La fin de la guerre et la période terrible qui a suivi ontmarqué profondément la personnalité sombre du très cinéaste d'animation Takahata Isao (1935-2018), communiste, pacifiste, francophile. Takahata a sans doute mis dans son chef d'oeuvre d'après Nosaka Le Tombeau des Lucioles (1988) l'essentiel de sa pensée historique et pacifiste. Son style habituel alliant superbes aquarelles et dessin animé recrée sans concessions la tonalité tragique et sans espoir, malgré les scènes pastorales, de ces mois effroyables (bombardements, incendies, disette, égoïsme des adultes, deuils). La tombe des Lucioles (1967, Picquier 144 pages 6.5€) est un récit autobiographique extraordinaire de Nosaka Akiyuki (1930-2015) décrivant l'errance d'un garçon de 14 ans et de sa sœur de 5 dans le Kobe détruit par le bombardement américain et l'incendie du 5 juin 1945 (faisant suite aux raids meurtriers de février et mars mars). En juillet et août, Seita prend sa petite sœur Setsuko sous son aile en la protégeant et la nourrissant dans un abri de fortune jusqu'à la reddition du 15 août (Hiroshima 9 août). Le récit s'achève le 22 septembre juste avant l'arrivée massive des troupes d’occupation. Ce récit replace les épisode dramatiques de la fin de la guerre dans un contexte d'orphelins abandonnés comme il y en eu tant à cette époque. On oublie souvent que la famine et les épidémies ravagèrent un Japon totalement exsangue après sa défaite retardée par l'acharnement de la dictature militaire. En 67 cette longue nouvelle fut un événement dans la société japonaise qui tenait à s'éloigner de cette période en s'accrochant aux bienfaits de la croissance économique rapide, vouent les Japonais nés en 20-30 ne voulaient pas parler de la défaite et de l'après-guerre. Le film de Takahata très fidèle au récit, prend aux tripes. C'est peu dire qu'il a été mal accueilli au Japon.
Été 1945 au Japon pour mon 6 ème Ghibli. Beaucoup d'attente pour ce film, mais j'ai l'impression d'être complètement passé à côté.
Je n'ai pas ressenti d'émotion, ni par les personnage, ni par la musique, ni par les dessins.
Le contexte ( Juin 1945 au Japon)m'intéressait beaucoup, mais aucune accroche. Pas de ressenti sur l'ambiance, ni oppressante, ni percutante. Seule la petite sœur véhicule quelque chose.
Sévère mais attention, ce n'est pas un navet, loin de là. Un film cohérent, avec une touche propre au réalisateur. Certains seront plus réceptifs que d'autres
"Il était une fois un grand-frère… et sa petite sœur…" Miyazaki invite à suivre une poésie de deux enfants tentant de survivre face à une guerre dont il ne sont que spectateur et victime... Une poésie japonaise chargé de symboles et d'émotions, sublime.
Le tombeau des lucioles a selon moi le mérite exceptionnel et exclusif de pouvoir prétendre à un 5 sur AlloCiné. J’ai du mal à comprendre les commentaires négatifs quels qu’ils soient pouvant viser ce film et j’ai donc une fâcheuse tendance à les rejeter sauvagement et fermement sans aucune forme d’argumentation (Ce qui, cela va sans dire est une négation de démocratie pure et simple qui ne saurait être tolérée). Je vais donc prendre mon temps pour expliquer en quoi ce film est mon film préféré (et devrait être ton film préféré aussi toi cher(e) lecteur(trice)) afin d’éviter tout acte de despotisme non éclairé.
Le film démarre durement, à l’image du message qu’il vient délivrer. spoiler: On apprend en effet la fin du film, et celle-ci nous tombe dessus sans prévenir. Pour les plus normaux d’entre nous, on en est déjà à verser une petite larme. Cette annonce est un choix bien plus que réfléchi et permet évidemment d’atténuer la tristesse future qui sera déjà suffisamment grande... Ce film dépeint un portrait ultra réaliste de la guerre et y juxtapose une intrigue qui s’insère parfaitement dans le contexte. Ainsi, en nous donnant la fin, le réalisateur nous pousse à nous intéresser à ce qui va faire le film: la guerre et ce qu’elle a de plus simple; sa cruauté.
