Une femme sous influence
Note moyenne
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totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2010
Transcendant le quotidien comme personne, John Cassavetes signe un drame bouleversant et constamment sous tension (les scènes entre la mère et ses enfants sont émotionnellement très fortes) portrait d'une femme névrosée basculant petit à petit dans la folie, le tout interprété avec force par Gena Rowlands et Peter Falk.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 janvier 2013
Cassavettes filme à merveille un couple à la dérive. Exceptionnelle performance de Gena Rowlands ! Elle incarne la folie, elle est en elle, on est mal à l’aise rien qu’en la regardant évoluer…
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2010
Un véritable tour de force de la part de John Cassavetes. En effet, "Une Femme sous influence" réussit sur un ton très réaliste, sans concession, mais heureusement pas totalement désespéré, a nous intéresser à la vie d'un couple où une femme, parce qu'elle n'a aucun exutoire, a un comportement hystérique et paranoïaque et se fait donc interner sur l'ordre de son mari a-priori normal mais qui va se révéler au fur et à mesure que le film avance aussi timbré qu'elle. Les comédiens qu'ils soient professionnels ou amateurs jouent à la perfection leurs rôles. Gena Rowlands est particulièrement brillante dans ce très beau portrait de femme face à un Peter Falk tout simplement impressionnant. Cassavetes nous plonge dans l'intimité d'un couple sans pour autant faire du voyeurisme et sans juger ses personnages. C'est en partie en cela aussi que le film est remarquable. En tous les cas ce grand film ne peut pas laisser indifférent.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2020
John Cassavetes a su saisir l'immense talent de sa femme Gena Rowlands, qui dans ce rôle extrêmement difficile transcende le film, avec à ses côtés un acteur sensationnel, Peter Falk, qui lui aussi livre une performance des plus mémorables. "Une femme sous influence" enchaîne les séquences intenses et dérangeantes, dans une société où il est plus "convenable" de cacher la folie.
pitch22
pitch22

198 abonnés 691 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2006
LE chef-d'oeuvre, éternel, de J. Cassavetes. Totalement crédile, interprétation étonnante (et dire que pour beaucoup c'était de l'improvisation!). Très irritant, fou, malaise assuré.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2009
Un grand film! Une Gena Rowlands absolument démente, complétement imprévisible, un grand jeu d'actrice!! Un film fort au sujet difficile,un grand moment de cinéma
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2008
Un beau film ; Classique des classiques...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2009
Un film à découvrir absolument. L'interprétation des deux acteurs principaux ainsi que la sobriété de la caméra de Cassavetes nous entraîne dans une ambiance sufocante. Ame sensible s'abstenir!
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2007
Pour apprécier pleinement un film de Cassavetes, mieux vaut être en forme, de bonne humeur, ou en tout cas être dans une phase réceptive, car ce sont des oeuvres fortes et très personnelles, d'autant plus que le réalisateur ne cherche pas à tout expliquer. Une femme sous influence reste mon Cassavetes préféré. Le sujet du film, qui est le rapport de la société avec la folie, est remarquablement bien traité. Gena Rowlands est magistrale dans ce rôle pas facile. Peter Falk prouve qu'il est capable de dire autre chose que "Y a un détail qui me chiffonne, M'dame" (petite précision : j'adore Columbo !). Même si finalement, j'ai eu l'impression en regardant le film que Peter Falk passait son temps à accueillir des invités puis à leur demander de partir. En tout cas, une oeuvre à découvrir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 novembre 2007
J envie ceux qui n'ont pas encore vu "Une femme sous influence" car ils vont découvrir la plus grande actrice au monde dans un très grand film. Sous influence ? oui, tout est dans le titre , oui mais aussi la folie, l'abandon, l'amour simplement. Les scènes marquantes (le retour des hommes apres le chantier, l'aniversaire, le retour a la maison, le baiser aux enfants endormis), entre maitrîse absolue et improvisation, jalonnent les différentes étapes du chemin (de croix, de libération?) de cette femme, la plus aimante et la plus aimée qui soit . Alors quoi ? alors, pourquoi tant de douleur ? condition feminine ? vertiges de l'inceste ? (la scene avec le père tres furtive mais qui explique peut-être tout). Alors, alors ?? je ne sais moi mais je conserve en mémoire, 20 apres , ce trouble, cette admiration éperdue pour le plus beau couple qui soit, cassvettes et rowlands, sans oublier peter falk d'une telle humanité. Frappé en plein coeur.
