Encore un film du Marteau avec Christopher Lee, mais une fois n’est pas coutume : il ne joue pas un méchant. C’est si rare que ça se regarde forcément.
Après le problème c’est que la Hammer et Fischer ne savaient un peu que faire un genre de film : l’épouvante, et on est encore dedans. Tout transpire ce genre du début à la fin : la trame, l’histoire qui est somme toute banale, le style, le jeu des acteurs avec des mauvais tels Simon et Tanith ou un Christopher très stoïque voire coincé, la construction (on ne sait pas pourquoi l’un sait tout ainsi et l’autre veut faire partie d’une secte satanique), le montage à l’arrache vu le début sans introduction et la fin qui coupe brusquement, un nombre de coupes incompréhensibles qui cassent le rythme, ce dernier étant assez lent (on s’endort vite), notamment à cause de multiples longueurs inutiles. Le meilleur exemple restant la musique. Elle pourrait facilement s’insérer dans un Dracula, et je serai pas étonné que ce soit un recyclage. Ça et les décors ainsi que les costumes, rien d’original en soit.
En gros, la Hammer voulait sortir un nouveau film, rapidement, spéculer sur Christopher Lee (encore), mais sans faire un énième Dracula. Pour attirer les foules il suffisait de changer un élément, c’est fait mais sans chercher à mieux on tombe dans le commun, ou pire le médiocre, et voilà les Vierges de Satan. J’oubliais, l’affiche n’est faite que pour choquer à mon sens, et il y a un bon point : les FX car pour l’époque les incrustations passent encore et les apparitions font leur effet (le déguisement de Belzébuth moins), c’est maigre quand même. Puis au moins ça a lancé Fischer, qui retrouvera souvent Lee par la suite, pour des œuvres plus conventionnelles…