Un homme, qui vient de se mutiler avec une barre en fer, est renversé par une voiture. Un autre homme – dont on comprendra plus tard qu’il était au volant de cette voiture – découvre en se rasant que des excroissances métalliques jaillissent de son corps. Il contamine dans le métro une voyageuse qui, prise de folie et transformée en zombie, menace de le tuer. De retour chez lui, alors que sa mutation s’accélère, il assassine sa femme. L’homme qui l’avait renversé, et dont la mutation s’est achevée, est à sa recherche et menace de le transformer en « homme d’acier ».
"Tetsuo" est un film culte. Tourné en 16 mm dans des conditions rocambolesques par quelques passionnés, "Tetsuo" est avec le manga "Akira" le film fondateur du cyberpunk japonais, un sous-genre de la science-fiction qui imagine un futur sombre, pollué et sur-urbanisés dominé par les nouvelles technologies.
C’est aussi un film qui se réclame du body horror, un sous-genre du film d’horreur qui soumet le corps humain à toutes sortes de transformations horrifiques. David Cronenberg est le maître de ce sous-genre qu’il a traité dans la quasi-totalité de ses œuvres depuis "Shivers" jusqu’à "Crash" en passant par "La Mouche".
Il faut avoir le cœur bien accroché et être un aficionado de ces sous-genres très pointus pour goûter "Tetsuo", ses soixante-sept minutes hypervitaminées, ses scènes de cannibalisme érotisées, ses séquences bricolées en motion capture, sa bande son hystérisé. Pour cette ultra-minorité, "Tetsuo" mérite sa place au cinéma du panthéon expérimental. La quasi-totalité des autres n’aura jamais vu ce film, quasiment pas distribué sinon dans quelques festivals underground, ne le verront pas et ne s’en porteront pas plus mal. Quant à ceux, dont je suis, que le masochisme ou l’encyclopédisme compulsif aura conduit à regarder ce film, ils en garderont un souvenir paradoxal, horrifié et amusé à la fois.
Premier long-métrage de Shinya Tsukamoto, sorti en 1989, qui est également le premier que je vois de sa filmographie est pour le moins particulier. Et c'est tout à fait normal puisque nous sommes devant un film expérimental dans lequel l'idée passe avant la cohérence, qui est ici principalement narrative. Il est en effet assez difficile de suivre notre personnage principal dans ses aventures tellement ces dernières sont éclatées dans une intrigue qui a donc du mal à se tenir. Pour être plus précis, nous suivons ici dans un premier temps un jeune homme qui se rentre une barre de fer dans la cuisse (scène qui nous mets tout de suite dans l'ambiance d'ailleurs) puis qui a un accident de voiture. Le conducteur se mets quant à lui ensuite à se transformer peu à peu en métal. Bon, à première vue, on peut se dire qu'il n'y a pas vraiment de lien entre ces deux histoires et il est effectivement difficile à trouver tant les interprétations peuvent être différentes (et d'un autre côté, les spectateurs cherchent forcément à trouver un sens analytique à tout cela alors que c'est peut-être simplement un gros délire du réalisateur couché sur pellicule) mais personnellement, j'y ai tout simplement vu un homme dont le corps rongé par la culpabilité se transforme peu à peu en quelque-chose de monstrueux, fait de métal et donc peu à peu incapable de ressentir les sentiments, comme la culpabilité donc. Cette nouvelle peau mécanique agissant alors autant comme une punition que comme un soulagement, tout comme la frontière floue entre douleur et plaisir (les scènes de sexe sont assez explicites là-dessus). Car oui, le film appartient au sous-genre du body horror, un genre qui montre des corps devenir monstrueux de quelque manière que ce soit ("Society" en est un des exemples qui m'a le plus marqué, en dehors des films de Cronenberg), c'est donc assez gore (enfin surtout la scène d'intro, après on s'habitue) et puis c'est surtout cette ambiance très dérangeante et oppressante, notamment apportée par le noir et blanc et la "musique", qui mettent le plus mal à l'aise. Seulement voilà, je dois bien avouer que j'ai trouvé l'ensemble bien lassant, surtout sur à peine une heure.Le montage épileptique fini par fatiguer, la musique tape très vite sur les nerfs et puis cette absence d'intrigue fini par ennuyer, tout simplement. "Tetsuo" est donc un film intéressant sur bien des points mais en laissera plus d'un sur le carreau.
