The Thing
Note moyenne
4,2
17069 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

787 critiques spectateurs

5
334 critiques
4
287 critiques
3
108 critiques
2
38 critiques
1
13 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 décembre 2013
Même si sa n'est pas trop mon genre de film, j'ai bien aimé en général. Les effets spéciaux sont excellents pour l'époque et le fait d'avoir entendu un extrait du morceau "Superstition" de Stevie Wonder m'a bien fait plaisir.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2013
Avant de parler du film en lui même, je tiens à préciser une chose ... les effets spéciaux sont absolument exceptionnels pour l'époque (et même presque pour maintenant). Il ne faut pas oublier que "The Thing" a plus de trente ans et de ce fait, je suis resté vraiment scotché. Hormis celà, je dois avouer que je me suis un peu ennuyer malgré un synopsis assez intéressant. Les acteurs sont plus ou moins bons mais je dirai que ce n'est pas particulièrement important. L'ambiance générale est assez réussie même si on est loin du niveau d'un "Alien". En fait, si je devais juger de nos jours, je dirai que ce long métrage est quelconque mais il faut se replacer dans le contexte. Nous sommes en 1982 et il faut dire que pour l'époque, c'était novateur même si d'autres avait déjà exploité le thème un peu avant. J'ai trouvé un peu long avec des scènes de dialogues un peu inutiles mais bon ... il faut avouer qu'il est assez difficile d'émettre un avis objectif pour ma part. Bref, je mets la moyenne. 10/20.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 décembre 2013
The thing est probablement le meilleur film de Carpenter, entre science-fiction et angoisse. Derrière son côté film d'épouvante un peu kitch se cache une maîtrise sans faille du climat d'angoisse et du suspense qui vous tient accroché à votre canapé tout le long, jusqu'à la fin et même bien au-delà. Si les effets spéciaux ont bien vieilli, l'ambiance du film reste intemporel, ce qui est rare dans la famille des films de Sci-fi.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 novembre 2013
Entre l'horreur et la science-fiction, The Thing est un film culte signé de la main par David Cronenberg. Une équipe de scientifique américain est attaquée par un mystérieux organisme qui prend la forme de ses hôtes. Parano et frissons garantis. Si le film reste effrayant, aujourd'hui l'intensité des scènes et les effets spéciaux à la limite du grotesque perdent cruellement de leur cachet d'il y a 30 ans. On ne peut s'empêcher de le comparer à Alien et de trouver The Thing a des années-lumières malgré un Kurt Russell convaincant.
GrandSephiroth
GrandSephiroth

70 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2018
Troisième film majeur de John Carpenter après Halloween et New York 1997, The Thing est un film de science-fiction horrifique largement inspiré d’Alien, sorti trois ans plus tôt, dans lequel un groupe de chercheurs américains enquête sur la mort d’une équipe de recherche norvégienne dans une station en Antarctique. Ils vont rapidement être confrontés à une forme de vie extraterrestre métamorphe qu’ils appellent « la chose », capable de reproduire l’apparence des êtres vivants. Le premier rôle est porté par Kurt Russel (Snake Plissken de New York 1997) tandis qu’un de ses coéquipiers est interprété par Keith David (Mary à tout prix, Requiem for a dream, Pitch black).

La chose a à peine le temps d'être autopsiée qu'elle disparaît pour mettre en œuvre sa stratégie de survie. Sa faculté d'imitation est vraiment bien montrée, elle commence par des chiens avant de s'attaquer à un premier homme, que l'on découvre avec des mains sanglantes et monstrueuses, poussant un cri inhumain en ouvrant grand la bouche comme quelqu'un qui meurt de peur. Le rendu du gore et du monstrueux est impressionnant pour l’époque du film : les apparences de la chose en train d’imiter un humain fait froid dans le dos, sans parler du visage du chien qui s’ouvre et des traces rouges qu'elle laisse sur l'espèce de bâche dans laquelle elle a été placée.

Chacun se méfie ainsi de ses coéquipiers et la paranoïa gagne rapidement le groupe. Les scènes de tension sont très efficaces et se voient sublimées par les musiques angoissantes d’Ennio Morricone, qui montent très lentement en intensité. Alors qu’ils meurent les uns après les autres et brûlent ceux qu’ils estiment être contaminés grâce à des tests de réaction, spoiler: ils ne se retrouvent plus qu’à deux
dans un semblant d’accalmie qui montre aux meilleurs observateurs que spoiler: la chose est bien dans l’un d’eux, et le non infecté l’a bien compris
. Un très bon film qui a su inspiré à son tour de nombreux réalisateurs (Quentin Tarantino pour Reservoir Dogs et Les huit salopards) ainsi que plusieurs jeux vidéo, à commencer par le premier Resident Evil, ou encore Dead Space.
WalterDiBobyLapointe
WalterDiBobyLapointe

35 abonnés 346 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2013
D'une esthétique superbe et horrifiante où s'alternent l'éclatante blancheur d'un lieu improbable et la noirceur morbide de tréfonds dangereux, "The Thing" de John Carpenter est la définition même de la peur, la vraie. Pas ces sursauts soudains accompagnés de musiques stridentes, pas de lieux communs de l'épouvante d'aujourd'hui, non, La Chose porte les traits cauchemardesques d'une créature difficile à oublier et étonnamment fascinante. On parle aussi de mise en scène experte où le réalisateur nous fait parvenir toutes ses intentions, ses réflexions sans problème et nous laisse donc assister à ce qui, d'un film de science-fiction, devient un film de survie haletant et horrifique. La paranoïa prend ici tout son sens et plonge l'ensemble dans un suspense des mieux traités, nous menant à des summums de tensions.
La peur, le dégoût, l'attente, l'angoisse amenés grâce à une ambiance qui à de quoi faire remettre en question les, soi-disant, talent des réalisateurs catalogués comme aujourd'hui "d'épouvante", constituent un chef-d’œuvre, jusqu'au bout avec la fantastique bande-son d'Ennio Morricone et le talent d'acteur de Kurt Russel notamment.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 octobre 2013
Que d'incohérences dans ce film... Mais malgré tout, on rentre très bien dedans et on passe un bon moment car tout le reste est excellent. La musique, la réalisation, le jeu des acteurs, ... tout est réussi. Dommage car le scénario dans son ensemble est excellent et l'ambiance et plus que réussie.
Un chef d’œuvre ça se fait aussi sur les détails.
TotoJp59
TotoJp59

54 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2013
John Carpenter s’inspire du succès de « Alien » pour nous livrer son huis clos mettant en prise un groupe de scientifiques avec une entité extraterrestre. Si le film n'a pas eu le même succès à sa sortie, il a acquis son statut de grand classique avec le bouche-à-oreille, la vidéo et la télévision.

A l'instar de son modèle, le rythme n'est plus au standard d'aujourd'hui et les effets spéciaux commencent à être vieillissants, bien que toujours honorables. Cela n'empêche pas une ambiance stressante et oppressante qui prouve bien que le réalisateur sait filmer des couloirs souterrains et des paysages glacés. Les personnages sont plongés dans un véritable cauchemar où le sang va couler fort justement à flot. Avec les capacités de « La Chose » de se transformer en n'importe qui, on ne peut pas savoir qui est qui. Cette ignorance impactant les protagonistes et les spectateurs est le point fort du film notamment en délivrant une tension palpitante chez les personnages interprétés par des acteurs impeccables. Néanmoins, cela n'omet pas certaines faiblesses scénaristiques comme la fin qui ne m'a pas semblé bien aboutie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 octobre 2013
Le meilleur film de J. Carpenter. Une tension du début à la fin, des FX franchement efficace (même si ceux de la préquelle sont les plus beaux vus depuis un bon moment) et une base scénaristique SF exemplaire.
tristan stelitano
tristan stelitano

