Le titre est révélateur : le hussard sur le toit, c’est-à-dire entre ciel et terre. Angelo est en mission en Provence pour récolter de l’argent pour financer la libération de l’Italie du joug autrichien. La région est frappée de choléra. Des hommes sont à sa poursuite. Ceux sont des autrichiens. Le combat entre italiens et autrichiens s’est déplacé dans la merveilleuse provence dont les paysages sont magnifiés par des plans d’ensemble. Entre ciel et terre, la terre ressemble à un enfer où la maladie déforme les corps et les visages frappant subitement et de manière aléatoire. Les corbeaux, des nuées de corbeaux accompagnent l’épidémie. Il y a une drôle référence aux « Oiseaux » d’Hitchcock dont la manière de filmer est plus sèche et plus affûtée. Là palpitent des sentiments, et le fait que Angelo ayant rencontré une noble (comploteuse aussi) Pauline de Théus, cette façon d’aller de l’avant pour échapper et atteindre leur but, est une quête de l’air libre, de la liberté, contre l’étouffoir, et les mesures d’hygiène qui visent à rassembler malades et bien portants suspects, en les enfermant, pour contenir l’épidémie. C’est une suite d’obstacles à franchir, de barrières à contourner, de prisons d’où s’échapper. Le réalisateur rend un hommage merveilleux au roman de Giono que je n’ai pas lu : dont les lignes de force, le motif dans le tapis, est peut-être ça le ciel et la terre, le ciel duquel s’abat la maladie, la terre qui souffre de ce sortilège, c’est un beau film.
Film extra on ne dirait pas un film français, du moins actuel, car à l époque on se servait des sous pour les investir dans le film et non pas pour engraisser les acteurs
Une photo et une réalisation nickel , des paysages de Provence magnifiques , un jeune Olivier Martinez fougueux et ténébreux , et une Juliette Binoche passionnée ... Tous les seconds roles sont nickel, à part François cluzet et Depardieu qui cabotinent un peu , comme à leur habitude . Aucun temps mort, une réalisation intelligente et très moderne , les costumes l histoire, tout nous plonge dans l oeuvre de Jean Giono. J ai lu le livre et je n ai pas été décu , je l imaginais exactement comme ça !! Vraiment , je regrette d etre né trop tard ,au moment ou le cinéma français a perdu de sa superbe et s est atrophié Ce film est magnifique et n a que des critiques positives sur IMDB !!
Juliette Binoche sauve le film. Comment peut on imaginer qu'un film pourrait ressembler à ce roman. Pendant un long moment le film manque d'intérêt. Olivier Martinez est catastrophique dès qu'il ouvre la bouche et on ne retrouve pas le livre. Rien d'ailleurs n'oblige le film à ressembler au livre qui l'a inspiré. Ici Rappeneau a voulu faire un film de cape et d'épée. Les paysages sont beaux, mais c'est tout. Et puis apparaît Juliette Binoche qui emplit l'écran et donne un sens aux sentiments d'Angelo. Ce n'est pas dans le livre, mais l'attrait revient. Pourtant la volonté de maintenir une certaine proximité avec le livre est perceptible. Deux faits m'avaient frappé dans le roman. Pauline de Théus est endormie et quand elle se réveille elle est effrayée à la vue d'un corbeau qui ayant pris l'habitude de dévorer les cadavres s'est trop approché d'elle. L'idée du livre est fidèlement traduite. Le second point est le fait qu'Angelo ne tombe pas amoureux de Pauline et réciproquement, même si l'on devine qu'un possible est sous-jacent, ces êtres ne sont pas asexués. Le film nous fait croire qu'il ne s'agit que de fidélité là ou il n'est pour Giono que question de liberté.
J'ai vu ce film plusieurs fois et ne m'en lasse pas. J'avais lu le livre de Giono avant et on retrouve tout à fait l'atmosphère du livre. On a un jeu d'acteurs très sobre au niveau des échanges, des sentiments, mais cela est conforme au livre ou tout se devine d'une façon subtile. Les images et décors sont superbes ainsi que les paysages. Je conseillerais à ceux qui ne l'on pas vu de lire le livre de Giono d'abord. Souvent je suis déçu par les films tirés d'un livre que j'ai lu, mais là pas du tout
L'affiche illustre bien le contenu du "Hussard sur le toit", un peu creux. Les courses-poursuites s'enchaînent et les cadavres s'empilent, tandis que les cigales chantent inlassablement. Le cadre provençal est magnifique, les costumes bien brossés et la prestance d'Olivier Martinez indéniable, mais on s'ennuie profondément. Le background historique est trop léger pour présenter un quelconque intérêt, c'est à peine si l'on comprend que le héros est traqué par les Autrichiens pour ses idées nationalistes. Son appartenance à la charbonnerie est, pour sa part, complètement occultée, alors qu'elle est centrale. Assez fidèle à l’œuvre de Jean Giono, probablement, mais peu emballant, certainement. Il ne faudrait toutefois pas noircir le tableau à outrance. "Le hussard sur le toit" n'en reste pas moins un film assez agréable à suivre, trop léger certes mais original quant aux événements décrits.
Du grand cinéma, grande mise en scène . Cette histoire a pour cadre l' épidémie, réelle, de choléra qui sévit en France dans les années 1830 . Rappeneau a bien repris l' esprit de Giono, la vie, la mort, omniprésente, le retour des hommes devant cette menace immédiate à une véritable animalité, mais l' appât du gain reste toujours présent, remarquable interprétation de Jean Yanne, au passage . Le jeu d' Olivier Martinez est lui cependant un peu terne , et le film peut-être un peu long, mais globalement, une oeuvre magistrale .
Adaptation du célèbre roman, le film manque cruellement de saveurs et de rythmes pour en faire un incontournable. Certes, certains noms dans le casting sont impressionants, la photographie est magnifique et la réalisation bien foutue. Mais à côté de ces points positifs, le jeu de l'acteur principal, Olivier Martinez, reste approximatif; ce dernier étant incapable de transmettre une quelconque émotion. La platitude de la BO constitue également un handicap de taille puisqu'elle aurait pu souligner les moments forts du film. Un film en demi teinte....
Difficile d'adapté un roman pareil. Finalement Rappeneau s'en sort pas mal. Il signe une belle œuvre quoique un peu monotone au rythme légèrement linéaire. En revanche, il y a pas mal de modification avec le roman de Giono et la plupart ne font que rappeler que les livres sont souvent meilleur.
Un grand film! des acteurs qui jouent juste, assurement le meilleur rôle de Juliette Binoche! Un scenario de tres grande qualité! la musique, les paysages, le souffle épique et les costumes. On sent vraiment qu'il y a eu un gros travail de fait et ce film ne prend pas les spectateurs pour des rourous. Un film culte, à voir et à revoir!!!