Un film de plasticien, j’aime ce genre de proposition "matérielle", c’est assez abstrait avec un sentiment de morbide mécanico-physique, les allusions sexuelles m’ont fait sourire, techniquement c’est fou, autant au niveau de la réalisation que du montage. Après le défaut que je pourrais lui donner c’est qu’à un moment la frénésie se surmultiplie dans un certain excès, comme un mouvement qui n’en fini plus, ça en devient assez fatiguant parfois, semblablement à un court/moyen métrage rallongé, et je ne suis pas forcément fan du final. Mais de manière générale c’est très intéressant, je n’ai pas décroché, preuve d’une impression d’hypnose saisissante et évidente.
J'ai entendu parler de ce Tetsuo comme d'un chef d'oeuvre en la matière, bon à vrai dire je ne connais pas bien cette matière mais ce que je peux dire c'est que je n'ai pas aimé grand chose de ce film. Tout dépend de la perception que chacun aura devant cette oeuvre assez gore, décalée et dérangeante, pour ma part, ça partait plutôt dans le grotesque que dans l'effroi, c'est inconfortable c'est vrai, mais cette expérience m'a plutôt ennuyé et déçu malheureusement.
Tetsuo est une œuvre boursouflée, à l'image de son (anti) héros. Elle résulte de l'amas d'idées fulgurantes et de savoirs-faire manuels. L'expérience est unique, mais éreintante... Le montage hystérique, la bande son (très à propos), les cris perpétuels participent à rendre le film pénible, expérimental à bien des égards.
Un film expérimental, underground, du cinéma japonais qui conte l'histoire d'un type qui se transforme en être tout métallique et devient une sorte d'aimant ; bref je crois que c'est ça l'histoire mais j'en suis pas sûr sûr... Comme toutes les œuvres du genre, ce n'est pas ce qu'il y a de plus captivant à regarder mais il y a des trucages bien gores très convaincants, un sexe perceuse à réussirait même à faire flipper Carla Bruni, etc... L'ensemble, qui s'inspire visiblement de David Lynch et de son "Eraserhead", est parfois lassant mais assez bien rythmé quand même.
Shinya Tsukamoto signe avec TETSUO une œuvre des plus étranges dont le nom est sans doute inspiré d’Akira, le manga d’Otomo, dans lequel le personnage Testuo se transforme également en homme-machine... Il créé un univers visuel semblable à une sorte de surréalisme cyberpunk réalisé sous ecstasy (autant dire qu'on ne pas faire plus déjanté!). Devant ce coup de folie narratif, à défaut de comprendre quoi que soit au récit, on ne peut être qu’hypnotisé par son montage mettant en parfaite adéquation le rythme démesuré de la musique avec celui de cette succession d’images complètement folles. Que l'on aime ou que l'on déteste cet exercice de style incomparable et dérangeant, il faut avoir vu ce film pour se faire une image globale du cinéma de genre nippon.
Un film culte. De l'ambiance Cyber-Punk comme on aimerait en voir plus souvent. Shinya Tsukamoto fait tout de tout dans ses films et c'est là que l'on voit que c'est un surdoué.
Inspiré par des films tels que Blade Runner ou Videodrome pour les thèmes, et par les recueils de photos de Bruce Weber (des nus en Noir & Blanc) et le futurisme italien pour l'esthétique, Tsukamoto choisit le genre horrifique pour exprimer ses idées : la mise au ban de la société de l'individu " mutant " par son physique ou ses idées. Ce film, qui peut apparaître comme le brouillon de sa future oeuvre plus réfléchie, est un long trip effroyable expérimental, utilisant, entre autres, la technique " image par image " pour se permettre toutes sortes de digressions de la réalité, et des effets spéciaux " pauvres " (maquillage à l'argile, récupérations de composants électroniques dans des décharges). Tourné comme " une grande bande-annonce ", Tetsuo ne comporte que des scènes capitales. Sur la musique métallique de son compositeur attitré, Chu Ishikawa, et servi par un Noir & Blanc restituant parfaitement l'aspect du métal, Tsukamoto lâche sa bombe en 1989 (un an seulement après Akira de Katsuhiro Otomo), après un an et demi d'un tournage éprouvant (financé par les publicités qu'il réalise) où il finit le travail, entamé à plusieurs, seul.
