L'Homme sans frontière
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AMCHI

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3,0
Publiée le 2 juillet 2013
Peter Fonda était l'un des scénaristes d'Easy Rider avec L'Homme sans frontière il passe derrière la caméra, il incarne le personnage principal de ce western volontairement lent filmé avec talent et doté d'une beauté évanescente se terminant par une dose de violence. Dommage que niveau narration L'Homme sans frontière est moins convaincant.
Charlotte28
Charlotte28

213 abonnés 3 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2025
Par ses choix originaux de montage et de colorimétrie voire de saturation dès les premières secondes, la réalisation divisera bien qu'elle sublime élégamment l'âpre beauté de ces paysages désertés ou faussement civilisés en offrant de remarquables séquences (la rivière scintillante, le feu de bois éclairant les ombres du trio initial, les crépuscules irisés). Histoire d'amitié de grands chemins d'abord, l'intrigue illustre la difficulté à abandonner une vie d'errance ou d'aventures, plus viscérale qu'une maison ou une famille... Aux personnages nuancés masculins (subtil Warren Oates et chancelant Peter Fonda) fait face une femme de caractère (pudiquement intense Verna Bloom), forcée par le départ de son époux à l'endurcissement et à des amours fugaces (dont on appréciera que la condamnation hypocrite, outrée, orgueilleuse, par le mari qui l'abandonna soit balayée par son honnête acolyte!). Malgré ces caractères intelligemment dessinés, la double imprudence amenant le dernier acte manque de crédibilité, entachant un scénario jusqu'alors pertinent - bien qu'il aboutisse à une issue peu surprenante (et explicitant le titre originel). D'un douloureux désenchantement.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

58 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2011
Un Western dramatique, tiens ça change pour une foi. Un petit scénario cependant assez bien ficelé.
weihnachtsmann

1 639 abonnés 5 824 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2022
Un furieux air de « délivrance » dans les premières minutes et une musique qui accroche vraiment.
Cette lenteur et cette façon moderne de filmer un ancien monde qui ressemble au nôtre. La jalousie, l’envie, l’abandon et la vengeance.
Une histoire simple mais envoûtante par son style.
soniadidierkmurgia

1 462 abonnés 4 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2026
« L’homme sans frontière » western réalisé en 1971 par Peter Fonda a rejoint la liste des films mal distribués à l’époque de leur sortie car ne correspondant pas au cahier des charges initial exigé par le Studio, en l’occurrence Universal Pictures et qui ont cheminé doucement au fil des ans vers le statut de film culte via des réhabilitations initiées par des personnalités du monde cinéma (ici Martin Scorsese) ou encore par le biais de sorties vidéo.
« L’homme sans frontière » est indissociable du parcours de son réalisateur et acteur principal Peter Fonda qui en 1969 a été avec Dennis Hopper et Jack Nicholson à l’origine d’un séisme au sein du microsome hollywoodien avec « Easy Rider », road-movie générationnel, porte-étendard de la culture hippie ayant rapporté plus de 50 fois son budget. Chevauchant sa Harley-Davidson Pan Head, Peter Fonda alias Captain America est devenu le symbole de la liberté sans entrave prônée par les mouvements contestataires étudiants qui fleurissaient alors un peu partout aux Etats-Unis et en Europe. Pas étonnant dès lors que le jeune acteur désireux lui aussi de passer à la réalisation via un scénario original écrit par Alan Sharp trouve sans trop de peine un studio pour financer ce western sortant des sentiers battus notamment sur le plan esthétique et en raison de sa tonalité narrative qui le verra très vite qualifié d’anti-western.
Pour être précis sur le contexte de l’époque, il est bon de préciser qu’au même moment, Universal Pictures qui entend miser sur cette « Nouvelle vague » hippie pour enfin se connecter avec les nouvelles aspirations du public, financera (avec toutefois des budgets limités) en sus de « L’homme sans frontière » : « The last movie » de Dennis Hopper, « Silent Running » de Donald Trumbull, « Macadam à deux voies » de Monte Hellman ou et « American Graffiti » de George Lucas.
Le propos de « L’homme sans frontière » se situant dans le genre western, Universal peut s’attendre à ce que le fils d’Henry Fonda acteur mythique du genre sous la houlette des grands réalisateurs qu’étaient John Ford, William A. Wellman, Anthony Mann ou encore Sergio Leone, s’insère un minimum dans la tradition. Ce ne sera pas vraiment le cas, Peter Fonda accompagné d’une équipe technique et d’acteurs soigneusement choisis, ayant pris le parti de sortir du mythe de la frontière incitant les colons à repousser celle-ci toujours plus loin à l’Ouest de l’immense continent. Depuis l’ assassinat tragique de Sharon Tate et de quatre de ses convives le 9 août 1969 au 10050 Cielo Drive sur les hauteurs de Los Angeles par les disciples fanatiques de Charles Manson (tout d’abord icône du mouvement hippie), l’utopie d’un monde meilleur empreint de paix et de liberté qui battait son plein depuis 1967 avec comme point d’orgue le mouvement étudiant de mai 1968 à Paris, commence à décliner au sein d’une jeunesse qui déchante quelque peu, voyant la structure capitaliste parvenir à doucement canaliser leur mouvement.
Le film de Peter Fonda est teinté de cette même désillusion qui saisit trois cowboys parvenus au terme d’un long périple de sept ans sans que la promesse d’une terre promise se soit concrétisée. Continuer vers la Californie dernier eldorado à explorer comme l’envisage Dan (Robert Pratt) le plus jeune, rebrousser chemin vers le foyer que l’on a quitté comme Harry (Peter Fonda) ou continuer à se laisser porter par le destin comme Arch (Warren Oates) certainement le seul vagabond dans l’âme du trio ? Telle est alors question qui se pose un peu amèrement à la petite bande.
En entame, la caméra de Vilmos Zsigmond, qui vient d’éclairer brillamment « John McCabe » de Robert Altman, nous présente les trois hommes au moyen d’un plan somptueux montrant un large fleuve scintillant avec en surimpression leurs silhouettes nageant, pêchant ou s’affairant à préparer le feu pour la friture. En somme la concrétisation du rêve édénique de la proximité avec la nature justifiant peut-être le prix de cette errance souvent inconfortable et parfois dangereuse comme le rappelle spoiler: le corps d’une jeune fille noyée dérivant à la surface de l’eau. Les trois hommes repassent par un minuscule village sans doute visité à l’orée de leur périple, là où les attend le drame qui va décider de la suite.