Cette cruauté va nous être lancer au visage spoiler: à travers la vie de jeunes enfants japonais subissant de pleins fouets les horreurs de la guerre (en pleins bombardements américains). Orphelins, ils se retrouvent chez leur tante qui malgré son apparente sévérité cherche finalement à préserver sa famille des conséquences de la guerre (bon ce n’est pas la personne la plus charitable au monde mais on lui pardonne du fait du contexte). À partir de cet instant le film que l’on pensait déjà triste devient carrément insoutenable... spoiler: Les enfants du fait de leur jeune âge vont aller de mauvaise décisions en mauvaise décisions, et c’est bien cela qui va causer leur perte.
Ce film n’est pas triste car il critique la guerre, il l’est car il nous montre ce qu’elle est. Le film n’a pas à nous montrer des barbaries affreuses. Il n’a pas à nous convaincre que la guerre est mauvaise. Il n’a guère besoin d’expliquer quoi que ce soit, car il incarne la guerre. Les civils japonais n’ont pas été les plus touchés durant cette guerre et ce n’est pas ce que le film nous raconte. Ce film ne s’apitoie pas sur le sort des japonais ni de quiconque d’ailleurs. Il ne prend aucun parti et ne se place finalement pas dans un camp où dans l’autre (comme j’ai pu lire en m’étranglant). Le tombeau des lucioles livre la plus poignante critique de la guerre car il ne cible rien d’autres qu’elle.
Une critique faite au film et qui revient souvent (on s’entend, j’ai jamais vu personne le crier non plus) est la faculté de ce dernier à émouvoir de façon « gratuite ». À cela je tiens à répondre: « normale, t’es pas censé sourire de la guerre... ». Plus sérieusement, le fait que ce film soit triste ne sert à rien d’autres qu’à servir un propos qui me paraît bien plus que noble. Un propos nécessaire. La tristesse est un des sentiments les plus fort lorsqu’il s’agit de marquer une personne (c’est d’ailleurs pour cela que l’on retient souvent les petites choses négatives sans même prêter attention à tout le positif qui nous entoure), et elle est ici utile pour marquer le spectateur.
Maintenant essayons d’être fou (et totalement psychopathe) et occultons le but du film. Si l’on s’attarde seulement sur l’aspect visuel de la chose, on ne peut qu’applaudir le studio Ghibli et Isao Takahata pour la réalisation de ce dernier. L’animation a su garder une esthétique très forte et pourtant très simple, et ce malgré les années. Les personnages sont attachants (pour notre plus grand malheur). Le film est aussi chargé de symboles plus ou moins complexes et qui peuvent être interprétés de façons différentes. Le plus évident étant les lucioles qui représentent les bombardements et les malheurs qui les accompagnent. La façon dont les personnages perçoivent ces dernières ne laisse pas indifférent. Celles-ci sont perçues tel un ciel étoilé, une représentation bien optimiste et enfantine pour une guerre qui ne peut que mal finir. La boîte de bonbons revêt quant à elle un nombre infini de symboles qui à mon avis seront propres à chacun (je me permet donc de passer outre, quand bien même je trouve qu’il s’agit d’un des objets les plus importants de l’histoire du cinéma...avec rosebud tmtc).
La bande originale et quand à elle excellente, et ne commet pas la faute de tomber dans du tire-larmes pur et dur. Les musiques trouvent aisément leur place dans des scènes quelquefois joyeuses mais bien souvent tristes. En conclusion, le tombeau des lucioles n’est pas qu’un film traitant de la guerre. Outre l’insouciance enfantine et la bêtise humaine (plus que la cruauté), le film aborde la façon dont la guerre fait fi de toute notions d’injustice et de justice. En bref Le tombeau des lucioles fait partie de ces films incritiquables à tous les points de vue. Il est une véritable lettre ouverte antimilitariste qu’on a le devoir d’aimer.