72 abonnés 1 138 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juin 2014
Un des meilleurs films qui mélange à la perfection science-fiction et horreur en la matière . " The Thing " est un irrésistible chef-d’œuvre . John Carpenter signe un film génial aussi bien sur le papier et dans sa mise en forme. Le film nous plonge dans cette intrigue horrifiques , ou une expédition scientifique est confronté à un caméléon extraterrestre qui peut prendre forme humaine . Commence alors une terrible chasse , dans lequel tout le monde se soupçonne les uns et les autres. La créature les décimes les uns après les autres . Mac , unique survivant , affronte la bête et parvient à la tuer . Kurt Russell est brillant dans la peau d'un pilote qui tente à tout prix de survivre face à l'inconnu . On retrouve une nouvelle fois , l'esprit rebelle et insolent des films du cinéaste . La mise en scène coupe le souffle , la bande son angoissante est superbe , le casting est parfait et les scènes de massacres cauchemardesques , flippantes à souhait . Un grand film angoissant et d'une incroyable efficacité . Plein de frayeurs , " The Thing " est incontournable . En 2011 , Matthijs Van Heljningen réalise un prequel qui place l'histoire quelques heures avant le film de John Carpenter . " The Thing " de Carpenter , est renversant . Frissons et horreurs garantis .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2013
Très bon film de SF, le scenario est original, les transformations et les animations de la Chose sont tres bien faites, et on jurerais que le film se passe reelement en Antarctique, alors qu'il a été tourné dans un studio !! La paranoïa et la peur constate de la Chose sont parfaitement ressenties dans ce film, on se demande à chaque instant si tel ou tel personnage est en realité l'alien, et on est le plus souvent surpris lorsqu'il apparait, la scène du "Test sanguin", iconique du film, est la meilleure et la plus reussie car elle resume en quelques minutes tout l'esprit du film !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2013
ATTENTION : CETTE CHRONIQUE CONTIENT DE TRÈS NOMBREUX SPOILERS !

The Thing s’impose sans conteste comme le meilleur film de Carpenter (devant Escape from New York) et comme un chef d’œuvre PLASTIQUE. Il suffit de voir l’attention remarquable que porte le maquilleur (quel génie !!!!) Rob Bottin (qui jouait le chef des fantômes dans Fog) à la « chose » : jamais au grand jamais le latex ne m’a paru aussi magnifique. Car malgré tout le dégoût que nous inspire la « chose », une sorte de beauté émane néanmoins de ses spectaculaires apparitions, au nombre de quatre.
Mais je vous propose de commencer par le début : le film de Carpenter commence sur un plan-séquence impressionnant sur l’antarctique vue depuis un hélicoptère. Une sorte de masse blanche s’étend à perte de vue sur le son de la musique lancinante de…Ennio Moriconne (ça vous en bouche un coin, hein ?) ! Alors que la plupart des films de Carpenter sont longs à démarrer, The Thing fait manifestement exception, à contrario de Assaut, Halloween, Prince of Darkness, They Live ou Christine.
Par conséquent, il s’agit d’un film qui se détache remarquablement de l’œuvre du cinéaste. Et je vais modestement essayer de vous dire pourquoi ce film est si spécial, tout en restant cohérent avec les autres œuvres du metteur en scène. En plusieurs points.

