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pietro bucca
90 abonnés
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2,5
Publiée le 28 avril 2026
J'ai eu beaucoup de mal a rentrer dans le film. Beaucoup de bavardages, sur les états d'ames de la dame. Partagée entre son pied à terre a Paris, et son petit ami en banlieue. Son envie de séduire et de jouer avec le feu. Le film ne laisse tout de meme pas insensible, sur les craintes de beaucoup de gens.
C'est incroyablement mal joué. C'est dingue. Mais du niveau de Hélène et les garçons quoi ! (Luchini est absolument horripilant mais c'est pas nouveau) Et qu'est ce que c'est long ! Avec des dialogues souvent sans fin et sans aucun intérêt. C'est un peu comme si vous parliez à votre copine un lundi soir au téléphone. Le prompteur en moins parce que là question spontanéité, ouille.
Par contre, Pascale Ogier est envoutante à souhait dans un rôle qui semble lui aller sur-mesure. Son jeu semble d'ailleurs s'arranger durant la seconde moitié du film. Ou alors le spectateur est désormais habitué au jeu d'acteurs version AB Prod. C'est aussi un personnage particulièrement attachant car finalement assez paumée et un peu déchirée entre une vie plan-plan de couple en banlieue (à Marne-la-Vallée qui était une nouvelle ville à l'époque !) et sa vie Parisienne beaucoup plus fun avec ses amis. Mais finalement, qu'est ce qu'elle préfère Louise ? C'est toute la question du film qui y répond à sa place. Louise ne semblant pas avoir trouvé réponse à ses questions à la fin du film. Vraiment dommage que ce soit si mal joué... peut-être est-ce voulu par le réalisateur mais c'est vraiment bizarre... je sais bien que beacuoup de films des années 80 sont un peu limite niveau jeu d'acteurs mais là c'est vraiment flagrant. Tchéky Karyo joue comme un pied !
Mon premier Rohmer sera probablement l'un des derniers. Car mes réticences ont été vérifié : ce film verbeux à fond, au jeu théâtral des acteurs, très artificiel, qui contraste avec l'hyper réalisme (ce qui n'est pas une qualité dans ce cas) des scènes. Non clairement, ce genre de cinéma n'est pas pour moi...
"Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison"; c'est à partir de ce précepte placé en exergue de son film qu'Eric Rohmer construit la personnalité de son héroine. La relation qu'entretient Louise avec Rémi semble n'avoir, à ses yeux, qu'un défaut: la promiscuité. C'est la raison pour laquelle, elle décide, seule, d'occuper son logement parisien dans une façon d'union libre. A l'instar de beaucoup d'héroines rohmériennes, Louise se berce de considérations théoriques que ses actes et les réalités de l'existence contredisent pourtant et compliquent. Ses principes, inconsciemment égoistes malgré l'apparence de la logique et de l'intégrité intellectuelle, seront peut-être plus cruels pour elle que pour Rémi...
Le récit de Rohmer, malicieux parfois, enseigne qu'il ne faut pas mettre les sentiments à l'épreuve. L'intrigue, sans doute moins statique qu'à l'accoutumée, se fonde sur les déplacements des personnages et sur leur évolution morale, comme des rebondissements. Entourée de possibles amants (dont spoiler: Fabrice Luchin i, dans un de ses premiers rôles d'intello mondain), Pascale Ogier compose avec une charmante innocence un nouveau ressort de la mécanique amoureuse selon Rohmer.
Un marivaudage intéressant et plaisant, représentatif d’un milieu et d’une époque (le cinéaste sait saisir « l’air du temps »), en particulier des nouvelles façons de considérer les relations de couple. Mais bien loin à mon sens derrière les meilleurs films de Éric Rohmer. Il souffre, par comparaison, d’un manque d’idées scénaristiques, ce qui génère des situations plutôt convenues. On ne trouve pas non plus les dialogues étincelants qui caractérisent entre autres son meilleur cycle, les « Contes des quatre saisons » ; faute de quoi, le film paraît par moments « bavard ». Il en résulte au final une œuvre plutôt banale que l’on oubliera (sauf Pascale Ogier) assez rapidement.
"Les nuits de la pleine lune" n'est vraiment pas le meilleur Rohmer, je l'ai trouvé long. De plus, les acteurs sont vraiment moches, il n'y a pas grand chose à admirer. En effet, Pascale Ogier (morte trop tôt d'une overdose) n'est pas très séduisante et ne convient pas au rôle. Par contre, Fabrice Luchini est excellent comme toujours, il excelle dans ce rôle d'intello amoureux plus que tout. Regardez plutôt "Pauline à la plage" ou "Ma nuit chez Maud" qui sont de bien meilleure facture.
Le portrait doucereux-amer d'une demoiselle entre deux amours dans le Paris chic des années 80. On y squatte le parquet de grands appartements bourgeois lors de surboums ou tout le monde est bien propre et gentil... Bon, à mon sens ce n'est pas le Rohmer le mieux écrit je trouve, il manque un je ne sais quoi de plus fin et d'intelligent dans cet énième badinage avec l'amour. Les acteurs ? Tcheky Karyo est plutôt bien dans son registre ténébreux et Fabrice Luchini peaufine déjà son numéro de pré-dandy qui l'imposera un peu plus tard dans "La discrète". Mais la belle affaire du film c'est évidemment Pascale Ogier. Avec sa voix fine et feutrée est tour à tour touchante ou nonchalante... En contrepartie je ne trouve pas qu'elle transcende l'écran non plus. Il faut dire que le destin ne lui aura pas donné cette chance de briller mieux dans d'autres films...
