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PerledOrient
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5,0
Publiée le 11 septembre 2010
Un film de passion et d'audace, un chef d'oeuvre dans son genre. L'essentiel a été dit dans la critique de cinono1 ci-dessous, très bien écrite. Film érotique certes, mais rien à voir avec un porno qui cherche simplement à créer de façon artificielle un désir superficiel et primitif en exposant le sexe. Ici on parle bien d'amour, un amour charnel, fusionnel et extrême, les scènes érotiques servent simplement à exprimer cet amour. Il n'est pas question de vouloir un amour à un tel degré d'extrêmité au point d'être déstructeur, mais combien entre nous ose encore aimer sans réserve, sans retenu, et aller jusqu'au bout de ses passions et flammes?
Il faut être particulièrement pervers pour ne voir dans ce chef d’œuvre qu'est L'empire des sens qu'un simple film pornographique! Ici c'est la passion qui est filmé! Du grand cinéma!
Ah ça ! Nagisa Oshima, c’est sec, c’est bizarre, c’est à la limite du malsain, mais ça a son pouvoir. Personnellement je ne sais jamais vraiment où me positionner entre le plaisir d’avoir été exposé à une atmosphère aussi étrange et l’impression d’avoir assisté à un spectacle un peu malsain qui en oublie parfois sa propre finalité. Mais bon, l’audace c’est aussi ça. Au final, moi ce film, je ne l’oublie pas, et quand j’y repense il y a toujours quelques scènes qui hante mon esprit et me questionnent réellement sur la réalité des sentiments qu’elle suggère. Rien que pour ça, je ne peux renier ce film…
Réel hymne à la jouissance féminine dans le Japon des années 30, c'est un très beau film, à la fois pornographique et poétique. On se laisse emporter par cette trame envoûtante livrée sans pudeur.
Comme tout film à mi chemin entre le film érotique et le film d'art, le spectateur s'attend à trois ingrédients : une esthétique léchée, un scénario et des personnages consistants et une interprétation non vulgaire. L'Empire des sens bénéficie d'une esthétique relativement travaillée, surtout au regard des critères du film érotique, mais reste clairement loin des critères de personnages et d'interprétation suffisant pour en faire un "inoubliable". On peut tout de même aller pour voir l'objet d'un tel acharnement lors de sa sortie. Guère plus.
Une étoile pour la premiere éjaculation bucale de l'histoire du cinéma. On découvre enfin d'ou sont inspirés les dialogues et positions des films pornos d'aujourduiet que c'est vraie que les asiatiques en ont des petites. Du porno hard difusé sur fr3 en 2006 telle une oeuvre d'art.On se demande pourquoi.
En règle général l'érotisme est un plaisir assez ennuyeux s'il est le sujet principal d'un film. C'est le cas de L'Empire des sens qui ne m'a pas du tout emballé. De plus mise à part une scène de fellation, le film n'est pas particulièrement intense.
Comme beaucoup d’entre nous, je n’imagine à peine le scandale retentissant qu’a du provoquer « L’Empire des Sens » lorsqu’il sortit sur les écrans japonais en 1976. Et c’est d’autant plus dingue qu’un film comme celui-ci ait pu avoir le jour au pays du soleil levant qui était extrêmement puritain à cette époque. Jusqu’où peut mener une passion sexuelle virant à l’obsession et la folie? Quelles sont les limites de l’érotisme? Voilà les questions que se pose Nagosi Oshima en réalisant cet « Empire des Sens », tiré d’une histoire vraie et qui voit un homme marié se rouler dans le stupre avec une ancienne prostituée reconvertie en Geisha. Le problème avec ce film, bien que les questions qu’il se pose soient intéressantes est qu’il les aborde sous une forme pour le moins marginales. Car oui, faut pas chercher midi à quatorze heures, c’est un porno que nous avons sous les yeux. Un porno haut de gamme, d’accord, mais ça reste tout de même un porno. J’avoue avoir été surpris au début. Surpris car il n’y avait rien de dégoûtant dans ce que je voyais. Seulement, aligner scènes de sexe sur scènes de sexe, ça possède une limite. Une limite qui s’appelle la répétitivité dont découle la lassitude. L’autre problème, c’est qu’entre chaque partie de jambes en l’air, il n’y a rien, et toujours les mêmes phrases, du genre: si ça te plait, ça me plait aussi, mon corps est à toi, fais en ce que tu veux. En revanche, il faut avouer que les scènes de sexe (qui constituent le seul atout du film d’ailleurs) sont filmées de telle façon qu’elles dégagent une vraie passion, une vraie sincérité. La note attribuée l’est plus par défaut qu’autre chose car cet « Empire des Sens » ne m’a ni intéressé, ni ennuyé, ni choqué.
