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Eldacar
64 abonnés
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4,0
Publiée le 26 juillet 2012
Véritable brûlot anarchiste, "If..." met en scène la vie de lycéens emprisonnés et étouffés par les règles strictes et conservatrices de leur école. Et à travers le système éducatif, c'est bien la société britannique dans son ensemble qui est ici visée. En suivant trois marginaux (dont le fantastique Malcolm McDowell qui crève l'écran) victimes, avec tant d'autres, des injustices et humiliations commissent par les Whip, groupe d'élèves plus âgés et détenant l'autorité, Lindsay Anderson nous présente une jeunesse en quête de liberté et dont le seul moyen d'émancipation reste la violence. Violence qui s'exprime d'abord entre les élèves (bizutages...) puis envers l'autorité lors du massacre final, mythique. Et si les jeunes refusent les codes de la société, le réalisateur suit le même principe en refusant pour sa part les codes du récit et de la mise en scène. Ce qui se traduit notamment par le passage non conventionnel et sans raison évidente de la couleur au noir et blanc. De même, le récit mêle habilement réalisme et onirisme, au point qu'il devient parfois difficile de faire la part des choses. Sorti en 1968 et très ancré dans son époque, "If..." reste encore aujourd'hui un film coup de poing d'une grande force.
Excellent film de révolte étudiante (tourné en 1968) qui pourrait se voir comme annonciateur d'un futur sombre (spoiler: Le massacre finale rappelle énormément celui de Columbine ). On assiste à la naissance d'un génie, l'immense Malcolm McDowell. Un film qui mérite bien sa palme d'or !
Malcolm McDowell accapare tout l'écran, il est vraiment fantastique cet acteur. Ensuite le film se construit autour de cette figure de révolutionnaire dans cette école aux règles très strictes. Vraiment excellent ce film sur le coup de gueule de la jeunesse de l'époque. Belle palme.
Le premier d'une belle trilogie, If est une oeuvre unique de part sa forme. Anderson décrit à merveilles les tares de l'éducation de l'époque et le sentiment d'enfermement que ressentent les jeunes. Un film qui marque les débuts du brillant Malcolm McDowell qui étincelait déjà dans le rôle du jeune Mick Travis et qui continuera à étinceler avec les grands rôles qu'on lui connaît (Orange Mécanique, Caligula ...), toujours excellent comme à son habitude. On est tout de suite prit par l'ambiance lugubre de cette école, avec les bizutages et l'emprisonnement du corps aussi bien que celui de l'esprit. Les décors y contribuent largement et le jeu du noir et blanc en alternance à la couleur donne un effet particulier, bien que je n'ai pas saisi le sens du noir et blanc. Pour le fond, j'ai particulièrement aimé les scènes où notre trio discute philosophie, la scène du 'fantasme' qui est assez unique et la scène finale qui est magistrale et qui devient la meilleure conclusion au film. Un film culte, trop méconnu en France à mon sens, mais à voir sans aucun doute.
Œuvre magistrale pleine d'éclat, Très en phase avec l'époque et le contexte. L'atmosphère remarquable qui règne est perceptible au travers de décors et personnage sublimes. Dans l'esprit Deep End ou la jeunesse et ses tourments sont rendus avec le plus pure des réalisme
Un chef d'oeuvre entre réalité horrible et fantasmes sublimés! Si bien qu'on ne fait plus vraiment à la différence entre l'onirisme et la réalité! Une mise en scène qui revendique une rebellion contre tout état totalitaire! Un scénario en forme de prequelle d'orange mécanique où Malcolm McDowell brille comme rarement un acteur le fait la première fois!
Je ne suis pas rentré dans le film et vu que pendant les 30 premières min il ne se passe pratiquement rien, je n'ai pas réussit à tenir, j'ai laissé tomber…
Palme d'or 1968. Date clef, évidemment. Si le film de Lyndsay Anderson doit être remis dans son contexte historique, il n'en demeure pas moins que nous sommes en face d'une oeuvre cinématographique totalement hallucinante. Le goût de la liberté et de la révolte ne sont pas les seuls atouts du film ( d'ailleurs un sujet ou un thème ne constitue en soit rien de plus qu'une voie permettant au cinéaste d'exprimer son talent ). L'oeuvre d'Anderson peut s'apprécier plus de 40 plus tard, car seule la flamboyance de l'esthétique compte.
Un chef-d'œuvre dans lequel Malcolm McDowell excelle (il aurait pu avoir une meilleure carrière que celle qu'on lui connaît avec des débuts si prometteurs). Lindsay Anderson dénonce l'autorité sous diverses formes et c'est du côté de Travis que l'on est quand il mitraille la foule.
Le choc supposément provoqué par ce film s'est considérablement amoindri, 40 ans après. Certes le carnage final fait toujours son petit effet : tirer à la mitrailleuse sur une assemblée composée de vieilles rombières et d'honnêtes pères de famille, à la sortie d'une église, c'est quand même pas banal. Mais contrairement à ce que laissent penser les résumés et les critiques, cette scène n'est qu'un fantasme grotesque issu de l'esprit surchauffé de ces jeunes gens. Le propos du film semble être de dire que les conditions sont réunies pour que ceci arrive vraiment un jour. Or le film est peu faible de ce point de vue, car ce qui est montré ne justifie pas vraiment une telle furie. Les adultes y sont des pantins pathétiques. A la limite, ce monde semble tellement pourrie qu'il semble qu'un coup de pied suffirait à le faire tomber. La partie la plus convaincante est la peinture d'une galerie de jeunes gens distingués parfaitement cyniques et un brin pervers, chargés de faire régner l'ordre au sein de l'école. Néanmoins pas de quoi justifier un massacre, ni 2 heures devant un écran. L'ironie, c'est que de tels carnages auront lieu dans la réalité lorsque ce que rêvait ce film, la destruction des traditions et de l'autorité, se sera réalisé dans notre belle société libérée.
Vraiment étrange. Voilà ce qu'on se dit tout le long de If..., les images sont parfois en noir et blanc, parfois en couleurs, le scénario n'est pas présent. Bref je n'ai pas aimé, mais quelques scènes sont quand même bonnes. Le casting est le gros point positif du film, avec notamment Malcolm McDowell (que Stanley Kubrick repérera et donna son plus grand rôle peu de temps après).
Ce film est tout à fait dans le sens du vent de révolte des années 60, Lindsay Anderson nous montre un établissement scolaire britannique aux méthodes d'éducation strictes et dépassées au point qu'un petit groupe d'élèves mené par l'excellent Malcom McDowell décidera de régler ça de manière radicale ; on peut justement regretter que cette fameuse scène soit trop courte et traitée avec un peu trop de légèreté.