If....
Note moyenne
3,7
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83 critiques spectateurs

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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2026
Je n’ai malheureusement pas réussi à m’attacher à l’univers de ce film. Sa structure est en deux parties : la première, presque documentaire, plonge dans les rouages des écoles d’élite britanniques, ces institutions ultra-sélectives où la bourgeoisie envoie ses héritiers. On y découvre un monde rigide, régi par des codes d’un autre âge, presque caricatural. Puis, le récit bascule dans la rébellion d’un groupe d’élèves.
Entre ces deux pôles, s’immiscent des métaphores obscures: comme cette scène du fœtus, dont le sens m’a échappé ; qui semblent plus destinées à choquer qu’à éclairer. Le film se pare d’une ambition subversive, multipliant les images provocatrices (femmes nues, symboles brutaux), mais sans jamais clarifier son propos. Résultat : on a l’impression d’assister à une succession de séquences décousues, où le message, s’il existe, se noie dans un esthétisme volontairement déstabilisant.
Bref, une expérience cinématographique qui m’a laissée perplexe, et surtout… indifférente.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Dans if…, l'école n'est pas le lieu du savoir mais un zoo disciplinaire où l’on apprend à saluer, à obéir, à frapper et à se taire.

Et derrière les portes, le monde des adultes sent le renfermé. Ce n’est pas l’enfance qui est idéalisée ici, mais sa capacité à déserter le monde, à le tordre, à le faire trembler par l’imaginaire. La topographie du collège devient mentale. On pense à Kafka, à Buñuel, à ces lieux d’où l’on ne sort jamais qu’en incendiant les murs.

Et puis il y a ce geste : le passage du noir et blanc à la couleur, sans annonce, sans raison. Un geste qui pourrait sembler gratuit mais qui agit comme une fracture. Comme si le film refusait d’être univoque, comme si l’idée de cohérence était déjà une forme d’asservissement.

Mick Travis n’est ni un héros ni un messie. Il est une tension pure. Une faille dans le système. Il ne mène pas une révolte, il l’incarne. Non pas comme un chef, mais comme une énigme. Il parle peu, mais sa présence même est un démenti à l’ordre établi.

La colère, omniprésente, n’est pas ici destruction, mais révélation. Ce n’est pas une violence explicative, c’est un embrasement esthétique. On pense à la fin du Zéro de conduite de Vigo, à cette révolte jetée comme une boule de neige dans la face du monde. Mais chez Anderson, le geste est plus cruel, plus ambivalent : les balles sifflent, les corps tombent, mais rien ne s'effondre vraiment. On est dans une parabole, une vision, un fantasme d’épuration.

