If....
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2021
François Truffaut, dans une phrase célèbre avait dit que :" le cinéma anglais était une contradiction dans les termes". Chabrol de son côté, ami de Lindsay Anderson, avait de son côté dit de l'oeuvre de son confrère :" Lindsay a réalisé peu de films, mais quels films.! " . La nouvelle vague du cinéma Britannique comporte plusieurs véritables chefs-d'œuvre de l'histoire du cinéma mondial et inspira une décennie plus tard deux réalisateurs exceptionnels que sont Kenneth Loach et Mike Leigh ( certains ajouterons Stephen Frears, Bill Douglas, Alan Clarke et surtout Terence Davies). Apres avoir réalisé deux films, dont "le prix d'un homme " ( à mes yeux un monument), Lindsay Anderson, fondateur de cette fameuse nouvelle vague Britannique avec Karel Reisz, Tony Richardson et John Schlesinger, presente "If..." au festival de Cannes et revient avec la Palme d'or. Nous sommes en 1969. Mai 1968 a eu lieu un an auparavant et l'esprit de révolte, de contestation de l'ordre établi, de l'autorité est à la mode et "if..." arrive à point nommé. Film sur le système scolaire britannique et son fonctionnement qui repose sur l'humiliation pour mettre la jeunesse rebelle dans le rang, il fait mouche même encore aujourd'hui. L'amour, le sexe sont impossibles. Par contre les frustrations en tous genres, ( le rôle parfois ambigu du clergé est déjà souligné, la militarisation de la discipline bat son plein ) sont parfaitement illustrées. Le film qui alternent scènes en couleur avec quelques scènes éparses en noir et blanc, ne manque pas de rythme. Le montage et la réalisation sont à la hauteur et Malcom Mac Dowell est ici dans un de ses premiers rôles ( on le retrouvera peu après dans "Orange mécanique " de Stanley Kubrick qui avait sans nul doute apprécié "if...") ou il est parfait. Les trois petits points à la fin du "if" du titre souligne que cette révolte, ce volonté de changement , de passage dans une nouvelle ère, n'est sans doute qu'un vœu pieux. Selon moi, la nouvelle vague du cinéma Britannique est un courant qui mérite au combien d'être connu, car il recèle des films excellents, certes peu nombreux , mais dont Claude Chabrol avait saisi l'importance. Bertrand Tavernier fit aussi beaucoup pour la redécouverte du cinéma Britannique et notamment des réalisateurs qui précèdent la nouvelle vague du Royaume. Je pense en premier lieu à Michael Powell. En tout cas "if..." n'a pas pris une ride. A voir.
Cinecine
Cinecine

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2019
Cadrage et montage sans effet castrateur. Un film ambivalent et une vraie fiction autour d'un débat devenu caricatural.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2019
Un film inégal, comportant deux aspects bien différents.
Le premier, très intéressant, correspondant -en gros- à la première partie du film, est la découverte quasi documentaire (on pourrait même dire l'immersion) dans un collège Anglais chargé d'éduquer les enfants des familles de la "bonne société" et de former son élite.
L'organisation du collège se fonde sur la mise en avant des valeurs traditionnelles, y compris religieuses et militaires, la hiérarchie et la discipline. La plus longue, et très bonne, scène du film décrit d'ailleurs un châtiment corporel, dont les coups résonnent dans l'établissement, qui se termine par un geste de soumission et d'humiliation où la victime doit remercier le tortionnaire.
Le second aspect, représentant la révolte des « brimés », est nettement moins réussi, quand le réalisateur nous emmène dans des séquences où l'imaginaire le dispute à la réalité, sans que l'on sache toujours très bien situer la frontière entre l'un et l'autre. Les symboles sont lourds et la psychologie des personnages réduite. Le spectacle de cette révolte guidée par l'affect et non par la réflexion devient ennuyeux, superficiel, voire puéril.
La mise en scène est dans l'ensemble assez faible, et l'on se demande pourquoi, si ce n'est pour une recherche d'originalité grossière, le réalisateur alterne des séquences en couleurs et d'autres en noir et blanc.
La palme d'or décernée par le jury Cannois en 1969 tenait certainement à la volonté de primer un film de contestation dans « l’air du temps », après l'interruption du festival l'année précédente pour cause des événements de mai, peut-être aussi à la relative faiblesse de la sélection cette année-là (hormis « Antonio das mortes » !).
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2018
Le thème du pensionnat de garçons, dont une partie des élèves se rebelle contre le système, semble avoir été maintes fois rebattu au cinéma après "If". Mais ici, il se dégage de l'ensemble une certaine originalité, au moins dans la mise en scène. Un côté cinéma de la nouvelle vague en pleine période soixante huitarde. Ce que j'ai le plus apprécié est que le film ne s'enferme pas dans des clichés. Certes l'école est dure et sévère, mais plus du fait de certains élèves zélés que de la direction de l'établissement en question. De plus, les élèves rebelles mettent du temps à vraiment passer à l'action, en laissant venir l'idée à maturation, ce qui permet de monter en intensité jusqu'à ce final. Un film dont il y aurait beaucoup à dire dans l'analyse profonde, tant sur le fond que sur la forme. Et que dire de la prestation de l'excellent Malcolm McDowell, dans un rôle proche de celui qui fit sa réputation dans "Orange mécanique".
