Fini de déféquer sur vos voitures, les oiseaux passent à la vitesse supérieure ! Il n'y a pas vraiment d'explication à ce phénomène, le scénario n'est donc pas transcendant et se limite à une simple invasion d'oiseaux agressifs sur fond de romance. Ce sera donc bien la technique et la tension qui seront ici favorisées par Hitchcock. Le film a plutôt bien vieilli dans l'ensemble (excepté deux ou trois scènes dues à certains comportements des personnages dans la partie finale) et en restera toujours aussi propre à ce jour grâce à sa charmante photographie. Ce long-métrage ne sera toutefois pas l'élément majeur de la carrière d'Hitchcock, le cinéaste nous ayant déjà prouvé sa capacité à mêler la forme et le fond dans un même film.
Nous sommes aujourd'hui tellement habitués à des effets spéciaux pour le moins ultra-réalistes que ceux d'Hitchcock pourraient nous sembler tout bonnement ridicules, et pourtant. Effectivement on remarque indéniablement les images d'oiseaux superposées aux scènes tournées par Alfred (ouais, on s'appelle par nos prénoms, on est un peu comme ça nous, m'voyez!). Mais trêve de plaisanterie. L'habitude n'est plus à ces effets spéciaux (vraiment spéciaux du coup!) mais ça n'enlève rien à ce classique qui a ça place dans le cinéma d'épouvante (enfin ça c'est ce qu'on dit mais je peux pas vraiment comparer en fait..).
De petites déceptions
Ce qui est certain, c'est que j'ai tout de même été un peu déçue car je m'attendais à avoir vraiment peur, alors que de toute évidence ça ne m'a fait ni chaud ni froid (je remets sur le tapis le coup des effets spéciaux qui jouent un rôle indéniable dans ce cas précis, mais qui sont certainement bien moins impressionnant qu'au moment de la sortie du film).
Et en ce qui concerne ma seconde déception, c'est au moment de la fin, qui m'a laissée « sur ma faim » justement. Je m'attendais à quelque chose de bien plus concret si je puis dire, et surtout de bien plus triste – je suis pas une psychopathe hein...
Une scène d'épouvante certaine
Je salue par ailleurs la scène de l'école, qui reste pour moi la meilleure et la plus impressionnante, et qui pourrait devenir une hantise s'il y avait dans la réalité autant d'oiseaux sur une même structure de jeu - déjà que les jeux pour enfants sont parfois flippants à eux tout seuls (je parle bien là des balançoires qui grincent dans la nuit!), alors si on y ajoute une flopée d'oiseaux carnassiers...
Considéré par Hitchcock lui-même comme son "film le plus terrifiant", Les Oiseaux est une projection horrifique d'une menace animalière dans une ambiance "fin du monde" (ici des corbeaux, des freux, des mouettes, des moineaux, des bouvreuils et des corneilles qui assaillent sans répit les humains, les attaquent, leur picorent les yeux) qui s'impose comme un film pivot dans l'histoire du cinéma effrayant.
Il est en effet impressionnant de constater l'impact qu'a eu un film comme Les Oiseaux sur toutes les générations de cinéastes suivantes. A l'origine d'une longue lignée de films sur la menace animalière (Jurassic Park, Cujo, Tremors, La nuit des chauve-souris....), il a aussi provoqué toute une série d'angoisses apocalyptiques ou post-apocalyptiques (Le Jour d'Après, Le Jour où la Terre s'arrêta, La Malédiction, Zombie...) et a également exercé une influence considérable en terme de suspens, et d'élaboration d'une atmosphère de tension et de compte à rebours.
Car ici Hitchcock distille le suspens de main de maître. Il instille la peur de façon très progressive, petit à petit. C'est d'abord une scène dans une voilière, où Mitch plaint les oiseaux d'être constamment enfermés dans leurs cages et bocaux. C'est ensuite un nuage d'oiseaux noirs qui s'amoncellent dans le ciel - "ils n'ont pas fini de migrer" dit quelqu'un. Puis c'est une mouette qui agresse sur un bateau la jeune et jolie Melanie Daniels, fraîchement arrivée à Bodega Bay pour offrir à la petite soeur de Mitch, Cathy, une paire de "lovebirds" à l'occasion de son anniversaire. Enfin c'est - premier élément vraiment étrange - un oiseau qui s'écrase devant la maison de Annie Hayworth, l'institurice, alors que cette nuit-là la lune est pleine et produit une grande lumière. Et après...
Sans donner vraiment de réponse à cette attaque d'oiseaux aussi violente qu'inattendue, Hitchcock présente différentes réactions face à l'apparition de ce phénomène: incrédulité des policiers, refus d'une vieille dame spécialiste en ornithologie, désespoir d'une mère, enthousiasme décalé d'un ivrogne qui annonce l'arrivée de l'Apocalypse tout en récitant le chapitre 6 de L'Ézéchiel dans La Bible... Dans la hâte et pour se rassurer avec le semblant d'une explication rationnelle, un des habitants de Bodega Bay accuse Melanie Daniels, son tempérament de citadine orgueilleuse et ses moeurs dévergondées comme la cause de toute cette attaque (apparemment Melanie s'est jetée toute nue dans la Fontaine de Trévi à Rome un an auparavant...).
