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Jean Ingalls
4 abonnés
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4,0
Publiée le 13 mai 2026
Le film après la Haine, bien entendu il a souffert à sa sortie de la comparaison mais Raï a marqué par son authenticité, son humour, sa tchatche. Finalement il porte encore mieux son sujet et ce malgré les années. La Haine traite d'un sujet social, Raï lui c'est le coeur de la cité, ses joies, ses peines, son avenir et ses désillusions. Finalement malgré la légèreté de sa mise en scène et parfois un jeu d'acteur moyen pour certains, le film garde une certaine authenticité et résonne toujours aussi bien et ce malgré les mœurs qui ont quelque peu changés de nos jours. Raï est toujours un plaisir à redécouvrir. C'est aussi le meilleur rôle de Samy Naceri. Une fresque indémodable.
Trente ans après ce film, la réalité des banlieues en période de crise est souvent désignée comme des quartiers populaires, cités dortoirs ou ghettos délaissés. Ces zones sont marquées par des enjeux économiques (un taux de chômage élevé), culturels (une forte présence d'immigrés ou d'enfants issus de l'immigration) et sociaux (des îlots de pauvreté). Les problèmes persistants y s'accumulent jusqu'à provoquer des explosions.
Certes, ce film centré sur la vie d'une cité "chaude" peut paraître un peu cliché, mais dans l'ensemble il reste réaliste et traite assez bien des problèmes de drogue et de violence qui règnent dans les cités, ainsi que de la difficulté pour les jeunes vivant dans ces quartiers défavorisés à trouver une compagne. Pour satisfaire leurs besoins primaires, ils n'ont d'autre choix que d'aller voir les prostituées. Nous suivons ici un groupe de jeunes qui vivent au jour le jour. Ils sont parfois soudés, mais ils s'embrouillent également à plusieurs reprises. C'est un cinéma sans grands moyens, mais réaliste, et assez brut, sans filtre. C'est cela qui au final est intéressant. De plus on voit la vie telle qu'elle était 30 ans en arrière, quand la société n'avait pas encore été zombifiée par internet et les smartphones. C'était plus authentique qu'aujourd'hui. Enfin, mentionnons la bonne performance de Samy Naceri en jeune drogué. Quant à l'actrice X Tabatha Cash, elle n'est là que pour attirer justement les jeunes de cité à venir voir le film...
Un film que j'ai bien aimé lors de mon adolescence, la vie dans une banlieue parisienne, le quotidien difficile d'un jeune homme, gardien de piscine, dont le père est mort et son frère ainé à sombre dans la drogue. Il y a les potes, Sahai la femme la plus convoité du quartier
Je sais pas pourquoi ce film a plus marqué que la haine et ma cité va craquer bien que certaines scènes sont à retirer possiblement en DVD je parle de la Seine ou Tabatha Cash se montre nu mais je trouve que Samy Naceri joue parfaitement bien son meilleur rôle j'aurais mis 4 étoiles complètes si certaines scènes incohérentes dont les scènes de nudité. 6/10
Malgré le fait que les personnages passent leur temps à hurler du début à la fin, le film est sympa à suivre et très poignant. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Le film des années 90 sur ce sujet que je préfère. On y trouve des acteurs authentiques, un talent (S. Nacéri), l'icône porno de l'époque (T. Cash), une panoplie de personnages que l'on a pu effectivement pu connaitre dans ces quartiers de banlieue... Mais aussi de l'humour, de la sensibilité, du drame... Combien de jeunes de cité se sont mis à fredonner du Aznavour à la suite de ce film? Bref un plaisir à revoir pour les nostalgiques ;-)
A priori, Raï ne dispose pas des atouts séducteurs de ses prédécesseurs: ni la facture léchée et les ambitions esthétiques de Kassovitz ni l'âpreté et l'aspect démo de contrebande du film de Richet et Dell'Isola. Banlieue ou pas banlieue, Raï s'inscrit dans la logique des films de Thomas Gilou, cinéaste dépourvu de prétentions, si ce n'est celle de communiquer avec son public par les émotions les plus simples et les moins faisandées. Il faut donc regarder Raï à l'aune de Black micmac: un même regard chaleureux sur les rites, les travers et les particularismes d'une de ces communautés qui forment le tissu de la France contemporaine, une vision à hauteur d'homme, une veine comique qui essaye d'éviter aussi bien le cynisme supérieur que la complaisance grasse.
Un autre rail de haine. Dans la même année, en 1995, il y à eu La Haine de Kassovitz. Raï quand à lui, est une réalisation de Thomas Gilou (La vérité si je mens). Le sujet est similaire, la cité, les confrontations, des injures, la drogue, la difficulté sociale, bref, mais cela ne vaut pas le Kasso. On y trouve du bon quand même, pas mal de passages forts grâce aux exécutions des protagonistes, notamment Samy Naceri qui impressionne avec un grand naturel son petit monde. C'est ici également que vous trouverez les débuts au cinéma (et même la fin...), de l'actrice X Tabatha Cash.
Surfant sur le succées de la haine Thomas Gilou donne moins de force et de maestria à son film mais arrive tout de même à livrer un film honorable et beaucoup plus regardable que d'autres productions françaises. 14/20
Les intentions sont louables mais le film est réellement gâché par des acteurs vraiment mauvais (mis à part Samy Naceri très convaincant dans son rôle de toxicomane). C est vraiment dommage.
Peut-être un film un peu caricatural, mais avec des scènes très touchantes et un Sami Nacéri puissant dans son rôle! La violence est la star du début à la fin, la seule part de douceur ne supportant plus la cité s'en va. Quelle solution pour ceux qui restent? Le film ne la donne pas, il décrit.
Un film dont j'me sens obligatoirement proche, la banlieue est vu sous un autre angle, il sera seulement vu comme une propagande a la haine pour certains mais pour les gens qui comprendront le message c'est un appel a l'aide, Samy Naceri est saisissant, dommage qu'il est aujourd'hui le personnage qu'il interprete.