Commençons par cette ouverture, pour le moins unique en son genre. Il faut savoir qu’à l’origine, The Thing devait débuter par un flash-back dans la station norvégienne qui a « réveillée » la chose, enfouie sous la neige depuis plus de 100 000 ans ! Finalement, comme je le dis plus haut, le film démarre par un superbe panoramique sur la neige d’une blancheur éclatante qui s’étend à perte de vue sur la surface de l’Antarctique. La musique d’Ennio Moriconne accompagne la « chevauchée » aérienne aux allures de western « anti-monument valley » d’un hélicoptère à la poursuite d’un chien à travers ce désert glacé, qui semble avoir été abandonné par l’humain. Car c’est bien une réflexion sur les réflexes de l’humain et sur sa nature solitaire que pose The Thing. Le film tente de prouver à quel point l’homme n’est pas fait pour vivre en société. Certains critiques bas-de-plafonds y ont directement vus un simple film de SF anti-communiste de plus alors qu’en réalité, le film de Carpenter va bcp plus loin…
Au-delà de cet vision très pessimiste de l’humanité (réflexion qui n’est pas sans évoquer le Prometheus de Ridley Scott), John Carpenter réalise enfin à l’écran la seule, l’unique adaptation inavouée et pourtant géniale de L’Île du Docteur Moreau d’HG Wells, livre dans lequel Moreau disait rechercher « l’extrême plasticité de la forme vivante ». C’est exactement ce que tente et réussit à faire le créateur de Body Bags en compagnie de son maquilleur irremplaçable, Rob Bottin, avec les séquences (au nombre de quatre) d’apparition de la chose.
Ces séquences sont de très loin les plus terrifiantes et les plus abouties du film : la « chose » y imite en effet les particules de son hôte, humain ou animal, pour créer un être hybride et repoussant qui intègre en lui les organes et la composition approximative de l’être qu’il possède, si l’on peut dire les choses comme ça. Par conséquent, cela donne des (et non pas une, d’où la différence avec Alien, en permanence cité) créatures distordues, flasques, désarticulées, quotidien de nos cauchemars, et semblant issue, comme le faisait très justement remarquer Télérama, d’un tableau de Francis Bacon.
La race humaine est donc mise en danger par cette « chose » dont on regrette de ne pas connaître l’origine exacte. Carpenter nous laisse fantasmer sur sa planète d’origine et sa genèse…

