The Thing
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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2016
The Thing est un film d'horreur pas mal.
L'angoisse est bien présente. L'intrigue d'épouvante se double d'un récit presque policier (puisque la chose peut prendre l'apparence de n'importe qui) qui nous maintien très bien en haleine.
Kurt Russell est bon, les autres acteurs sont bien aussi.
Les effets spéciaux sont plutôt réussi et demeurent encore assez crédible (malgré un petit coup de vieux). Les métamorphoses de la chose sont toujours particulièrement terrifiantes.
La musique d'Ennio Morricone, sans être spectaculaire, colle bien à l'atmosphère recherchée.
Un bon film de la part de John Carpenter.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2016
En 1982 sortirent deux œuvres de science-fiction aujourd'hui mythiques et pourtant fortement dissemblables : « E.T l'extraterrestre » de Steven Spielberg et « The Thing » de John Carpenter. Deux œuvres traitant de l'arrivée d'un extraterrestre sur Terre, certes, mais différentes surtout par la façon d'exploiter ce thème. L'accueil que reçurent ces films n'a lui aussi rien de comparable. Sans surprise, le film de Spielberg qui présente un gentil alien est porté aux nues par l'Amérique bien-pensante de Reagan et devient (comme à peu près toute la filmographie de ce génie de Spielberg) un film culte. Et puis, il y a l'autre film là... signé par un cinéaste de série b... « The Thing » de Carpenter. Les critiques voient le film : c'est un désastre. Le film est jugé trop effrayant (drôle d'argument, vu que c'est un film d'épouvante)... trop dégoûtant (bizarre aussi, « Alien, le 8eme passager » avais déjà quelques scènes assez affreuses). Le film est donc condamné et subi un échec commercial. Mais grâce au développement de la VHS, le film gagnera au fil des années le statut de film culte, considéré comme le meilleur film de Carpenter, et même (sinon le) meilleur film d'épouvante/s-f de tous les temps (si j'en crois ma jaquette de DVD).

Selon moi, il existe cinq maîtres du cinéma d'épouvante : John Carpenter, Wes Craven, Georges Romero, David Cronenberg et Dario Argento. Chacun se démarque par un quelque chose qui lui est propre. Par exemple, Craven apporte une savoureuse touche d'humour sans jamais vraiment tomber dans la parodie. Carpenter est sans doute le plus marquant par son pessimisme totale. Cette obscurité éclate dans « The Thing » qui marque le premier opus d'une remarquable trilogie de films d'épouvantes, constitué de ce film-ci, du « Prince des Ténèbres » (1987) et de L'antre de la folie » (1994). Trilogie que Carpenter appellera sa « trilogie de l'Apocalypse » (ce nom marque bien le pessimisme du bonhomme).

L'histoire se passe en Antarctique pendant l'hiver 82. Douze hommes travaillent dans une base américaine isolée. Un jour, ils reçoivent une étrange visite : un chien de traineau, qui semble être traqué par deux Norvégiens. Les deux Norvégiens sont tués, le chien trouve refuge dans la base. Qui étaient les deux Norvégiens ? Tout ce qu'on sait, c'est qu'ils viennent d'une autre base. Deux Américains, dont Mac Ready, le pilote d'hélicoptère (Kurt Russell, synonyme de charisme absolu) se rendent à la base norvégienne et découvrent le camps complètement dévasté. La raison ? Les Norvégiens ont extrait du sol une entité extraterrestre qui a la capacité d'absorber des êtres humains et de prendre leur forme physique. Et cette chose affreuse, elle se trouve dans la base américaine, sous la forme du chien de traîneau. Chien qui a sans doute déjà absorbé et imité quelques américains. Une lutte commence où se mêlent violence et paranoïa (Qui est qui ? Es-tu la chose ? Es-tu humain ?...).

