Encore un magnifique film de Sirk. La mise en scène est grandiose, les couleurs vive comme toujours. Bien qu'il s'agisse d'un remake d'un chef d'œuvre des années trente, cette version apporte de nouvelles choses et les acteurs principaux sont touchant !
Cette fois le steak est beaucoup trop cuit (ceux qui connaissent "Pulp Fiction" comprendront ce que je veux dire!) voir même carbonisé. Il est tout à fait normal que dans un mélodrame, il y est des ressorts mélodramatiques. Mais dans ce film, ces derniers s'enchaînent à une cadence impressionnante que cela vire même à la tragi-comédie. Au bout d'un moment, je me suis même posé la question à savoir si je devais pleurer ou rire. Combien de fois au cours de la vision du film me suis-je dit "Non, il va quand même pas oser le faire", et ben si Douglas Sirk ose le faire. Alors pourquoi deux étoiles ? Tout simplement à cause de l'incontestable élégance visuelle (oui, je sais! je me répète!) de Douglas Sirk et aussi grâce à une distribution magnifique que ce soit dans les premiers ou dans les seconds rôles. Et puis, le film contient le plan du réalisateur que je préfère à savoir le travelling qui suit la petite fille révèlant la présence de Rock Hudson, alors qu'on l'y attendait pas, sur la plage. Carbonisé mais quand même consommable.
Il n'est pas certain que "le Secret Magnifique" justifie le culte que la critique moderne porte à Douglas Sirk... Car, avouons-le, si "le tour de main" du magicien du mélodrame est bien là, cet équilibre improbable entre sérénité et pathos, cette capacité à transcender n'importe quelle scène qui paraîtrait - ailleurs - improbable, voire ridicule, en un élégant moment d'émotion, cette sûreté "classique" du rythme de la narration comme du montage, et, évidemment, cette facilité à allumer un incendie sous le glacis des bonnes manières de ses personnages, toutes ces qualités sont largement gâchées par le sujet - embarrassant, voire déplaisant si l'on veut bien être honnête -, par la nature de cette "magnificent obsession" : une théorie vaseuse, jamais vraiment explicitée, tournant autour d'une déviation bizarre du christianisme (Jésus lui même en aurait été !), qui confère aux personnages l'allure illuminée des membres d'une secte (on pense beaucoup à la scientologie, naturellement). Et ça, ce n'est pas fun !
Le mélo ultime de Douglas Sirk qui réunit tous les artifices pour nous tirer une fois de plus toutes les larmes de notre corps. Rock Huson qui entame ici sa collaboration avec le grand metteur en scène montre sa force de conviction en interprétant ce playboy qui cherche à devenir meilleur en rachetant ses fautes. Aidé par un vieux sage il découvre le « secret magnifique » qui consiste à faire le bien autour de soi sans que cela se sache. Jane Wyman est le parfait pendant féminin d’Hudson. Le couple sera si bien ressenti par le public qu’il sera à nouveau réuni un an plus tard pour « Tout ce que le ciel permet ». Le propos enchanteur ressemble à un prêche et Douglas Sirk s’éloigne ainsi de la vision réaliste et sociale d’un John Ford. A force de vouloir nous émouvoir les rebondissements nombreux du films deviennent prévisibles. Reste la photographie sublime de Sirk.
Un bon film, pas spécialement excellent. les acteurs sont attachants, l'histoire est cemendant un peu nunuche mais qu'importe, j'ai passé un bon moment.
Une très belle histoire, profondément touchante et belle. La beauté des couleurs sont incroyables et c'est l'un des plus beaux mélos qui aient jamais été réalisés, avec un duo d'acteurs au sommet, Jane Wyman et Rock Hudson. Incontournable!