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0,5
Publiée le 30 juin 2021
Parlons de Jack et Jill une comédie stupéfiante et stupide qui place Sandler dans le double rôle d'un directeur de publicité et d'un père de famille coincé avec sa sœur bruyante et odieuse. Le film était un mauvais calcul dès le départ. Voir Sandler habillé en travesti et parlant d'une voix geignarde aurait probablement été un peu fort dans un sketch de trois minutes à l'époque du Saturday Night Live. Dans un film de 90 minutes sa performance est atroce. N'y avait-il personne pour l'arrêter et lui dire que cette performance et le personnage en général était une mauvaise idée. N'y avait-il personne pour lui dire que ce n'était tout simplement pas drôle...
Jack and Jill n’exploite pas à fond son postulat et c’est bien dommage. En se cantonnant au strict minimum, soit la juxtaposition de scènes plus ou moins drôles dont le but n’est en rien de construire une mécanique burlesque cohérente mais, au contraire, d’enchaîner le plus de sketchs possible, le film devient un fourre-tout dans lequel l’ordre des séquences importe peu : nous pourrions aisément en déplacer certaines sans que le sens n’en soit changé. Dommageable également, la réalisation de Dennis Dugan s’avère franchement laide : les mouvements de caméra sont disgracieux et surtout dépourvus de signification, l’image est trop colorée pour accueillir les nombreux et répugnants fonds verts qui la composent, le montage brise parfois le dynamisme des gags en les surdécoupant. Néanmoins, il faut reconnaître au film une inventivité en matière de grand n’importe quoi qui va crescendo : et plus c’est invraisemblable, meilleur c’est. En témoignent l’idée saugrenue d’un jet ski en pleine piscine, d’une excursion en poney disons perturbée, d’une démonstration de corde à sauter en binôme, la relation amoureuse avec Al Pacino dans son propre rôle. L’acteur se délecte de son image médiatique qu’il casse avec l’énergie d’un sale gosse : son Richard III passe un appel téléphonique alors même qu’il quittait la scène quelques jours auparavant à cause d’une sonnerie de téléphone, son Don Quichotte vient déclarer sa flamme à celle qu’il aime tant, contre vents et marées, en dépit du bon sens (du bon goût ?). Jack and Jill double tout pour mieux détruire, son esprit potache passe les sujets de société à la moulinette, à l’instar du problème mexicain traité par métaphore fécale. Alors on pourra faire la fine bouche, et l’on aura certainement raison. Pourtant, règne ici une liberté foutraque qui réjouit par instants et cultive une imprévisibilité somme toute appréciable en ces temps de formatage artistique. On rit, et c’est déjà beaucoup.
Adam Sandler fait du Adam Sandler et on ne peut pas lui reprocher sauf que à force on s en lasse un peu. Effectivement il y a quelque scène marrante mais l histoire est d une lourdeur !! Et parfois on est un peu mal à l aise surtout quand on voit le beau monde qui s affiche sur ce genre de film. A la limite al pacino est celui qui s en sort le mieux par son auto dérision de sa personne mais triste de le voir devoir faire ce genre de comédie sans talent
Un très grand film, mais n'est pas la classique film de comédie qui Monsieur Samdler nous donnons, c'est très loin du chef-d'œuvre et il y a des acteurs remarquables et sans dude une réalisation impeccable.
On se pose au moins quatre questions devant Jack et Julie : que fait Al Pacino dans un rôle auto-parodique ridicule ? Que fait Gad Elmaleh dans un film où il joue le larbin français des américains avec quatre phrases au compteur ? Que fait Johnny Depp (oui, vous avez bien lu, moi-même j'en suis tombée de mon siège car j'étais sûre d'avoir tout vu de lui, apparemment il y a des apparitions cachées dans certains films...) deux minutes à l'écran et ne servant que de guest star ? Et dernièrement : qu'est-ce-que c'est que cet humour complètement barge ? Si j'ai beaucoup adhéré à certains gags et répliques (notamment la métaphore du Tino Rossi dans les toilettes, hilarant !), la moyenne des gags qui sentent l'improvisation à plein nez ne fonctionnent pas car ils sont lourds ou longs. Les effets spéciaux sont inégaux : la superposition de Adam Sandler avec son double féminin est très bien faite, mais d'autres comme le hamster ou le perroquet dans la fontaine de chocolat sont très mal faits. Le personnage de Julie est horripilant par sa voix (stridente, on n'en peut rapidement plus ! Mais le doubleur français n'y est pour rien, la version originale est comme ça...) et par son physique athlétique qui discrédite la féminité de Julie (jambes de cycliste, nez typé...). Impossible de ne pas voir Sandler avec une perruque. Mais quelques gags sont sympathiques, les acteurs semblent s'amuser, et la BO occasionnelle est bonne ("I got you babe", "I'm a believer"...). Quelques rires pour un film très brouillon avec des vedettes égarées.
