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Un visiteur
4,0
Publiée le 18 septembre 2020
Superbe réalisation qui rend agréable cette petite romance qui tourne mal. Hitchcock en maître de la tension arrive à nous faire frémir avec une simple éraflure. Oldies and goodies
Jugement dernier ou révélateurs de motif sexuels (mère castratrice, viol symbolique au grenier), Les Oiseaux met aussi à nu ses protagonistes, qui se révèlent inconscients, lâches ou solidaires. Au-delà du grand film expérimental qu'il a réalisé, Hitchock n'a pas oublié ses obsessions.
Je n'ai pas grand chose à commenter sur cet excellent film hitchcockien culte. L'histoire est innovante puisque les volatiles ont été rarement les modèles des maîtres de l'horreur ou de la science-fiction. Avec le scénario de l'écrivaine Daphné du Maurier, Hitchcock a confectionné un magnifique thriller qui n'a pas pris une seule ride, hormis sur le point des effets spéciaux, mauvais aujourd'hui mais géniaux pour l'époque. De nos jours, une telle histoire aurait pue être utilisée pour réaliser un film de notre époque. En plus, l'angoisse et le mystère deviennent plus forts au fil des minutes. Devenu une référence que tout le monde a vu au moins deux fois dans sa vie, "Les Oiseaux" est vraiment un très bon film, aimé par un grand nombre de spectateurs, et je fais clairement partie de ceux-là. Je reste néanmoins déçu du fait que même s'il est oppressant, je m'attendais à voir un long-métrage beaucoup plus sanglant et effrayant, et personnellement, je pense qu'on peut voir ce film dès l'âge de dix ans.spoiler: Et je reste aussi terrifié par la mauvaise fin qui n'explique et ne twiste rien (spoiler: surtout qu'on ne sait jamais pourquoi les oiseaux attaquent ) spoiler: mais qui clôture pourtant le film. Malgré cette fin médiocre et quelques autres défauts, la mise en scène et le scénario sont parfaits, les acteurs jouent bien, et aussi, c'est surtout le milieu du film qui est super, particulièrement pour le fait que c'est là qu'il y a le plus d'attaques d'oiseaux. Ce qui fait que "The Birds" est un film exceptionnel. Et pour terminer : très belle affiche !
Un très bon film d'Hitchcock, malheureusement un peu kitch maintenant mais qui a marqué les esprits et plusieurs générations. Le scénario plutôt simpliste dans l’action, se concentre davantage sur la montée d’angoisse qu’il suscite. Il en résulte une tension palpable, de belles peurs, des moments éprouvants sans pour autant dévoiler ce qui a entrainé les rassemblements de ces volatiles et leurs attaques coordonnées. Tippi Hedren ne se contente pas d'être superbe, elle nous séduit par son naturel dans son rôle de richissime héritière, un tantinet névrosée (Paris Hilton ne l’aurait-elle pas plagiée ?). « Les Oiseaux » pourraient être perçus comme un avertissement de la nature contre les agissements de l'Homme, nature qui tente de se rebeller et de le rappeler à l’ordre.
Au tout départ, il s'agit d'une nouvelle de Daphné du Maurier, écrivaine qui a écrit également "Rebecca", que Hitchcock a adapté au cinéma en 1940. L'histoire des « oiseaux » est plutôt innovante : une attaque d'oiseaux tueurs dans une ville américaine. À l'époque, c'était plutôt les vampires et les aliens qui étaient les muses des livres et des films d'horreur. Justement, Hitchcock, maître du suspense, a décidé d'innover le cinéma d'horreur en adaptant cette nouvelle. Il a également dit que c'était son film le plus réussi (contrairement à du Maurier qui avait détestée cette adaptation). Ce n'est pas mon avis. Je trouve que ce film est rempli de scènes divertissantes et surtout opressantes : spoiler: la cabine de téléphone, l'attaque à l'école, l’incendie sur la station d'essence, le massacre final dans le grenier … Et puis, au fil des minutes qui défilent, on ressent de plus en plus d'angoisse et de stress. "Les oiseaux" aura donné à ces créatures volantes une très mauvaise réputation. Bien sûr, ça ne reste pas du tout le meilleur film d'Hitchcock mais c'est quand même un bon film d'horreur très bien réalisé. Plus d'un auront mis 4/5.
