Derniers Avis : Mais ne nous délivrez pas du mal - Page 3
Mais ne nous délivrez pas du mal
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Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mai 2010
Chez Seria même si les films comportent un coté noir il se dégage toujours de la bonne humeur comme ici. Le scénario osé pour l'époque garde encore de la force et le temps qui passe n'apporte plus que du bonus.
Ironic and appealing, the movie emphazises on a travel across the countries, fiels and lands of young two students runaway and their micellaneous encounters with slobs, egoist swedishes & others absurd forms of life while the disturbers are always ugly and old, women like men (the rain meant at times only a scanty harvest) to end finally with fire and total madness; The minute we bought the ticket we 're in another world. Sharp and trendy.
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4,0
Publiée le 2 mars 2010
Attachè à la description sans fard de toutes sortes de marginaux souvent mal aimès de la sociètè comme du cinèma, Joël Seria commença en 1971 par un film de qualitè intitulè "Mais ne nous dèlivrez pas du mal"! On y voit deux adolescentes en rèvote contre leur milieu familial multiplier les provocations, les sacrilèges et les scandales! La violence est ici au rendez-vous avec ses deux gamines qui se livrent à des jeux qui ne sont manifestement pas de leur âge! Jeanne Goupil et Catherine Wagener incarnent la malfaisance même et sont parfaites d'ingènuitè perverse dans une première oeuvre de provocation qui sent diablement le soufre, notamment dans son final hallucinant! Une rèussite au beau parfum de scandale ou Seria se montre ici un auteur qui ne recule pas devant le plaisir de choquer...
Mais ne nous délivrez pas du mal est un bijou laforguien du génial Joël Séria.
Chaque minute plonge le spectateur dans une fascination angoissante pour ces deux jeunes filles vierges et de bonne famille qui s'appliquent à faire le mal au cours de leurs vacances d'été.
La photo est superbe, la mise en scène est discrète mais donne le vertige. Joël Séria est un grand peintre qui compose ses plans comme des tableaux mouvants.
Le premier film de Joël Seria (à qui l'ont doit l'épatant Les Galettes de Pont-Aven avec Jean-Pierre Marielle et toujours Jeanne Goupil)date de 1970 mais n'a pourtant pas pris une ride : Réalisation audacieuse, thématique tragique et très anti-cléricale Ce film est une vraie bouffée d'air dans un cinéma Français des années 70, souvent limité par les règles de bienséances, qui dans ce films ont été délibérément piétinées. Pour avoir eu la chance de rencontre récemment Joël Seria, et ayant pu discuter avec lui de ce film, je puis vous assurer qu'on ne fait plus du cinéma comme on le faisait en 1970. Budget minuscule, équipe technique bénévole ou presque, acteurs sous payés, l'esprit créatif et l'émulation collective régnait sur le plateau. Jeanne Goupil, alors jeune débutante, se dévoile presque sans pudeur à la caméra de son futur époux avec un certain sens de l'art dramatique. Cette histoire de deux jeunes filles qui jouent avec la vie et ses aléas ,avec la société "catho-bobo" qui les entoure, va les emmener loin, très loin, au delà même des limites du cinéma Français jusqu'alors. On aura rarement vu dans un film Français autant d'anti-cléricalisme et d'anti conformisme. Cette façon très personnelle d'envisager le cinéma n'aurait pas du passer inaperçu, hélas peu de gens ont vu ce film et ce n'est pas la société d'aujourd'hui qui les encouragera à le faire. Je pense que ce film est une vraie réflexion sur la jeunesse dans sa globalité, car derrière cet anti-cléricalisme annoncé qui colle parfaitement à l'air de son temps , se cache un mal plus profond ; pourquoi devenir adulte? Ce film est une ode à la jeunesse éternelle, un refus du monde des adultes que nos deux héroïnes méprisent du plus profond de leur être.Tout dans ce film est parfaitement maitrisé, techniquement et esthétiquement. Du grand art. On aimerais voir plus de films traitant de la jeunesse avec une telle intelligence du propos. La raison ne s'immisce jamais dans ce film, et tant mieux.