Ici, le film refuse de choisir : entre le théâtre et le réalisme, entre la fable politique et la rêverie punk. Et cette hésitation, ce tremblement, c’est sa beauté même. Il ne revendique pas, il n’argumente pas : il propose une suite d’images qui s’enfuient dans l’imaginaire avant de se figer dans une dernière scène d’extase armée.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2025
If.....Des élèves ingrats dans un pensionnat appréciant les bêtises puis la folie. Les ados jouent très bien, le scénario est précurseur sur la violence que l’on vit actuellement. Réalisation intéressante
3,4/5
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2025
Un film en phase avec son époque, celle où les châtiments corporels et les brimades allaient bon train outre-manche. L'actualité nous rappelle que ce type de gouvernance a aussi eu cours beaucoup plus près de chez nous et bien plus récemment. Ici, la rébellion prend une forme poétique, entre rêve et phantasme, donnant lieu à des scènes parfois un peu forcées (le ballet avec la serveuse au café) mais chorégraphiées avec soin.
La séquence de la punition de Travers est emblématique et doit - en partie - sa force à la performance de Malcolm McDowell, dans son premier grand rôle.
Le bouquet final est un époustouflant feu d'artifice, remarquablement mis en scène, qui fait sauter le verrou de la bienséance victorienne et annonce le dynamitage de la société britannique par les punks.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mai 2025
Palme d'or du festival de Cannes en 1969, ce film de Lindsay Anderson traverse mal les époques. La critique du système éducatif britannique de l’époque, basé sur un enseignement religieux et militaire très strict, demeure inégale. On alterne les scènes où les violences, autant physiques que morales, sont éprouvantes avec d’autres plus proches de la colonie de vacances. L’évolution psychologique de ces lycéens emmenés par Malcolm McDowell (devenu une icône quelques années plus tard pour son rôle dans « Orange mécanique ») demeure très lénifiante et sans véritables enjeux jusqu’à un final explosif tombant un peu comme un cheveu sur la soupe. Bref, une œuvre dont le caractère contestataire trouvait certainement un écho aux mouvements de mai 1968, mais qui possède un goût suranné.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2025
Où l'on comprend pourquoi Kubrick a imaginé Malcolm McDowell en Alex De Large... Cependant le récit ne brille pas plus par la finesse de sa psychologie que par sa mise en scène avec une alternance de scènes en couleurs ou en noir et blanc par cause de limites financières... Hommage revendiqué au Zéro de Conduite de Jean Vigo, ce drame initiatique en reprend la condamnation d'un système scolaire absurde, violent, inique - quoi que certains enseignants soient plus anticonformistes que les élèves! - en la baignant dans des fantasmes aux relents surréalistes. Enchaînant sans originalité ni choc les sévices ou bizutages attendus du genre, l'histoire ennuie souvent, sans tendresse ni intérêt pour les personnages interchangeables alors que les problématiques potentiellement porteuses ne sont pas efficacement exploitées - bien que la critique de l'hypocrisie de l'enseignement religieux ou de l'ordre hiérarchisé soit évidente. Une révolte fort pâlotte...
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2025
"If..." est clairement un film qui doit sa palme d'or à Cannes uniquement aux événements de 1968 et autres mouvements de protestations et de libérations morales de son époque. Si la grosse partie montrant les abus de classes, l'hypocrisie, les brimades, touchent et intéressent encore - on est quelque part dans l'ambiance du "Cercle des poètes disparus" -, la dernière partie, avec son final assez guignolesque, n'est pas des plus convaincantes. "If..." est donc de ces critiques sociales et morales très datées qui perdent en intérêt quand on les sort du contexte de leur époque. A signaler qu'on y retrouve Malcolm McDowell, on comprend pourquoi Kubrick l'a engagé pour "Orange mécanique".
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
"If...." est aujourd'hui célèbre pour avoir lancé la carrière de Malcolm McDowell. Une prestation qui lui permettra d'obtenir son plus célèbre rôle, dans "A Clockwork Orange".
Pour l'anecdote, en préparation des auditions pour le film de Kubrick, l'acteur aurait construit son jeu pour le personnage d'Alex DeLarge, justement à partir d'une scène de "If....", sur les conseils de Lindsay Anderson. Il s'agit du plan où il sourit cyniquement alors qu'il entre dans le gymnase, prêt à recevoir son châtiment !
Pour en revenir pleinement à "If....", c'est un film qui peut dérouter. Il n'y a pas réellement d'intrigue, on suit plusieurs personnages dans un école en pension aussi stricte que malsaine. Tandis que la mise en scène est finalement relativement sage, hormis quelques scènes.
Mais l'intérêt est plutôt dans le ton, avec ce portrait au vitriol d'un système éducatif pompeux qui fait pourtant la fierté de l'establishment britannique. Un recteur déconnecté, des professeurs déviants, et une discipline confiée aux élèves les plus âgés. Qui jouent aux petits chefs, avec une cruauté et une rigueur absurdes. Le tout sur fond de frustrations sexuelles.
Un ensemble malaisant, qui dérive parfois vers des séquences ubuesques. La réalisation maintenant le doute sur la frontière entre fantasme et réalité... sauf peut-être avec ce final débridé (mais malheureusement court).
On y trouve aussi tout de même quelques saillies étonnantes pour l'époque, telle que de la nudité crue. Ou le jeu somme toute animal de Malcolm McDowell, dont je ne doute pas qu'il ait fait son effet à l'époque.
A noter aussi, des alternances noir & blancs / couleurs... qui n'ont cependant pas grand chose d'artistiques, et tiennent plutôt de contraintes logistiques et budgétaires !
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2024
Le film de Lindsay Anderson est porté par l'air du temps, celui de la contestation étudiante, et son dénouement, quoique symbolique, établira violemment et insolemment le rejet d'une société britannique conformiste et obsolète. Ainsi, en sortant de l'office religieux, quelques jeunes gens révoltés spoiler: mitrailleront sans pitié bourgeois et militaires, prélats et enseignants!