Tous les films de Rohmer ont un effet merveilleusement apaisant et émouvant sur mon âme hypersensible. Et comme toujours l'immersion dans les ambiances, les époques, tous les personnages rendent à mes yeux ses films inégalables. Encore un chef d'œuvre que j'ai découvert avec bonheur et qui m'a transportée par son réalisme, son esthétique et sa sincérité. Pascale Ogier y est incomparable et captivante.
Fascinant par ses acteurs et la profondeur des dialogues. Pas d'action ou presque. Pourtant cela fonctionne. Le film prend tout ce qu'on pourrait en attendre à contrepied : c'est un film des années 80 mais dans un langage soutenu et dépourvu de violence verbale, c'est une comedie sentimentale sans parler d'argent, de mariage ou de beaux-parents, c'est un Rohmer mais avec un soin d'image, de mise en scène, un peu de musique et 3 interprètes principaux brillants, c'est du Cinéma d'Art et d'essai avec une histoire très claire. Presque chaque scène est un chef d'oeuvre tant Pascale Ogier illumine le film de son jeu si particulier.
Figure emblématique de la Nouvelle Vague, Éric Rohmer livre en 1984 un long-métrage sur les atermoiements d’une jeune femme à la recherche du bonheur sentimental. Comme souvent avec le réalisateur, les réflexions sont livrées par le biais de longs dialogues exprimés avec beaucoup de théâtralité. Ce style vénéré par certains, n’en demeure pas moins extrêmement pompeux. On ne va pas parler de la direction d’acteurs mais plutôt du talent. Et force est de constater que Pascale Ogier (qui décèdera tragiquement quelques mois après la sortie de ce film) n’en possède pas beaucoup. Seuls Tchéky Karyo et Fabrice Luchini s’en sortent honorablement. Bref, une dissertation sur l’amour et le statut de la femme libre non dénuée d’intérêt mais passablement ennuyeuse.
« Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison ». Rohmer rentre dans le film dressé face au libertinage et à l'individualisme. En bref, il fait front face au progressisme qui secoue sont siècle et emporte tout ses contemporains.
Pour les références à Mondrian, il me semble que la politique de l'artiste plasticien n'est pas soutenue par la politique de l'auteur dramatique. Le caractère socialiste utopique à la Mondrian ne me semble pas être soutenu par Rohmer. En revanche, le procédé formel qui vise l'épuration des moyens afin d'exprimer l'essence du réel congrue avec toute l’œuvre de Rohmer. C'est sans doute à cela qu'il a rendu hommage. Mais l'un comme l'autre, que nous montrent-ils du réel ? Ils nous montrent leur point de vue sur les rapports sociaux a des degrés d'abstraction et de prétention différents. Rohmer questionne l'amour et la sexualité avec une vision séculaire, Mondrian questionne le monde matériel dans son ensemble avec une vision fantasque. Peut-être que Rohmer tend lui aussi à l'universel ? S'il n'a pas la prétention d'y tendre complètement, à mon sens il y tend d'avantage que Mondrian.
En revanche, le personnage de Louise est une incarnation de cet individualisme qui réfute le péché originel, exposé dès le début, lorsqu'elle dit à son homme, et a elle même, pour expliquer ses sorties libertines : "C'est pas contre toi, j'suis comme ça !". Cette jeune femme se pare d'utopisme pour jouer avec ses désirs et son pouvoir d'attractivité comme si ces sentiments étaient purement désincarnés, et appartenaient à une lubie sociale, enchaînant les femmes à leurs hommes. En faisant cela, elle s'enchaîne elle-même à sa propre individualité, et détruit les liens sociaux qui l'entoure. spoiler: Elle met en concurrence son homme, son meilleur ami et des inconnus sur le terrain de l'amour et du désir et finit par s'y perdre, perdre son homme et son amour . L'auteur nous dit bien que l'amour n'est pas un jeu, et qu'à trop employer les sentiments avec légèreté, la gravité s'impose, et le tragique s'installe. Ainsi, la tragédie est le couronnement de l'utopie !
Un drame rohmérien de bonne qualité avec une des premières apparitions à l’écran de Fabrice Lucchini et la dernière de Pascale Ogier décédée tragiquement d’une crise cardiaque deux mois après la sortie du film. Quatrième volet de la série « Comédies et proverbes », c’est un film d’une grande finesse psychologique, que ce soit pour le personnage de Louise, maladroitement tentée par une liberté nouvelle dans le couple, ou celui d’Octave confident intéressé de ces dames.
Rien de neuf. Le film d’un diseur de lieux communs sans aucun intérêt voulant nous faire croire qu’il aborde des vrais sujets. Quel ennuie, quel desolation, quel prétention, quel manque de connaissances et de culture chez ce cinéaste. Dépassé par la jeunesse des années 80, il n’a rien compris à ce qui se passait. Quand au style, difficile d’en parler puisqu’il brille par son absence. On en est au niveau de prestation d’un film amateur de collégiens. Le cinéma d’art et d’essais devrait accoucher de temps en temps d’art et pas que d’essais!