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Un visiteur
2,5
Publiée le 14 février 2013
Une bonne ambiance de départ à la shérif fait moi peur mais avec des camions, ensuite le film essaye de devenir plus sérieux mais le scénario n'est pas très construit et ça devient un peu ennuyeux. Une mention spéciale pour Ernest Borgnine.
Cette comédie d'aventures est plutôt sympathique. Road-movie "à la cool" avec de longues scènes de poursuites assez fun. Chouette casting en plus avec des acteurs devenus trop rares.
Un Peckinpah mineur où l'on retrouve tout de même le style du cinéaste qui commence à se fatiguer. Bien loin des ralentis sublimant la violence de "La Horde sauvage", les scènes d'actions du film traînent la patte et manquent cruellement de rythme aussi bien que le scénario manque de crédibilité et de psychologie. On ne s'intéresse guère au parcours de ces routiers et à leur combat contre les forces de l'ordre et il faut bien des décors arides, de solides acteurs (Kris Kristofferson, Burt Young, Ernest Borgnine) et une très bonne bande-originale pour empêcher l'ennui de montrer le bout de son nez faisant de ce convoi quelque chose de sympathique mais de grandement oubliable.
Film mineur de Peckinpah, sans doute même son œuvre la plus faible. Le cinéaste s’entoure d’acteurs ayant déjà collaboré avec lui et filme une histoire sans véritable surprise qui le réalisateur voulait être une version mécanique de sa Horde sauvage. Malheureusement le film se traine et ne parvient qu’à de très rares moments à être efficace. Les quelques passages d’action sonnent comme des redites de la part de Peckinpah et les passages comiques sont maladroitement amenés. Le thème de pouvoir des médias et de la manipulation par les images est aussi abordé sans réelle profondeur, thème que le réalisateur reprendra avec plus de sagacité dans son dernier film Osterman Weekend. Même le destin final de son héros, spoiler: qui survit finalement et ce contre toute logique , montre que Bloody Sam est dans une petite forme.
Oeuvre peu aimée de Sam Peckinpah, « Le Convoi » n'est certes pas son film le plus personnel. On y retrouve néanmoins son amour pour les marginaux et cette vision comme souvent à rebrousse-poil de l'Amérique, celle qui n'intéresse personne mais se fait captivante sous la houlette du réalisateur de « La Horde sauvage ». Ce dernier a beau être ainsi moins impliqué que d'habitude, les motifs de satisfaction sont réels, tel le discours sur l'omniprésence des médias ou l'image solidaire et attachante des routiers, loin des obsédés sexuels et serial-killers que l'on croise régulièrement aussi bien à la télé qu'au cinéma. Le résultat est mineur dans la carrière de son génial auteur, mais étonnant et très plaisant : beaucoup de réalisateurs aimeraient pouvoir en dire autant...
Ouaips ! C’est pas le meilleur Peckinpah, mieux vaut se rabattre sur quelque chose qui a fait ses preuves comme ‘Pat Garrett’ ou ‘Les chiens de paille’. Mais blague à part, on est bien dans un film typique des années 70 dans la digne lignée de ‘White line fever’, ‘Dirty Mary’, ‘Vanishing point’ ou bien ‘Smokey and the bandit’ puisqu’il reprend traits pour traits la trame de ce dernier à savoir des flics abusant de leur pouvoir, une jeune femme en détresse prise sur le chemin (Ali McGraw) et surtout une solidarité entre routiers à travers la Cibie. Le scénariste Bill L. Norton n’a donc pas de quoi être fier d’autant qu’il tire son inspiration d’une chanson simpliste intitulée ‘Convoy’. Par moments, on reste vraiment trop proche du nanar et ce à cause d’une version française qui massacre le film… Ernest Borgnine et Burt Young cabotinent un max ce qui n’améliore en rien à la crédibilité générale. Certes, Kris Kristofferson est très charismatique surtout avec sa barbe et les camions sont magnifiquement imposants (on n’en fait plus des comme ça) : le canard sur le Mack de Rubber Duck -d’où le nom- a été repris par Tarantino dans ‘Boulevard de la mort’. Bref, passez votre chemin même si la nostalgie des années 70, la musique country et la hargne de Peckinpah peuvent sembler attirantes.
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3,0
Publiée le 23 octobre 2011
Rèalisè en 78, "Convoy" est un film contestataire du grand Sam Peckinpah qui transcende ici un film de commande en road-movie extrêmement vif! Le metteur en scène du mythique "Straw Dogs" s'amuse à transformer un simple convoi de poids lourds en horde sauvage! Sa mise en scène est souvent intense et terriblement efficace avec des acteurs qui sont parfaitement crèdibles dans leurs personnages: des chauffeurs de semi-remorques Kris Kristofferson dit Rubber Duck, Burt Young dit Pig Pen au shérif Dirty Lyle Wallace alias Ernest Borgnine, en passant par la sculpturale Ali MacGraw, on passe un bon moment avec ses fous du volants! Au final, poursuites et cascades tout azimuts avec la musique très country de Chip Davis! Du Peckinpah sur mesure...
Vu à la télé hier soir. Il y a des films qui vieillissent mal, et celui là en est un exemple parfait !!! HIstoire fade qui tourne au ridicule. Laid comme un camion (avec long plan de fumée noire et épaisse).
Film mésestimé de Peckinpah, il est pourtant représentatif du mépris du réalisateur envers les institutions et leurs représentants. Un tantinet anar, il fut une fois de plus pour Peckinpah "remonté" par sa Major, qui l'a sans doute adouci...
"Le convoi" n'est pas à proprement parler un chef-d'œuvre, ceci dit je fut surpris que le temps passe assez vite. Il n'y a pas de quoi se casser la tête. Par contre c'est à croire de S. Peckinpah découvrait le ralentit... Chaque séquence est l'occasion d'imposer un ralentit de plus. Une coup de poing : ralentit ; une chute : ralentit ; une cascade : ralentit ... E. Borgnine y campe un salop de premier choix.
Ce n'est pas voyage au bout de l'ennui, mais presque. On a vu Sam Peckinpah bien plus inspiré que ça, avec "Chien de paille" ou "La horde sauvage"... Ici, seul l'humour des dialogues et l'engagement de Kris Kristofferson parvient à hisser le film de la médiocrité. Bref, une production dont on peut se passer.