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Charlotte28
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2,0
Publiée le 4 juillet 2022
Ce portrait d'une indélicate mais brave psychotique inadaptée à la vie en société et perdue dans ses obligations familiales, sans pour autant indifférer, laisse sceptique car malgré l'interprétation saisissante de Gena Rowlands et le regard vibrant de Peter Falk on ne perçoit guère où souhaite en venir le réalisateur qui filme avec une neutralité déroutante sa vaine révolution scénaristique. De quoi laisser dubitatif...
Un film très fort, avec deux immenses prestations de Gena Rowlands et Peter Falk. Cependant, c'est quand même très statique, presque toujours improvisé (enfin c'est l'impression que ça donne), et très long. Bon, c'est 70's, vintage, mais vu maintenant, c'est pas facile...
Avec "Une femme sous influence", John Cassavetes livre le portrait d'un couple, et plus particulièrement la femme, d'un couple d'age mûrs alors que celui-ci se détruit lorsque la femme sombre dans la folie. Cassavetes poursuit son exploration des middle class américaine avec ce film sur la folie, la famille et le difficultés d’être parents. Donnant toujours la liberté à ses acteurs, Cassavetes promène sa caméra dans des décors sobre mais ultra réaliste au rythme d'une bande son mêlant thème émouvant et musique classique. Coté acteur, on à toujours la "Famille Cassavetes" avec sa femme, Gena Rowlands, incroyable tant sa folie se lie jusque dans son regard, et Peter Falk, toujours sur la corde raide entre son rôle de mari et de père, et incroyablement émouvant lors de la scène où celui-ci rentre de la plage avec ses enfants. Au final, on a affaire à l'un des meilleur film de John Cassavetes et à un chef d'oeuvre du cinéma, tout simplement.
Un film dur à regarder. Des scènes longues, une folie qui monte crescendo, des cris, des acteurs incroyables (surtout Gena Rowlands), Cassavetes est vraiment un auteur à part. Même si j'ai beaucoup moins aimé ce film que son "Opening Night" beaucoup plus accessible.
avec "une femme sous influence", john cassavetes realise un film a classé dans le haut du pantheon du cinema. il nous emmene dans la vie de nick (peter falk) et mabel (gena rowland), un couple qui va connaitre la folie de cette derniere, ce qui risque d'entravé sa famille a commencer part ces enfants. gena rowland, femme du cineaste ne devais jamais joué ce film au cinema mais au theatre, mais cette derniere a refusé car elle estimé son role beaucoup trop difficile pour repeté plusieur fois part soir une telle performance et on la comprend, a la fois derangé et aimante, folle et colerique, gena rowland est bluffante de realisme, elle nous prend au tripe dans certaine scene et nous repousse dans nos dernier retranchement, elle arrive a nous boulversé grace a la sensibilité, l'amour qu'elle montre a l'ecran, et c'est john cassavetes lui meme qui ne voulais pas que les acteur joue leur role, mais qu'ils soient leur personnage, ils les voulaient entierement, eux, leur corp, leur vie et non leur talent, leur experience ... et peter falk rend une copie etincellante de realité, criant mainte et mainte fois son amour, devenant fou et impuissant face a gena rowland qui realise tout simplement l'une des plus belle perfomance que j'ai pu voir au cinema. et c'est sous la musique de Tchaikovsky et son immortel "lac des cygnes" que le cineaste americain nous delivre la plus belle scene d'une femme sous influence, retantissant plusieur fois nous ammenant au paroxysme du chef d'oeuvre de john cassavetes
John Cassavetes (Rosemary's baby) réalise un long-métrage des plus sobres, peut-être un peu trop, mais que le jeu des principaux acteurs, Gena Rowlands et Peter Falk, rend éblouissant. Si la première excelle dans sa fragilité consumée, le second parvient, entre deux épisodes de "Columbo", à nous faire oublier un instant son personnage légendaire pour nous plonger dans l'état d'esprit de cet homme au moins autant sous influence que sa femme. Un film solide.
Film ambigu et souvent dur...qui est fou en regardant ce film où les longueurs voulues ajoutent à la pesanteur. Une déception / Peter Falk qui ressemble trop à Colombo à tel point qu'on dirait parfois un automate remonté à la clé et qui déroule toutes ses attitudes et mimiques. Si c'est voulu par le metteur en scène c'est petit. Si c'est tout ce que sait faire Peter Falk, c'est un petit acteur.
