Le Tombeau des lucioles
Note moyenne
4,4
31199 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

909 critiques spectateurs

5
558 critiques
4
214 critiques
3
69 critiques
2
46 critiques
1
17 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Pierre Bouchakri
Pierre Bouchakri

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2026
Je suis malheureusement complètement passé à côté. Je perçois bien les multiples qualités du métrage, mais je n'ai tout simplement pas pris le train en route à mon grand regret! La faute peut être à une hype trop grande...
maël bigot
maël bigot

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2026
Film magnifique qui nous fait découvrir parfaitement les temps difficiles pour les plus précaires en temps de guerre. Vous ajoutez à cela une animation réussie et des personnages attachants et vous obtenez un chef d'oeuvre !
Enfin, nous pouvons nous demander en regardant ce film si nous avons moralement le droit d'être heureux en tant de guerre ? J'ai vraiment eu cette sensation tout le long du film.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juillet 2026
Takahata l'a dit : dans la luciole, il voit un feu qui tombe (un seul mot en japonais). Un film sur la beauté et l'anéantissement. On ne voit jamais la guerre, on l'entend seulement. Les bombardiers restent un grondement lointain, une ombre sans visage, et le vrai danger est ailleurs, dans une porte qu'on referme, dans un haussement d'épaules de médecin. L'image sublime console tandis que le récit détruit, comme la patine d'une photo de famille oubliée au fond d'un tiroir. Lumière rasante sur les rizières, mer éclatante. La caméra se tient à hauteur d'enfant et ne va jamais chercher le gros plan sur les larmes, tandis que la musique se fait si rare que le morceau final, avec ses crépitements de vinyle, arrive comme un chagrin terrible qu'on avait retenu bien trop longtemps.

Aucun suspense non plus. Seita est mort dès la première image, et ce qui suit est une chute en enfer d'1h30, en paliers, chacun coûtant quelque chose. La maison, la mère, la tante, le riz, la mer, puis Setsuko. Insoutenable. Entre chaque perte, Takahata glisse un bonheur : la plage, la boîte de bonbons, l'abri devenu maison et les lucioles pour plafond d'étoiles. Cette fiction que les deux enfants s'inventent pour tenir ne se brise pas d'un coup. Elle s'use, chaque joie un peu plus courte et un peu plus forcée que la précédente. Une mort lente, mais certaine.

Setsuko est le cœur émotionnel du film, et ne pas être ému devant cette petite, c'est n'avoir pas de cœur du tout. Rien n'est plus désarmant qu'un enfant confronté à la cruauté ordinaire des adultes. Elle n'a pas de mots pour ce qui lui arrive. À 4 ans, il ne reste que des sensations (ça pique, j'ai faim, où est maman ?). Son corps épouse le chemin de cette ignorance. Elle court, puis marche, puis tient à peine debout, puis ne se relève plus, et sa voix baisse comme une bougie qui s'éteint peu à peu. Un matin, elle enterre une poignée de lucioles et demande pourquoi elles meurent si vite. Tout est dit dans cet instant. Rien que la beauté et l'anéantissement. On comprend, avec une tristesse infinie, que c'est son destin.

Face à Seita, en revanche, je ne sais vraiment pas quoi penser. C'est un personnage d'une profondeur sans fond. Je voudrais lui reprocher cette raideur qu'il oppose au monde, ce refus de plier ou de mendier, mais comment le pourrais-je ? Car derrière l'orgueil du fils d'officier veille un garçon de 14 ans que son âge et son époque privent du droit de se plaindre, et pour qui apprendre la mort de son père, c'est perdre l'espoir de redevenir un instant un enfant qu'on protège. Ce qu'il éprouve n'est pas la peur mais la honte, et sa fuite vers l'abri désaffecté n'a rien d'un instinct de survie. C'est un paradis choisi contre l'humiliation quotidienne, une dignité payée du prix le plus haut, puisqu'il préfère sa fierté à la vie de sa sœur sans le savoir. Et pourtant, je sens sa tendresse, qui ne sait passer que par le jeu (les pitreries, la mer, les lucioles).

C'est un film que je n'ai jamais revu. La tristesse est trop vaste pour être affrontée deux fois. Et si j'oublierai peut-être les plans et l'histoire, je n'oublierai jamais ce « nii-chan » déchirant.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2026
Peu de films osent infliger une telle épreuve à leur public. Isao Takahata signe sans doute l'une des expériences les plus douloureuses que le cinéma ait produites, une œuvre adulte qui déchire et bouleverse durablement. Certaines scènes frappent avec une dureté rare pour un dessin animé, presque destinée à des spectateurs avertis. Le soin apporté à chaque détail graphique, la précision presque documentaire du trait, agit comme un piège tendu à l'attention du spectateur. Ce réalisme minutieux finit par engendrer une forme de poésie inattendue, comme si la beauté naissait justement de cette absence totale de complaisance. "Le Tombeau des lucioles" reste une pierre à part dans l'animation, loin des contes de Miyazaki.
Einleiger
Einleiger

8 abonnés 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2026
Cette œuvre commence par la fin. On sait de suite que les deux protagonistes meurent. Le spectateur suit donc leur parcours depuis le bombardement d’une ville portuaire japonaise jusqu’à leur mort. Certes cela évite un final trop larmoyant, mais cela retire une partie de l’émotion.