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2023
Je me souvenais du personnage de Gena Rowlands, et que ce film m'avait fait grande impression, mais j'avais un peu oublié tout le reste. Je l'avais vu très jeune et je ne suis pas sûre dans avoir alors compris toute la complexité. J'avais vu le portrait d'une femme qui se retrouvait un peu trop facilement internée. Aujourd'hui j'ai surtout vu l'histoire d'un couple incapable de trouver un équilibre quelconque, pris dans une relation forte mais destructrice, sans vrai compréhension. Lui pris en étau entre son désir de conformité et son amour pour une femme hors normes dont le comportement le dépasse sans arrêt. Elle, hyper-sensible et excessive tentant désespérément d'être la meilleure possible pour ses enfants et son mari qu'elle aime clairement, mais dérapant sans arrêt et ne trouvant pas le soutien et la compréhension dont elle aurait besoin ni auprès de son mari, de sa famille, ou de son médecin... J'ai été frappée par les grandes similitudes entre le personnage de Gena Rowlands et celui de Penelope Cruz dans L'immensita. Même si le contexte (social et la relation de couple) est complètement différent , ces deux femmes se ressemblent. J'ai vu aussi des similarités avec Breaking the Waves. Un film qui amène à réfléchir sur la normalité, les rôles et les attentes, les limites et la liberté, l'amour et la compréhension, la folie, la bienveillance et la répression... et bien plus encore.
Tony Penaud
Tony Penaud

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2023
La façon dont Cassavetes met en scène et capte le jeux des acteurs est unique. Une véritable claque. Preuve qu'il peut exister aussi un excellent cinéma indépendant aux États-Unis. Tourné avec peu de moyens, ce film est porté par une Gena Rowlands et un Peter Falk fascinants qui nous entraînent dans un rapport conjugal particulier loin des lieux communs. A voir et à revoir comme d'autres films de ce réalisateur.
Nanarchiste
Nanarchiste

15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2023
J'avais déjà remarqué que l'épisode de Columbo avec Cassavetes était l'un des moins bons des années 70, celui-ci ne semblant pas investi ni charismatique, ce film ne va pas faire monter le sieur dans mon estime.
Les personnes "hors norme" ont généralement des centres d'intérêt forts voire originaux, nous surprennent par leurs traits d'esprits, là notre "cinglée" (dixit le film) et actrice principale n'a pas de passion à part une vague affection pour le Lac des Cygnes, elle parle beaucoup, mais surtout de spaghettis et de "on organise une fête ? - Je ne sais plus, je ne sais pas, je suis fatiguée, que tout le monde parte".
Il est dérangeant de noter que c'est lorsque Gena Rowlands est frappée par son mari qu'elle redevient affectueuse et presque rationnelle.
Quel est le message ou l'intention derrière cela ?
Gena Rowlands (qui parfois en fait trop) et Peter Falk (et le jeune Albert de la petite maison dans la prairie :-P) ont des visages intéressants, c'est un des seuls points positifs, dont font partie également la scène pré-internement qui enfin comporte un peu d'émotion (ça retombe tout de suite après), quelques mouvements de caméra rapides et surprenants, et un côté documentaire/vérité qui aurait pu être réussi si le scénario n'était pas si creux et le film, finalement, très artificiel !
À part cela, si vous voulez des phrases répétées 3 fois, passer du temps dans une entrée de maison, bien connaître la table de la salle à manger, et peu d'idées en plus de 2h, bienvenue !
J'ai bien peur que le piédestal sur lequel Cassavetes est hissé ne soit qu'une lubie qui s'auto-entretient, les nouveaux spectateurs se sentant obligés d'en dire du bien pour appartenir à la meute (sanguinaire) des cinéphiles intellectuels. 
Non il n'y a pas d'urgence, d'"être au monde", de questionnement ontologique, du calme je vous en conjure ! :P
Allez je vais regarder "le privé de ces dames" avec le même Peter Falk, c'est un film moyen mais là au moins ce n'est pas prétentieux.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 juillet 2014
Ce film est d'une intensité incroyable, je comprend pourquoi il souvent cité comme Le chef d'oeuvre de John Cassavettes. Les acteurs donnent et les angles, les cadrages, amplifient toutes les émotions et l'intensité du film. En effet tout est constamment filmé en gros plan ce qui renforce les personnages qui sont extrèmement marqués et forts (je parle de caractère fort pas de leur muscles). Vous l'aurait compris la mise en scène est époustouflante et les acteurs tel que Gena Rowlands, Peter Falk sont juste incroyables.
J'aimerais m'arrêter sur Gena Rowlands, elle joue une "folle", ses actions, ses paroles, ses gestes ne sont en aucun prévisibles et donnent un réalisme juste impressionnant. On pourrait croire, durant le film, vivre avec cette famille. Son jeu de folle n'a rarement été égalé, voir même à mon goût c'est le plus extraordinaire(Pourtant j'aime les films sur la folie). Des scènes marquent les spectateurs par son jeu, elle danse le lac des signes(je suis pas sure de la musique) avec une gestuelle à la fois crispée et détendue. C'est difficile à expliquer, elle est détendue par la musique et l'adore mais ses gestes sont brusques et dérangés du fait de sa folie.
spoiler: Au début de la critique j'ai mis entre guillemets le mot folle car à mon goût ce film ressemble à "Vol au dessus d'un nid de Coucou" de Milos Forman (Un chef d'oeuvre, je vous le conseil) où la folie est décrite comme l'influence des autres. Je m'explique, dans le film de Forman, le personnage que joue Jack Nicholson déclare aux autres personnes de l'asile qu'ils ne sont pas fous et tout le film cherche à nous faire comprendre que ce sont les infermières qui en sont la cause ( de leur "folie"). Dans "Une femme sous influence" les personnages entretiennent leur états émotionnel fort qui vont pousser les personnages à agir de façon étrange, mais avant tout ce sont des êtres humains et il est normal de ressentir des émotions et après d'agir en les contenant. Donc ici les personnages pourraient être "fous" à cause des émotions qu'ils entretiennent ensemble (ils s'influences). Ce n'est pas étonnant pour une famille car vivre ensemble donne lieu à beaucoup d'émotions. C'est ma thèse sur le film, je ne suis pas sure mais cela expliquerait le titre du film et c'est ce que j'ai ressentit en voyant le film. Aussi le personnage de Peter Falk peut être considéré comme "fou" à certain moment vu ses réactions et ses actes, notamment vers la fin du film et en observant ses changements d'humeur tout au long du film. Pour le coup à la fin c'est totalement l'influence des autres qui agit sur ces actes, c'est très marqué.

Les cadrages comme je l'ai dis précedemment exagèrent toutes les expressions des personnages principaux, c'est à dire le père et la mère. Mais Cassavettes ne se focalise pas seulement là dessus à travers sa caméra. En effet il filme d'une certaine manière les enfants. Il les rend innocents, purs et d'une bonté infinie. L'atmosphère égrit avec les parents qui se disputent va nous envahir d'émotion en présence des enfants. On ressent la colère ou la tristesse à forte dose qui mélés d'une intensité si forte (qui est présente pendant tout le film) sont amplifiées, je ne serais pas étonné que certains est pleuré ou est cassé leur ordinateur pendant le film. Sauf que ça n'a pas été mon cas.
Même si le film est très intense, il reste quand même douteux au niveau des émotions. Les enfants nous font ressentir des émotions mais un scénario plus pertinent aurait été à la bien venu. Les scènes avec les enfants sont fortes mais pas assez à mon goût et le manque que j'ai ressentit vient du scénario ou plûtot de l'histoire qui est quand même restreinte. J'aurais aimé que Cassavettes joue plus sur la joie, sur l'espoir pour que la tristesse ou la colère soient plus marquées. Le film "Crias Cuervos" de Saura (Le chef d'oeuvre absolue à mon goût) est un parfais exemple du procédé que je vient de vous énuméré, il y a aussi "la vie est belle" de Capra où le précédé est fait à l'envers, de la tristesse pour la joie. Si Cassavettes avait fait cela j'aurais mis 5 sur 5 car c'est un véritable chef d'oeuvre en terme de jeu, de mise en scène ou d'intensité mais il reste quand même incomplet en émotion et c'est ce que j'aime dans le cinéma. J'aurais aimé "passer du rire au larme" (rire est quand même un peu exagéré).
Le scénario présente aussi des défauts dans le sens où les scènes tournent toujours à peu près autour du même sujet, les lieux sont aussi les mêmes et les personnages aussi. Cela donne un sentiment de renfermé, de restriction. Ce n'est sans doute pas le budjet ou la production qui est la cause de cela mais juste un choix de l'auteur puisque son film shadows, réalisé en 4 jours il me semble, ne présente pas ces défauts.
En conclusion ce film est d'une intensité rare, les acteurs jouent divinement bien, les choix de réalisation sont admirables mais le scénario est quand à lui moyen puisqu'il est fondé sans doute sur des mauvaises bases. Le film malgré ses défauts reste quand même un excellent film qui a marqué l'histoire du cinéma et qui est et restera culte.
J'ai baissé un peu la note, que j'aurait mis à 4, à cause du fils de John Cassavettes et de Gena Rowlands, Nick Cassavettes. Il a fait des vraiment mauvais film, il y a par exemple "triple alliance".
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2025
Un très beau film dramatique, très dur, qui nous raconte des choses de la folie, de la folie à deux, des traces que laissent les traumatismes de l’enfance. Un scénario superbement habité par une incroyable et poignante Gena Rowlands et un Peter Falk impressionnant. Sans oublier les talentueux petits gosses… On a rétrospectivement peur pour eux qu’ils aient pu tourner un tel film. Bravo !
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