Un film plus fascinant que terrifiant et qui est une belle métaphore sur le cinéma. Les audaces formels de son réalisateur de génie Michael Powell, qui est cette fois seul sans collaborateur habituel Emeric Pressburger, sont inoubliables comme par exemple en utilisant la caméra subjective nous forçant ainsi à nous identifier au personnage du meurtrier remarquablement bien interprété par Karlheinz Böhm. Remarquable Anne Massey l'est aussi dans un personnage qui se révèle très touchant. L'atmosphère du film, aidée en cela pour une superbe photographie en couleurs, est très prenante même quand elle vire parfois au malaise. En bref, vous l'aurez compris « Le Voyeur » est un incontestable chef d'oeuvre qui est le point d'orgue d'une très brillante carrière de cinéaste.
Littéralement pris en grippe par la critique lors de sa sortie en 1960, "Le Voyeur" est un film curieux et particulièrement déroutant. On y suit l'histoire d'un jeune assistant caméraman complètement obsédé par l'image et qui ne quitte jamais son outil de travail. Ce jeune homme est un personnage particulier, qui semble être décontenancé et peu à l'aise en présence des femmes et c'est encore pire lorsque celles ci portent des tenues un peu plus racoleuses. En réalité Mark porte un lourd passé, celui d'un homme qui étant enfant était le cobaye des expériences et du voyeurisme éhonté de son père et les répercussions de cette enfance surveillée sont particulièrement terribles, à tel point que le pied de la caméra devient une lame tranchante et une arme pour tuer. D'ailleurs Karlheinz Böhm est particulièrement inquiétant dans la peau de cet homme traumatisé. "Le Voyeur" est un film unique en son genre, mais la critique de l'époque ne l'a absolument pas compris d'où ce violent lynchage. Aujourd'hui, ce film de Michael Powell est à classer au rang des oeuvres rares et l'on peut en quelque sorte se vanter d'avoir mis la main dessus.
Une sorte d'Alfred Hitchcock sans Alfred Hitchcock... Enfin pour résumer quoi... Car sans doute les connaisseurs les plus cultivés trouveront ils quelques mots plus justes pour décrire cet espèce de snuff movie retro ma foi très sympa.
Beaucoups de clichés pour ce film ayant + ou - bien vieilli ; toutefois à voir et à revoir ... ( Ne serait-ce que pour la multitude qu'il inspire aujourd'hui ! )
En voyant la photo en noir et blanc sur la couverture du DVD, j'ai pensé "dommage qu'il n'y ait pas de couleurs, comme "Blow up" ou "l'obsédé"", et surprise lors du générique !
Une très belle mise en scène pointue, minutieuse et sans réel temps mort. L'oeuvre a certainement influencé "blow up+out", et de nombreuses autres oeuvres cinématographiques sur le thème du voyeurisme.
Karl-Heinz Böhm, qu'on avait alors catalogué dans des rôles mièvres dans "Sisi", livre ici une interprétation saisissante, passant de l'homme au regard inquiètant, à la démarche furtive, effacée à l'homme enfantin, enjoué, excité comme une puce. Quelle double personnalité !
Perso, j'ai énormément aimé le film pour l'originalité du scénario, le dénouement est stupéfiant et tellement inattendu sauf si on a déjà pris connaissance du résumé du film...indiqué sur la 4ème de couverture du DVD, c'est malin !
Ce film n'est rien d'autre que le papa du giallo et du slasher, ce qui fait donc de lui une pierre angulaire du thriller et du cinéma d'horreur. On est cependant ici plus prêt du giallo, on tend plus vers le thriller psychologique que vers l'horreur comme le seront Halloween ou Vendredi 13. Pour l'époque le film est extrêmement novateur, à tel point qu'il en coûta la carrière à son réalisateur. Le film en lui même en génial! La mise en scène est scène est sublime, la direction d'acteur vraiment très bonne et il pèse une véritable atmosphère.
ah le symbole du pied de caméra qui se lève, et pan dans la dame ! c'est grotesque et vraiment pas fin, on éprouve aucune empathie pour aucun des personnages, c'est peut-être la première fois qu'on voyait les premices du found footage, mais aujourd'hui, ce film n'a plus qu'un intérêt historique. Quand on sait que "Psychose" sortait la même année, on mesure la différence de talent entre Powell et Hitchcock.
Film dont je n'avai pa entendu l'existence maisle réalisateur oui donc aprés avoir lu le synopsis j'ai foncer dessus, et je n'est pas était decu. Les serial killers sont des sujets interessants pour le cinema surtout quand le tueur est intriguant. Autant dire que dans le voyeur le personnage principal est plus qu'intiguant car il est certes demoniaques car il tue mais il est aussi emouvant et on le pardonerait presque ces meutres. Seul point dont je regrete c'est que le film n'appui pas plus sur la psychologie du tueur même si il en parle. Bref une excellente surprise, un film dans la ligné de Psychose et presque aussi bien mais moin surprenant.
Film qui n' a pas trop mal vieilli, avec des belles couleurs qui raconte l'histoire d'un tueur qui film ses victimes. film qui ne fait toutefois pas peur.
Un petit bijoux trop méconnu. Une œuvre fascinante et avant gardiste. Mais comme tout film avant gardiste, il avait provoqué un tollé général à sa sortie, car à l'affiche trop tôt par rapport à son époque. Fort heureusement le temps a permis de réparer cette grave erreur et aujourd'hui ce film peut être apprécié à sa juste valeur. Quand on le voit, on comprend pourquoi bcp de grands noms du cinéma y font référence, ce film est un cas d'école, une œuvre admirable pour tout réalisateur. Ce film est aussi une merveille parce que dans le cinéma d'aujourd'hui où les nouvelles technologies sont utilisées parfois à outrance, ce film nous rappelle que le cinéma c'est avant tout un art où il faut savoir jouer avec subtilité sur les images et le son, chose que Powell fait à la perfection. L'autre performance du film est au crédit de KarlHeinz Bohm. Bluffant dans la peau de ce personnage névrosé, très loin de l'image "Gendre Idéal" qu'il avait à la fin de la sage Sissi. Avec ses allures de bon garçon, bien élevé, "propret", charmant, il surprend en tant que "Peeping Tom"; Personnage à la foi enfantin, maladroit, terrifiant, obsessionnel, qui vit une relation "orgasmique" avec sa caméra. Déroutant.
Dans la veine de Psychose, ce film étrange retrace les péripéties d'un serial killer introverti. On y retrouve Karl Bhoem, heros dans Sissi, qui joue le rôle principal. Pour moi, c'est moins fort qu'Hitchock mais cela reste du bon cinéma, car il fallait tenir le spectateur en haleine pendant 1 H 30 avec un type qui se ballade tout le temps avec une caméra pour filmer ... mais chut , il faut voir le film !
Les amoureux du cinéma savent que sans ce film, l'histoire du cinéma ne serait pas la même. Une pure merveille du genre. Et ce n'est pas "chacun ses goûts" c'est juste que le "cinéma" c'est ça et que cela permet une ouverture à d'autres "cinémas". La générosité incarnée car pas besoin de codes pour se laisser embarquer dans cette histoire de voyeur. Humour noire anglaise parfaite.
Trop long, trop lent, trop de baratins, un suspense qui ne s'installe jamais vraiment. On préferera Psychose sans sourciller qui est capable de nous scotcher même 60 ans après malgré le noir et blanc là où Peeping Tom est soporifique d'un bout à l'autre.