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Jerem69tt
138 abonnés
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2,0
Publiée le 4 février 2021
Un film d’animation long à démarrer et qui ne décolle jamais vraiment de part son manque de trame scénaristique, où on se contente de suivre un aviateur chasseur de prime réparé son avion. Bien qu’assez joli à regarder, ce n’est jamais captivant. Et on manque d’information (pourquoi un cochon, on ne sait pas…), certes les hypothèses sur internet sont nombreuses, mais un film qui demande de chercher ailleurs pour comprendre n'est pas un bon film.
Parfois, la guerre ne se contente pas de détruire le monde ; elle transforme aussi ceux qui y survivent. C’est de cette blessure que naît le destin de Marco Pagot, ancien as de l’aviation devenu chasseur de primes dans l’Adriatique des années 1920 et mystérieusement transformé en cochon. Loin d’être une simple fantaisie, cette métamorphose traduit la position d’un survivant qui choisit de se tenir à l’écart des hommes plutôt que de réintégrer un monde qu’il juge indigne - mieux vaut être un cochon qu’un fasciste.
Cette posture trouve son prolongement dans l’espace même du film. Entre îles rocheuses, criques isolées et étendues d’eau turquoise, Miyazaki compose une Adriatique mythologique où circule une étrange confrérie aérienne faite de pirates maladroits, de pilotes indépendants et d’ingénieurs rêveurs. Bien que l’action se situe dans les années 1920, ce monde semble légèrement décalé, comme suspendu entre la réalité historique et l’imaginaire de l’aventure romanesque. Cette stylisation permet au récit de conserver une légèreté ludique tout en laissant affleurer, en arrière-plan, l’ombre montante du fascisme qui traverse l’Europe.
Dans ce paysage suspendu, l’aviation devient naturellement le cœur de la mise en scène. Passionné d’aéronautique, Miyazaki filme les hydravions avec passion : les moteurs vibrent, les coques glissent sur l’eau avant de s’arracher à la surface, et les combats aériens prennent la forme de véritables chorégraphies dans le ciel, où les avions semblent parfois évoluer comme des créatures marines dans un océan inversé. Pourtant, au milieu de cette énergie ludique, un souvenir vient soudain fissurer le ton du film lorsque Porco imagine les avions de ses camarades morts s’élever dans le ciel comme une procession silencieuse. À travers cette vision, sa transformation acquiert une résonance plus profonde, comme si ce corps animal exprimait la culpabilité d’avoir survécu là où d’autres ont disparu.
C’est peut-être là que réside la véritable singularité de Porco Rosso. Derrière l’apparente légèreté de ses aventures aériennes, la question n’est donc pas tant de savoir si Porco redeviendra un homme que de se demander si les hommes méritent encore de l’être.
Fais comme l’oiseau. Chronologiquement, on est entre Kiki et Mononoke. Ce film est probablement celui qui a véritablement fait connaître Miyazaki dans nos contrées. Marco est un pilote d’hydravion hors pair, le meilleur. C’est un ancien soldat de l’armée italienne qui a participé à la première guerre mondiale mais dans l’Italie fasciste, il ne veut rien avoir à voir avec le régime. Alors, il est chasseur de prime à son compte et affronte les pirates des airs. Ha et puis il a une tête de cochon aussi, mais genre littéralement. L’ambiance méditerranéenne sied bien au rythme de Miyazaki. Comme pour le château de Cagliostro, on sent qu’il est chez lui dans cette Italie fantasmée. Et puis ce décor si peu japonais permet de sortir de son imaginaire habituel et de mettre en avant toutes les autres qualités du créateur. A vrai dire, j’aime tout dans ce que j’ai vu. L’humour tout en finesse est présent du début à la fin et on rit souvent. Les personnages sont très attachants, en particulier notre héros et sa jeune assistante. En VF, le doublage est très très bon (Fio surtout, le fait que Jean reno double Marco peut perturber … surtout si on est parasité par Godfroy de Montmirail …). Le travail visuel est un véritable tour de force. On ne peut que difficilement imaginer l’immense travail nécessaire à la représentation et à l’animation de tous ces avions, objets techniques complexes vus sous tous les angles lors des scènes de voltige et de combat. L’histoire est elle-même une vraie surprise et le rythme du récit est parfait. En toile de fond, on appréciera l’habituel mais toujours pertinent discours pacifiste de Miyazaki. En clair, une vraie réussite et peut-être un des films les plus accessibles de son auteur.
Porco Rosso : Encore une fois, Miasaki nous invente une histoire originale, une aventure remplit d’action et d’humour avec une pointe de romanesque. Et c’est avec une de ses passions : l’aviation qui nous fait décoller avec des personnages plus qu’attachants, il y a toujours un coté mystérieux et sorcier dans les héros, la, on suit un ancien homme aviateur qui est devenu un cochon par sorcellerie et ça, en plein guerre des années 20. Il y a toujours un vrai contexte avec un coté imaginaire/merveilleux. Et on a le droit toujours à une petite fille intrépide qui va le suivre et qui va limite tomber sous le charme mais c’est dur de toucher le cœur d’un cochon solitaire. Donc voila, scénario riche en émotion et idée, il y a juste la fin qui est un poil rapide mais on garde ce coté mystérieux avec une fin sans fin, on apprécie quand même. Et pour ce qui est de l’animation, c’est parfait, riche en détail comme d’habitude, très créative avec des musiques qui accompagnent une sublime mise en scène. Et en plus dans ce film d’animation, on a le droit a la voix de Jean Reno pour le rôle principale. Donc voila, encore un Miasaki qui nous fait voyage et qui nous transporte.