Le réalisateur montre donc l’horreur de la guerre, à la fois les conséquences de la famine ou des effets des bombes utilisées sur le corps des enfants et aussi le désastre du nationalisme, mais toujours par petite touche.
Le parti pris de décrire le fond du film en pointillé empêche Isao Takahata de dépasser le cadre de l’individualisme et d’aller au-delà de la simple dénonciation du patriotisme. Le réalisateur reste dans la pudeur sans trop chercher à jouer avec le pathos, sans alourdir l’émotion. Il alterne les moments tristes soit avec des moments d’allégresse pour les personnages, soit avec des moments de contre points dans lesquels rien n’est jamais noir.

Il me reste de cette séance des dessins de cartes postales et des moments poétiques malgré le contexte.

Ma scène préférée : quand on découvre le dernier contenu de la boite de bonbons à la fin du film, scène à mettre en lien à celle qui introduit cette fameuse boite, sur le quai du métro, j’ai ri.
Vu au cinéma le 19/7/2026 en VOSTFR
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2026
Le Tombeau des lucioles est un film d'animation qui se déroule au Japon durant la Seconde Guerre mondiale. À travers l'histoire de Seita et de sa petite sœur Setsuko, il montre toute la violence des bombardements américains et les immenses difficultés auxquelles la population japonaise est confrontée pour survivre et simplement manger à sa faim.

Les deux enfants perdent brutalement leur mère et sont recueillis par une tante qui leur fait rapidement comprendre qu'ils sont devenus un poids pour sa famille. Ils se retrouvent alors livrés à eux-mêmes malgré leur très jeune âge, dans un monde où la guerre détruit non seulement les villes, mais aussi les liens de solidarité.

Les lucioles occupent une place essentielle dans le film. Elles symbolisent la fragilité de la vie. La scène où une luciole meurt dans la moustiquaire, alors que Seita et Setsuko sont encore en vie, annonce discrètement le destin tragique qui les attend. La lumière de la luciole qui s'éteint dans la nuit fait écho à celle des deux enfants, dont l'espoir disparaît peu à peu.

Le lendemain, Setsuko enterre les lucioles. Cette scène fait directement penser aux enterrements des victimes de la guerre et constitue l'un des moments les plus bouleversants du film. La moustiquaire possède également une forte valeur symbolique : elle est censée protéger les enfants des moustiques, mais elle devient un piège pour les lucioles. Cela rappelle que, pendant la guerre, même les endroits qui paraissent les plus sûrs ne le sont pas réellement.

Le Tombeau des lucioles est un excellent film d'animation, aussi magnifique que déchirant. C'est un film profondément humain qui dénonce les ravages de la guerre sans jamais tomber dans le spectaculaire. Je le recommande à partir de 12 ans, avec un accompagnement d'un adulte afin de pouvoir échanger sur les thèmes abordés, tant certaines scènes peuvent être difficiles émotionnellement.

Un film inoubliable, d'une grande poésie, dont la symbolique des lucioles rend la tragédie encore plus bouleversante.
Pascal
Pascal

260 abonnés 2 493 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 juillet 2026
Bénéficiant d'un grand engouement public et critique, ce dessin animé (1988 ) fait l'objet d'une ressortie en salle.

Malheureusement pour moi, je n' ai pas apprécié ce " tombeau des lucioles " et surtout je me suis copieusement ennuyé.

Il y a certes le graphisme réussi, mais le développement du scénario m'a semblé très attendu et surtout très plat. Aucune émotion dans un scénario qui suit pourtant deux orphelins avant la capitulation du Japon.

J' aime la filmographie de Miyazaki mais là franchement, je n' ai pas du tout accroché !

Vu au Reflet Médicis
Adam Delahaye
Adam Delahaye

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2026
ce film est selon moi un des meilleur film d'animation extrenement triste voir des enfant se battre contre la famine est la guerre c selon moi un exelent film extrenement emouvent bravo
Valent1n
Valent1n

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2026
J'ai vraiment bien aimé, comme l'a dit une amie, voir le film du point de vue des victimes et non de l'armée, contrairement à ce qu'on voit souvent dans les fictions sur ce thème. Cela montre ce qu'était la guerre, mais aussi ce qu'elle est encore aujourd'hui à notre époque.