Il y a tant à dire sur cet merveille unique du cinéma d'horreur et de science fiction ! Avant toute chose, "Tetsuo" est une experience sensorielle visuel et auditif. On remarque parfaitement l'univers déjanté de Shinya Tsukamoto qui s'est inspiré de plusieurs film (Metropolis, Videodrome, Blade Runner en particulier) pour réalisé (en 3 ans) ce chef d'oeuvre incontournable. William Gibson (écrivain du Neromancien) considere ce film comme le premier et LE film proche du mouvement cyberpunk, cet univers apocalyptique où la machine prend le dessus de l'homme afin d'améliorer le monde est parfaitement représenté. Shinya Tsukamoto a tout compris et nous dévoile son personnage qui subit une mutation cybernetique de manière horrible et dérangeante (certaines scènes sont assez gore et choc attention). Le scenario et quasi-inexistant et les dialogues de même et le point principal du film et de montrer une série d'images choc et captivantes accompagnées d'une bande son métallique époustouflante ! (Attention épileptiques s'abstenir). Les décors sont parfaitement travaillés tout comme les costumes des hommes-machines. Tout dans une ambiance malsaine et dérangeante, "Tetsuo" nous montre qu'il n'y a pas de bonheur sans la douleur (idée typique des japonnais) et que la fusion entre l'homme et le métal ne pourrait que le rendre plus évolué. Domage que le film dure qu'une heure car ce travail artistique represente l'idéologie du cyberpunk sous une forme déjantée et déchainée (l'horreur sexuel est très présent dans le film ce qui a impressionné Clive Barker), cette évolution lente et progressive du métal envers l'être humain est considéré comme une forme liberatrice et on le remarque parfaitement quand le personnage principale, absorbé par un tas de morceau de métaux controlé par le personnage fétichiste, sort la phrase "Quelle merveilleuse sensation !". "Tetsuo" est plus qu'un film, plus qu'une simple oeuvre, c'est une révolution du genre ayant inspiré plusieurs films et qui se caracterise par son originalité, son déchainement, son monde métallique post-apocalyptique et ses images incroyables ainsi que le son qui l'accompagne parfaitement. Un chef d'oeuvre incontournable à voir en boucle ! 5/5
Alors là, je suis resté sidéré devant ce film expérimental japonais, duquel j'avais entendu dire qu'il était superbe. Alors, il est original, oui, mais est-ce qu'originalité doit automatiquement signifier qualité? Là, malheureusement je crois que non. En fait, ce Tetsuo est un des pires film que j'ai vus de ma vie. J'avoue que j'ai eu de sérieuses difficultés pour tenir jusqu'au bout, ce qui ne m'est presque jamais arrivé. Je l'ai quand même regardé en entier, par principe. Tout d'abord, je dois m'insurger contre le montage, qui est vraiment quelque chose d'inouï. En fait, il donne mal à la tête tant c'est rapide, je dirais même épileptique. En plus, le scénario est incompréhensible. J'apprécie bien le films compliqués aux histoires obscures, mystérieuses, mais ici j'avou que je suis resté cent pour cent hermétique à l'univers du réalisateur, qui ne m'a pas du tout fasciné. En effet, les scènes qui étaient promises comme choquantes, sont pour la plupart ridicules, voire même drôles, et à partir d'un certain moment on n'arrive même plus à retenir l'attention tant tout est absurde et dénoué de sens et d'intérêt. Le pire c'est que pendant tout le film j'ai attendu quelque évènement à la fin, qui donne un sens au tout et qui rehausse un peu le niveau, mais la réalité est que la fin est au niveau du reste, c'est-à-dire nulle et sans queue ni tête. Ainsi, le film ressemble plus à un clip qu'à une oeuvre cinématographique. En parlant de clips, j'oubliais presque la musique du film, qui est atroce et qui m'a tapé sur les nervs; je n'avais qu'une envie, éteindre le son de la télé. Bref, je ne vais plus m'attarder, et je vais donc finir en manifestant mon incompréhension devant l'engouement pour ce film. Peut être ai-je raté quelque chose, mais en tout cas, je ne suis pas prêt de le revoir. Pour moi un film totalement nul, sans aucun intérêt.
Tetsuo (l'homme de fer) est un film extrême et underground totalement à part et malsain. Je dis respect au réalisateur parce-que c'était son premier film et les montages, effets spéciaux sont excellents, il doit déborder d'imagination et de talent pour créer un film pareil. J'ai été scotché devant mon écran. Il y a juste une scène que j'ai moins aimé car c'était trop du n'importe quoi. Un véritable ovni du cinéma, je m'en souviendrais!
Film-Concept "Underground" hallucinant sur les variations de la fusion entre la chair et le métal "Tetsuo" est une oeuvre unique et dérangeante considéré par certains comme cultissime. En ce qui me concerne je n'ai pas du tout accroché, le métrage défile comme un long clip sous extasy et on ne comprend rien du tout à l'histoire principale (Si il y en a une d'ailleurs !). Après la vision d'un tel trip cataclysmique plusieurs ressentiments sont à prévoir : La folie, le suicide ou la dépression !