cinéaste aussi dur avec la bourgeoisie, il oppose ici les bourgeois parlant de placement financier dans le domaine artistique aux vrais saltimbanques (Gabin ici) ne pensant qu’à leur prochain projet. Gabin, ici, est un homme tourné à 100% vers le spectacle ; ils passent de relation amoureuse en relation amoureuse au gré de ses projets et des potentiels qu’ils dénichent chez quelques jeunes femmes. Et celles-ci doivent suivre ; il ne sera jamais un homme en charentaise. Le final montre bien à travers la dernière salve de dialogue et le feu d’artifice final que le spectacle passe avant tout. Renoir aussi renoue ici avec une intrigue qui lui est chère et qui a fait son international succès de « La règle du jeu » : la femme hésitant entre trois hommes. Il ne s’agit pas du film le plus écrit de Renoir, mais techniquement c’est irréprochable ; un tantinet désuet, mais du grand spectacle. A voir impérativement
Même si le film part sur les chapeaux de roue, il faut bien avouer que le début de ce "French Cancan" n'est pas franchement séduisant. Jean Renoir n'est pas habitué à ce type de film et cela peut en rebuter certains. Et puis on se laisse petit à petit gagner par la bonne humeur et surtout la folie qui caractérisent la belle époque. Époque bien reconstituée avec des décors, des costumes et des maquillages de toute beauté, qui achèvent de faire du dernier vrai bon film de Renoir un spectacle saisissant, très plaisant et divertissant, musicalement parfait et avec deux scènes mémorables (spoiler: la visite du chantier du Moulin Rouge qui tourne à la foire d'empoigne et LE french cancan de la scène de fin, jusqu'au-boutiste dans sa grandeur et son extravagance ). Le casting solide avec des acteurs tous en forme (en particulier le trio de comédiens principaux) conclut en beauté une des rares comédies musicales que le cinéaste ait jamais tourné, ode à la liberté, aux artistes et au divertissement. A voir !
Jean Renoir rend hommage au Montmartre de son enfance dans ce film musical très coloré, qui compte parmi ses interprètes de nombreux monuments de la chanson française d'après-guerre : Edith Piaf, Patachou, Cora Vaucaire (qui y créa pour l'occasion la Complainte de la butte), André Claveau... Jean Gabin est superbe dans un rôle inhabituel de créateur de spectacles. Le final de french cancan sur la célèbre musique de Jacques Offenbach est mythique.
Le reconstitution-carte postale du Paris de la Belle époque a du charme, on est heureux de retrouver une pléiade d'excellents comédiens et artistes, néanmoins French cancan souffre de nombreuses faiblesses, à commencer par un scénario convenu, des longueurs et des scènes ratées comme la bagarre de l'inauguration. De plus, ce film apparait aujourd'hui, non seulement comme suranné, mais comme franchement sexiste. Un regard un peu subversif sur cette société où l'insouciance et le luxe côtoyaient la misère, préparant la boucherie de 14-18, fait cruellement défaut. Tout est sacrifié au pittoresque. On ajoutera que le comédien qui interprète le jeune boulanger est franchement mauvais, que Giani Esposito en prince amoureux transi est ridicule et que, si Françoise Arnoult est jolie, elle ne crève pas l'écran. Quant à Gabin, il est égal à lui-même, mais passe difficilement comme amant d'une danseuse qui pourrait être sa fille voire sa petite fille. J'ai donc un peu de mal à voir un chef d'oeuvre dans cette bleuette hyper datée...
Surement suranné mais un classique sur la facon dont pouvait être percu le spectacle et le cinéma d'antan. Jean Renoir est le cinéaste de la convivialité par cette facon de ne pas se servir de la dramaturgie comme moteur à son récit,.. Ca le rend assez rare. Les couleurs sont vives, éclatantes, il y a de la mélancolie, la jeune femme est épatante, Gabin devient patriarche. Final inoubliable
Il n'y a pas grand chose à dire sur French Cancan si ce n'est que c'est un des chef d'oeuvres de son auteur. Renoir nous raconte ce que c'est d'être un artiste. Un film très personnel (même si l'idée n'est pas de lui au départ), quasi autobiographique (Danglard est le reflet de Renoir lui-même) qui se démarque des autres films de cette période rendant hommage à la belle époque. On retrouve également des hommages à l'impressionisme et à son père. Un film magnifique, très profond, Jean Gabin est extrêmement touchant. Le grand Renoir nous rappelle ce qu'est le cinéma, faire du Vrai avec du Faux.
Avec « French Cancan » le géant du cinéma français Jean Renoir nous signe une sorte de mini-comédie musicale avec en rôle principal un Jean Gabin bien en forme dans la peau de Danglard, un homme d’affaire tenant d’une boîte de musique chic qui décide de recruter des danseuses de cancan, (dont Nini (Françoise Arnoul), jeune fille qui abandonne ses projets et ses proches pour suivre Danglard) et de fonder le futur Moulin Rouge. Bien que ce film nous plonge dans les années 50, on a un vrai dynamisme, l’histoire est sympathique sans être transcendante mais on déplore quelques passages répétitifs ou un peu longs. Avec une histoire d’amour à la Shakespeare entre les deux protagonistes principaux et des passages de danse vifs et enjoués, on alterne entre calme et agitation. Malgré tout, avec une scène finale pleine de joie, de bonne humeur, de rires, de danse et de musique, on se plaît à voir le projet de Danglard accompli et tout est bien qui finit bien, en bref, un assez bon film mais qui ne se hisse pas parmi les meilleurs de l’hexagone.
Premier film de Jean Renoir que je vois et je ne pense pas être tombé dans ce qu'il y a de mieux . C'est une belle comédie musicale, dynamique et parfois bien drôle mais aussi très plate dans le fond . Plate car les personnages ne m'ont jamais touchés, plate car c'est long et plat car c'est ennuyeux a plus d'une reprise . Pas un film exceptionnel mais un bon film quand même, il reste surtout un bon casting avec un Jean Gabin en forme . Au passage la qualité du dvd n'est pas terrible, les couleurs sont vraiment fade .
On pardonne le rythme inégal parfois trop effréné et un petit côté répétitif tant le plaisir est immense devant toute l'allégresse de cette fresque éclatante, amoureuse, engagée et surtout d'une beauté extraordinaire. Un magnifique hommage, un grand moment de cinéma français, à voir absolument une fois.
Mis à part quelques aspects qui font un peu antiques en 2012, c'est un hymne à la liberté individuelle, un petit chef d'oeuvre d'orchestration générale, ces grappes autour des portes, ce directeur en coulisses qui bat la mesure... Délicieux toujours plus, si l'on prend le temps de découvrir les coulisses du tournage, le témoignage a posteriori de Françoise Arnoul encore sous le charme de l'épreuve, on a de quoi mesurer l'intensité des situations que Renoir tissait, d'approcher la traversée du désert que fut le scénario avant d'aboutir... L'amusement général de l'équipe sous le travail minutieux se perçoit dans le film, ainsi que les tiraillements du réalisateur bigame de retour des Etats-Unis où il se sentait à l'étroit. On nage en pleine parenté entre le peintre Auguste et son fils désormais enrichi des connaissances acquises dans le sanctuaire hollywoodien. Tout le meilleur de la comédie musicale est ici remouliné à grands renforts de piments made in France. Aucune gauloiserie cependant. Jamais vulgaire et cependant drôlement audacieux pour les fifties... A retenir la dernière séquence, à l'arrière ses chapeaux lancés, au premier plan les grands écarts du plancher à quelques genoux conciliants, magnifique liesse, et des plus contagieuses !
Belle comédie musique, signée Jean Renoir. Hommage émouvant au spectacle, à l'histoire, à la vie, à la mort, à l'amour... Renoir brille dans les comédies d'époque de ce genre, son film le plus brillant alliant magnifiquement comique et tragique restera la règle du jeu. La mise en scène plait. Notamment l'esthétisme des plans, ceux ci sont très proches de la peinture et montrent une partie du génie artistique de Renoir. Le jeu des acteurs, toujours dans la sincérité totale avec Renoir, est également pertinent mais moins réussi que dans la grande illusion ou la règle du jeu. Le scénario du film est également riche : belle inspiration dans la succession des événements, beaux dialogues, et belle réflexion sur l'amour, le spectacle et l'amour du spectacle. A voir.
Jean Renoir est décidemment, pour mon cas personnel, un réalisateur plein de surprise dans le bon et le mauvais sens du terme, car il aura été capable de bien me décevoir sur certains films, alors que sur d'autres - comme c'est le cas pour ce " French Cancan " - il aura réussi à franchement bien m'étonner. Le metteur en scène français nous propose une bien belle galerie de personnages où l'on retrouvent notamment Jean Gabin ( excellent dans le rôle d'Henry Danglard, un directeur de cabaret ) qui est entourés de quelques actrices qui sont vraiment très séduisantes dont Maria Félix ( qui interprète Lola de Castro ) et Françoise Arnoul ( bien adorable dans celle de la fougueuse Nini ). Il y a en tout les cas de tout, dans ce long métrage, à savoir des séquences très ancrées dans le romantisme, d'autres bien comiques, certaines bien dramatiques ou encore des scènes de danses parfaitement chorégraphié par Georges Grandjean. N'oublions pas non plus que nous sommes en présence d'un film musical, et le fait d'avoir choisi George Van Parys ( qui était un compositeur ayant également composé des musiques pour opérettes ) est vraiment judicieux car celui-ci nous offre des chansons d'une réelle richesse et qui sont en parfaite harmonie avec le récit. Au niveau artistique, on est franchement dans le haut de gamme que ce soit par rapport aux superbes costumes et décors qui offrent une superbe reconstitution de la ville de Paris des années 1900. La magnifique photographie en Technicolor de Michel Kelber est également un argument de taille, car l'on a souvent l'impression de se retrouver devant un élégant tableau impressionniste. Ajouter à cela une histoire bien réjouissante et une élégante mise en scène qui contient quelques séquences bien marquantes - notament en ce qui concerne les dix dernières minutes du film qui sont d'une réalisation assez bluffantes et possédant une énergie rarement égaler - et vous obtenez sans aucun doute l'un des meilleurs films chez ce cinéaste. A découvir absolument donc pour passer un grand moment de cinéma à la française.
Deux mots:quel plaisir! Pas tout à fait une comédie musicale en dehors de 2 interventions, chantées dans l'action, de Philippe Clay mais proche cependant par certains cotés du genre cher à Busby Berkelay . Des couleurs magnifiquement rénovées sur le Blu-ray ,on croirait presque le procédé initial Technicolor trichrome. Impossible aussi de ne pas évoquer Auguste Renoir auquel son fils a forcement pensé. Les analogies sont d'ailleurs à la fois bien plus subtiles et bien plus éclatantes que dans ''le déjeuner sur l'herbe'',film mineur en réalité. C'est pour moi ,tous thèmes analysés mon Renoir préféré,celui qui est aussi le plus proche de lui (mise en scène discrète,musique,couleurs,ambiance joyeuse d'un clan fermé,milieu des variétés populaires,Paris et en prime mais quelles primes ! Patachou et Edith Piaf ) et comme les costumes sont d'époque, il n'est pas prés de prendre une ride pour tous les publics confondus. C'est vrai aussi que Renoir nous devait bien cela après sa longue absence de France et ''le Fleuve'' ce film interminable tourné aux Indes. Que les passionnés de cinéma aillent découvrir « le testament du docteur Cordelier »,ils auront une bonne surprise car ce film insolite montre toute l'étendue du talent du plus grand de nos cinéastes pour la majorité des critiques actuels.
Les films de Renoir sont toujours de qualité. Celui-ci ne déroge pas à la règle mais plaira plus ou moins étant donné le côté opérette. Gabin tient un rôle sur mesure où tout son énorme talent se dévoile.