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JeffPage
42 abonnés
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4,5
Publiée le 16 avril 2012
Excellent film de révolte étudiante (tourné en 1968) qui pourrait se voir comme annonciateur d'un futur sombre (spoiler: Le massacre finale rappelle énormément celui de Columbine ). On assiste à la naissance d'un génie, l'immense Malcolm McDowell. Un film qui mérite bien sa palme d'or !
Daté, dépassé, film d'une époque dont il ne reste rien des audaces louées à l'époque de sa sortie. C'est comme ça et c'est cruel mais certains films des années 30 sont moins démodés que des films des années 60. D'ailleurs il est patent que les films des années 60 se démodent plus vite que les autres! Bon, donc, révolte des élèves d'un lycée huppé en Grande-Bretagne. Outrances, caricatures, rien d'un film révolutionnaire pourtant célébré comme tel à sa sortie. Seule surnage la prestation de M. McDowell extraordinaire de naturel et d'insolence. C'est insuffisant. Très insuffisant.
Brûlot anarchiste et par moments surréaliste. Révolte d'étudiants contre les institutions scolaires britanniques (et en faite contre toute la société). Psychologiquement éprouvant et violent, le film se termine sur une tuerie presque grotesque (mais dans le bon sens du terme). Une oeuvre acide et quasiment visionnaire.
Portrait amer et implacable d'un trio d'ados rebelles face à la tyrannie des pensionnats britanniques des années soixante. Tous les acteurs sont bons, mais Malcolm McDowell... Mon Dieu, quelle présence! La réalisation est plutôt sobre, la seule fantaisie qu'on se permet c'est des passages en N&B par moments mais ça suffit, pas besoin d'en faire plus: l'ambiance et le jeu des acteurs suffisent à nous captiver. Le découpage sous forme de chapître est également très habile car on a vraiment le sentiment que chaque chapître est un pas de plus qui nous rapproche fatidiquement de l'inévitable dénouement. Dénouement, qui même attendu (voire espéré?), parvient à surprendre par sa violence. Un film coup de poing!
On peut résumer l'essence du film à cette phrase dite par MacDowell au début du film : "Mais quand est-ce qu'on vit ici?", alors que les instructions données aux élèves s'enchainent sans relache. Pour pouvoir respirer, les adolescents vont fatalement s'y prendre de façon destructrice, à l'envers de ce dans quoi on essaie de les enfermer. Le film s'attarde plus sur la destruction des individualités imposé par le système scolaire que par la montée de la rébellion chez les adolescents. L'attitude des 4 élèves d'élite, qui assurent la discipline dans l'école, de façon bien plus stricte que ne le ferait le directeur, est très révélatrice. Le passage des armes à blanc aux armes à balles réelles reflète l'amertume après pourtant avoir prévenu. En ce sens, l'explosion de violence finale trouve parfaitement sa place. La mise en scène est efficace. Il manque un petit quelque chose difficilement définissable pour en faire une véritable référence toutefois.
C'est avec un synopsis spoiler et qui pourtant ne choque pas, que Lindsay Anderson présente le système éducatif britannique de l'époque. Strict et autoritaire, les étudiants sont soumis à une institution dictatoriale au sein de leur internat. Il suffisait de peu pour être puni sévèrement à coup de bâtons. If... exploite l'idée de la révolution (1968) il peut être vu sous différents angles. Choquant, Mcdowell incarne ici le leader d'un trio qui refuse de se soumettre à l'autorité. Son personnage rappel celui d'Orange Mecanic sorti quelques années plus tard. On suppose alors que le personne d'If... est un modèle pour celui qu'il jouera dans OM. Anderson n'hésite pas à surprendre à travers des scènes osées, comme la rencontre dans le bar, ou les scènes de punitions, ou encore le final décrit dans le synopsis. Très bon film
Un monument oublié du cinéma anglais des années 60 et pourtant qui a tout pour plaire. Tourné quelques temps les évènements de mai 68, le film a ce petit côté nostalgique de révolte que l'on retrouve. Et si l'on devait cité un des grands rôles de Malcolm Mcdowell, celui de Mick Travis ferait partie d'un des meilleurs car il jout à la perfection cet 'intriguant personnage auquel on porte un réel attachement qui est à la fois charismatique et angoissant et qui se soulève contre l'oppression. C'est d'ailleurs ce rôle qu'il l'a révélé à Stanley Kubrick pour joué Alex Delarge dans Orange mécanique ( on comprend bien pourquoi). Mise en scène excellente, de plus à certains moments du film, certaines scène sont en noir en blanc, ce qui donne un drôle d'aspect mais qui est autant plus esthétique que les images en couleurs. Mais ce qui étonnant aussi, c'est qu'il est difficile de comparé réalité et fantasme au bout d'un moment. Un film d'un très grand réalisateur qui se nomme Lindsay Anderson avec qui Malcolm Mcdowell retravaillera dans deux autres films où il incarne toujours le personnage de Mick Travis. Une sorte de critique d'une société britannique trop autoritaire stricte et renfermé. Intelligent,autoritaire, sympthatique , une belle claque dans le cinéma. De plus ce film a été récompensé à Cannes en 1969 avec le grand prix international du festival qu'on connait aujourd'hui sous le nom de Palm D'Or et avec comme président du jury Visconti. C'est à voir.
C'est l'anti "Cercle des Poètes Disparus" Après une première partie où les personnages se toisent et se combattent mentalement, nous avons le droit à un véritable jeu de massacre ! C'est très provocant, mais c'est une provocation fait avec intelligence, et c'est pour cela entre autres que c'est génial.
Le premier d'une belle trilogie, If est une oeuvre unique de part sa forme. Anderson décrit à merveilles les tares de l'éducation de l'époque et le sentiment d'enfermement que ressentent les jeunes. Un film qui marque les débuts du brillant Malcolm McDowell qui étincelait déjà dans le rôle du jeune Mick Travis et qui continuera à étinceler avec les grands rôles qu'on lui connaît (Orange Mécanique, Caligula ...), toujours excellent comme à son habitude. On est tout de suite prit par l'ambiance lugubre de cette école, avec les bizutages et l'emprisonnement du corps aussi bien que celui de l'esprit. Les décors y contribuent largement et le jeu du noir et blanc en alternance à la couleur donne un effet particulier, bien que je n'ai pas saisi le sens du noir et blanc. Pour le fond, j'ai particulièrement aimé les scènes où notre trio discute philosophie, la scène du 'fantasme' qui est assez unique et la scène finale qui est magistrale et qui devient la meilleure conclusion au film. Un film culte, trop méconnu en France à mon sens, mais à voir sans aucun doute.
Sûrement le film le plus culte de son auteur, if... gagnant du festival de Cannes 1969 est le meilleur film de Lindsay Anderson mais aussi son plus difficile d'accès. L'interprétation est exceptionnelle tous les acteurs on y croit vraiment... La bande son est de qualité. Le travail du camérage est vraiment très bonet la photographie est très bonne. Le film était certes fauché mais était intense est travaillé. Le scénario est lui vraiment de qualité. Le meilleur film de son auteur, assez violent mais assez difficile d'accès commencez par britannia hospital et o lucky man!
Visionnaire, anarchisant, dérangeant... If n'a pas pris une ride. Malcolm McDowell crève l'écran, on comprend pourquoi Kubrick a décidé de le prendre pour jouer le rôle principal d'Orange Mécanique après avoir vu ce film, qui est de loin un des meilleurs films européens sur la rébellion. Sujet pourtant exploité des milliers de fois au cinéma, en particulier dans le milieu de l'éducation, mais rarement aussi bien traité qu'ici.
Où l'on comprend pourquoi Kubrick a imaginé Malcolm McDowell en Alex De Large... Cependant le récit ne brille pas plus par la finesse de sa psychologie que par sa mise en scène avec une alternance de scènes en couleurs ou en noir et blanc par cause de limites financières... Hommage revendiqué au Zéro de Conduite de Jean Vigo, ce drame initiatique en reprend la condamnation d'un système scolaire absurde, violent, inique - quoi que certains enseignants soient plus anticonformistes que les élèves! - en la baignant dans des fantasmes aux relents surréalistes. Enchaînant sans originalité ni choc les sévices ou bizutages attendus du genre, l'histoire ennuie souvent, sans tendresse ni intérêt pour les personnages interchangeables alors que les problématiques potentiellement porteuses ne sont pas efficacement exploitées - bien que la critique de l'hypocrisie de l'enseignement religieux ou de l'ordre hiérarchisé soit évidente. Une révolte fort pâlotte...
Palme d'or du festival de Cannes en 1969, ce film de Lindsay Anderson traverse mal les époques. La critique du système éducatif britannique de l’époque, basé sur un enseignement religieux et militaire très strict, demeure inégale. On alterne les scènes où les violences, autant physiques que morales, sont éprouvantes avec d’autres plus proches de la colonie de vacances. L’évolution psychologique de ces lycéens emmenés par Malcolm McDowell (devenu une icône quelques années plus tard pour son rôle dans « Orange mécanique ») demeure très lénifiante et sans véritables enjeux jusqu’à un final explosif tombant un peu comme un cheveu sur la soupe. Bref, une œuvre dont le caractère contestataire trouvait certainement un écho aux mouvements de mai 1968, mais qui possède un goût suranné.