En somme, le réalisateur de Psychose et de Vertigo joue ici très habilement avec nos peurs les plus ancestrales (fin du monde, événement dont la portée nous dépasse et que nous ne pouvons pas expliquer, menace constante et sans répit qui peut venir de n'importe où...). Plusieurs images sont susceptibles de se graver à tout jamais dans notre imaginaire cinéphile: celle où sur une "cage à poules" située dans un parc de jeux adjacent à l'école de Bodega Bay se déposent successivement un, deux, quatre, huit puis des centaines de corbeaux, ou encore la plongée sur un Bodega Bay en feu et que des oiseaux déployant leurs grandes ailes entrent dans le cadre, dans une atmosphère proprement apocalyptique décuplée par la partition anxiogène de Bernard Herrmann, compositeur attitré de Hitchcock.
Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock est un film effrayant et impressionnant. On assiste à la rencontre de Mélanie et de cet avocat d'abord dans un magasin puis ils se retrouveront par la suite au cœur d'une bourgade de bord de mer en apparence si tranquille mais qui va devenir le théâtre d'étranges phénomènes avec les bêtes du ciel. Dans un premier temps, il ne se passe pas grand chose, c'est plat et un peu long à démarrer durant 40 minutes. L'action commence vraiment au partir du goûter d’anniversaire ou l'a on assiste à la première grosse attaque des oiseaux envers des enfants puis la suite va crescendo. Des scènes effrayantes et impressionnantes à nous glacer comme celle dans la ville l'incendie à la station et les habitants fuient , je trouve d'ailleurs que c’est la meilleur. La scène finale de l'attaque dans la maison est également sublime. Une bande son "frissonnante et une ambiance sombre, il y a ici tout les ingrédients d'un film horrifique. Je ne dirais pas que ce film est "Un monument de l'angoisse" mais un bon film sympathique cependant on ne connaît pas vraiment l'origine de cet acharnement de ces oiseaux au final. Très bien
Je ne comprends le succès de ce film. Innover pour innover, en utilisant des oiseaux comme menace, et une absence de BO, cela ne marche pas forcément. Je n'ai pas ressenti un seul frisson, pas une seule émotion. Bon c'est du Hitchcock, donc la réalisation reste excellente. Mais je reste très déçu car ce film n'a pas d'âme.
Le meilleur film d'Alfred Hitchcock à mon goût !!! Un film vintage, à inscrire absolument dans les annales du cinéma comme un grand classique du genre ! Meilleur encore que Psychose, qui lui est un pur film d'horreur.
Un brillant film signé Alfred Hitchcock au sommet. Rod Taylor et Tippi Hedren sont de bons acteurs et portent plutôt bien le film. L'histoire, bien que très simple (et peut-être même volontairement inexpliquée quant aux origines de ces attaques d'oiseaux) n'est qu'un prétexte pour instaurer une atmosphère terrifiante où la menace des oiseaux est omniprésente. Sur ce plan-là, le film est une véritable réussite. Les effets spéciaux ont pris un petit coup de vieux, mais si l'on compare aux autres films des années 60, ils demeurent assez impressionnants. Un monument à voir.
Le chef d'oeuvre d'Hitchcock a pris un coup de vieux et souffre de longueurs et d'effets spéciaux dépassés pour faire peur à nouveau. Mais le revoir en HD est intéressant car l'on décerne bien mieux les effets spéciaux et le maquillages de certains cadavres notamment les "yeux maquillés en noirs" et faisant croire qu'ils ont disparus. Les décors, les costumes, les personnages sont très travaillés. Mais le plus flagrant est Tippi Hedren que Hitchcock a su faire incroyablement briller ici. J'aime beaucoup les dernières 45 minutes avec la scène de la pompe à essence et de la giffle. Beaucoup d'autres scènes sont marquantes et il semble irréel de voir ce qu'a obtenu le réalisateur avec ses oiseaux figurants. Les faux sont également bien fait. A voir et à revoir !
Comme beaucoup de cinéphiles de ma génération, j’ai grandi avec les rediffusions TV des films d’Alfred Hitchcock. Je garde un très bon souvenir de cette période. A l’heure des changements de plan toutes les secondes, regarder Cary Grant discuter durant vingt minutes dans un restaurant ou suivre pendant un quart d'heure, de face et en plan fixe, James Stewart conduire une voiture le long d’une route serpentée (à l’époque c’était photogénique) peut dérouter le spectateur d'aujourd'hui. La photographie d’époque, très colorée, et la qualité de l'interprétation sont bien là. Dès la rencontre dans le magasin et l’achat du couple d’oiseaux (des « inséparables »), Alfred Hitchcock s’attarde sur la relation amoureuse entre ses deux personnages. Tout comme dans « Psychose » son autre film d’épouvante, la première partie n’a rien à voir avec le genre. D'un point de vue purement cinématographique, c'est du lourd. L’angoisse fait son apparition doucement, par petites touches jusqu’à la fin, abrupte, à déconseiller aux ornithophobes.
