Un sommet de l'horreur, injustement boudé à sa sortie. Le film est terriblement anxiogène, la chose est horrible et Kurt Russell crève l'écran. Vraiment un chef d'œuvre du genre.
Travaillant l'ambiance, les couleurs, les lumières ainsi que les jeux d'ombres, ce récit horrifique instille une tension constante, renforcée par une musique haletante ainsi qu'un décor naturellement angoissant par sa solitude et sa dangerosité. Parmi des protagonistes qui ont le bon goût de réfléchir, de combattre méthodiquement et de distinguer le funeste péril, se détache le charisme impassible de Kurt Russell. S'enchaînant avec fluidité les péripéties même victorieuses soulignent inlassablement la force surhumaine de cette Chose polymorphe, particulièrement répugnante, pour mener à une fin renforçant la dimension métaphorique de la lutte contre des démons intérieurs. Parfois répugnant, mais diablement intelligent!
John Carpenter signe un film d’horreur culte dans lequel un groupe de chercheur basé en Antarctique se retrouve confronté à une Chose capable de prendre l’apparence de n’importe quelle forme de vie. Privilégiant le suspense le cinéaste installe un climat oppressant où règle la suspicion entre les protagonistes, le tout sur la musique d’Ennio Morricone, discrète mais particulièrement efficace pour accompagner l’angoisse vécue sur cette base scientifique. Classique et efficace.
Ah, un film d'horreur à l'ancienne en huit-clos, rien de tel pour finir une soirée de la meilleure manière qui soit. « The Thing » est une pierre angulaire dans le monde de l'épouvante, un film ayant marqué les esprits, et depuis un film devenu culte. Une lutte pour la survie dans l’Antarctique face à une chose inconnue, à laquelle Carpenter a créer un design monstrueux, avec des transformations répugnantes, et ce grâce à des trucages hallucinants pour l'époque, ceux de Rob Bottin un des anciens géants des effets spéciaux. Le principal intérêt de ce film est de se demander perpétuellement qui est La Chose en nous faisant comprendre les enjeux de façon simple et direct, à partir desquels Carpenter s'efforcera de maintenir une paranoïa constante sur l'ensemble de son adaptation. Le climat oppressant qui va avec y joue également beaucoup et se ressent clairement dans la façon dont il a réaliser ce long-métrage, mais ce qui m'a le plus déranger en fin de compte, c'est cette façon justement trop direct, qui même si ses quelques rebondissements ne sont pas toujours évidemment percevable, sont toujours fait de manière brusque et frontal de façon à provoquer de la répulsion, et m'ont même pousser à me détaché de son apparence horrifique, chose que j'ai moi même du mal à comprendre, voyez-vous. Cette optique de réalisation me rebute plus qu'elle ne m'attire, mais ne pas non plus empêcher d'apprécier le film comme il se devait. Ce qui est fort avec ce film tout de même, c'est que même s'il reprend les habitudes d'un survival classique avec ses personnages survolés, on ressent cette impression d'aucun échappatoire possible qui malgré tout fait son job en nous collant sa dose d'appréhension comme le réalisateur l'aurait voulu. Je reste tout de même sur ma faim, en voyant que Carpenter n'a pas voulu continuer ses astuces de mise en scène jusqu'au bout en nous laissant sur un plan où spoiler: Child donnerait la bouteille à Mac , nous laissant une libre interprétation qui aurait été parfaite et qui aurait pu clore en beauté ce film fort sympathique.
Je l'ai autant apprécié que son préquel, sortie près de 30 après. Les effets spéciaux sont à l'ancienne et vraiment gerbant par moment. L'entrée en scène est excellente ! Et les décors sont impressionnants. J'avoue qu'à le revoir, je trouve le préquel très bien réalisé, surtout les éléments de reprises. Mais pour rester sur "The Thing" de 1982, je reste un peu sur ma fin. Finalement, les américains ne sont pas meilleurs que les norvégiens ! Un peu d'humour, même très léger, aurait été un plus.
Avec The Thing, John Carpenter signe là un film horrifique de science-fiction superbe dans sa forme, un peu moins dans son fond. En effet l'histoire qui nous fait suivre un groupe de chercheurs en Antarctique en proie à une étrange "chose" n'est pas la plus grande force de ce long-métrage. Ça prend un certain temps avant qu'il ne se passe vraiment quelque chose et le rythme se veut plutôt lent dans ce froid polaire ou l'on ressent presque les conditions météorologiques. Le tout est assez répétitif et j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs notamment dans sa dernière partie. Il en reste pas moins que l'ambiance générale est réussie et donc plaisante à suivre. Car au fil des minutes une fois l'apparition de la "chose", les différents protagonistes vont commencer à tous se suspecter ce qui va amener des situations de tension et à faire des choix difficiles. Les personnages justement sont plutôt appréciables même s'ils ne sont pas très développés. Le seul qui sort vraiment du lot est Mac alias Kurt Russell qui possède un sacré charisme. Les autres acteurs campent tout de même bien leurs personnages mais ils sont moins mis en avant. De toute façon ici la star c'est cette "chose" qui prend possession des corps et qui est donc invisible et donc imprévisible. Mais je n'oublie pas aussi les chiens qui ont une place très importante dans cette histoire. Les dialogues eux sont assez bons dans l'ensemble. Côté technique, le film est une superbe réussite. Les effets spéciaux sont impressionnants de réalisme. Les corps déchiquetés, mutilés, le sang qui gicle, c'est très organique et répugnant. De plus le travail au niveau de l'éclairage est parfait, la photographie est belle et la réalisation très soignée. Sur la forme le long-métrage est inattaquable. Il en va de même pour sa b.o. signée Ennio Morricone qui fait une grande partie du travail pour donner cette ambiance angoissante. Reste une fin un peu décevante et vous obtenez avec The Thing un film maîtrisé dans sa forme mais qui souffre d'un scénario qui a du mal à évoluer. Ça reste tout de même une œuvre qui vaut le coup d’œil.