Mais revenons à l’introduction du film, si spéciale. On y voit, après l’atterrissage de l’hélicoptère norvégien, un homme fou à lier tirer au fusil sur le même chien qu’il poursuivait depuis les airs. Il est abattu par le « shérif » de la station américaine (à proximité de laquelle il a atterri) dans un plan qui rappelle furtivement Assaut du même cinéaste. Ce film, coup d’essai de Carpenter, est sans arrêt cité, par exemple dans la scène où Windows tente de s’emparer des fusils dans le couloir « en forme de T » comme dit Carpenter. Cette station abrite des hommes (pas de femme…) de caractère et d’âges différents, lâches, peureux, allumés, virils, idiots etc. Mais ce qui se révèle intéressant chez cet éventail de personnages aux antipodes les uns des autres, est la façon dont ils réagissent à la « chose », avec d’un côté les savants fantaisistes et de l’autre les héros matérialistes. Je crois choisir plutôt bien mon mot, car The Thing construit son monstre comme un ennemi de la matière, pouvant se « créer » à partir d’un chien, d’une plante ou d’un homme. Si Alien était une parabole déguisée sur le sida où la bête naissait en accouchant d’un « hôte » humain après que ce dernier ait été « fécondé » (violé) dans son sommeil, The Thing propose une vision bcp plus complexe et à plusieurs niveaux.
Néanmoins, il faut avouer qu’il existe tout de même une ressemblance flagrante sur le plan de l’écriture du film, notamment avec la découverte du monstre dans la station norvégienne. Cette scène, parmi les plus célèbres du film (avec évidemment le massage cardiaque gore qui a fait la renommée du film) nous montre effectivement deux hommes dont Kurt Russel, héros malgré lui de l’histoire, découvrir la station norvégienne craspec et mise à sac par une puissance sur laquelle The Thing ne met pas de nom. On pense un peu à Alien 3 et à ses gros plans sur les tâches de sang et les cadavres mutilés, sorte de marque de fabrique moins originale que l’on pense, de David Fincher (marque de fabrique que l’on retrouve de manière encore plus évidente dans le culte Se7en).
Les deux hommes ramènent la chose à leur station et le savant le plus aguerri de l’équipe (qui détruira par la suite son laboratoire dans une scène à la The Conversation) pratique un dégoûtante autopsie qui fait écho au cours d’SVT trash de Starship Troopers.
Peu après, c’est la première apparition de la « chose », apparition qui semble être un personnification unique et inoubliable de la peur : le chien des norvégiens est mis dans un chenil avec les autres chiens (par un gros bonhomme émouvant mais benêt, qui sera tué par Macready (Kurt Russel) pour rien, juste par réflexe meurtrier. On se croirait dans Assaut encore une fois !) quand soudain ses congénères se mettent à montrer les dents, à grogner. La scène est filmée dans le noir, avec un montage serré mais plein d’ellipses sur le visage interdit du responsable du chenil, nous évitant pas mal de plans sur la « chose ». Qu’importe, ce qu’on voit suffit, et donne aux âmes sensibles un aperçu de ce que le maquillage des 80’s pouvait être, et à quel point il surpasse les SFX et CGI d’aujourd’hui. Le chien norvégien voit s’échapper de son corps des sortes de tentacules rosâtres (quoi que ce soit difficile de bien reconnaître une couleur dans l’obscurité…obscurité qui va parfaitement avec la vision de la peur du cinéaste ! À part dans Shining, qui a déjà vu des scènes terrifiantes en plein jour ?). Je disais donc, oui, les tentacules rosâtres, qui agrippent les autres chiens, et la « chose » commence à tenter ce que la savant appelle « l’imitation » des autres chiens de l’enclos, pour créer un monstre abominable, qui surpasse en créativité tout ce qui a jamais été fait au cinéma ! Et là encore, Carpenter tente de s’affranchir des codes classiques : un chien est l’animal fidèle par excellence, alors comment faire de lui un monstre ? Jamais un chien n’a été utilisé dans les films d’agression animale, ou alors volontairement pour créer un climat de danger « à domicile », un tempo de film de maison hantée, comme c’est le cas dans Cujo. Mais ici, le fait que la chose soit un chien est une fois de plus une preuve du nihilisme complet et abyssal de The Thing.
Pour en revenir à Alien 3, cette scène semble avoir également été reprise par Fincher lors de la première apparition de l’alien : dans la version cinéma, l’alien sort d’un chien (d’un rotweiler) dans une scène que j’adore pour la tronche de son proprio (« qui peut faire ça à un animal ? » s’exclame-t-il en voyant son chien mutilé, probablement car il s’est battu avec le xénomorphe pendant le viol) alors que dans la version unrated, éternellement supérieure, c’est d’une vache que sort l’alien. Cette vache est attachée sur des crocs de bouchers dans un hangar dégueulasse respirant, rien qu’à l’image, la pourriture et la crasse incroyable. Et c’est dans la même obscurité, avec la même suite d’ellipses que dans The Thing sur la tête du propriétaire du chien et dans Alien 3 sur la bouche de Collins (le prisonnier qui lit la Bible lors de l’incinération de Newt) que l’accouchement de l’alien s’effectue !
Par conséquent, cette rapide et modeste analyse comparée sur ces deux chefs d’œuvres indispensables est une démonstration efficace de l’influence de The Thing sur le cinéma fantastique, et ceux plus de 15 ans après sa sortie. Sortie qui ne s’est pas soldée par un concert de louanges, puisque The Thing est probablement le film le plus conspué de la carrière du cinéaste, en partie (comme quoi le dicton « le public a toujours raison » est un mensonge éhonté) à cause de son échec commercial, vu la rivalité : E.T, Poltergeist, Evil Dead, Creepshow etc.
Ironie du sort, les deux plus gros échecs de l’année 1982 sont deux des perles du cinéma : The Thing et Blade Runner.
Voilà pour l’impact plastique, visuel, purement artistique de The Thing. Par conséquent, tout ceux qui affirment que le film a vieilli se trompent et peuvent se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’à la cheville !

