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yohanaltec
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4,5
Publiée le 9 novembre 2015
Ce petit génie de l'horreur qu'on appelle John Carpenter réalise ici un petit bijou d'épouvante. Le suspense est présent tout au long du film, et semble encore plus réelle avec la musique angoissante du maestro Morricone. Le film est vraiment flippant et fait oublier son modèle original. La mise en scène est surement l'une des meilleures de tout les temps. Un quasi chef d'oeuvre.
un classique de la science fiction "sur terre" mélangé avec de l'horreur. Un climat typiquement excitant où enfermé dans une station de recherche dans L’Antarctique une bande de scientifiques doit lutté contre un extraterrestre malin retrouvé gélé qui reprend vie et qui se réplique. Trouvé la chose et le tué. Scénario d'une intensité rare dans ce genre de film où John Carpenter à qui l'on doit aussi "New York 1997" avec sa muse du moment Kurt Russell seul véritable star du film avec Keith David applique à la lettre une réalisation feutré et enrichissante, mené par Ennio Morricone qu'on retrouve aussi en forme, reconnaissable, avec une fin en queue de poisson et doté d'une durée extrêmement court seul 1 heure 25, mais de pure intensité, si intense que cela suffit à nos dépend, tant qu'on veut bien soufflé après le film. inquiétant et horrible, ce film est tout simplement culte.
Considéré comme un chef-d'œuvre pas de nombreux cinéphiles, je dois avouer que moi je trouve que The Thing a un peu vieilli... Pour les effets spéciaux, vous allez me dire que c'est pardonnable étant donné que le budget est peu élevé et que le film à plus de 30 ans mais Non, ce n'est pas pardonnable : Alien avait un budget inférieur de 3 million de dollars et était plus vieux de trois ans et pourtant, il n'a pas pris une ride ! La photographie à elle aussi prise un gros coup de vieux ! La BO n'est pas mal même si celle d'Halloween, film réalisé par le même réalisateur est 100 fois mieux. Après, niveau scénario, il n'y a rien à dire, c'est très bon ! Il y a aussi beaucoup de suspens (je n'ai pas eu peur mais l'ambiance est assez stressante). Les acteurs quand à eux sont excellents (et particulièrement Kurt Russell). Pour conclure : ce n'est pas Le meilleur film de John Carpenter que j'ai vu et surement pas Le meilleur film de science-fiction horrifique que j'ai regardé, mais ce long-métrage nous tient en halène du début à la fin !
Passé le générique « spatial », les premières images de « The Thing » sont annonciatrices de son programme métaphysique. Il y a tout d’abord un plan à l’épaule, tremblant, incertain, face à une imposante muraille rocheuse. Ce monde minéral et glacé contre lequel bute le regard, fait rempart à un ailleurs inatteignable, inimaginable. De ce premier plan se dégage une menace sourde, diffuse, presque mythique. Un bourdonnement étouffé perce alors peu à peu l’opacité sonore du lieu, et un petit point apparaît à l’horizon. Péniblement, s’extrait de cette gangue minérale un hélicoptère qui s’approche au rythme des battements de cœur de la musique de Morricone (sous perfusion carpentérienne). L’appareil semble tragiquement fragile au sein de cette nature monumentale et impassible. Un rien pourrait le gommer du paysage. Pourtant, il continue de s’approcher laborieusement, luttant contre le blizzard, défiant cette nature muette et immémoriale. Quelle image pourrait mieux illustrer la situation existentielle de l’homme dans l’univers ? Lui dont le principe premier est de persister dans son être, au sein d’une nature qui le dépasse ? Cette absolue fragilité, dérisoire, est bien celle de l’homme qui se confronte à l’altérité du monde. Cette altérité, qui a migré au cours des siècles, passant du monde extérieur, de cette Nature que nous avons peu à peu désenchanté, vers le monde intérieur de notre inconscient, est devenue la figure de l’Autre. Celui qui vient à nous dans son opacité. L’inconnu, l’étranger, l’autre que soi. Ce Grand Autre, va dans le film trouver à s’incarner dans cette « chose » informe et indéfinissable qui est libérée d’une immémoriale gangue de neige, comme un souvenir des temps primitifs où la Nature exprimait les angoisses de l’homme. Cette chose, elle va faire exploser l’unité du groupe, mais aussi l’unité de chaque individu. Car elle est porteuse de la dislocation du moi. Dans sa capacité à phagocyter les organismes, elle va faire naître une paranoïa grandissante chez les personnages (et chez spectateurs) : chacun est potentiellement contaminé, cachant le monstre en lui – peut-être même à son insu ! Cette « chose » représente de fait l’angoisse métaphysique propre à l’être humain : celui du trouble identitaire. Grand film paranoïaque, « The Thing » parle du doute fondamental qu’ont les hommes vis à vis de leurs prochains, mais aussi vis à vis d’eux-mêmes (se connaît-on vraiment ?), révélant l’abime qui est en nous. Et Carpenter de signer l’un des plus grands films d’effroi existant, mais aussi une oeuvre à la beauté crépusculaire poignante : rarement au cinéma la certitude de notre finitude aura atteint une telle puissance mélancolique, rarement n’aura été aussi prégnante l’impression que tout est déjà joué (la découverte de la base norvégienne qui annonce les évènements à venir), que rien ne pourra plus arrêter la décomposition du groupe, de l’individu. Et que seule demeure une absurde volonté de vivre, aussi dérisoire que grandiose.
C'est Court, c'est simple, c'est dégueux bien comme il faut pour faire ce genre de film et l'histoire reste assez originale. J'ai apprécié. Je ne comprends toutefois pas vraiment l'importance de l'engouement porté sur ce film par nos chers spectateurs
Film de science-fiction et d'horreur vraiment convaincant les effets spéciaux ont un peu mal vieilli mais sa ne boude en rien notre plaisir tant l'angoisse est bien présent
Le maître de la série B John Carpenter s'était attiré en 1982 la reconnaissance du public et disposait ainsi de moyens conséquents (bien qu'il ne s'agisse pas non plus d'une superproduction) pour réaliser le remake de "La Chose d'un autre monde", un film de genre des années 50 produit par Howard Hawks et qu'il s'était déjà amusé à citer quatre ans plus tôt dans "Halloween". Reprenant sa vedette de "Escape from New York", j'ai nommé Kurt Russell, il s'attelle à nous démontrer du début à la fin toute l'étendue de sa palette technique. Virtuose, Big John l'est, et pas qu'un peu : tenir un long-métrage de monstres dans une station scientifique implantée en Antarctique et qui devient très vite un huis-clos, il fallait le faire, d'autant plus qu'il ne lésine pas sur les effets spéciaux très spectaculaires (et extrêmement réussis, absolument pas vieillis !). Carpenter, on le savait déjà, excelle dans la suggestion : c'est ainsi qu'il construit admirablement un suspense sans failles, d'une tension nerveuse parfois à la limite de l'irrespirable, jouant sur les nerfs du spectateur en anticipant ses réactions. Oui mais attendez, le scénario n'a rien de révolutionnaire, c'est bel et bien la mise en scène qui emporte tout sur son passage, véritable récital d'une grammaire très étirée, remise un peu plus en valeur par un montage savant, jamais gratuit, régulièrement angoissant. Si la musique (signée Ennio Morricone) est un peu trop présente, l'absence récurrente de dialogues ne fait que renforcer le sentiment de paranoïa et le climat "survival" claustrophobe déjà bien installé. Dans son rapport direct avec le spectateur, je ne vois sincèrement pas ce que l'on peut reprocher à "The Thing". Maintenant, on peut aussi le voir comme une simple récréation dans la mesure où le cinéaste ne prend pas la peine de creuser vraiment ses personnages, de façon à densifier une oeuvre ne possédant en outre pas de réelle personnalité dans le fond (au niveau des thèmes abordés). A voir.
Dès les premières images, et avec l'aide de la musique impersonnelle mais très angoissante d'Ennio Morricone, John Carpenter arrive à créer un climat inquiétant qui va réveler au fur et à mesure que le film avance de plus en plus oppressant pour virer ensuite dans le pessimisme le plus absolu voir même dans l'apocalysme. Ponctué d'effets spéciaux, à ce point impressionnants qu'ils ringardiseraient les effets numériques d'aujourd'hui, et mené par le très charismatique Kurt Russell, le film tient constamment en haleine le spectateur jusqu'à ce que le générique de fin apparaisse. Un incontournable du genre.
Dur de sortir après Alien et reproduire le même schéma sans souffrir de la comparaison. Malgré une belle mise en scène de Carpenter qui utilise la base en Antarctique pour isoler ses personnages et livrer un début de film très convaincant (jusqu'au moment de mettre le chien en cage...), le choix de montrer l'horreur au lieu de suggérer s'avère un beau fiasco. Au lieu de donner le frisson cet amas de bidoche en ébullition file la nausée, et le manque de moyens ôte toute crédibilité aux scènes qui le confrontent aux hommes. L'histoire est vite bâclée en succession d'actions "évidentes" inexpliquées, et le climat de suspicion générale en pâtit à mesure que décline l'intérêt du spectateur.
Un des maitres du genre, John Carpenter fascine avec cette oeuvre et sa créature surnaturelle ! Un film analysent l'humain dans sa pire situation. Face à La Chose, face à The Thing, comment réagir ? Le spectateur est tenu en haleine, in media res il est plongé dans l'action ! Kurt Russell se détache de la masse, un personnage, un acteur qui diffère des autres scientifiques. Éclairage, mise en scène et intrigue parfaite : The Thing est une réflexion, un film des plus agréables.
bof bof bof. le monstre est bien fait et les effets spéciaux pour un film de 1982. a part ca c'est pas un film épattant. une fin dessevante apres j'ai pas lu le livre donc je ne sais pas si la fin est la même. si c'est la même ca explique cette fin.
Hibernatus chez Alien ! Ça résume le film un peu vite, mais en gros c'est ça ! Bon, Louis de Funès a refusé le rôle du monstre à l'époque, mais le casting tient la route quand même ! Trêve de plaisanterie, il s'agit d'un film d'horreur/SF, remake d'un film des années 50. Un alien monstrueux et féroce est extrait de la glace par des scientifiques, il se réveille de mauvaise humeur et se met à zigouiller tout ce qui passe à sa portée à grands coups de dents et de tentacules. Et bien sûr, à la fin il ne peut en rester qu'un ... Euh, je mélange peut être un peu avec Highlander ! L'ambiance est bien lourde, mais vraiment lourde et glauque, bref, rien à voir avec Hibernatus. La paranoïa s'installe très vite et c'est plutôt bien rendu de ce côté là. C'est même à mon avis le seul intérêt du film. Parce que la bestiole qui sort du glaçon 100.000 ans après, qui flingue tout le monde, qui se multiplie à la vitesse de la lumière, qui grossit à vue d'oeil et qui a un vaisseau spatial qui démarre au quart de tour après 100.000 ans passés sous la glace ... bof, j'accroche pas trop et je trouve ça un peu téléphoné. Les effets spéciaux ne sont pas mauvais, loin de là, même 30 ans après (dans 100.000 ans on verra !) et c'est tout à fait regardable. Par moments c'est gore à souhait et je trouve la bestiole vraiment "too much", à force d'en faire des tonnes on a du mal à y croire et ça ne fait plus vraiment peur. Les personnages sont trop superficiels, pas assez fouillés et c'est dommage, mais les acteurs jouent juste. Un film regardable, pas mauvais, loin de là, qui ravira les amateurs du genre (beaucoup de commentaires dithyrambiques d'ailleurs) mais qui plaira moins aux autres car le filon a déjà été exploité brillamment (Alien) et que le film ne réserve pas vraiment de surprises. Et puis on en a marre de voir des E.T. visqueux bourrés de dents et de tentacules dégoutantes et qui ne pensent qu'à bouffer de la chair humaine. Pourquoi pas des Aliens pleins de fourrure ou de plumes, mignons à croquer et bien sûr végétariens ? Bon, c'est sûr que le film deviendrait un peu moins palpitant ... On notera qu'un épisode de la première saison de X-files, "projet Arctique", s'inspire largement du scénario et de l'ambiance de The Thing ... c'est d'ailleurs un de mes préférés !
Honnêtement, quelle déception pour ce 'classique'. D'où la seule source d'angoisse se situe dans les longs silences. En rien captivant, en rien génial. The Thing est effectivement une chose qui a réussi à me faire m'assoupir par son côté lourd et lent. Truffé d'incohérence, placide et plus répugnant de terrifiant, je ne vois rien qui fasse de The Thing un quelconque classique ou précurseur. Je ne m'étend pas plus sur cette réalisation, qui dresse finalement un filme terne et pâle. A éviter. Si vous voulez parler de classique, passez par l'Exorciste.