C'est très prenant et ce sera très dur à regarder si vous êtes émotif de manière générale. C'est de très loin le Ghibli le plus dur que j'ai vu jusqu'à présent : les sujets abordés sont très sérieux et on se rend compte à quel point la guerre révèle le vrai visage des gens.
jldee
jldee

7 abonnés 199 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2026
Le CHEF d’œuvre d’.
A voir Absolument !
Une oeuvre Majeure de l’Animation
Japonaise, de l’animation tout court.
Evan Drx
Evan Drx

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2026
Je ressors de ce film avec un avis assez mitigé. Je comprends parfaitement pourquoi tant de personnes le considèrent comme un chef-d'œuvre et je reconnais ses qualités : l'animation est belle, la relation entre le frère et la sœur est touchante, et certaines scènes dégagent une vraie tristesse mais malgré le sujet extrêmement dur et le destin tragique des personnages, je suis resté étonnamment distant pendant une grande partie du film.
L'une des raisons est que l'émotion m'a semblé très indirecte. Je ressens les émotions à travers les personnages lorsqu'ils les expriment clairement mais Seita reste souvent très fermé sur ce qu'il ressent. J'ai l'impression ici que l'on doit ressentir les émotions en interprétant celles que ressent Seita, ce qui installe (de mon point de vue) une certaine distance émotionnelle.

Mon principal problème c'est par contre le personnage de Seita lui-même. Je comprends qu'il soit jeune, traumatisé, perdu et dépassé par les événements mais à plusieurs reprises, j'ai eu le sentiment qu'il observait lui aussi la dégradation progressive de sa situation sans réellement chercher à l'empêcher. C'est pas seulement nous, spectateurs, qui voyons les signes alarmants, lui aussi les voit par exemple quand la santé de sa sœur commence à se détériorer, lorsque les difficultés deviennent évidentes, j'attendais une réaction plus forte, une remise en question et une tentative de changer radicalement leur situation. À la place, j'ai souvent eu l'impression qu'il laissait les choses empirer et c'est ce qui m'a empêché de m'identifier à lui. Face à quelque chose qui me glisse des mains, mon premier réflexe est d'essayer de le rattraper, donc même si les chances sont faibles, j'ai besoin de voir un personnage lutter contre ce qui lui arrive. Ici, j'ai eu le sentiment inverse, celui d'assister à une lente dégénérescence dont le personnage principal est conscient mais qu'il ne combat jamais vraiment, c'est frustrant voire indignant.

Le film m'a également paru manquer d'objectif ou de rêve, les enfants ne semblent jamais poursuivre une vision d'un avenir meilleur, on les voit pas imaginer ce qu'ils voudraient retrouver, construire ou atteindre. Très tôt, j'ai eu l'impression qu'ils avaient déjà abandonné tout espoir, et mais si je peux comprendre que ça puisse être une représentation réaliste de certaines situations de guerre, en tant que spectateur, ça m'a privé de quelque chose d'essentiel (pour moi en tout cas) : une raison d'espérer avec eux.

J'ai aussi trouvé étrange que la guerre elle-même reste très en arrière-plan. Bien sûr, ses conséquences sont visibles partout, mais le film choisit presque exclusivement de suivre ces deux enfants dans leur isolement. Donc même si c'est un choix artistique que je respecte, il a contribué à renforcer mon impression de regarder un quotidien qui se détériore lentement plutôt qu'un véritable récit avec une progression dramatique.

Finalement, j'ai davantage observé la tragédie que je ne l'ai vécue, j'ai ressenti de la tristesse pour les personnages, mais rarement l'émotion profonde que beaucoup décrivent dans les avis. Peut-être est-ce parce que je suis plus sensible aux histoires où les personnages continuent à se battre contre l'adversité, même lorsqu'ils semblent condamnés. Ici, j'ai surtout vu une succession d'occasions manquées et une résignation progressive qui m'ont laissé frustré plus que bouleversé.

Un film touchant, important et sincère, mais dont l'approche narrative et le comportement du personnage principal m'ont un peu empêché d'être aussi marqué que je l'espérais, j'espère que vous comprendrez.
Philippe Sch
Philippe Sch

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2026
Vu quand j’avais 16 ans, j’en ai 33 aujourd’hui et je n’ai pas revu ce film depuis. Je me souviens de certaines scène, je me souviens, ou plutôt je sais que c’est le plus grand et meilleur film d’animation que je n’ai jamais vu de ma vie. C’est un grand film, un chefs d’œuvre.
François Devallèe
François Devallèe

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2026
un des plus beaux films que j'ai vu de ma vie quand je le regarde c'est vraiment avec le cœur lourd bravo je pourrais dépasser les 5 étoiles je le ferai sans hésiter
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

2 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
Avec Le Tombeau des lucioles, Isao Takahata livre un récit de guerre d’une sobriété déchirante, vu à hauteur d’enfants. La mise en scène, dépouillée de tout pathos excessif, laisse la tragédie émerger à travers les détails du quotidien et l’épuisement progressif des personnages. Takahata oppose la beauté fragile des instants partagés à l’indifférence brutale du monde qui les entoure. Le film refuse l’héroïsme pour montrer la guerre comme une lente destruction des liens et de l’innocence. Une œuvre bouleversante et profondément humaine, dont la douceur apparente rend la douleur encore plus forte.
Octavio Gry
Octavio Gry

32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2026
L'âpreté néoréaliste de ce dessin animé m’a fait penser à Allemagne année zéro de Rossellini. Mais on se dit aussi que la distance entre le tragique et le sinistre est parfois ténue.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse