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Un visiteur
3,5
Publiée le 1 décembre 2014
If est le film emblématique de l'année 1968, ayant reçu par la suite la Palme d'or à Cannes. Pour ma part, ce film possède des qualités, résidant essentiellement dans sa fin très marquante. Mais la critique de l'ordre social en place à l'époque est surfaite, partisane, et caricaturale....la caricature de l'Ordre anglais frôlant le ridicule. Macdowell est comme d'habitude surprenant, et reflète quelque chose de profondément malsain, qu'il fera ressortir sublimement dans Orange Mécanique. Mais pour comprendre les idées qui traversaient à cette époque l'esprit de nombreux esprits crypto-rebelles, ce film en est véritablement un miroir
Au sein d’un collège anglais où règne une discipline stricte ; les élèves, soumis, subissent un système éducatif basé sur des valeurs ancestrales. Enseignement autoritaire, discipline rude, rapport de force entre anciens et nouveaux vont générer une révolte de quelques élèves. Ce film tourné avant les évènements de 1968 qui ont touchés l’Europe et le monde se révèle visionnaire dans la description d’une jeunesse remettant en cause la société et ses dogmes supposés aliénants et privatifs de liberté. Palmé à Cannes en 1969, il est le témoignage d’une époque mais aussi un des fers de lance du Free Cinema (sorte de Nouvelle Vague britannique). Le réalisateur, Lyndsay Anderson, s’est énormément documenté sur le sujet dans le souci d’en faire un film réaliste. Et sur la description de toutes les formes de sadisme établies et le formatage des esprits plutôt que le souci de former dans ce type d’institution, c’est une réussite tout comme sur l’étude de cette génération à l’initiative de grands changements sociaux. Ce film condamne donc très frontalement un système liberticide et aliénant en prônant la désobéissance. D’autres films suivront, pour moi, beaucoup plus forts : « Orange mécanique » ou « Family life ». Celui-ci est outrancier dans ses excès. Aussi dans son désir de choquer les bourgeois anglais, il montre une relation homosexuelle entre deux élèves dans une scène qui tombe comme un cheveu dans la soupe. En termes de réalisation, certains critiques font leur gorge chaude des passages noir&blanc et couleur en invoquant une volonté du réalisateur du faire passer le spectateur de la réalité au fantasme. Que nenni, de mon côté, j’ai cherché tout au long du film, la clé d’entrée de ces transitions. En fait, Anderson a eu du mal a tourné dans l’Eglise, faute de lumière, et a opté à ce moment pour le noir et blanc ; il a ensuite décidé d’alterner, mais sans trop de cohésion. Et pour finir, la scène finale sous forme de tuerie est assez grand guignol. Dans ce film, Malcolm Mc Dowell, 3 ans avant « Orange mécanique », joue un personnage au charisme énorme, animal à la noirceur inquiétante que l’on adorera retrouver dans « Orange Mécanique ». Dans ce film, rien de bien original, juste une dénonciation avant-gardiste quelque peu grandiloquente
Film contestataire en phase avec son époque qui reste toujours d'actualité aujourd'hui. Le propos est asséné avec lourdeur certes mais la démonstration est efficace même si la fin est un peu longue à venir et expédiée avec fort peu d'images marquantes. Ça manque de finesse mais c'est surprenant, bien filmé et les acteurs sont tous excellents.
J'ai décidément du mal à apprécier, à accrocher aux films ayant remporté une Palme d'or. Je pensais que ce serait différent avec celui-ci mais non. Un film qui tarde à démarrer, qui ne démarre véritablement jamais d'ailleurs. On se demande bien quel est le message de ce drame, de cette histoire, le film étant confus et loin des attentes sur le sujet. Et à chaque fois que ça semble devenir intéressant, ça retombe aussitôt, c'est même parfois ridicule à en faire rire!!
Portrait amer et implacable d'un trio d'ados rebelles face à la tyrannie des pensionnats britanniques des années soixante. Tous les acteurs sont bons, mais Malcolm McDowell... Mon Dieu, quelle présence! La réalisation est plutôt sobre, la seule fantaisie qu'on se permet c'est des passages en N&B par moments mais ça suffit, pas besoin d'en faire plus: l'ambiance et le jeu des acteurs suffisent à nous captiver. Le découpage sous forme de chapître est également très habile car on a vraiment le sentiment que chaque chapître est un pas de plus qui nous rapproche fatidiquement de l'inévitable dénouement. Dénouement, qui même attendu (voire espéré?), parvient à surprendre par sa violence. Un film coup de poing!
Un excellent film bien mené. Malcolm McDowell crève l'écran, il est parfait dans ce rôle de révolutionnaire. Et je comprend tout à fait pourquoi Kubrick l'a choisi pour jouer "Alex" dans "Orange Mécanique". Ce film coup de gueule montre une violente rébellion de jeunes lycéens contre un système éducatif trop stricte. Je regrette juste que la scène finale (une des plus importantes) soit trop courte et pas assez dur!