Ce film de Alfred Hitchcock a une histoire assez banal. Une attaque d'oiseau tueurs dans une petite ville des États-Unis. Mais qui aurait cru que un scénario aussi banal pourrait faire un film aussi bien. Je suis néanmoins déçu car je m'attendais à voir un film effrayant mais je me suis trouver à penser <> J' apprécie quand même ce film qui reste bien.
La peur, comme le rire, vieillit assez mal. C’est donc un petit miracle de longévité que Les Oiseaux fonctionne encore si bien. Le scénario est pourtant relativement minimaliste, en tout cas de plus en plus dépouillé, vaguement répétitif aussi, mais à chaque attaque l’angoisse monte d’un cran et se fait plus immersive, plus frontale. Quelques effets spéciaux ont évidemment mal vieilli, mais ça ne gâche rien, et il y a même une modernité qui annonce déjà Les Dents de la mer. Seule la fin est un peu abrupte, ça aurait mérité une dernière scène à San Fransisco.
Dans l'ensemble, le film n'est pas trop mal en soit. Je suis juste rester sur ma fin au moment du dénouement. Je m'attendais à quelques choses de beaucoup plus...rechercher. Film qui reste à voir malgré tout.
Les Oiseaux est pour moi un grand film du célèbre réalisateur Alfred Hitchcock le scénario est bien trouvé j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de moments longs mais le film mérite d'être regardé au moins une fois. Pas Mal
Mon Dieu que c’est long à mourir... l’ennui est à son paroxysme et ne parlons pas de crescendo, il n’y a rien. Idéal à regarder juste avant de se coucher, je conseille c’est efficace. Quand on ne connaît pas et qu’on regarde pour la toute première fois, on ne peut pas s’attendre à ce genre de film. Quelle surprise ! Quelle déception ! Quel manque de rythme ! Pourquoi est-il répertorié dans Épouvante-horreur ? On y est très très loin mais c’est incroyable ! Oui c’est une belle histoire d’amour, le romantisme est au rendez-vous, Tippi Hedren est ravissante, Rod Taylor est élégant, le duo est charmant et plaisant à voir jouer à l’écran, le coup de foudre insensé, inattendu, le cadre magnifique, les couleurs somptueuses, c’est une belle romance. C’est pourquoi je suis mitigé mais surtout dépité dans ma critique tant j’apprécie Hitchcock, sa réalisation et son sens du détail, mais ici je reste sur ma faim, les dialogues sont à l’image du film, ennuyant. L’angoisse pourtant l'une de ses marquess de fabrique, est à son pic minimum. Allez les 45-30 dernières minutes rehaussent légèrement ma note avec un bon final. En conclusion: Il n’y aurait pas eu tous ces oiseaux de malheur et si l’histoire s’était un peu plus concentrée sur le couple, on aurait eu je pense un bon film sentimental. Ça me fait doucement rire quand des gens m’en parlent comme d'un chef-d’œuvre. Je retourne revisiter mes classiques !
Attention, cette critique dévoile des éléments essentiels de l'intrigue d'un des plus grands films du maître. Melanie Daniels, inévitable blonde hitchcockienne, est une jeune femme richissime pour qui les adjectifs "frivole" et "désœuvrée" semblent avoir été inventés. Après avoir rencontré Mitch Brenner, un avocat aussi séduisant qu'elle, à San Francisco, elle décide de le suivre jusqu'à Bodega Bay, petite ville californienne, pour offrir à l'insu de ce dernier un couple d'Inséparables (désigné par un "Love birds" beaucoup plus parlant en anglais) à sa petite sœur. Le stratagème qu'elle met pour cela en place (prendre le bateau pour déposer les oiseaux dans la maison des Brenner en leur absence et ensuite jouir, via ses jumelles, du spectacle de la surprise de Mitch) est minutieusement filmé par le cinéaste (profitons-en pour écrire que chaque plan et chaque raccord sont chargés d'une puissance expressive absolument stupéfiante, rendant le film génial dès ses - faussement anodines - premières minutes), qui veut bien nous faire comprendre que son héroïne est une metteuse en scène. Pour mettre en scène, elle n'hésite donc pas à instrumentaliser les "Love birds", oiseaux déjà domestiqués. Et c'est justement quelques instants après avoir joui de l'efficacité de sa mise en scène qu'elle subit la première attaque d'un oiseau. D'où une hypothèse loin d'être invraisemblable : si les oiseaux