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scalpz38
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2,0
Publiée le 27 septembre 2026
Bon. Pas terrible. J’ai attendu longtemps pour le voir. Les acteurs récitent le texte. On ne s’attache pas à eux. Le film est linéaire et répétitif. On s’intéresse peu à leurs tribulations. À quoi bon les suivre dans leurs périples ? Les bons points : film en costumes, patrimoine présent dans le récit. La photo est excellente, quelques plans sont magnifiques. Voilà c’est tout. Grosse déception pour un film de Rappeneau.
En apprenant le décès de Jean-Paul Rappeneau, j'ai eu envie de revoir “Le hussard sur le toit”, l'un de ses meilleurs films avec l'immense Cyrano. Tout en me demandant s'il n'avait pas vieilli, presque peur d'être déçu. Au final, non, ce film reste brillant, bien emmené, constamment passionnant à suivre, un vrai film d'aventures à la française comme on n'en fait plus beaucoup! Seul constat négatif: l'acteur principal, Olivier Martinez, se contente juste d'être beau et de bien virevolter dans tous les sens. Mais son absence de jeu est largement compensée par la merveilleuse beauté de Juliette Binoche. Quant aux images, elles sont magnifiques, et donnent instantanément l'envie de retourner dans les Alpes de Haute-Provence. Un bon moment.
Auréolé du succès de son "Cyrano de Bergerac", Jean-Paul Rappeneau se lance dans un autre projet historique très ambitieux. L'adaptation du "Hussard sur le toit" de Jean Giono, avec à l'époque le record du budget le plus élevé pour un film français (176 millions de francs). Et il est vrai que l'argent se voit à l'écran ! L'intrigue se déroule en Provence en 1832, en pleine épidémie de choléra. Deux personnages se rencontrent. Angelo, hussard italien et révolutionnaire, qui cherche à rentrer chez lui tout en étant traqué par des agents autrichiens. Pauline, une noble qui veut également rentrer chez elle et retrouver un être cher. Deux être têtus et impétueux, qui vont cohabiter sur les routes. Malheureusement la sous-intrigue politique autour d'Angelo sera secondaire, ce qui intéresse surtout le réalisateur c'est le choléra. Jean-Paul Rappeneau n'a donc pas lésiné sur les moyens. Le film a été tourné à travers la Provence et nous offre des paysages absolument somptueux, éclairés de main de maître. Les scènes de foule ne sont pas non plus en reste, ni avares en costumes. Tandis que les séquences d'intérieur font également très bon effet. Ente passages intimistes inspirés de la peinture, et visions apocalyptiques des dégâts causés par le choléra ! Là-dessus, le film ne parait exact. D'après ce que j'ai pu lire du sujet, le choléra provoque surtout des diarrhées très violentes, des déshydratations sévères, et peut effectivement causer une mort brutale en quelques heures. Mais pas en 5 minutes avec quelques vomissements, comme cela est souvent montré à l'écran. Bon, ce n'est pas bien grave, on comprend ici la violence infernale de l'épidémie. A noter que le film peut être relu différemment, à l'ère post-covid. Rappeneau montre l'hystérie collective générée par la maladie, soit. Mais il a tendance à tourner au ridicule ceux qui s'inquiètent de nos héros qui bravent les quarantaines... alors que ces inquiets ont bien raison dans le fond ! Evidemment, à l'époque pas de confinement gentillet dans son appartement avec une dérogation sous smartphone pour faire ses courses, la quarantaine ressemblait plutôt à un mouroir, je peux comprendre la position du cinéaste... En tout cas il s'agit d'un film ample, ambitieux, et enflammé. Nos deux protagonistes se retrouveront devant diverses embuches pour traverser tant bien que mal la Provence. En croisant plus ou moins succinctement un panel de vedettes (François Cluzet, Gérard Depardieu, Isabelle Carré, Jean Yanne... ou Richard Sammel en début de carrière). Juliette Binoche donne beaucoup de corps et d'émotions à cette noble dont on ne comprend pas tous les desseins au départ. Quand à Olivier Martinez, son cas divisera le public. Il a un joli visage qui convient bien au militaire romantique du 19ème siècle (les mauvaises diront aux boys band des années 90...). Et, s'il n'est pas l'acteur dramatique du siècle, son entêtement et sa fouge à l'écran passent plutôt bien. Mais je ne m'étonne pas que sa carrière à l'écran n'ait pas été folle, même s'il a réussi à percer (un peu) aux USA. Enfin surtout à la ville, monsieur ayant été en couple avec Mira Sorvino, Kylie Minogue ou Halle Berry... Pour l'anecdote, Jean-Paul Rappeneau avait initialement envisagé Keanu Reeves (!) pour ce rôle, mais se ravisa car l'acteur ne parle pas française. On a échappé à un sacré désastre, au vu de ses performances de l'époque dans des films historiques !
