Quand le maître du suspens s’essayait à l’épouvante ça donnait Psychose bien sûr mais également Les Oiseaux, un coup de maître justement avec une ambiance étrange que lui seul savait instaurer. On y suit un jeune couple en devenir qui se court après en jouant de l’amour-haine autour d’une drôle d’île avant que des hordes d’oiseaux se rebellent contre le genre humain. Pour l’époque c’est extrêmement bien foutu, assez flippant, car il n’y a notamment aucune explication à ce dérèglement naturel et les comédiens sont plutôt bons, les enfants tiennent bien leurs rôles par ailleurs. On est rapidement pris par le scénario et il faut bien reconnaître que les deux heures passent très vite, jusqu’à ce final assez glaçant par l’image. Un grand Hitchcock tout simplement même s’il n’est pas exempt de tout défaut.
Cauchemar à ciel ouvert d’une modernité saisissante, Les Oiseaux renverse le quotidien en une menace inexplicable et totale. Avec une radicalité formelle audacieuse, Alfred Hitchcock évacue la musique pour laisser place à un silence oppressant, brisé seulement par les attaques. L’absence de cause ou de résolution transforme la peur en expérience pure, presque abstraite. La montée progressive de la violence, d’abord diffuse puis incontrôlable, installe un sentiment d’impuissance profondément troublant. De cette indétermination naît un film d’horreur unique, où l’angoisse persiste précisément parce qu’elle échappe à toute explication.
Énorme flop de la part d’Hitchcock, un film sans intérêt où vous allez voir des oiseaux attaquer des humains pendant 1h55. On s’ennuie de debut a la fin, il ne faut pas s’attendre a une révélation choc, il n’y a aucun fond, aucun méchant juste des piafs qui attaquent. Les effets spéciaux ont mal vécue, on voit clairement deux plans superposés faisable avec un filtre snap
Un chef d'oeuvre du 7eme art les oiseaux???? Non mais c'est une blague? Scénario complétement stupide, jeu d'acteurs nul, effets spéciaux hyper kitchs. J'ai péniblement regardé jusqu'à la fin pour connaître le dénouement, que nenni! Un des plus gros navets que j'ai vu!
Les effets spéciaux, en particulier les scènes de voiture, ont vieilli. Le personnage féminin semble une icone typique hitchcockienne, blonde à chignon, serrée dans son tailleur strict, hauts talons et cela parait un peu bizarre lors d'un weekend au bord de la mer. Sinon, la progression narrative et cinématographique de la menace est merveilleuse, avec d'abord spoiler: un nuage d'oiseaux au dessus de San-Francisco, puis etc.
Je ne sais pas ce qui était innovant quand ce film est sorti, et en particulier l'aspect "quelque chose de familier et de normalement non menaçant devient meurtrier." Mais c'est bien de cela qu'il s'agit, comme on le sait depuis 1962 alors que je n'étais même pas née. Ca fonctionne encore très bien, même si bien pire a été réalisé depuis.
Un super film de suspense même si je ne suis pas fan de spoiler: c’est fin sans réponse à l’intrigue. On rigole sur les effets spéciaux mais génial pour l’époque ! En bref un très bon film qui est rangée dans la catégorie « classique »
"Les Oiseaux" d’Alfred Hitchcock est bien plus qu’un simple thriller : il frôle l’horreur avec une maîtrise implacable. Dès les premières scènes, l’angoisse s’installe, subtile puis envahissante, et le spectateur se laisse emporter par cette tension grandissante. Tippi Hedren y est époustouflante, incarnant avec une justesse troublante cette femme prise au piège de sa propre terreur. Seule ombre au tableau : la fin, qui m’a laissée sur une légère frustration. Malgré tout, je reconnais la cohérence de ce choix narratif, même s’il ne m’a pas totalement convaincue. Cela n’enlève rien au statut de ce film, un classique intemporel du cinéma hitchcockien, à découvrir absolument.
Après une délicieuse première scène relevant de la comédie romantique, et bien au-delà des aspects spectaculaires très réussis du film, le maître du « suspense » s’impose ici progressivement comme le maître de « l’angoisse ». C’est en effet ce malaise, né de l’imminence d’un danger et de l’incertitude, et, plus encore, de l’incompréhension qui l’accompagnent, qui est le centre du film. Il y a d’abord les angoisses primaires : celle du vide d’une vie superficielle chez Mélanie, celle de l’abandon et de la solitude chez Annie, l’institutrice et chez Lydie, la mère de Mitch. Et, s’insérant par touches successives, bien plus puissante, une angoisse métaphysique. Qui pose la question des recours de l’humanité face à des dérèglements de la nature et à des phénomènes qui la dépassent (depuis, la pandémie de 2019 en a été un exemple). Plus mystiques, se posent les questions de la volonté de Dieu (voir l’évangile de Luc cité par l’ivrogne au bar sur les oiseaux) et de la responsabilité des hommes, symbolisée par Mélanie, dont le mode de vie frivole (le bain de Rome et -surtout- son intrusion dans un monde puritain et sa transgression des codes de bienséance) apparaît comme une provocation et une déstabilisation de l’ordre du monde, comme un péché originel. Un chef d’œuvre marquant, conclu par une fausse fin, dans laquelle les péripéties vécues par les personnages deviennent dérisoires face au devenir, peut-être apocalyptique, de l’humanité.
Je me suis enfin décidé à regarder ces "Oiseaux" dont l'idée m'apparaissait saugrenue. Seul Hitchcock pouvait s'emparer de ce sujet sans en faire un pesant et interminable navet. Certes les volatiles sont nombreux et envahissants et ils ont dû beaucoup occuper Sir Alfred lors du tournage et surtout du montage. Malgré tout Hitch arrive à imposer sa patte et à glisser ses thèmes préférés sur la psychologie humaine et les rapports compliqués entre les êtres humains : mère possessive, fils dominé, héroïne à la jeunesse cahotique, fille en manque d'affection, maîtresse nostalgique, personnages formatés. L'ambiance à Bodega Bay fait un peu penser à L'Ile Noire de Tintin où le bourbon coule à flots à la bodega locale. Il y a même un genre Philippulus qui annonce la fin du monde entre deux godets. Une mère de deux enfants soupçonne vertement cette pauvre Tippi Hedren d'être le diable en personne. Une vieille femme raisonneuse défend les gentils oiseaux contre les méchants humains. Tippi avec ses talons hauts, sa chevelure blonde oxygénée savamment torsadée, son manteau de vison, conduit elle-même seule à la rame une barcasse primitive pour traverser la baie. On est à cent kilomètres de San Francisco mais le dépaysement est total. Hitchcock s'amuse. Bref c'est un bon film, qui plaira à beaucoup, d'épouvante pour certains, de psychologie et d'humour pour d'autres.
Un grand classique du cinéma ; tout y est, un scénario original bien ficelé, il fallait y penser, tellement improbable. Une réalisation au cordeau, brillante, somptueuse, des plans époustouflants, d’une superbe technicité photographique, des plans cultes.
Mais aussi un côté très noir, car ces oiseaux vont révéler toute une palette de sentiments humains : la recherche du « bouc émissaire », la peur, le mimétisme, la jalousie. Il y a aussi un aspect complétement surréaliste, des plans dignes d’un tableau de Dali ou de Magritte , on peut aussi voir un conte merveilleux et fantastique, une parabole. Peut-être le film le plus « décalé » des films de Hitchcock, le plus ésotérique. Et puis, bien sûr, Tippi Hedren , dans son plus grand rôle, qui donne cette dimension tragique et émouvante au film, avec sa beauté parfaite , trop parfaite .
Un film dérangeant et symbolique. Plusieurs explications, ecolo: la nature se revolte contre l'homme. Géopolitique: le film est de 63, un an après la crise de Cuba, peur de la bombe qui vient du ciel. Psychanalytique: la mère possessive qui veut garder son fils, les oiseaux commencent à attaquer quand la belle Mélanie arrive pour séduire le fils. Misogynie de Hitchcock qui "punit" la femme libre, riche, provocante, elle drague carrément le héros, mais se retrouve à la fin pauvre victime vaincue. Mise en scène ebourifante comme toujours chez Hitckcock.
Au-delà du fait que le film a très mal veilli (effets spéciaux de la voiture qui roule, des enfants qui courent, des oiseaux qui attaquent....), je n’ai pas ressenti l’horreur que le film était supposé provoquer. Alors, faute de suspens, il ne reste pas grand chose 62 ans amrès sa sortie ! Excepté certains thèmes qui reviennent souvent chez Hitchkock. Bref, passé totakement au travers. Une déception en somme.