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THE-CHECKER
125 abonnés
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4,0
Publiée le 31 juillet 2011
Sortit en pleine période d'effervescence du sujet banlieue et largement occulté par le très populaire "la haine",le film de Thomas Gillou a gagné en justesse au fil du temps ce que le film de kassovitz a perdu en crédibilité. Car si le premier a pu tant fédérer à l'époque sur son postulat de critique sociale au détriment du second,c'est avant tout grâce à sa mise en scène tape à l'oeil plutôt que par la profondeur de son propos. Une raison supplémentaire pour (re)découvrir ce petit film sans prétention,mais autrement plus en phase avec le sujet qu'il traite,au vu d'une actualité et d'un recul suffisant,pour prendre toute la mesure de son discours à sa juste valeur.
Surfant sur le succées de la haine Thomas Gilou donne moins de force et de maestria à son film mais arrive tout de même à livrer un film honorable et beaucoup plus regardable que d'autres productions françaises. 14/20
Le film des années 90 sur ce sujet que je préfère. On y trouve des acteurs authentiques, un talent (S. Nacéri), l'icône porno de l'époque (T. Cash), une panoplie de personnages que l'on a pu effectivement pu connaitre dans ces quartiers de banlieue... Mais aussi de l'humour, de la sensibilité, du drame... Combien de jeunes de cité se sont mis à fredonner du Aznavour à la suite de ce film? Bref un plaisir à revoir pour les nostalgiques ;-)
Un autre rail de haine. Dans la même année, en 1995, il y à eu La Haine de Kassovitz. Raï quand à lui, est une réalisation de Thomas Gilou (La vérité si je mens). Le sujet est similaire, la cité, les confrontations, des injures, la drogue, la difficulté sociale, bref, mais cela ne vaut pas le Kasso. On y trouve du bon quand même, pas mal de passages forts grâce aux exécutions des protagonistes, notamment Samy Naceri qui impressionne avec un grand naturel son petit monde. C'est ici également que vous trouverez les débuts au cinéma (et même la fin...), de l'actrice X Tabatha Cash.
Raï (1995), c’est un drame social sur la banlieue, les cités difficiles avec des jeunes qui dealent, volent, se droguent, vandalisent, bref rien d’extraordinaire, sauf qu’ici, durant 85 minutes, ils passent leur temps à s’engueuler, s’insulter et à se taper dessus. Un scénario inintéressant, pourtant pas si désagréable à suivre (heureusement), mais niveau interprétation, il ne faut pas être trop exigeant, entre Tabatha Cash (qui tente une reconversion après l’univers du X) et Samy Naceri (qui s’avère être tout bonnement exaspérant). Un mois jour pour jour après l’excellent La Haine (1995) de Mathieu Kassovitz, toute comparaison entre ces deux films s’avère inutile, deux films sur le même sujet, dont le premier est définitivement culte alors que le second s’oublie sans grand regret.
Quelques semaines après la sortie de "La haine" de Kassovitz voilà un ersatz qui fait pâle figure. Caricatures où la psychologie s'arrête juste là où il faut pour les ados bas de plafond ; Tabatha Cash comme panneau publicitaire prouve le peu d'imagination de la production... A oublier !
Malgré le fait que les personnages passent leur temps à hurler du début à la fin, le film est sympa à suivre et très poignant. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
ce film n'a que 15 ans, mais il représente si parfaitement un monde qui a disparu depuis ! Des filles arabes non voilées, ou des femmes dont le voile ne couvre même pas les cheveux, comme les mamans, sorties du bled, de mes copains de classe arabes, il y a 30 ans...
Certes, ce film centré sur la vie d'une cité "chaude" peut paraître un peu cliché, mais dans l'ensemble il reste réaliste et traite assez bien des problèmes de drogue et de violence qui règnent dans les cités, ainsi que de la difficulté pour les jeunes vivant dans ces quartiers défavorisés à trouver une compagne. Pour satisfaire leurs besoins primaires, ils n'ont d'autre choix que d'aller voir les prostituées. Nous suivons ici un groupe de jeunes qui vivent au jour le jour. Ils sont parfois soudés, mais ils s'embrouillent également à plusieurs reprises. C'est un cinéma sans grands moyens, mais réaliste, et assez brut, sans filtre. C'est cela qui au final est intéressant. De plus on voit la vie telle qu'elle était 30 ans en arrière, quand la société n'avait pas encore été zombifiée par internet et les smartphones. C'était plus authentique qu'aujourd'hui. Enfin, mentionnons la bonne performance de Samy Naceri en jeune drogué. Quant à l'actrice X Tabatha Cash, elle n'est là que pour attirer justement les jeunes de cité à venir voir le film...
film qui résume la vie des jeunes banlieusards dans les quartiers avec une musique kiffante et des acteurs qui tiennent la route....respect à Samy Naceri qui défonce tout à l'intérieur...