Bien que ce film historique intègre des éléments épiques à son récit, il lui manque un véritable élan pour le rendre passionnant. Adapté d’un roman de Jean Giono, ce long-métrage de Jean-Paul Rappeneau, sorti en 1995, rappelle qu’il ne suffit pas de disposer d’un budget colossal pour proposer du grand cinéma. Au début de XIXème siècle, alors que l’épidémie de choléra fait rage, un jeune révolutionnaire italien doit fuir la France pour rejoindre ses compatriotes. En chemin, il croise une femme noble devenant son alliée de circonstance. L’intrigue mélange ainsi les différentes facettes du comportement humain face au danger de la maladie et une romance platonique. Le personnage principal, tenu par Olivier Martinez, manque sévèrement de charisme. Heureusement, Juliette Binoche apporte sa touche de grâce épaulée par une ribambelle de seconds rôles plutôt discrets (François Cluzet, Gérard Depardieu, Jean Yanne, Pierre Arditi, etc.). C’est propre, carré et fluide mais les émotions demeurent contenues. Bref, une œuvre pour laquelle le visionnage, sans être désagréable, procure un ennui poli.
J'avais découvert Le Hussard sur le toit à sa sortie, alors que j'étais lycéenne. À l'époque, j'y voyais avant tout une immense fresque romantique : le Piémont, le Risorgimento, le choléra, des paysages magnifiques et une aventure inoubliable.
Trente ans plus tard, je l'ai revu avec les yeux d'une femme. Cette fois, ce n'est plus le romanesque qui m'a le plus touchée, mais la manière dont les personnages traversent l'épreuve sans renoncer à ce qu'ils sont.
Olivier Martinez incarne Angelo avec une remarquable retenue. Derrière son courage, on perçoit toujours un jeune homme profondément humain, vulnérable, capable d'aimer intensément sans jamais perdre sa dignité. Son interprétation repose davantage sur les regards, les silences et la présence que sur les grands discours. C'est, à mes yeux, l'un de ses plus beaux rôles.
Juliette Binoche est également remarquable dans le rôle de Pauline. Leur relation est d'une rare pudeur : elle laisse toute sa place au respect, à la confiance et aux sentiments, sans jamais tomber dans la facilité.
Le choléra n'est finalement qu'un révélateur. Il met à nu les peurs, les fausses accusations, les élans de générosité et les choix courageux. Plus qu'un film d'aventure, c'est une magnifique réflexion sur la fidélité à ses convictions dans l'épreuve.
Trente ans après, je comprends pourquoi ce film est resté en moi. Certaines œuvres ne s'arrêtent pas au générique. Elles continuent silencieusement à accompagner une vie.
Ample, romanesque et romantique avec de beaux acteurs, de beaux costumes, de beaux décors, ce film rappelle les heures très sombres d'une épidémie de peste en Provence au 19e siècle. Très agréable à regarder.
Au bout d’une demie heure j’en ai eu marre, depuis quelques mois je sélectionne des films complètement au hasard, et là ça m’envoie vers des nanar pas possible. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
Les jeux d'acteurs sont corrects et ça sensibilise à la peur du choléra. L'histoire n'est pas assez entraînante et difficile d'accrocher aux personnages malgré une photographie jolie. 3/5
Une belle adaptation de l'œuvre de Giono, ce qui était difficile. Le budget conséquent permet une mise en scène brillante , beaucoup de figurants, de superbes scènes en extérieur, les paysages des montagnes des Alpes du sud sont superbement filmés. Le film est bien sûr une allégorie sur la peur des autres, le principe de bouc- émissaire , les mouvements de foule. Ce choléra que tout le monde craint représente cette peur . Juliette Binoche est très bien , très juste , par contre O. Martinez manque un peu de profondeur. La réalisation est très classique , probablement trop, et manque de lyrisme , ne donnant pas au film le souffle et le relief qu'il aurait mérité.
Au delà de la thématique assez romantique et du magnifique casting, ce film de JP Rappeneau est remarquable par sa contextualisation historique, et quelques thématiques qui donnent à réfléchir autours de la médecine et du doute. Un incontournable du cinéma français.
"Le hussard sur le toit" , nouvelle adaptation d'un classique, de la part de Jean Paul Rappeneau, après Rostand et "Cyrano", mais demi-échec. Histoire d'un amour platonique entre le jeune Angelo, carbonaro en fuite et l'aristocrate Pauline de Théus, sur fond de choléra ravageant la Provence, en 1832. Les tableaux des cholériques sont impressionnants, dignes de toiles de Jérôme Bosch et Juliette Binoche à la hauteur, mais le problème vient plutôt du jeune premier, Olivier Martinez, qui joue Angelo. Peut-être que Rappeneau recherchait un acteur qui apportât spontanéité et fraîcheur au personnage, malheureusement, Olivier Martinez a beau caracoler et se démener, faisant admirer, au passage, des qualités de cascadeur, il reste désespérément plat dans son interprétation..
Les images sont classiques mais belles. Olivier Martinez est peu convaincant ... et le scénario aussi. Il y a de belles cavalcades dans de beaux paysages ; il y a de belles mise en scène mais étrangement ennuyeuses ; il y a une musique d'ambiance pesante et pas très subtile. Bref, c'est long, sans souffle romanesque et sans dimension psychologique. Ce film se laisse monotonement regarder. Dommage ...
Magnifiquement mis en scène, éclairé, interprété, ce film est un bijou. Les décors, costumes, maquillage, tout est parfait. Les acteurs sont au top, Juliette Binoche formidable, Olivier Martinez pas mal du tout.