Voici le résumé. On a beaucoup dit que le film de Carpenter était un remake de « La chose d'un autre monde » (1951) de Christian Nyby (et d'Howard Hawks? On dit que c'est lui le vrai réalisateur). Je pense que cette idée est très contestable. Deux films qui n'ont relativement en commun que le sujet : un extraterrestre arrive en Antarctique et dans une base... c'est tout. Parce qu' en terme de mise-en-scène, de scénario et même d'ambiance (rien que pour l'ambiance, sachez que le film d'Hawks est assez léger, ce qui n'est pas le cas ici). Si l'on devait rapprocher le film de Carpenter, ce serait avec le film « Alien » (1979, Ridley Scott) et le livre « 10 petits nègres » (1939, Agatha Christie). Un croisement détonnant où se mêle avec une grande habilité l'épouvante et le suspense. Ses deux sentiments peuvent se traduire de plusieurs manières (dû donc à la très judicieuse, pour ne pas dire géniale idée du scénariste Bill Lancaster : doter la créature du don d'imitation). La peur naît à cause de la non fiabilité des êtres, on ne sait jamais à qui faire confiance, qui est qui etc. Même l'identité de Mac Ready, personnage principal, nous semble incertaine. Une idée magistrale : alors que les films d'épouvantes présentent souvent un ennemi face à une poignées de victimes, ici le mal se trouve souvent dans le cadre, sans qu'on le sache. On ne sait qui est humain où qui est la chose. Les morts non montrés, les sous-entendus prononcés aux alentour d'une phrase renforcent l'angoisse que nous procure cette œuvre. La Chose est donc uniquement suggérée ? Non, tout cela est rompu par moment, quand la Chose, découverte par les humains, se défend. Ces scènes-là valent pour les incroyables effets spéciaux, signés Rob Bottin (le roi du latex, qui prouvera son immense talent dans des films de Verhoeven, ou encore « Seven » de Finsher), qui ne cessent de nous hanter aujourd'hui. Le film de Carpenter fut l'un des premiers à montrer des chairs qui se déchirent et se métamorphosent. Le mérite revient donc à Rob Bottin, qui, pour l'anecdote, a travaillé sept jours par semaine pendant un an cloîtré dans son atelier : tout cela pour donner vie à sa créature ( ce qui lui vaudra un séjour à l'hôpital). Dans ces scènes de transformation et de mutation, Carpenter montrait pour l'époque l'inimaginable et l'impossible. Ce qui nous offre un paradoxe : le metteur-en-scène nous montre concrètement quelque chose qui ne peut être nommé, car n'ayant pas de forme propre, à tel point que plusieurs critiques disent que la Chose en question est une métaphore du SIDA (qui ravageait le monde dans les années 80). On a donc peur mais Big John ne fait pas qu'un film d'épouvante, mais aussi un film à suspense. Un suspense qui nous fascine et nous laisse cloué sur place : il y a un savant mélange entre horreur (ce qui repousse, venant d' « Alien ») et suspense (ce qui nous prend et nous scotche, venant des « 10 petits nègres) Une scène est restée emblématique et traduit très bien ce mélange : le test sanguin. On est terrifié par ce qu'on va voir, mais on ne peut décrocher car nous sommes très intrigués et nous voulons savoir qui est la Chose.

« The Thing » est, de nos jours, le chef-d'oeuvre de Carpenter : c'est un fait. Plus terrifiant, plus prenant que ses autres films, « The Thing » est quand même tout-à-fait en cohérence avec l'oeuvre de Big John, qui aborde un thème extrêmement présent dans sa filmographie : le Mal. Mais un Mal abstrait n'ayant pas de forme propre. Ainsi, le Mal se matérialisait sous la forme d'un tueur immortel au masque blanc (« Halloween », 1978), d'un brouillard menaçant (« Fog », 1980), d'une séduisante voiture rouge incassable (« Christine », 1983) et se matérialisera plus tard sous la forme d'un liquide vert prisonnier (« Prince des Ténèbres », 1987), d'une œuvre d'un écrivain (« L'antre de la folie », 1995) ou encore sous la forme de beaux enfants (« Le village des damnées », 1995). Le mal chez Carpenter est un thème très important et s'oppose toujours à l'Homme. Résultat ? Un constat glacial et terrifiant : le mal ne peut être vaincu, simplement retardé par l'Homme, abandonné à lui même (voir « Prince des Ténèbres »). En témoigne les fins de film de Carpenter, souvent ambigues. Le cas se retrouve dans « The Thing » : la Chose semble être vaincue, et pourtant... une musique inquiétante qui se déclenche (signé par Ennio Morricone, rien que pour cela...), un geste étrange d'un personnage... et nous voilà reparti dans la paranoïa : la Chose est-elle vraiment morte ? Ne vit-elle pas dans un des deux personnages restants ? Cette pensée très pessimiste tourne souvent à l'idée fixe, surtout quand on sait que ce film fait partie de la trilogie de l'Apocalypse.

Réflexion sur le mal, tout autant capable de sommeiller en nous que de surgir d'un coup, « The Thing » est une œuvre majeure et essentielle du film d'épouvante. Bien loin des clichés américains de films d'horreur (que cela fait du bien de ne pas retrouver les clichés du genre, comme la phrase « séparons nous »), l'oeuvre de Carpenter est profondément adulte, loin des films d'épouvantes pour ado. Un film terrifiant et claustrophobique. A noter en conclusion qu'il existe un remake, réalisé en 2011 par Matthijs van Heijningen Jr.
Roger Cola
Roger Cola

35 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2017
J'ai vu ce film à 13 ans, et je n'ai pas dormi pendant deux jours. J'avais même peur de sortir dehors la nuit pour fermer le portail. Mélange de huis-clos et de science-fiction d'horreur, le principe repose sur la confiance qui se dégrade entre les coéquipiers car chacun d'eux est susceptible de contenir la chose en lui. Ce film est aussi tendu qu'une corde à linge, on retient sa respiration tout du long. Les effets spéciaux sont accablants de réalisme et ces visions cauchemardesques de corps tordus dans tout les sens me restent en mémoire encore aujourd'hui ( spoiler: en particulier la célèbre scène où le ventre d'un mort s'ouvre pour arracher les bras du chirurgien
). Et là où brille le film, c'est que le monstre est une chose, elle peut être n'importe quoi et n'importe où (c'est d'ailleurs ce qui fait le génie de Carpenter: la peur vient d'un concept et non de l'être humain lui-même). Et bien évidemment, une bande-son mémorable, sobre et menaçante. Avec The Thing, "Big John" s'impose comme LA référence en matière d'horreur. Traumatisant.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2016
Passé le générique « spatial », les premières images de « The Thing » sont annonciatrices de son programme métaphysique.
Il y a tout d’abord un plan à l’épaule, tremblant, incertain, face à une imposante muraille rocheuse. Ce monde minéral et glacé contre lequel bute le regard, fait rempart à un ailleurs inatteignable, inimaginable. De ce premier plan se dégage une menace sourde, diffuse, presque mythique.
Un bourdonnement étouffé perce alors peu à peu l’opacité sonore du lieu, et un petit point apparaît à l’horizon. Péniblement, s’extrait de cette gangue minérale un hélicoptère qui s’approche au rythme des battements de cœur de la musique de Morricone (sous perfusion carpentérienne). L’appareil semble tragiquement fragile au sein de cette nature monumentale et impassible. Un rien pourrait le gommer du paysage. Pourtant, il continue de s’approcher laborieusement, luttant contre le blizzard, défiant cette nature muette et immémoriale.
Quelle image pourrait mieux illustrer la situation existentielle de l’homme dans l’univers ? Lui dont le principe premier est de persister dans son être, au sein d’une nature qui le dépasse ? Cette absolue fragilité, dérisoire, est bien celle de l’homme qui se confronte à l’altérité du monde.
Cette altérité, qui a migré au cours des siècles, passant du monde extérieur, de cette Nature que nous avons peu à peu désenchanté, vers le monde intérieur de notre inconscient, est devenue la figure de l’Autre. Celui qui vient à nous dans son opacité. L’inconnu, l’étranger, l’autre que soi.
Ce Grand Autre, va dans le film trouver à s’incarner dans cette « chose » informe et indéfinissable qui est libérée d’une immémoriale gangue de neige, comme un souvenir des temps primitifs où la Nature exprimait les angoisses de l’homme. Cette chose, elle va faire exploser l’unité du groupe, mais aussi l’unité de chaque individu. Car elle est porteuse de la dislocation du moi. Dans sa capacité à phagocyter les organismes, elle va faire naître une paranoïa grandissante chez les personnages (et chez spectateurs) : chacun est potentiellement contaminé, cachant le monstre en lui – peut-être même à son insu ! Cette « chose » représente de fait l’angoisse métaphysique propre à l’être humain : celui du trouble identitaire.
Grand film paranoïaque, « The Thing » parle du doute fondamental qu’ont les hommes vis à vis de leurs prochains, mais aussi vis à vis d’eux-mêmes (se connaît-on vraiment ?), révélant l’abime qui est en nous. Et Carpenter de signer l’un des plus grands films d’effroi existant, mais aussi une oeuvre à la beauté crépusculaire poignante : rarement au cinéma la certitude de notre finitude aura atteint une telle puissance mélancolique, rarement n’aura été aussi prégnante l’impression que tout est déjà joué (la découverte de la base norvégienne qui annonce les évènements à venir), que rien ne pourra plus arrêter la décomposition du groupe, de l’individu. Et que seule demeure une absurde volonté de vivre, aussi dérisoire que grandiose.
Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2018
La créature métamorphe sème le chaos, les hommes sont alors dévorés par le doute. Sur le continent blanc, le rouge sang devientprédominant.
Blegh182
Blegh182

34 abonnés 85 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2020
Excellent film d'horreur. La tension est présente tout le long du film, et les effets spéciaux sont....spéciaux, assez mal faits mais ca rend finalement bien dans des scnes bien trash.
L'idée d'un montre changefome est excellente, la chose est parmi les protagoniste sans savoir qui elle est, ce qui rend un sentiment de paranoia tout le film
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2016
Un film d'horreur qui a le mérite de m'avoir bien foutu l'angoisse, grâce à une menace tout de même extrêmement bien pensée (un organisme extraterrestre qui prend l'apparence de ses victimes). La première heure est très bonne, Carpenter instaurant une ambiance glaciale (petit jeu de mot) dés les premières minutes. Le design de la créature (en particulier sonore) est excellentissime et fait véritablement froid dans le dos (promis j'arrête). Cependant, j'ai été déçu par deux points.

Le premier étant que je n'ai pas suffisamment ressenti la menace provenant des autres humains, cette partie là n'étant selon moi pas assez exploitée, j'en attendais beaucoup plus de ce côté là et même si l'effet est utilisé quelques fois, ça n'a pas été aussi puissant et angoissant que ce que j'attendais.

Le second étant le manque de profondeur psychologique des personnages. Même si Kurt Russel pète la classe, il est trop vite montré en situation de force (le héros badass typique des années 80), de fait que je n'ai jamais véritablement craint pour sa vie, le reste des personnages étant selon moi (mis à part Blair) pas assez fouillé pour pouvoir réellement m'y attacher.

Un film qui repose donc sur une ambiance à vous glacer le sang (c'était la dernière) mais, présenté comme un chef d'oeuvre ultime, a peut-être suscité trop d'attentes de ma part.

A voir tout de même !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juillet 2016
Un très bon film de John Carpenter. Des effets spéciaux très réussis, une musique excellente d'Ennio Morricone,de très bons acteurs, des scènes marquantes et un scénario très bien ficelé comme une sorte de huit-clos à la recherche de l'individu "qui prétend être ce qu'il n'est pas" (Tarantino s'en inspira fortement pour "Les Huit Salopards" ...) font de "The Thing" un film majeur dans le genre de l'horreur qui marque les esprits.
Chocho24
Chocho24

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2016
Un film de 1982 qui nous met dans une ambiance froide et angoissante! Un thème intéressant, la tension est très bien amenée, et monte avec un crescendo impeccable, et avec une musique de Morricone cohérente. Les acteurs sont très bons, les dialogues aussi, et on est tout de suite intrigué par la première scène. L'ambiance angoissante et paranoïaque est très bien travaillée tout le long du film. Je ne connais pas encore beaucoup d'anciens films alors j'étais un peu sur mes gardes en attendant les effets spéciaux, qui finalement... sont impressionnants! Mais si je n'ai pas mis une meilleure note c'est que je trouve que les scènes principales auraient pu être plus captivantes, mais c'est vraiment pour chercher la petite bête. Un bon film d'horreur original. A voir!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mars 2016
"Checkmate. Checkmate." Une des perles du maître du cinéma d'horreur: John Carpenter et un excellent film d'horreur "à l'ancienne". L'histoire est simple et c'est ce qui fait les meilleurs films d'horreur: les pitchs simples. En 1984 une équipe de scientifiques en Antarctique découvrent une mystérieuse créature enfouie depuis des milliers d'années sous la glace. Les choses se gâtent quand la chose en question prend "forme humaine" sous les traits de n'importe quel homme qu'elle a pris pour cible ... Chacun va alors se soupçonner, qui est humain et qui ne l'est pas ? On retrouve la question de la condition humaine un peu comme dans "La mouche" de Cronenberg, être humain est un privilège et une tension malsaine s'installe quand la paranoïa gagne tous les membres de l'équipe. Ces derniers sont même soulagés quand ils apprennent ne pas être la créature. Les points clés du scénario sont l'isolement, l'angoisse, la paranoïa et tout le long du film il règne une atmosphère très lourde avec en toile de fond le paysage lunaire de l'Antarctique et la froide base de recherche. Les personnages ne sont pas inintéressants, spoiler: surtout Blair le biologiste qui lui a tout de suite compris le danger de la situation et qui devient fou.
Les effets spéciaux sont remarquables pour l'époque réalisés par Rob Bottin - dont on peut voir le travail dans de nombreux grands films comme "Legend" ou "Total recall" et dont il faut souligner le nom et le talent. Point intéressant, contrairement à "Alien" par exemple qui est l'autre grande référence du genre, la Chose n'a pas de morphologie propre et c'est là tout l'intérêt du film parce que de ce fait chacun peut être la créature, mais aussi parce qu'elle joue avec la génétique en mélangeant tous les ADN qu'elle croise ce qui donne lieu à des visions carrément cauchemardesques. Ici la peur est aussi visuelle que psychologique. Le casting est excellent, composé exclusivement d'hommes ce qui n'est pas plus mal dans cet atmosphère masculine et virile. Kurt Russel en tête dans le rôle du héros avec tout le charisme qu'on lui connait. Le scénario est top, la première scène accroche le spectateur de suite; pourquoi ces hommes traquent-ils à ce point ce pauvre chien ? De nombreuses scènes sont mémorables, notamment celle du test de sang qui est le climax du film et la scène finale qui est parfaite, de nombreuses théories circulent sur cette dernière et à la deuxième vision on se rend compte effectivement que Carpenter nous met sur la voie. spoiler: L'absence de buée chez Child, la bouteille d'alcool, ... autant de clés qui confirmeraient qu'il serait la créature.
Un must du cinéma d'horreur.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2016
Etant peu friand des films d'horreur, j'ai dû un peu me forcer pour le voir, et j'ai été assez surpris par tout le travail fait autour. Tout les acteurs sont très bons, même les seconds rôles, ils campent parfaitement leur personnage et ne surjouent pas. L'ambiance et l'esthétique sont travaillés pour que le spectateur ressente l'atmosphère pesante et oppressante du film. Malgré quelques longueurs, le film ne vieillit pas et possède d'ailleurs une excellente b.o
Nicothrash