Ayant vu le remake il y a quelques années, je découvre seulement aujourd'hui l’œuvre originale de Carpenter. "The Thing" est bel et bien le classique que j'espérai : suspens et frissons sont au rendez-vous. "The Thing" fonctionne sur une intrigue ultra efficace, dont le déroulé et le contexte m'a rappelé "Alien". Ce qui m'a également marqué, c'est que le film n'a pas pris une ride : les effets spéciaux "à la main" sont époustouflants et la réalisation de Carpenter reste très moderne.
Dans les années 80, avant de mettre l'accent sur l'esthétique et la plastique de leur travail, les auteurs se concentraient avant tout sur la qualité de l'histoire. D'où l'innombrable quantité de fictions de qualité malgré des effets visuels aujourd'hui kitch ou un peu trop bricolés comme "Gremlins, Retour vers le futur, Indiana Jones, Cheri, Aliens, Terminator etc ...". C'étaient des films artisanaux, funs, décontractés et sans prétention aucune parce que la priorité était d'abord axée sur l'histoire. D'où le fait que ces films perdurent avec le temps (Malgré son grand âge, la Trilogie Indiana Jones mets tout le monde d'accord, et pas l'épisode 4). Contrairement à son Remake de 2011, The Thing est de cette trempe. Un survival-sf prenant, passionnant, terrible et ce malgré ses aspects bricolés. Un des meilleurs film du genre.
Le film a plusieurs atouts, le premier: sa localisation, tout de suite on est dans l'ambiance, le blanc, le froid, les conditions extrêmes, l'isolement, tout est mis en place pour créer un vrai univers, pas besoin d'être dans l'espace pour se retrouver à mille lieus. Ensuite son casting, Carpenter a su s'entourer de très bon acteurs, même s'il n'y a aucune présence féminine, les effets spéciaux bien naturellement, prouesse à cette période puisque tout est fait main, comme on pourrait dire aujourd'hui, gage d'authenticité, et cela fonctionne, même après plusieurs visionnage, le suspense est intacte et le plaisir est toujours grandissant. Le film n'a pas pris une ride, et il s'est même bonifié au fur et à mesure des restaurations, et du son nettoyé, qui enveloppe comme d'un ruban, tout les moments forts, étonnant d'ailleurs que se soit Morricone qui s'y soit collé, puisqu'ici, il n'y a pas d'envolée lyrique, juste une musique assez répétitive, bien placée, qui ne prend pas le dessus sur le suspens, mais qui le sublime. Devenu un classique du genre, ce n'est pas si étonnant.
Il y a 3 chefs d’œuvres dans la filmographie de Carpenter, Halloween, New-York 97 et bien évidemment The Thing. Pourtant dénigré lors de sa sortie, le film à peu à peu atteint la notoriété qu'il mérite. Les couloirs souterrains de la station, le froid, la nuit, la bête terrifiante, l'ambiance paranoïaque hallucinante qui s'insinue peu à peu chez les personnages, Carpenter atteint des sommets d'angoisse même si les effets spéciaux du monstre pourront peut-être faire sourire les plus jeunes aujourd'hui. Un sommet du huis-clos horrifique.
Écrasé par E.T à sa sortie, The Thing de John Carpenter est un véritable régal pour les amateurs de SF, une partie d'échec angoissante dans le froid de l’Antarctique avec un Kurt Russell dans l'une de ses meilleures formes. Ce qui m'a marqué avec ce film, c'est la réalisation sublime pour 1982, j'aime ce genre de cinéma très graphique et sensoriel, pas vraiment terrifiant à mon sens, mais ça nous fait sortir de notre zone de confort grâce à l'atmosphère qui s'en échappe. La BO est magnifiquement travaillée également. Pour une oeuvre sortie il y a plus de 35 ans je ne peux que m'incliner devant le travail effectué, ça surpasse pas mal de productions actuelles à bien des égards.
John Carpenter a réussi son coup. Il a su installer progressivement son histoire. Le début est d'ailleurs cocasse : un hélicoptère poursuit un chien en tentant de l'abattre au fusil sans que l'on connaisse les tenants et aboutissants. D'où une suite d'interrogations. Mais on comprend assez vite le danger qui guette les habitants de cette station située en Antarctique. Les acteurs sont globalement très bons, la mise en scène de qualité, et le suspense bien rendu. La présence de la bête va mettre à rude épreuve la solidarité intrinsèque qui règne généralement au sein d'un groupe humain réduit et situé dans un milieu inhospitalier et loin de tout. La bestiole est affreuse comme il se doit, parfois avec excès ce qui confine au grotesque, mais le fait qu'elle puisse prendre n'importe quelle apparence rend ce quasi huis-clos haletant. La fin est plutôt sombre mais ouverte. Enfin, un peu ouverte... Très bon film de science-fiction en tout cas.
Ce film est une vraie merveille, entre horreur, suspense et thriller moi qui n'est pas beaucoup vu de vieux film celui mérite vraiment un oscar un pur chef d'œuvre on me l'avait conseillé et j'ai pas du tout regrette ! (le 2ème de 2011 est avoir aussi)
On m'a conseillé ce film, me le décrivant comme culte, je devais donc le visionner. Résultat ? Je ne peux que confirmer, très très bon film, une très bonne idée scénaristique et un suspens qui reste entier du début à la fin. Must see !