de Bodega Bay vont progressivement mettre la ville à feu et à sang, n'est-ce pas pour venger leurs semblables réifiés par les hommes, et notamment par cette jeune femme aux allures de poupée dont les coutures volent en éclats dans la traumatisante séquence du "viol métaphorique" final (scène aussi choquante physiquement que celle de la douche dans Psychose) ? Évidemment, il y a quelque chose d'un peu ridicule à écrire cela, et c'est bien sûr une des grandes forces du film que de se contenter de suggérer au spectateur les théories les plus folles pour expliquer les comportements des volatiles, eux-mêmes maîtres de la mise en scène : dans l'apocalyptique séquence de l'attaque en pleine ville, un plan vu du ciel nous invite à nous demander qui regarde : Dieu, Hitchcock, les oiseaux ? Lorsqu'un d'entre eux entre dans le cadre, la réponse est donnée. Les oiseaux d'Hitchcock ne sont pas de simples volatiles enragés, ce sont de vrais calculateurs qui attendent le bon moment pour attaquer. "Meilleur est le méchant, meilleur est le film", disait le cinéaste. Difficile en l'occurrence de trouver méchants plus diaboliques que ces oiseaux face auxquels les héros, empêtrés dans leurs réflexes trop rationnels (après l'attaque des moineaux dans la maison des Brenner, ceux-ci demandent à la police d'agir - mais comment ?), apparaissent impuissants. Une impuissance qui fait des Oiseaux un film d'invasion. Pas d'affrontement ou d'extermination, mais d'invasion : dans l'ultime séquence, les volatiles laissent les protagonistes s'enfoncer dans la profondeur de champ et partir vers San Francisco, dans le silence souverain (Hitchcock n'a même pas besoin ici de Bernard Hermann pour faire entendre la terreur) d'une prise de possession des lieux qui ne laisse aucun doute sur l'identité des vainqueurs et des vaincus. Bodega Bay est conquise...en attendant la suite ?
Il y a beaucoup de points communs avec Psychose dans Les Oiseaux. Une jeune femme mystérieuse et indépendante, capable d'agir en coup de tête sans trop réfléchir aux conséquences. La présence de la mère. Présence envahissante nuisant aux enfants à cause de la peur de l'abandon. Une tension qui monte crescendo. Au tout début, il y a ce jeu de séduction entre cette jolie blonde et ce malabar. Les deux en quête d'oiseaux à offrir. On peut y être hermétique et trouver le temps long. Champ. Contre-champ. Ils sont raides comme des piquets. Impeccablement coiffés et habillés. Les attaques sont un peu plus impressionnantes. Absence de musique. Ce sont les cris stridents des oiseaux à s'en percer les tympans qui font le travail. Des oiseaux d'autant plus diaboliques qu'ils semblent dotés d'intelligence. En effet, ils se rassemblent. Ils attendent. Et ils attaquent. Et ils n'épargnent personne. Pour l'époque, j'imagine la trouille qu'ont dû avoir les spectateurs qui ont vu le film au cinéma. Si les effets spéciaux sont obsolètes aujourd'hui, à la sortie, ce devait être assez traumatisant. Pour autant, le mystère reste entier et Hitchcock ne donne pas les clés de son œuvre. Il n'y a pas d'explication sur le comportement agressif de ces oiseaux. C'est peut-être miss Daniels qui est un oiseau de mauvaise augure.
C’est presque du fantastique avec une pointe d’horreur évidemment. Hitchcock réussit à rendre ces oiseaux vraiment méchants juste en les posant sur un fil!!!! Il y a cette avancée dans l’inconnu, dans le tragique jusqu’au suspense final avec ces petits pas comptés un par un....
l'un des films les plus spectaculaires et terrifiants du maître du suspense. une intrigue qui monte crescendo (avec des silences préludes au vacarme), une image travaillée au millimètre, des prouesses scénaristiques et visuelles (comme cette vue aérienne de la ville en feu). un rôle à la fois difficile et culte pour T. Hedren. 50 ans plus tard, toujours aussi fascinante, une œuvre marquante du cinéma.
Ah la la encore un autre chef d’œuvre pour Alfred Hitchcock! Les oiseaux est un film assez angoissant, la mise en scène est superbe. On se sent oppressé par tous ces oiseaux, on ne les regarde pas de la même façon après. J’ai trouvé la fin terrifiante, avec un suspense incroyable! Je le recommande vivement