Une série ininterrompue de scènes de sexe, en gros plan, en groupe, la nuit, le jour, en duo en devant l'assemblée. On ne parle que de ça et on ne voit que ça. Le désir est devenu une obsession jusqu'à la destruction. Mais c'est d'un ennui mortel. Plutôt agaçant.
Je n'avais toujours pas vu ce film réputé comme culte. Je ne savais pas qu'il était si cru. Tiré d'une histoire vraie japonaise du début du XXème siècle, c'est l'amour qui mène à la destruction et à la mort. Compliqué pour les acteurs et actrices de participer à un tel film avec de vraies scènes pornographiques, il fallait quand même oser, et encore plus au Japon en 1976 ! Rien que pour ça il vaut le détour, pour son côté subversif absolu et son histoire vraie dans le Japon d'il y a un siècle. Il faut évidemment le réserver à un public très averti ! Mais je suis satisfait de l'avoir enfin découvert et certaines scènes sont très intenses.
Plus de quarante ans après sa sortie, que reste-t-il de "L'Empire des Sens" ? Sorti en 1976, le film défraya la chronique pour son caractère pornographique, entraînant même des soucis judiciaires pour Nagisa Ōshima. Pour rappel, le long-métrage est tiré d'un fait réel japonais de 1936, dans lequel un couple vécut une passion charnelle extrême. Si il reste convaincant par sa photographie et sa mise en scène, le temps a néanmoins fait son effet sur beaucoup d'éléments. À commencer par sa représentation de l'érotisme. Du début à la fin, "L'Empire des Sens" demeure une succession de scènes sexuelles parfois provocantes, souvent répétitives et lassantes. Là où Oshima reste toutefois pertinent, c'est dans le caractère extrémiste de l'érotisme qui se dessine en seconde partie. On peut en effet à ce moment mesurer le caractère destructeur d'une passion. Mais l'impact du film reste considérablement réduit avec nos yeux de contemporains.
Malgré la symbolique des luttes de pouvoir par le sexe, malgré la présentation acide des relations dans une maisonnée de ce type, malgré l'évolution d'une histoire charnelle vers un absolu funeste, ce drame à caractère pornographique ne procure aucun titillement érotique, la faute à une mise en scène fade, neutre, et à une analyse forcément intellectualisée. Quelques pratiques peu excitantes choqueront les plus prudes. Intéressant sur le plan réflexif, vain pour l'inspiration sensorielle!
"L'Empire des Sens" est un film qui vous fait réfléchir… principalement à quel point il serait plus agréable de regarder n'importe quoi d'autre. Avec plus de scènes de sexe que de dialogues (et c'est un euphémisme), ce film semble avoir été réalisé par quelqu'un qui a confondu l'art avec une séance de gymnastique érotique. Si vous cherchez un moyen rapide de vous rendre inconfortable lors de votre soirée cinéma, félicitations, vous l'avez trouvé !
Les personnages semblent avoir oublié qu'ils ont une vie en dehors de leurs ébats passionnés, et le spectateur pourrait bien se demander s'ils ont même un semblant de personnalité. Et ne parlons même pas de l'intrigue, qui semble se résumer à une série d'escapades sexuelles sans queue ni tête (enfin, surtout sans tête).
Bref, si vous cherchez un film pour impressionner votre "date" par votre sens de l'aventure cinématographique, assurez-vous d'avoir un plan B prêt à l'emploi, à moins que votre rendez-vous n'ait une obsession particulière pour l'art érotique japonais des années 70.