Film sorti en 1968 (La Palme l'année suivante à Cannes) et montrant la vie de l'époque dans une "public school" britannique .Le réglèment strict marquée par l'influence religieuse vs les mœurs des ados dans une époque agitée. Lindsay Anderson énuméré différents phénomènes (l'ado souffre douleur, le flirt entre deux garcons, la virée en bécanes pour draguer des filles en ville...) mais s'attarde surtout sur le fil rouge :un trio emmené par le tout jeune Malcom McDowell, qui frappe les esprits dans son rôle de jeune homme ambigu, qui peut inspirer la confiance au 1er abord tout en ayant des mauvaises intentions cachées, avec la démarche fière et prêt à défier l'autorité. C'est moins "coup de poing" que je ne l'aurai imaginé , le réalisateur ne cherche pas à forcer le trait dans la présentation des ados, des comportements tout en laissant la tension montée jusqu' au final apocalyptique.
C'est avec un synopsis spoiler et qui pourtant ne choque pas, que Lindsay Anderson présente le système éducatif britannique de l'époque. Strict et autoritaire, les étudiants sont soumis à une institution dictatoriale au sein de leur internat. Il suffisait de peu pour être puni sévèrement à coup de bâtons. If... exploite l'idée de la révolution (1968) il peut être vu sous différents angles. Choquant, Mcdowell incarne ici le leader d'un trio qui refuse de se soumettre à l'autorité. Son personnage rappel celui d'Orange Mecanic sorti quelques années plus tard. On suppose alors que le personne d'If... est un modèle pour celui qu'il jouera dans OM. Anderson n'hésite pas à surprendre à travers des scènes osées, comme la rencontre dans le bar, ou les scènes de punitions, ou encore le final décrit dans le synopsis. Très bon film
Le pouvoir destructeur du système éducatif scolaire sur les individus à la pensée différente. "If..." est une dénonciation d'un système fonctionnant sur l'autorité et laissant de coté les divergences d'opinions. Ce film relève un certain nombre de questions et ne manquera pas de nous sensibiliser sur les origines et l'accentuation continuelle de cette overdose psychologique créant petit à petit des monstres à l'incapacité de s'exprimer, jusqu'au jour où... La palme d'or 1969 est justifiée, ce sujet intéressant et ce Malcolm McDowell phénoménal (quelle gueule cet acteur) nous feront découvrir un aspect important du comportement humain. De nos jours, certaines scènes nous paraissent vraiment absurdes mais donne un coté subtil à ce film que l'on prend plaisir à découvrir, ou redécouvrir, encore aujourd'hui.
Visionnaire, anarchisant, dérangeant... If n'a pas pris une ride. Malcolm McDowell crève l'écran, on comprend pourquoi Kubrick a décidé de le prendre pour jouer le rôle principal d'Orange Mécanique après avoir vu ce film, qui est de loin un des meilleurs films européens sur la rébellion. Sujet pourtant exploité des milliers de fois au cinéma, en particulier dans le milieu de l'éducation, mais rarement aussi bien traité qu'ici.
L'un des films témoins du ras le bol de la jeunesse de la fin des années 60 qui annonçait les révolutions à venir."If..."(1968)obtint la Palme d'or du festival de Cannes,justifiée dans la mesure où son nihilisme désabusé était prophétique.Malcolm McDowell,peu de temps avant "Orange mécanique",était déjà un épatant empêcheur de tourner en rond,cinglé et provocateur.Lindsay Anderson critique ouvertement les "public school" anglaises,qu'il a tant connues.Il montre ce qui arrive lorsque les vices de la discipline et de l'humiliation sont poussés trop loin.Ces ados rabaissés en permanence,restreints,ne peuvent trouver consolation que dans la violence,l'anarchisme et le sexe.La première éclate lors d'une punition collective à la cravache.Le second est représenté par les étudiants se prenant pour des tireurs d'élite incontrôlés.Le troisième est illustré par la rencontre sauvage de McDowell et d'une serveuse.Le film est cependant redondant,guère aimable(ce n'est pas son but,certes...)et se termine de façon trop abrupte.Mais la montée en pression,lente et inéluctable est impeccablement décrite.Frappant,et toujours actuel.
Même si le film a vieilli, l'ambiance électrique et révolutionnaire qu' Anderson a voulu insufflé à son film reste impeccable et bien sûr McDowell laissait éclater au grand jour son talent de comédien en portant le film du début à la fin. Les autres acteurs ne sont du moins pas en reste car tout est parfaitement joué et on a le droit à des variations de mise en scène avec l'utilisation de la couleur et du noir et blanc de façon désordonnée. La scène finale était terrible pour l'époque, malheureusement elle paraît presque banale aujourd'hui mais nul doute que cette oeuvre atypique et maîtrisée ne sombrera pas dans l'oubli malgré les quelques longueurs.
Remake de "Zéro de conduite", l'un des meilleurs films Britannique. Je ne peux dire combien j'adore ce film : il n'y aurai pas assez de place ! Mais par contre je ne comprend pas qu'on ne sorte pas ce chef-d'oeuvre sur support DVD en France ! On sort des films nuls et celui-ci se fait oublier durant les temps qui passent ! Et c'est bête ! Donc ceux qui n'on jamais vu "If..." essayez de le voir malgré tout (en achetant le film depuis l'Angleterre, par exemple !) !!! Des talents d'acteurs admirables, une réalisation parfaite ainsi que provocateur et excellent moment de cinéma sont aux rendez-vous !