D’un autre côté, ce qui fascine dans The Thing est l’ampleur humaine du récit. Chacun veille sur soi, et le film enlève tout de suite le cliché du cinéma américain avec tous les gentils qui se liguent contre l’adversité. Carpenter montre ici la vérité des choses, l’hypocrisie des standards. Et c’est ce qui fait de The Thing une grande claque, indispensable ! Finalement, c’est comparable à la méthode d’action de la « chose » : chaque partie de notre corps devient une entité organique. C’est comme pour la société. Vertigineuse et magnifique mise en abyme de…la race humaine ! Un thème que reprendra d'ailleurs Carpenter dans un autre de ces films maudit : un certain Los Angeles 2013...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 août 2013
Le chef-d'oeuvre de John Carpenter. Visionnaire jusqu'au bout des ongles. Prédicateur sur la psychose qui s'est installée dans les année 80/90 avec cette saloperie de sida. Impossible de faire mieux. Seul John McTiernan l'a égalé avec son PREDATOR.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 août 2013
De nombreuses critiques excellentes ont déjà été publiées sur ce films dans les 4 ou 5 étoiles et je les rejoins totalement.

"The Thing" de Carpenter : un film qui fait partie de ceux qui m'ont fait le plus flipper, tant l'ambiance est oppressante et malsaine, et tant on redoute à chaque moment de voir surgir la créature de cauchemar qu'est "la chose". En effet, les effets spéciaux qui caractérisent la chose sont exceptionnels pour un film de 1982. Je crois même que le concepteur de ces effets a du prendre une année de repos suite au tournage du film tellement il avait bossé dur lors de la réalisation, c'est dire !

Même si en 2013 le film a un peu vieilli, et si les passages dits "terrifiants" font un peu moins peurs après les avoir visionnés une première fois (car on sait à quoi s'attendre), certaines scènes font quand même sursauter à chaque visionnage, en particulier lors de la scène du test avec le sang contaminé...

J'ai lu dans une critique qu'en fait la chose n'est intrinsèquement pas malveillante, mais qu'elle le devient dès qu'elle se sent menacée par les humains, et, en revisionnant le film on s'en rend en effet un peu compte : c'est surtout par instinct de survie qu'elle devient vraiment mauvaise...

Peut-être un mini point négatif pour ce film qui est tout de même un chef d'oeuvre du genre : pourquoi McReady (Kurt Russell) décide-t-il de faire sauter toute la base au moment où les survivants s'aperçoivent que la chose a coupé le générateur de chauffage ? Dans le film, il explique que cela a pour but d'éviter que la créature ne puisse hiberner et attaquer à nouveau plus tard une fois d'autres humains sur place. Mais n'aurait-il pas été plus judicieux de réparer ledit générateur ?, car en détruisant la base, Mc Ready assure une mort certaine aux quelques rares survivants (mort par le froid...).

Mais bon, en dehors de ce très léger bémol (à mes yeux), on est globalement en présence d'un film quasi parfait : un suspens et une angoisse énormes qui vont crescendo, des effets spéciaux excellents qui n'ont quasiment pas pris une ride depuis 30 ans, des acteurs qui jouent à la perfection, un très bon acteur principal en la personne de Kurt Russell, un scenario en béton niveau angoisse et stress (être physiquement obligé de cohabiter avec une créature capable de prendre des traits cauchemardesques à tout moment) et une bande-son qui, sans être parfaite, nous met bien dans l'ambiance.

Bref, une référence du genre.
Morgane B
Morgane B

74 abonnés 98 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2013
Le meilleur film de carpenter pour ma part. Le film ne tombe pas dans ce coté blockbuster beaucoup trop exploité en ce moment. Non, il n'y a pas d'images de synthèses, non il n'y a pas de grosses cascades, non il n'y a pas de superhéros,...En bref, un film de science fiction d'horreur, quoique davantage basé sur la tension du spectateur...Suspense aussi ! Mais qui est la chose ? J'aime beaucoup l'ambiance générale du film, stressante à souhait et de fort bonne qualité. A voir en bref, à savoir aussi qu'il y a deux fins différentes, et oui les hauts placés aiment bien les "happy end". Personnellement je préfère celle de carpenter, du moins l'initiale. Un film culte qui a bien marqué le début des années 80, et qui a très bien vieillit !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse