Mais ne nous délivrez pas du mal
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Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2025
Film choquant par la provocation gratuite, sexuelle notamment, à la quelle s'adonnent les 2 jeunes filles au fond mauvais. On finit par récolter ce que l'on sème ...
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

43 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2024
Subversif est un adjectif qui décrit assez bien cette réalisation de Joël Seria (qui signa peu après "les galettes de Pont Aven" ). Difficile de cataloguer ce film dans une catégorie bien précise, certains diront qu'il est fait pour choquer le spectateur, ce qui n'est pas entièrement faux il faut bien l'avouer, mais c'est avec un certain plaisir coupable que l'on suit les aventures des deux jeunes diablesses ne désirant pas rentrer dans un monde d'adultes, s'adonnant à la cruauté et à la perversité repoussant ainsi l'arrivée à un âge plus réfléchi, à un âge ou elles rentreraient dans le moule. Dérangeant ? Oui peut être, mais pas du tout inintéressant.
yeuce
yeuce

42 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2026
Le seul point positif que je trouve à se film est la fraicheur des 2 principales actrices, pour le reste cela reste trop fouillis .
Serge K
Serge K

22 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2019
Inclassable, j'ai eu du mal à donner une note, c'est assez osé pour l'époque, on peut détester, on peu adorer, moi je ne sais pas
Shawn777

820 abonnés 3 979 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2025
M'attendant à un "vrai" film d'horreur, nous sommes finalement plus ici devant un thriller psychologique très malsain, qui plus est inspiré (mais alors inspiré seulement) de l'affaire Parker-Hulme. Réalisé par Joël Séria et sorti en 1972 à cause d'une censure, le film nous présente deux jeunes filles pensionnaires d'une institution religieuse qui ont décidées de vouer leur vie au mal. Ainsi, durant les vacances d'été, elles célèbrent des messes noires, invoquent le Diable, fument mais surtout découvrent que leur corps peut être une nouvelle arme pour embêter et taquiner les hommes. Alors, durant toute la première partie du film, les bêtises des jeunes filles restent plutôt gentillettes, c'est-à-dire qu'elles lisent des bouquins érotiques sous les draps et embêtent l'idiot du village ; on finalement dans un teen movie frôlant quelques fois avec le nunsploitation (notamment les scènes dans le pensionnat) pas bien méchante et jamais trop érotique. Et puis, le film dérive petit à petit dans quelque-chose de beaucoup plus malsain, notamment avec le comportement des hommes que les deux jeunes adolescentes provoquent. Et c'est là où le film devient de plus en plus intéressant car si dans les années 70, on y voyait surtout deux adolescentes qui poussaient des hommes à bout, on y voit surtout aujourd'hui un film rempli de pervers voulant sauter des gamines de quinze ans. Alors certes, elles provoquent mais avec une certaine innocence, feinte ou non même si je la pense sincère alors que ce sont en revanche des hommes adultes qui se jettent littéralement et violemment sur, encore une fois, des gamines. D'autant plus troublant que les actrices, âgées d'une vingtaine d'années, donnent vraiment l'impression d'en avoir quinze. Mais malgré tout, le film ne parvient pas à captiver sur sa durée. Déjà à cause d'un rythme beaucoup linéaire, c'est quelques-fois très long, d'autant plus que ce n'est pas aidé par une mise en scène, là aussi assez plate. Et puis le jeu d'acteur n'est pas toujours au rendez-vous. Il faut dire que c'est le premier long-métrage des deux jeunes actrices mais souvent, elles donnent plus l'impression de simplement réciter leur texte qu'autre chose, ce qui est bien dommage. "Mais ne délivrez pas du mal" n'est donc, dans l'ensemble, pas mal du tout ; de là à la qualifier de trésor caché du cinéma français, c'est beaucoup !
pierrre s.

564 abonnés 3 441 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2020
On comprend vite pourquoi le film a été censuré. Seulement censure n'est pas nécessairement synonyme de qualité. L'histoire devient vite redondante et on peine à se prendre d'affection pour les protagonistes.
mickael l.
mickael l.

51 abonnés 139 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2020
Film très dérangeant . Mais pourquoi ces deux adolescentes pieuses viennent à faire du mal gratuitement. Joel Serria nous offre un très beau moment . Il peut choquer par sa provocation. J'ai beaucoup aimé pour public averti
cinéman
cinéman

51 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2026
Ce film peut sembler bien moins sulfureux aujourd'hui qu'il ne l'était à sa sortie. La Révolution sexuelle et mai 68 ont rendu ses provocations, notamment envers l'hypocrisie religieuse, quelque peu désuètes et dépassées. Pourtant; les deux actrices jouent excellemment bien leur rôle, entre innocence dûe à leur âge et totale perversité. On relève aussi une ambiance érotique très années 70. Et un peu de violence qu'elles exercent ou dont elles sont un peu responsables, notamment en aguichant sexuellement des hommes tout en se refusant à eux. En cela, spoiler: les scènes de tentatives de viol perdent sans doute de leur intensité en raison d'une musique agréable, mais trop légère, voire romantique donc bizarrement adaptée
On note enfin pas mal de mauvais raccords.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2014
Joël Séria est un des anachroniques du cinéma français, un peu à l’image de Jean-Pierre Mocky la prolixité en moins avec seulement huit films en 44 ans de carrière. Il faut dire que démarrer sa carrière avec un titre aussi sulfureux que « Mais ne nous délivrez pas du mal » ne pouvait pas mettre le réalisateur dans les petits papiers de producteurs qui ont vu immédiatement en lui une source de problèmes chose dont ils ont horreur. Le film a effectivement été interdit à sortie, finissant par acquérir aujourd’hui un statut de film culte. Il est vaguement inspiré de l’affaire Parker-Hulke qui avait défrayé la chronique en 1954 en Nouvelle-Zélande suite à l’assassinat d’une mère par sa fille et sa copine. Fait divers que Peter Jackson relatera de manière plus directe dans son film séminal « Créatures célestes » (1994). Séria ne respecte rien et surtout pas les institutions qu’elles soient familiales ou religieuses. Anne et Lore profondément perturbées par leur puberté mais aussi par un milieu familial qui les ignore sont deux adolescentes qui peut-être par rébellion envers l’institut religieux où elles passent leurs études se prennent d’une passion l’une pour l’autre à travers les écrits sataniques. Dès lors refusant d’entrer dans le monde adulte qui les attend et ne leur inspire rien de bon, elles se livrent à des jeux cruels qui ne sont plus vraiment de leur âge qu’elles poussent jusqu’à une perversité morbide. Rien ne peut les arrêter et Séria s’y entend à merveille pour montrer la seule préoccupation qu’est devenue leur relation où elles trouvent un refuge face à un monde qu’elle exècre et que Séria dans une certaine osmose avec ses deux héroïnes ne fait rien pour le rendre séduisant. On est souvent dérouté par tant de cruauté dont on sait pourtant qu’elle fait partie de la nature humaine et à tout âge même précoce : « la valeur n’attendant point le nombre des années ». Diaboliques sans doute mais aussi incomprises et cohérentes jusqu’au bout dans leur démarche fût-elle horrible, Séria nous gratifiant en bouquet final d'une acmé flamboyante à ce parcours initiatique sanglant. Un pamphlet social d’une force inouïe qui n’a rien perdu de sa subversion plus de quarante ans après son avènement. A redécouvrir d’urgence, car prémonitoire du désarroi grandissant d’une jeunesse de plus en plus en décalage avec ses aînés.
DarioFulci
DarioFulci

132 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2011
Deux adolescentes prêtent serment au Diable et décident de répandre le mal autour d'elles.
Joël Seria porte un regard très acerbe sur la société provinciale de la fin des années 60 pour en faire un film de genre audacieux et anticonformiste. Ces deux gamines renient leur bonne éducation religieuse pour se livrer à la méchanceté et à la luxure avec un incroyable culot. Si ce n'est pas aussi remarquable que le travail de Chabrol, il n'en demeure pas moins anti-clérical et très critique vis à vis des petits bourgeois. Les deux actrices principales sont étonnantes, jouent la fausse naïveté avec bonheur sans maladresse, ni hésitations dans les scènes plus osées. Une rareté tout à fait recommandable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mai 2010
Chez Seria même si les films comportent un coté noir il se dégage toujours de la bonne humeur comme ici. Le scénario osé pour l'époque garde encore de la force et le temps qui passe n'apporte plus que du bonus.
OMTR
OMTR

25 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2019
Petit film d’horreur fauché, qui se laisse regarder. Et dresse un portait assez juste de petites villes corrompues jusqu’à l’os. Au-delà du système mafieux, toute la communauté en question trempe dans la secte satanique, qui se fait un malin plaisir de séquestrer et de sacrifier des jeunes qui avaient abusé de diverses drogues lors d’une rave party « à la campagne ». Le film est intéressant pour les adolescents, car il les met en garde contre les dangers qui les guettent dans ces moments là.
BlindTheseus

348 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2010
Ironic and appealing, the movie emphazises on a travel across the countries, fiels and lands of young two students runaway and their micellaneous encounters with
slobs, egoist swedishes & others absurd forms of life
while the disturbers are always ugly and old, women like men (the rain meant at times only a scanty harvest) to end finally with fire and total madness;
The minute we bought the ticket we 're in another world. Sharp and trendy.
Teresa L.
Teresa L.

23 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2014
Génial et frondeur, amoral au possible, un grand cru libertaire, mon Séria préféré (mais probablement pas son meilleur qui serait bien "... comme la lune". Question de rythme principalement.
rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2015
Premier long-métrage de l’iconoclaste Joël Séria, Mais ne nous délivrez pas du mal fait partie de ces films d’auteur français qui ne s’inscrivent pas vraiment dans la filiation de la Nouvelle Vague, mais qui profitent du vent de liberté offert par l’idéologie libertaire de mai 68. La cible de Séria est ici la société bourgeoise pompidolienne qui a fini par triompher dans les urnes, volant la victoire aux libres penseurs issus de 68, et plus particulièrement la haute bourgeoisie provinciale catholique, très traditionaliste dans l’âme. Avec une virulence qui n’a rien perdu de sa force corrosive, le cinéaste s’attaque donc à cette France qu’il exècre. Il le fait sans réelle nuance, mais avec une conviction qui donne tout son poids à une œuvre finalement très dérangeante. Effectivement, les deux gamines du film sont abominables, même si elles ne sont que le reflet non hypocrite de ce que peut produire une société corsetée à l’extrême. Le tout est donc un jeu de massacre assez jubilatoire qui culmine lors d’une scène finale proprement glaçante. A noter la belle composition de Jeanne Goupil, bien plus à l’aise que sa partenaire, au jeu plus fragile. Une petite perle à redécouvrir, même si le rythme est parfois languissant.
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