Peut être le dernier souffle du free cinéma anglais, c'est description du fonctionnement d' une école privée anglaise est succulente et les jeunes acteurs sont excellents. Malcolm McDowell avec sa désinvolture naturelle y gagne sans doute son ticket pour orange mécanique. Tout de même plus le film avance plus le scénario montre ses limites. Le final visiblement destiné à choquer le bourgeois anglais de l'époque se fait aujourd'hui plus remarquer pas son manque de finesse.
Un film on ne peut plus déroutant, une histoire passionnante, Malcolm Mc Dowell est prodigieux et une réalisation à la pointe, ce film mérite sa palme d'or 1969
J'ai encore perdu deux heures de ma vie devant un film n'offrant strictement aucun intérêt à notre époque... Peut-être qu'en son temps il avait quelque chose de révolutionnaire, mais dieu qu'il a mal vieilli ! C'est long, c'est lent, c'est creux, c'est mou, ça se la pète et c'est joué comme du mauvais théâtre... Vraiment, je suis fâché, pas déçu, car je ne m'attendais à rien de spécial, mais vraiment très fâché !
Œuvre magistrale pleine d'éclat, Très en phase avec l'époque et le contexte. L'atmosphère remarquable qui règne est perceptible au travers de décors et personnage sublimes. Dans l'esprit Deep End ou la jeunesse et ses tourments sont rendus avec le plus pure des réalisme
Cela semble etre le prelude d Orange mecanique, tant les personnages ,incarnés par l'impressionant Malcom Mac Dowell, se ressemblent et les histoires de ces deux films se chevauchent.
Je suis un peu resté sur ma faim quand j'ai vu ce film. Je m'attendais à un orange mecanique mais c'est beaucoup moins rythmé. On suit un groupe de garçons un peu rebelles dans un pensionnat. Ils reçoivent brimade après brimade jusqu'au pètage de plomb final. Bien tourné, personnages intéressant, mais un peu mou.
Un chef d'oeuvre entre réalité horrible et fantasmes sublimés! Si bien qu'on ne fait plus vraiment à la différence entre l'onirisme et la réalité! Une mise en scène qui revendique une rebellion contre tout état totalitaire! Un scénario en forme de prequelle d'orange mécanique où Malcolm McDowell brille comme rarement un acteur le fait la première fois!
La vie d’un collège anglais où la discipline fait loi. On pense voir un film qui nous décrit la rigueur et les châtiments mais on ne saisit pas la chose invisible qui monte parmi les contestataires. Cette scène terrifiante où tout bascule. Où les valeurs sont piétinées. Le réalisateur a fait un film choc quand même dans sa vision d’une éducation sans concession.
"If...." est aujourd'hui célèbre pour avoir lancé la carrière de Malcolm McDowell. Une prestation qui lui permettra d'obtenir son plus célèbre rôle, dans "A Clockwork Orange". Pour l'anecdote, en préparation des auditions pour le film de Kubrick, l'acteur aurait construit son jeu pour le personnage d'Alex DeLarge, justement à partir d'une scène de "If....", sur les conseils de Lindsay Anderson. Il s'agit du plan où il sourit cyniquement alors qu'il entre dans le gymnase, prêt à recevoir son châtiment ! Pour en revenir pleinement à "If....", c'est un film qui peut dérouter. Il n'y a pas réellement d'intrigue, on suit plusieurs personnages dans un école en pension aussi stricte que malsaine. Tandis que la mise en scène est finalement relativement sage, hormis quelques scènes. Mais l'intérêt est plutôt dans le ton, avec ce portrait au vitriol d'un système éducatif pompeux qui fait pourtant la fierté de l'establishment britannique. Un recteur déconnecté, des professeurs déviants, et une discipline confiée aux élèves les plus âgés. Qui jouent aux petits chefs, avec une cruauté et une rigueur absurdes. Le tout sur fond de frustrations sexuelles. Un ensemble malaisant, qui dérive parfois vers des séquences ubuesques. La réalisation maintenant le doute sur la frontière entre fantasme et réalité... sauf peut-être avec ce final débridé (mais malheureusement court). On y trouve aussi tout de même quelques saillies étonnantes pour l'époque, telle que de la nudité crue. Ou le jeu somme toute animal de Malcolm McDowell, dont je ne doute pas qu'il ait fait son effet à l'époque. A noter aussi, des alternances noir & blancs / couleurs... qui n'ont cependant pas grand chose d'artistiques, et tiennent plutôt de contraintes logistiques et budgétaires !
Révolte contestataire adolescente dans un collège anglais strict à la fin des 60’s, à travers le regard halluciné de Malcolm McDowell. Un film témoin d’une époque, qui a certes un peu vieilli, mais reste toujours percutant par moment.
"If..." est clairement un film qui doit sa palme d'or à Cannes uniquement aux événements de 1968 et autres mouvements de protestations et de libérations morales de son époque. Si la grosse partie montrant les abus de classes, l'hypocrisie, les brimades, touchent et intéressent encore - on est quelque part dans l'ambiance du "Cercle des poètes disparus" -, la dernière partie, avec son final assez guignolesque, n'est pas des plus convaincantes. "If..." est donc de ces critiques sociales et morales très datées qui perdent en intérêt quand on les sort du contexte de leur époque. A signaler qu'on y retrouve Malcolm McDowell, on comprend pourquoi Kubrick l'a engagé pour "Orange mécanique".
Un film en phase avec son époque, celle où les châtiments corporels et les brimades allaient bon train outre-manche. L'actualité nous rappelle que ce type de gouvernance a aussi eu cours beaucoup plus près de chez nous et bien plus récemment. Ici, la rébellion prend une forme poétique, entre rêve et phantasme, donnant lieu à des scènes parfois un peu forcées (le ballet avec la serveuse au café) mais chorégraphiées avec soin. La séquence de la punition de Travers est emblématique et doit - en partie - sa force à la performance de Malcolm McDowell, dans son premier grand rôle. Le bouquet final est un époustouflant feu d'artifice, remarquablement mis en scène, qui fait sauter le verrou de la bienséance victorienne et annonce le dynamitage de la société britannique par les punks.
Séquence nostalgie à la télé, en revoyant un film culte dans la mouvance de mai 68. Les élèves de terminale que nous étions ont adoré cette allégorie grinçante sur la vie absurde des garçons enfermés dans les public school de l'époque. Malgré ma crainte, le film n'a pas vieilli et dépeint bien cette époque ou les mini-jupes et les hippies ont débarqué sur l'ancien monde anglo-saxon, hérité de l'Angleterre victorienne. MacDowell explose à l'écran et ne sait pas qu'il deviendra par la suite le principal protagoniste de Orange mécanique. La fin est une grosse farce, mais les homélies des ecclésiastiques pervers prennent soudainement un tour nouveau quand on les écoute avec attention. Ne rions pas trop fort, car la France n'était pas en reste en terme de ringardises et de dérives pédophiles. Et gardons-nous des généralisations toujours réductrices. Car avec des If, on mettrait Paris en bouteille, et les révolutionnaires de 68 se sont bien embourgeoisés depuis l'époque. Le plus ironique est d'avoir fait de ce film une palme d'or à l'époque!... Je viens de comprendre, Visconti présidait le jury, et dans le palmarès ( entre autres) Z et Easy rider. Quelle époque fascinante pour devenir cinéphile. TV 2 - aout 17.