J'accorde un morceau d'étoile pour la blague qui m'a fait rire et les deux jeux de mots tellement ridicules qu'ils ont réussi à me décrocher un sourire. Tout le reste du film, j'ai soupiré en espérant que ca se termine un jour. Jamais 90 minutes ne m'auront paru aussi longues, Adam Sandler est toujours aussi exaspérant, que ce soit en Jack ou en Julie. Je n'arrive même pas à croire qu'il ait réussi à embarquer autant de guests là-dedans (Katie Holmes, Gad Elmaleh, John McEnroe). La palme revient bien évidemment à Al Pacino, obligé de se repasser des extraits de "Scarface" ou répéter ses mimiques de "L'associé du diable" pour se rappeler à quel point il a chuté. Digne de "Big Mama" ou de la famille Foldingue, ce film est un échec de plus dans la carrière de Sandler, à tel point que je me suis demandé à quand remontait son dernier bon film. La réponse : au siècle dernier. Quand vous laissez un mauvais acteur se charger du script et de la production, voilà ce que ca donne.
Adam Sandler, qui incarne a sœur et le frère, en fait trop lorsqu'il joue la sœur. C'est certes voulu, mais il faut reconnaitre que c'est parfois trop sur les deux premiers tiers du film. Malgré cela, c'est assez amusant et se laisse voir, contrairement à ce que laissent croire la moyenne abominablement basse des critiques.
On demande parfois aux gens "quel est ta chanson préférée/ton film préféré/ton épisode de machin truc préféré?". Questions souvent difficiles parce que rares sont les œuvres qui se distinguent à ce point dans une vie. Jack et Julie est pourtant un de ceux là: C'est le pire film que j'ai vu ou du moins, essayé de voir. Pourquoi? Il y aurait tant à dire. Je me contenterais de cela: Parmi les personnes (rarissimes) qui lui ont mis 5 étoiles, l'une d'entre elles en a dit (je cite à l’exact): "Je ne ma tender pa a voir un film aussi bien". Tout est dit. Le film est pour elle!
Ce film est à manquer! Ne pas écouter ce film. Ne faites pas cette erreur. Fan d'Adam Sandler, j'ai acheté Jack et Julie. Une grande déception. Selon moi, ce film devrait être réservé aux 3 à 9 ans tant ce n'est pas drôle. Heureusement, Adam Sandler a par la suite fait Crazy Dad et Copains pour toujours 2, ce qui l'a refait monter dans mon estime. Mais qu'est-ce que Al Pacino fait dans un film pareil? Lui aussi a baissé dans mon estime. Le passage le plus drôle du film m'a à peine fait remuer les lèvres.
Comment peut-on avoir l'idée de faire un tel film ? Mais pire que ça, comment Al Pacino a t-il accepter de s'humilier la dedans ? C'est la seule chose qui ressort du film tellement il n'y a rien à dire sur le film en lui même. Enfin, il ne faut pas déconner, Al Pacino c'est le Parrain, Heat, L'impasse... Sinon sur le film en lui même ce n'est pas du tout drôle si certains veulent voir des comédie ayant pour thème le travestissement, qu'ils regardent "Certains L'aiment chaud" de Billy Wilder avec la belle Marilyn Monroe, le talentueux Jack Lemmon et Tony Curtis où scénario, humour sans vulgarité et même réflexion sont au rendez vous. Il n'y a rien à sauver dans Jack & Julie qui est affligeant de bout en bout.