L'intrigue se déroule dans une école privée des années 60 figée dans un traditionalisme d'une autre époque, où les nouveaux élèves, encadrés par les anciens et soumis à leur autorité, se préparent à devenir la future élite anglaise.
A ce moment du film, on s'attend à une simple critique d'un système scolaire à l'ancienne, fortement hiérarchisé, où les châtiments corporels n'ont pas tout à fait disparu, où la discipline repose sur l'uniformité. Aussi, les impertinences et les extravagances de trois étudiants sont-elles une menace qu'il faut dissiper. Il devient évident au fil du récit que le collège est le reflet d'une société anglaise corsetée.
Le sujet est intéressant et on prend fait et cause pour les jeunes insoumis. Cependant, le compromis stylistique de Lindsay Anderson, curieuse cohabitation entre réalisme, onirisme et métaphore, peut parfois dérouter et même sembler un peu suranné.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2024
La vie d’un collège anglais où la discipline fait loi.
On pense voir un film qui nous décrit la rigueur et les châtiments mais on ne saisit pas la chose invisible qui monte parmi les contestataires.
Cette scène terrifiante où tout bascule. Où les valeurs sont piétinées.
Le réalisateur a fait un film choc quand même dans sa vision d’une éducation sans concession.
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 août 2024
le coup du prof qui rentre dans sa classe en vélo, pas mal, mais sinon le film est très chiant et pas drôle et on comprend pas bien ou le réalisateur veut en venir.
azurtlse
azurtlse

4 abonnés 48 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2024
eh ben! je ne vois vraiment ce que l'on peut trouver de chouette dans ce film, qui m'a laissé bouche bée d'interrogations, la fin je la trouve tellement stupide...
SAVONAC
SAVONAC

4 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2024
Daté, dépassé, film d'une époque dont il ne reste rien des audaces louées à l'époque de sa sortie. C'est comme ça et c'est cruel mais certains films des années 30 sont moins démodés que des films des années 60.
D'ailleurs il est patent que les films des années 60 se démodent plus vite que les autres!
Bon, donc, révolte des élèves d'un lycée huppé en Grande-Bretagne. Outrances, caricatures, rien d'un film révolutionnaire pourtant célébré comme tel à sa sortie.
Seule surnage la prestation de M. McDowell extraordinaire de naturel et d'insolence. C'est insuffisant. Très insuffisant.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2024
Révolte contestataire adolescente dans un collège anglais strict à la fin des 60’s, à travers le regard halluciné de Malcolm McDowell. Un film témoin d’une époque, qui a certes un peu vieilli, mais reste toujours percutant par moment.
Pseudofile
Pseudofile

14 abonnés 507 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 août 2022
If..., comme bien d'autres, est un film critique de l'éducation traditionnelle anglaise comme elle a pu se développer dans de nombreux établissements, et plus précisément du mélange militaro-religieux qui a pu sévir pour donner lieu de telles incongruités institutionnelles. Taclant tous les travers de ce système, le film n'a pas réussi à (me) convaincre, notamment par un manque flagrant de profondeur psychologique. On décrit des faits sans jamais s'attarder sur la psyché des personnage dont la personnalité est à peine effleurée par quelques clichés (beau gosse, forte tête, petit nouveau timide...) Et trop de scènes sont d'un ridicule achevé comme celles ou s'immisce la fille de l'épicerie ou de la tuerie finale. Très en deçà d'un cercle des poètes disparus si on veut chercher un rapprochement;
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