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2,5
Publiée le 22 février 2007
Tetsuo est un film sous acide et vraiment décadent, en effet dans cet univers cyber punk futuriste la violence, le sexe et les bruits de machines industrielle sont omniprésents. Cependant, dans cette confusion underground on finit par lâcher prise et notre regard finit par s'integrer à l'image sans vraiment chercher à en comprendre le sens, c'est dumoins ce qui s'est passé pour moi. Donc au final je n'ai pas été touché par la violence visuelle des images de ce film bien que cela soit ma dope en général...bizarre !
Il faut prendre cette expérience cinématographique, comme expérimentale et underground sans quoi ça risque d être compliqué de supporter le visionnage… film au final assez long et relativement indigeste, réellement gore et déjanté… même avec une bande son qui accompagne plutôt efficacement.
Réalisé en 1988, Tetsuo ou L’homme de fer est peut-être le film le plus étrange que vous verrez dans votre vie. Après un accident d’automobile, un homme voit son corps muter en une sorte d’aimant ramassant tous les détritus métalliques de la société. Employé dans un noir et blanc pixellisé, ce long-métrage du japonais Shinya Tsukamoto résonne comme un vieux film expérimental où le montage semble avoir été fait sous acide. Filmé dans tous les sens, musiques et bruitages carrément flippants, maquillages gores à souhait, Tetsuo est un véritable cauchemar visuel et auditif. A la fois effrayant et dégoûtant, l’œuvre se permet d’ajouter de l’érotisme crado dans un scénario déjà difficilement attractif. Le phallus mécanique du personnage central, son tuyau d’égout comme il dit, aurait pu faire rire, mais bien au contraire, on hésite à crier au scandale. En tout cas, une chose est sûre, le film aurait été en couleur il n’aurait pas eu cet effet outragent. Vu en salle de cinéma, nous avons vu de nombreuses personnes quitter la salle au fur et à mesure des séquences devenues trop indigestes pour eux. Du génie ou de la torture gratuite, Tetsuo est un film dont on ne sort pas indemne et on ne pense pas aller regarder les suites que Tsukamoto réalisera en 1992 et en 2009. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Film post-apocalyptique où le métal vit et règne en maître. La mise en scène est bluffante (la caméra bouge tout le temps, beaucoup de scènes filmées image par image...). L'ambiance sonore métallique est fabuleuse et parfaitement adaptée aux images de façon à nous plonger dans une atmosphère unique! La douleur créée par le métal fusionnant avec la chaire est très bien retranscrite. Film complètement à part. Shinya Tsukamoto est passionné de cinéma et ça se voit. Il faut le voir pour le croire!
Film, des plus étrange fait avec très peu de moyen. Visuellement on ne peut pas dire que ce soit un film très esthétique ça ne l’est pas du tout et on comprend pourquoi le film est en noir et blanc. La bande son est assez insupportable, des bruits très métalliques. Un film underground doté de très peu de dialogue. Ce film est presque un assemblement de photos (pas comme la jetée mais plus comme la scène ultra-connue de Matrix). C’est un film complètement déjanté mais assez incroyable surtout la fin.
Non mais qu'est-ce qui a bien pu passer par la tête du "réalisateur" ? On a vraiment du le martyriser dans sa jeunesse pour nous pondre un truc aussi immonde... Sérieusement, cette chose est indescriptible : un bonhomme qui a des bouts de métal qui sortent de son corps... J'ai lu par ci, par là que c'était expérimental mais à ce niveau, on peut appeler çà une belle daube (même si certains effets visuels sont pas mal)... Pourtant, il fait partie d'un bouquin que j'ai et qui s'intitule "Les 1001 films à voir avant de mourir". Et donc, je viens de comprendre, ce film peut donner des envies de mourir (rien que la musique, çà va que j'avais déjà digéré)... Bref, à éviter de toute urgence et je m'en vais déchirer la page de mon bouquin de ce pas !!!
C'est extrêmement laid mais la "musique", ça fait mal de le dire, est d'une telle puissance visuelle qu'elle nous fait entrer de force les images dans la tête jusqu'à ce que l'on ne puisse plus jamais s'en dé-souder.
Après un accident de la route, un jeune cadre voit sa chair fusionner avec du métal…
Tetsuo (1989) avait marqué les esprits à sa sortie et il y avait de quoi. Film fauché, conceptuel, underground et expérimental, intégralement réalisé en noir & blanc et quasi muet (les dialogues se comptent sur les doigts de la main), d’une durée de 67 petites minutes, le film de Shin'ya Tsukamoto (Haze - 2005) ne laisse clairement pas indifférent.