Un classique qu'il faut voir dans sa vie. le film a vieilli, les oiseaux ne sont pas des images de synthèse, on voit le trucage et ça réduit l'intensité de la peur.
L’idée d’oiseaux tueurs était originale, mais la cruauté n’a rien de plaisant à regarder, surtout sur des enfants. Les acteurs fument souvent. Mauvais effets spéciaux. Mais excellents dialogues au bar, où tout le monde commente la situation. La scène finale est intéressante, symbolique : la famille s’en va doucement en voiture, les oiseaux étant tout autour, comme si les humains étaient en cage et les oiseaux en liberté. Bien que l’histoire ait un sens (les inséparables en cage qui bouleversent les oiseaux en liberté), le film est plutôt inutile, plus proche de l’horreur que du fantastique. Doit être mieux en noir et blanc.
Vu un nombre incalculable de fois et,même s'il vieillit assez mal, il reste un des meilleurs films de Hitchcock et a ma préférence dans la longue liste de ses réalisations ! Distillant avec soin le suspens et la peur de la protagoniste principale, chaque élément du film est penser pour faire frémir le spectateur, du grand art.
Les longs métrages mettant en scène des animaux-tueurs sont rarement bons. Malgré tout son talent, Hitchcock ne réussit pas à sublimer une intrigue qui est, il faut bien le dire, bidon. Honnêtement, s'il n'y avait pas le Maître du suspens aux commandes, "Les oiseaux" auraient pû rejoindre la pléthore de nanar sur un sujet similaire. On pense d'ailleurs au récent "Birdemic" de 2008. Heureusement, Hitchcock parvient finalement à nous pondre un film correct. Sa réalisation fait des merveilles sur certaines scènes et les effets spéciaux sont bien foutus pour l'époque (bien mieux que "Birdemic" par exemple). Il reste que l'histoire ne convainc pas et n'échappe pas au ridicule. Hitchcock qui s'essaye ici au genre horrifique n'est pas dans son élément et il faut bien admettre que les "passages à tension" ne fonctionne pas. On frissonne plus face à un thriller comme "Psychose" par exemple. Peut-être une musique signée par Bernard Herrmann aurait aidé pour instaurer un climat de terreur. Le compositeur est bien présent mais son rôle se limite aux effets sonores. Le cinéaste ayant fait le choix discutable de ne pas incorporer de musique à son film. Il est dommage que l'on retienne principalement cette oeuvre dans la filmographie d'Hitchcock qui a réalisé de bien meilleurs films. Cela reste un incontournable du cinéma que tout un chacun se doit de voir au moins une fois dans sa vie.
Ma première grosse déception Hitchcock. Je savais d'un côté que ce n'était pas un film que j'allais aimer, mais je comptais sur le talent du maître du suspens pour me le faire apprécier quand-même... Et niveau horreur ce film est efficace : il pervertit à la perfection ces créatures sympathiques que sont les oiseaux et parvient à insuffler une véritable paranoïa au spectateur (et le côté gore des attaques d'oiseaux la renforce)... Mais bon de la part d'Hitchcock je m'attendais à plus qu'à un simple film d'horreur avec des oiseaux (qui en plus apparaissent tard). Et le pire, c'est que rien n'est expliqué... Bon, je ne suis pas contre le fait qu'un film ne réponde pas à une question du spectateur, ça créé du mystère, mais bon là faut pas abuser. Le film ne mène nulle part tellement rien n'est expliqué : la fin n'est pas une fin, et difficile d'être captivé par une histoire qui n'explique rien. Alors certains diront que c'est osé, moi je dis surtout que c'est fainéant. De plus je ne me suis vraiment pas attaché aux personnages que j'ai trouvés trop artificiels, ce qui a fait que je n'ai pas franchement eu peur pour eux. Une déception pour ma part même si le film n'est pas ennuyeux.
Je ne serais pas aussi enjoué que l'ensemble des critiques sur "Les Oiseaux" d'Alfred Hitchcock. Malgré une qualité du film indéniable, on est une nouvelle en compagnie du grand maître du suspens, "Les Oiseaux" reste à mon sens, l'une des oeuvres les moins aboutit du réalisateur et cela, pour plusieurs raisons. Après une heure qui démarre en fanfare avec une exposition intéressante, limite humoristique avec Tippi Hedren (typiquement hitchockienne) et Rod Taylor et une ambiance, une atmosphère franchement inquiétant et magnifique à la fois. Le soucis débarque finalement lorsque les humains prennent conscience de la dangerosité des volatiles. A partir de cette déduction, le film enchaîne les scènes d'attaques réussis mais franchement ennuyeuses, s'ajoutant une fin prévisible et sans véritable direction, on se retrouve avec un mauvais cocktail qui n'a pas su transformer son début en quelque chose d'inoubliable et de réussis. Cela m'attriste de l'affirmer, mais "Les Oiseaux" est loin du film horrifique qu'on pouvait s'attendre. Déception !