Ps*: Vous pouvez rajouter les étoiles manquantes si vous avez mis moins de 5... Ps**: « Pourquoi est-ce que les lucioles meurent tellement vite » Setsuko
Ce film est probablement un de ceux qui m'ont le plus heurté. Le film illustre la guerre au Japon et les conditions de vie des enfants notamment orphelins en insérant directement cet élément dans le coeur de l'histoire : la guerre vécue PAR les enfants. Ce film est un véritable chef d'oeuvre qui mérite d'être recommandé car il est très frappant aussi bien historiquement que psychologiquement.
Un bon film mais qui aurait pu être tellement plus poignant si la fin n’avait pas été dévoilée dès le début. Et les 1h30 de film en paraissent 2h30, la faute à pas mal de longueurs et de temps morts qui auraient pu être mieux gérés.
Film mauvais, après toutes les critiques que j'ai entendu et que je lis sur ce film, je ne comprends pas en quoi ce film est une réussite... Mis à part sa réalisation et son esthétisme, je trouve tout le reste inintéressant. Les personnages ne sont pas attachants, la petite fille est insupportable et le garçon ne fait rien pour sortir de la misère. Par exemple : il avait juste à travailler, comme sa tante lui disait, pour pouvoir rester chez elle tranquillement et subvenir aux besoins de sa sœur. Et pour l'histoire, aucun rebondissement. On le voit mourir dès le début ce qui fait que l'on connaît quasiment toute l'histoire quand voit l'état de leur mère.
Je n'ai donc pleuré à aucun moment, film oubliable, et surtout, beaucoup trop lent.
Wouah, mais quelle claque, mais quelle force ! Les silences de ce films sont aussi percutant que les dialogues. L'émotion transmise par ce film est si grande qu'on en ressort pas insensible.
Film avec une bonne technique mais avec un scénario qui se résume au faite que c'est dramatique. Un film qui a pour unique but de faire pleurer dans les chaumières sans trame à l'arrière. Cela résulte donc que le film est assez vide. Tous se repose sur le côté tragique et c'est bien triste. Ce film avait pourtant du potentiel...
4.5 étoiles pour ne pas descendre la note de ce film qui est très bien réalisé, graphiquement impeccable, même la VF est très bonne, scénario intéressant et originale, cependant, j'ai lu certaines critiques qui parlait de pleurer devant le film etc, que ce film serait déconseillé aux enfants, je ne suis pas d'accord, premièrement pour être vraiment ému par le film il faut rechercher l'émotion, si l'on est pas enclin à cela mais juste curieux, alors la sensibilité propre à chacun jouera un grand rôle, quant à la vision des enfants pour ce film, je trouve qu'un enfant peut très bien y trouver son compte sans être abattu ou choqué par le film, même un enfant de 6 ou 8 ans peut trouver certaines leçon de vie et pourrait bien contribuer à son développement psychologique sans partir dans la tristesse absolue ou la confusion totale sur les aspects que présente ce film.
En bref, si vous êtes dans la recherche d'émotion vous serez servis, sinon, ça reste un bon et beau film, mais tout dépend de ce que recherchez.
Il n’y a rien de plus pur qu’un enfant, c’est ce que j’aurai retenu du tombeau des lucioles dressant un portrait lugubre et monstrueux des adultes. Ce film, bien qu’animé, est d’une poésie et d’une violence dures à digérer. Images chocs, scènes chocs, nous voila terrifié, horrifié devant pareil film arrivant malgré tout à nous faire souffler par moments, le temps de quelques séquences d’une jolie douceur et de tendresse fraternelle, grâce à l’adorable Setsuko et son frère le jeune Seita.