464 abonnés 3 297 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2016
Remake indispensable de "La chose d'un autre monde" de 1951 et tiré de la nouvelle "Who goes there" à laquelle il est très fidèle, "The Thing" constitue sans doute l'oeuvre majeure de Big John. Plus de trente ans après, son incroyable ambiance anxiogène n'a strictement rien perdu de sa superbe, c'est un véritable sommet de tension, le climat d'angoisse s'installe dès les premières minutes pour ne plus jamais vous lâcher et atteint son paroxysme lors de la scène culte des tests sanguins. Un huit-clos paranoïaque exemplaire au suspens grandissant qui bénéficie d'effets spéciaux de grande qualité, toujours aussi spectaculaires et effrayants après les années, sans oublier une ambiance sonore et un thème musical obsédants. Qu'on le classe dans la catégorie SF, horreur ou fantastique, "The Thing" reste un must de chaque genre et définitivement le chef d'oeuvre de Carpenter. Indémodable.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2016
Lors d’une mission scientifique en Antarctique, 12 hommes vont se retrouver en proie à une chose venue d’ailleurs. Ce huis clos paranoïaque et glaçant est, pour moi, le grand chef-d’oeuvre de John Carpenter. Film culte fantastique et véritablement angoissant, « The Thing » est sublimé par des maquillages horrifiques et des effets spéciaux fantastiques de Rob Bottin et porté par un casting impeccable, dominé par Kurt Russel, acteur récurrent dans la filmographie du génial metteur en scène.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2016
La distinction entre fond et forme est souvent faite en art pour travailler séparément sur l'esthétique et la technique de l'image. Cependant, les deux sont profondément liés : la forme prend racine dans le fond, mais pourtant c'est elle qui façonne et affine le propos. The Thing de John Carpenter est certainement un des exemples les plus prégnants de cette symbiose. En effet, John Carpenter met à contribution tous les dispositifs cinématographiques pour instaurer une paranoïa grandissante, à l’exception peut-être de la photographie, qui est surtout là pour donner beaucoup de cachet à l'ensemble grâce à de sublimes lens flare et un joli jeu de couleur avec le bleu et le rouge. Mais le reste s'inscrit bel et bien dans la construction d'une ambiance pesante. Par exemple, le film travaille beaucoup la question du son en ménageant des moments de silence et en utilisant souvent des bruitages aux sonorités "organiques". Chaque apparition de la chose est donc tout aussi marquante au niveau sonore qu'au niveau visuel, surtout lorsqu'elle pousse ce cri absolument inhumain... Par ailleurs, la bande-son d'Ennio Morricone est extraordinaire. Elle s'inspire des compositions antérieures de Carpenter et pose des notes lourdes, qui martèlent l'esprit du spectateur. En ce qui concerne la mise en scène, deux choses sont particulièrement frappantes. La première concerne l'ouverture. Cette scène est plutôt mystérieuse, et l'effet vient en grande partie du dressage du chien. L'animal a un comportement très légèrement différent de la normale, il a une manière très particulière de regarder ce qui l'entoure, qui nous fait comprendre que quelque chose cloche. Cela peut paraître anecdotique, mais cela montre bien le soin que le réalisateur a apporté à son œuvre. Le second élément frappant concerne la manière de filmer les étroits couloirs de la base. La caméra effectue régulièrement des travellings avant, en suivant ou non un personnage. Traduisent-ils la peur dans laquelle s'enfoncent les scientifiques, ou bien est-ce, comme il est fortement suggéré, la vue subjective de quelqu'un, ou de quelque chose ? De tout ceci découle une sensation de malaise viscérale qui se maintient tout le long du film. Le réalisateur ne se prive pas pour créer des moments d'ambiguïtés, comme ces questions qui n'ont pour réponse qu'un fondu au noir. Le spectateur ne peut accorder sa confiance à personne, même pas au personnage principal dont les actions ne sont parfois pas montrées. Néanmoins, une empathie se met en place grâce aux réactions tout à fait logiques de chaque protagoniste. Il est alors plus aisé de partager leurs peurs, ce qui est la grande force du long-métrage. Il condense plusieurs peurs primales, telles que la peur de l'inconnu, la peur d'être traqué, la peur de l'enfermement, etc. ce qui permet au spectateur de projeter à l'écran ses propres angoisses et donc de se faire peur lui-même. En outre, l'alien désacralise le corps humain, son intégrité est mise à mal par des déformations et des hybridations aberrantes qui font froid dans le dos. Je n'ai pas peur de le dire : The Thing est la chose la plus immonde du cinéma, et elle est bien aidée par des animatroniques impeccables. Mais si elles font encore leur petit effet de nos jours, c'est aussi dû à la manière de les montrer. Bien qu'elles soient filmées frontalement, l'obscurité (ou le hors-champ) masque toujours une partie de la bête, nous empêchant de lui attribuer un aspect défini, ce qui prolonge le cauchemar et renvoie à l'idée de symbiose évoquée plus haut. En outre, chaque apparition est un événement extrêmement dramatique pour les personnages, et remises dans le contexte du film, avec la tension qui l'accompagne, il est impossible de les trouver un tant soit peu ridicules. Rétrospectivement, la scène d'ouverture déstabilisante et la visite de la base norvégienne sont un magnifique prélude à toute l'horreur qui suivra. John Carpenter mène le jeu d'une main de maître et utilise son œuvre pour confronter le spectateur à ses propres peurs. Je terminerai en disant qu'il n'est pas vraiment nécessaire de tergiverser sur la qualité de The Thing : quand on ressort de la salle de cinéma les jambes flageolantes, c'est qu'on vient de vivre une des plus grandes expériences du septième art, point.
elriad

518 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2016
vu à la sortie, une réussite absolue, un huis-clos anxiogène et étouffant, un film culte à côté duquel il serait dommage de passer...
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