Comme toujours, ce Miyazaki frise la perfection graphique et poétique. L'histoire est un peu plus ancrée dans la réalité qu'à l'habitude, mais flirte tout de même un peu avec le fantastique et le merveilleux (le héros a été changé en cochon quand même !). Une belle réussite, même si la fin est un peu expéditive...
Une véritable surprise ! Apres avoir enchaîner Chihiro et Totoro qui m avait très déçu, je ne m attendais a rien de "Porco Rosso". Finalement je l ai trouvé très plaisant. Le mieux des Ghibli pour l'instant ! Comme toujours, l animation est jolie et la musique également. Et enfin, l'histoire est beaucoup plus intéressante et mieux travaillé, avec une vraie fin ; J ai enfin ressenti une sensibilité dans le travail de Miyazaki ! Les personnages sont très bons voir attachants pour certains d'entres eux.
Il leur a fallu attendre mon 3e Miyazaki pour enfin apprécier un de ses films ; Porco Rosso est donc un bon film et (enfin) un bon Ghibli !
Nouveau registre pour le maitre de l'animation japonaise, Hayao Miyazaki nous présente une histoire rocambolesque, pleine d'aventure avec des dessins étonnants. Les poursuites et les cabrioles des avions sont reproduits à l'identique. Je dénombre aucune faille, c'est un film à voir qui s'adresse aux petits comme aux grands. Le talent de miyazaki est encore une fois confirmé avec ce film. Ou puise t'il son inspiration ?
Porco Rosso est le genre de film qu'on peut se repasser 10 fois sans jamais se lasser. Tout y est merveilleux : graphisme, musiques, histoire qui d'ailleurs est mise en scène de fabuleuse manière, et les doublages français ! Porco Rosso ne serait plus le même si Jean Reno ne le doublait pas. Un superbe dessin animé, et l'un des chefs-d’œuvres les moins connus de Miyasaki.
J'avais oublié à quel point Porco Rosso était un grand film émouvant et sacrément triste... et pour cause : parce qu'il nous parle de la nostalgie d'un temps qui ne reviendra plus : le temps des cerises. Le choix du thème musical n'est évidemment pas un hasard. Mélancolie lorsque Porco Rosso se remémore sa jeunesse (le beau visage qui était le sien) avant de se voir haché menu par la guerre et son cortège de funestes nouvelles (son nouveau visage peu amène est là pour en témoigner, comme imprimant les cicatrices du passé). Le souvenir de souffrances qui l'amène à vouloir ne plus souffrir, et plus encore, ne plus faire souffrir… Mélancolie dans ce jardin où Gina avoue l'attendre depuis toujours. Un lieu rêvé, hors du temps, où ils se croisèrent peut-être un jour, où ils laissèrent hélas passer la chance de vivre une aventure qui ne cessera dès lors de les fuir. Mélancolie dans ces îlots déserts de l'Adriatique constituant le décor propice à célébrer ces amours mortes. Autour, des pirates rigolards et facétieux, un aviateur américain rêvant de grands rôles à Hollywood, et surtout une jeune narratrice (on le comprend à la fin) qui par son rôle et sa voix off renforce dans les derniers instants du film son caractère étrangement bouleversant. Celui d'un témoignage du passé. Et grande dernière idée que celle du visage retrouvé de Porco Rosso qu'on ne pourra faire qu'imaginer pour notre plus grand bonheur...
Féministe convaincu et passionné d'aviation,Hayao Miyazaki laisse ici libre cours à 2 de ses thématiques principales."Porco Rosso"est une oeuvre plus adulte car ancrée dans une époque réelle(l'Italie des années 20).Le dessin est comme toujours irréprochable avec une VF excellente(Jean Reno!!).Une histoire peu fouillée,mais ou encore une fois,c'est l'ambiance qui fait toute la différence.Les airs sont un espace de liberté,et ce cochon teigneux est diablement attachant.On est charmé par ce divertissment intelligent,qui nous laisse avec une fin ouverte.A noter une superbe séquence poétique dans la mer de nuages.Talent,quand tu nous tient...
« Porco Rosso » signé par Hayao Miyazaki en 1992, dénote avec la filmographie du cinéaste. En effet, l’histoire se déroule loin de l’univers asiatique puisqu’elle se passe en Italie dans les années 1930. Si l’auteur met en avant sa passion pour l’aéronautique, on ne parvient pas à savoir quel public il vise réellement, et ce, en l’absence de véritable métaphore. C’est à la fois gentillet et ludique, mais sans grand message si ce n’est l’hommage fait aux aviateurs. Bref, un film d’animation très classique et finalement sans grand relief.
Pur chef d'oeuvre de Miyazaki. Le plus drôle de ses films probablement. Graphisme, animation, maîtrise de la narration, sens du rythme sont au sommet, comme souvent avec le maître. Ici, il nous gratifie d'un contexte historique pas trop fouillé, mais intéressant et pas caricatural. Le film regorge de scènes cultes mais on s'en souvient principalement car Fio est certainement le personnage le plus attachant auquel Miyazaki a donné vie. Un ravissement pour tout âge, qui bénéficie en plus d'une excellente VF, une fois n'est pas coutume. Culte.
Comme souvent chez le maître de l'animation japonaise, c'est tout simplement fabuleux. Il traite ici de thèmes très sombres, comme la guerre et l'inflation, avec son charme, son humour et sa poésie habituels.