Les deux aînés qui se connaissent bien et s’apprécient hésitent à se séparer, Harry ayant besoin de la présence de Arch pour se rassurer avant de retrouver son épouse abandonnée depuis sept ans pour possiblement reprendre la route avec Arch si celle-ci venait à le rejeter. spoiler: S’ensuit une seconde partie où la solaire Hannah interprétée par une formidable Verna Bloom encore débutante devient l’élément central de la vie aux champs prosaïque et sans histoire qui prend doucement forme, rythmée par des scènes bucoliques où Harry en reconquête d’Hannah apprend à composer avec une femme indépendante qui ne s’en laissera plus compter. L’intrigue prend alors le rythme d’une chronique sentimentale jusqu’au départ de Arch qui a compris que désormais était venu pour lui le temps de laisser le couple ressoudé à son histoire pour reprendre sa vie nomade.

Le dépouillement du jeu des trois acteurs comme la lenteur de la mise en scène laissent à voir qu’au-delà des westerns traditionnels où l’action était souvent un moteur essentiel, la vie des colons était certainement à l’image de ce que Peter Fonda a décidé avec talent et poésie de montrer dans cet « Homme sans frontière » qui n’est surtout pas un anti-western comme la critique a voulu le qualifier mais tout simplement un western réaliste au sein duquel un drame se joue comme partout ailleurs. Peter Fonda n’a pas donc pas réellement cherché à briser le mythe, préférant sans doute l’ancrer davantage dans le quotidien et le réalisme. Cette démarche l’a conduit vers la poésie qui éclaire les visages comme les paysages dans les moments de quiétude. On retiendra la fructueuse collaboration artistique entre Vilmos Zsigmond et Peter Fonda qui visiblement se sont trouver en osmose parfaite pour illustrer un autre aspect de l’Ouest américain.
TTNOUGAT

714 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2016
Peter Fonda a voulu sortir un film des sentiers battus et se rapprocher un peu de la mode ‘’western spaghetti’’. Pour cela il a utilisé un scénario intéressant et bien construit qu’il a pourtant réussi à intégrer dans une vraie ambiance western, tout en essayant de lui donner un coté irréel grâce à des effets optiques qui ne peuvent être consensuels. Le résultat n’est pas sans valeur une fois la surprise passée et la compréhension intégrée. L’absence de dialogue, les mystères et les non dits nombreux, le rythme extrêmement lent ne sont pas faits pour enthousiasmer les foules. Reste le coté ‘’underground’’ de ce western vraiment américain qui a su comprendre les besoins de nouveauté du jeune public des années 70. On aime ou pas, mais c’est du bon cinéma appliqué et soigné même si la mise en scène dérape parfois un peu. Verna Bloom tient une place ‘’machiste’’ et ses propos accentuent encore son comportement. Un tel rôle est rare dans le genre : ou bien les femmes volent la vedette aux hommes ou bien elles servent de faire valoir, ici elle tient exactement la place d’un homme. Il faut signaler la musique assez étonnante et le bruit fréquent des cigales, l’ensemble n’étant guère reposant même si de beaux paysages crépusculaires accompagnent ce choix.
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 573 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 octobre 2022
"The hired man" (plutôt " le journalier") maladroitement exploité sous le titre " l'homme sans frontière " certes plus racoleur mais qui ne rend pas compte du contenu du film réalisé par le fils de Henry Fonda et du frère de Jane Fonda.

Si Peter Fonda avait marqué les esprits du cinéma d'avant-garde nord américain en écrivant le classique " easy rider" ( gros succès deux ans plus tôt), son passage à la réalisation ne lui permis pas de doubler la mise.

Réalisé avec très peu de moyens, ce western épuré jusqu'à l'os, s'il n'est certes pas dénué de tout intérêt ( la photo de Vilmos Zsgimond est ici parfois très belle, tandis que l'interprétation de Waren Oates et de Verna Bloom sont à la hauteur), ne parvient pas, à mes yeux, à toucher le spectateur que je suis.

Le scénario ne démérite pas. Il propose de nous conter l'histoire d'un homme qui revient après sept ans dans la ferme où il a laissé sa compagne et sa petite fille pour se livrer, sans succès, à une vie d'errance.

Si " l'homme sans frontière " illustre la volonté de parvenir à mettre en scène une sorte d'épure du western, sa concrétisation à l'écran n'est, en tout cas à mes yeux, pas convaincante ( sauf peut-être à de rares moments).

Ceci dit, ce film intimiste qui tire un peu par moment vers le ton du western spaghetti, se laisse voir, à la condition de ne pas en attendre de miracles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juin 2015
Bouleversant. Les acteurs sont très bons. La photographie de Vilmos Zsigmond que j'avais déjà vue dans le film La Porte du Paradis est sublime tout comme la musique de Bruce Langhorne. Pour moi ce western est une oeuvre d'art
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 novembre 2013
Un beau western, lent et filmé avec talent. Les scènes d'action sont brutales et rapides. Un beau film à découvrir.
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