J'avoue ne pas avoir bien saisi le propos de ce film, tout semble annecdotique et sans réelle explication. Les acteurs sont bons, mais dans un film j'attend un scénario bien ficelé et pas seulement une performance d'acteurs.
Un beau film sur le couple. La douleur d'un amour qui fuit, qui se délite. La famille qui reste soudée malgré la brutalité d'un homme peu attentif et rude bouleversé en vérité par cette fragilité extrême. Des scènes parfois violentes de mal-être qui se révèlent sous la caméra franchement fortes en émotions.
"A woman under the influence" est un Cassavetes dur à encaisser. D'abord par le sujet, Mabel (Gena Rowlands) est atteinte de troubles psychiatriques, elle est même complètement folle. Elle perturbe beaucoup le foyer, que ce soit son mari (Peter Falk) mais aussi ses enfants. Il n'y a pas grand chose à comprendre de ce film, Cassavetes y filme juste le mal à l'aise, les sentiments, la follie, l'amour au sein d'une famille américaine. Cassavetes adorait retranscrire la complexité des liens familliaux comme il l'a fait de manière magistrale dans "Love Streams". Un bon film mais que j'ai trouvé très dur et parfois assez long.
Un film de Cassavetes n'est pas un objet usuel. La longueur de celui-ci peut titiller notre patience- et encore heureux qu'il aie coupé pas mal de scènes au montage! L'histoire de ce couple, Nick le contremaitre, et Mabel, la housewife tendance maniaco-dépressive, est banale et secondaire. L'essentiel qui nous est proposé est de vivre de l'intérieur le parcours de deux êtres qui se cherchent, qui s'aiment très certainement, mais agissent sans cesse de travers, à l'inverse de ce qui pourrait briser la barrière invisible de l'incommunicabilité. Gena Rowland est éblouissante, Peter Falk aussi quoiqu'il soit toujours un peu difficile d'oublier l'image de l'inspecteur Colombo. Cassavetes cherche à retrouver la réalité des émotions quotidiennes ressenties au sein de cette cellule familiale à la dérive, résistant aux coups de boutoirs de l'une des deux belles-mères et essuyant le regard éperdu de fatalisme de l'autre. C'est un metteur en scène exigeant et qui attend du spectateur un minimum d' effort pour se laisser aller et comprendre le bouillonnement intense à l'intérieur de chacune des têtes. On sort en se disant, il aurait pu faire plus court, et on se rend compte après coup de l'originalité de la démarche cinématographique, qui fait penser un peu à Resnais cherchant à reproduire la richesse d'une relation interpersonnelle, et sa constante fragilité. DVD1 - aout 2018
"Une femme sous influence" (1974) de John Cassavetes est un drame poignant qui explore la fragilité de la santé mentale et les tensions dans les dynamiques familiales. Gena Rowlands livre une performance magistrale en incarnant Mabel, une femme dépassée par les attentes sociales et le poids de son rôle d'épouse et de mère. Le film impressionne par son réalisme brut, filmé presque comme un documentaire, et par sa capacité à capturer l'intensité des émotions humaines. Avec une mise en scène épurée et un scénario centré sur les non-dits, Cassavetes livre une œuvre à la fois dérangeante et profondément humaine, qui laisse une empreinte durable.
John Cassavetes dresse le portrait irradiant d'une femme résolument déconnectée de sa réalité. L'interprétation de Gena Rowlands en femme d'un mari ouvrier dans les années 70, qui frise avec la folie, est magistrale. On ne sait pas si justement ce rôle de femme au foyer, par convenance de l'époque, la confine dans un trouble qui lui fait perdre peu à peu la tête, ou bien simplement l'a t-elle toujours été ? L'amour d'un homme résolument gentil, Peter Falk, mais résolument de son temps, pose cette question de la responsabilité tout de même. Est-il simplement la victime d'une telle complexité de vie conjugale, ou bien en est-il le coupable ? Et c'est justement le fait de ne pas trancher devant nous, donc ne pas nous infliger une morale, qui est pertinent. Un cinéma très loquace et une autopsie intéressante de la classe moyenne.