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 mai 2018
J'ai encore perdu deux heures de ma vie devant un film n'offrant strictement aucun intérêt à notre époque... Peut-être qu'en son temps il avait quelque chose de révolutionnaire, mais dieu qu'il a mal vieilli ! C'est long, c'est lent, c'est creux, c'est mou, ça se la pète et c'est joué comme du mauvais théâtre... Vraiment, je suis fâché, pas déçu, car je ne m'attendais à rien de spécial, mais vraiment très fâché !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 mars 2018
Très bon film. Un peu pénible au début mais quand même génial; et les personnages sont parfaitement adaptés au thème du film.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 novembre 2017
Sûrement trop "british" pour moi, ce film contestataire au scénario assez léger ne m'a pas du tout convaincu.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 octobre 2017
L'ANIMAL. If la prison anglaise. Donnez le si, il pousse un if. j'ai l'esprit tout ennuyé. Ce changement d'intensité, de couleur, de noir, de blanc, sans indice, cette fin extrême, If est toxique et poussif. Tu rêvais d'être libre et je te continue. En l'état, If est difficilement regardable dans le meilleur des mondes possibles. Je suis chagriné Palme d'Or. Sur les toits vers les cieux sereins.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2017
Peut être le dernier souffle du free cinéma anglais, c'est description du fonctionnement d' une école privée anglaise est succulente et les jeunes acteurs sont excellents. Malcolm McDowell avec sa désinvolture naturelle y gagne sans doute son ticket pour orange mécanique. Tout de même plus le film avance plus le scénario montre ses limites. Le final visiblement destiné à choquer le bourgeois anglais de l'époque se fait aujourd'hui plus remarquer pas son manque de finesse.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2017
Palme d'Or à Cannes en 1969, ce film qui permit de découvrir Malcolm McDowell – l'inoubliable Alex dans Orange mécanique – est une critique directe des codes rigides de l'Angleterre des années 60, décrivant la rébellion d'un groupe de jeunes hommes contre ces normes imposées et s'inscrivant pleinement dans les préoccupations de cette période. Si quelques effets paraissent aujourd'hui un peu surannés, ce mélange entre réalité et scènes rêvées continue de fonctionner et confère au film une charge poétique et libertaire qui nous parle toujours.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2017
De Lindsay Anderson Avec Malcolm McDowel (2011) .
Une très bonne satire du système éducatif anglais .
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2017
Séquence nostalgie à la télé, en revoyant un film culte dans la mouvance de mai 68. Les élèves de terminale que nous étions ont adoré cette allégorie grinçante sur la vie absurde des garçons enfermés dans les public school de l'époque. Malgré ma crainte, le film n'a pas vieilli et dépeint bien cette époque ou les mini-jupes et les hippies ont débarqué sur l'ancien monde anglo-saxon, hérité de l'Angleterre victorienne. MacDowell explose à l'écran et ne sait pas qu'il deviendra par la suite le principal protagoniste de Orange mécanique. La fin est une grosse farce, mais les homélies des ecclésiastiques pervers prennent soudainement un tour nouveau quand on les écoute avec attention. Ne rions pas trop fort, car la France n'était pas en reste en terme de ringardises et de dérives pédophiles. Et gardons-nous des généralisations toujours réductrices. Car avec des If, on mettrait Paris en bouteille, et les révolutionnaires de 68 se sont bien embourgeoisés depuis l'époque. Le plus ironique est d'avoir fait de ce film une palme d'or à l'époque!... Je viens de comprendre, Visconti présidait le jury, et dans le palmarès ( entre autres) Z et Easy rider. Quelle époque fascinante pour devenir cinéphile. TV 2 - aout 17.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2016
Plus un système est répressif, plus la révolte qu il engendrera sera violente. Voilà en résumé ce que l on peut retenir de If, un film coup de poing qui annonce les évènements de 68. Un film qui dénonce le danger d une jeunesse qu on ne laisse pas s exprimer alors que c est elle qui souhaite le plus faire valoir ses idées neuves face aux générations précédentes trop conservatrice et austère. C est puissant, sans concession et un brin désespéré, c'est à voir absolument.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 février 2016
Étude du système scolaire britannique des 60's, If... est malheureusement trop lénifiant et mou dans sa première partie pour espérer capter le spectateur, ce d'autant plus que les jeunes gens semblent presque tous interchangeables et qu'il apparaît difficile de s'y attacher, à l'exception notoire de Malcolm McDowell. Pendant longtemps, on a l'impression de regarder un simple reportage tellement on ne saisit pas de fil narratif précis. On a un peu le sentiment que la cible a été manquée, d'autant que l'exposé est fait dans un style très classique.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2015
"If..." est un film controversé à la fois pour ses scènes de nus que son histoire présentant un groupe d'étudiants en rebellion contre l'ordre établi et les traditions de leur école. Il faut dire que de long métrage est sorti à la fin des années 60 au moment des contestations estudiantines qui ont secouées de nombreux pays à travers le monde. "If..." est donc tout un symbole de cette lutte magnifiquement mis en lumière dans son intrigue. et dans son approche délicieusement iconoclaste. Le seul bémol proviendrait de la mise en scène, un peu trop sage et académique, nuisant à son message. On retiendra cependant deux passages dans lesquels la réalisation de Lindsay Anderson fait des merveilles : celle de l'ébat félin entre Malcolm McDowell et Christine Noonan et celle de la sanction physique. Du très bon !!!
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