Véritable électrochoc de body-horror où la chair et les tripes ont été remplacées par toutes sortes de pièces métalliques, de boulons, de tiges en acier, de tubes, de visses et même spoiler: d’une foreuse à la place du pénis.
Un film fou et totalement hystérique (il faut voir le montage frénétique auquel on a droit), ajoutez à cela, l’utilisation du stop-motion et du procédé dit "pixilation" (dont Jan Kounen s'inspirera grandement pour réaliser Gisele Kerosene - 1989).
Empruntant à la foi au manga, à la Sci-Fi, au mouvement punk, qu’au body-horror, notamment à travers Vidéodrome (1983) de David Cronenberg. Le film s’avère tellement généreux (dans tous les sens du terme), qu’après l’avoir vu, il vous marque au fer rouge.
Le film en soi n’est pas mauvais peut-être pour ceux qui aiment un style trash et halluciné. Une sorte de bioman déjanté et une image presque stroboscopique irritante et monstrueuse comme les créatures. Moi je déteste mais une curiosité peut-être mal placée.
Tetsuo c est le genre de film où au générique de fin on se demande à quoi on vient d assister. Œuvre expérimentale qui peut entraîner le rejet (ce qui n a pas été mon cas) mais que l on aura bien du mal à faire rentrer dans des cases. De l horreur, du Cyberpunk, un côté manga par l iconisation de ses personnages, du sexe, du morbide; Tetsuo est un film foisonnant et qui pourtant donne l impression d arriver à bout de souffle malgré sa courte durée. Pas vraiment modéré, ni délicat, je comprend tout à fait qu on puisse le trouver grossier. Mais il vaut le coup d être découvert si on est amateur de curiosité et pour ses incroyables maquillages.
Un body-horror mythique du cinéma japonais. Des effets spéciaux très old-school mais qui fonctionne. Des moments carrément dérangeants et un ensemble vertigineux tant sur le point du cadrage que de la réalisation complètement barrés. Iconoclaste mais à voir. L'aimer ou le détester est déjà avoir une réaction face à cette œuvre vraiment originale.
Film expérimental mêlant horreur et science-fiction, écrit et réalisé par Shin'ya Tsukamoto, dont c'est le premier long-métrage, Tetsuo est un projet totalement déroutant. L'histoire nous fait suivre un homme qui s'entaille profondément la cuisse pour y insérer une tige dans la blessure avant d'y trouver des vers. Pris de panique, il s'enfuit et est heurté par une voiture dont le conducteur se débarrasse du corps. Le lendemain, le conducteur constate qu'un morceau de métal sort de sa joue. Poursuivi dans le métro par une femme dont le corps est envahi de métal, il se métamorphose peu à peu en montre de métal lui aussi. Ce scénario annonce la couleur dès son synopsis particulièrement étrange et s'avère à la hauteur de sa promesse tout du long de sa durée d'à peine plus d'une petite heure. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue difficilement compréhensible, une expérience tout simplement unique, à la fois magnétique, trash, crade et bizarre, le tout sur un rythme effréné et condensé du fait de cette durée réduite. L'ambiance se veut tout à fait singulière, à la fois énigmatique et dérangeante. L'ensemble est porté par des personnages sans aucune profondeur pour lesquels il est donc difficile de s'attacher. Ils ne sont présents à l'écran que pour souffrir. Des rôles interprétés par une distribution comportant Tomoro Taguchi, Kei Fujiwara, Nobu Kanaoka, Renji Ishibashi, Naomasa Musaka et Shin'ya Tsukamoto lui-même. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur la terreur. Des échanges dépourvus de paroles puisque les dialogues sont presque absents, laissant plutôt place aux cris de peur et de douleur. Sur la forme, la réalisation du cinéaste japonais s'avère particulièrement amatrice et tout aussi détraquée que son propos. Sa mise en scène est vraiment peu esthétique au point où l'on ne comprend pas toujours ce qu'on voit à limage à cause de ses nombreux angles de caméras jouissant d'une grande liberté de cadrage. L'apport du noir et blanc permet lui d'atténuer la violence graphique alors que les effets spéciaux sont convaincants. Ce visuel atypique est accompagné par une b.o. omniprésente signée Chū Ishikawa. Ses compostions aux percussions inquiétantes apportent des sonorités appréciables et en accord avec l'action. Reste une fin tout aussi déjantée que l'ensemble, venant mettre un terme à Tetsuo, qui, en conclusion, est un objet filmique non identifié méritant d'être découvert pour son côté créatif, même si en terme de qualité l'œuvre est discutable sur de nombreux points.
Film expérimental et underground, Tetsuo est un film bourrée d'idées avec un visuel et une musique tres travaillés... Cela ne suffit pas à faire un bon film car il n'y a pas de scenario et l'on s'ennuie ferme... Faux film culte...